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Sandra, infirmière tabacologue accompagne les fumeurs en demande de sevrage
Le #MoiSansTabac redémarre prochainement, au mois de novembre, pour sa cinquième édition. L’occasion de découvrir, ou redécouvrir les champs de compétences des infirmières et infirmiers tabacologues au travers d’un portrait : celui de Sandra Brun-Zaragoza.
"Si on considère que la dépendance est une maladie chronique du cerveau, on comprend que d’être formé à l’éducation thérapeutique du patient représente un outil incontournable pour les professionnels de santé en charge des dépendances" nous dit Sandra, infirmière tabacologue.
En 2019, plus de 200 000 personnes se sont inscrites via les différents supports de Tabac Info Service pour relever le défi. Tous les professionnels de santé se mobilisent en tant que partenaires dans la lutte nationale contre le tabagisme. Cette campagne est une nouvelle occasion de mettre en avant le rôle de l’infirmier(e) par ses actions d’éducation à la santé, de prévention des risques, de conseil, mais aussi d’accompagnement et de soutien psychologique lors de la période délicate du sevrage. Depuis 2016, rappelons qu’il est également habilité à prescrire les traitements nicotiniques de substitution.
Sandra Brun-Zaragoza, infirmière libérale depuis 1998 mais aussi tabacologue depuis 2013, titulaire d’une licence en psychologie et certifiée en éducation thérapeutique, nous l’explique : j’ai rapidement constaté les limites de la prévention des risques du tabagisme pour motiver les patients à arrêter de fumer. J’ai donc ressenti la nécessité de me former pour adapter mes actions. Depuis, j’accompagne régulièrement les fumeurs en demande de sevrage.
Quels dépistage et suivi de patients COVID19 par les IDEL : un nouvel arrêté le précise
Le texte précise ceci : le prélèvement et l'analyse réalisés dans le cadre d'un examen de détection des antigènes du SARS-CoV-2 par un dispositif médical de diagnostic in vitro mis à disposition dans les conditions prévues au VII du présent article, sont valorisés forfaitairement comme suit :
"Pour les infirmiers diplômés d'Etat libéraux ou exerçant en centre de santé : AMI 8,3 pour un examen sur le lieu d'exercice, AMI 9,5 pour un examen réalisé à domicile et AMI 6,1 pour un examen réalisé dans le cadre d'un dépistage collectif défini, au sens du présent article, comme la réalisation de trois tests au minimum. Ces cotations sont cumulables à taux plein avec la cotation d'un autre acte dans la limite de deux actes au plus pour un même patient".
De plus, une information, relayée par la Fédération nationale des Infirmiers (FNI), nous indique que le ministre des Solidarités et de la Santé a confirmé la prorogation des 4 mesures dérogatoires destinées aux IDEL qui devaient s’arrêter le 30/10/20 à savoir :
- le suivi des patients Covid à domicile (AMI 5,8) ;
- le dépistage par RT PCR à domicile (AMI 4,2) au cabinet ou collectif (AMI 3,1) ;
- l’autorisation d’effectuer des soins à domicile sans mention spécifique sur l’ordonnance ;
- la dérogation au professionnel de santé le plus proche.
Covid-19 : Emmanuel Macron opte pour le reconfinement général
Deux semaines après avoir annoncé le couvre-feu pour 46 millions de Français, et face à une "hausse exponentielle, dans une majeure partie de l'Europe, de l'épidémie" de Covid-19, selon les termes du porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, le président Emmanuel Macron a dû se résoudre à annoncer le reconfinement de la population, mercredi 28 octobre. Il a toutefois opté pour un reconfinement moins strict que le premier puisque les écoles, notamment, resteront ouvertes. Les décisions, annoncées au cours d'une allocution télévisée qui s'est tenue à 20h, ont été tranchées mercredi matin en conseil de défense, le second en deux jours. Confinement, acte 2 : on fait le point.
Pour éviter une flambée des décès, j'ai décidé qu'il fallait retrouver, à partir de vendredi, le confinement sur tout le territoire national, a annoncé Emmanuel Macron mercredi.
C'est un scénario que les Français connaissent bien, pour l'avoir déjà vécu. Au printemps, la population avait été confinée pendant 55 jours, du 17 mars au 11 mai, avec à la clé, une sévère restriction des déplacements et la fermeture des établissements scolaires, des commerces non essentiels et des frontières. C'est un reconfinement un peu moins strict que le premier qu'a annoncé Emmanuel Macron mercredi 28 octobre dans une allocution télévisée d'une vingtaine de minutes, qui s'est tenue à 20h. Le reconfinement concernera tout le territoire, avec des adaptations pour les Outre-mer (dont le détail devrait être précisé jeudi). Ce nouveau confinement devrait durer, pour l'instant, 4 semaines, à partir du vendredi 30 octobre (0 heure) et jusqu'au 1er décembre, pour tenter de faire face à l'accélération soudaine de l'épidémie de Covid-19 qui submerge toute l'Europe. Le chef de l'Etat a averti les Français que la deuxième vague sera sans doute plus dure et meurtrière que la première qui avait fait plus de 30 000 morts au printemps.
Jusqu'au 1er décembre a minima, vous pourrez sortir de chez vous uniquement pour travailler, vous rendre à un rendez-vous médical, porter assistance à un proche, faire vos courses essentielles ou prendre l'air à proximité de votre domicile, a-t-il détaillé en annonçant le retour de l'attestation. Trois changements majeurs à retenir pourtant, qui dessinent un confinement moins radical que le premier les écoles, collèges et lycées resteront ouverts (avec des protocoles renforcés), le travail pourra continuer et les Ehpad et les maisons de retraite pourront être visités. A l'école le port du masque pourrait concerner le primaire et les élèves à partir de l'âge de 6 ans. A l'université en revanche, les étudiants suivront leurs cours en ligne.
Observing cultural competence of healthcare professionals: A systematic review of observational assessment instruments
Publication date: Available online 27 October 2020
Source: Patient Education and Counseling
Author(s): Mirjam Jager, Andrea den Boeft, Annika Versteeg-Pieterse, Susanne Leij-Halfwerk, Thomas Pelgrim, Rob van der Sande, Maria van den Muijsenbergh
Transitioning out of prognostic talk in discussions with families of hospice patients at the end of life: A conversation analytic study
Publication date: Available online 27 October 2020
Source: Patient Education and Counseling
Author(s): Rebecca J. Anderson, Patrick C. Stone, Joseph T.S. Low, Steven Bloch
Déprogrammation des chirurgies pour les malades du cancer : RoseUp rappelle les ARS à leurs ...
L’association de patientes RoseUp a envoyé ce jour une lettre aux ARS de France pour rappeler chaque direction à ses responsabilités, à savoir le choix du maintien des chirurgies et des parcours de soin des malades de cancer. En effet, selon Céline Lis-Raoux, co-fondatrice de l'association, ce courrier a vocation à les alerter sur les risques vitaux encourus par pour les malades de cancer dont les chirurgies seraient déprogrammées. Ces risques sont documentés et mesurés : 3 mois de retard dans les chirurgies, 5000 morts supplémentaires à 5 ans (selon l'équivalent de l'INCa en GB- Collateral damage: the impact on cancer outcomes of the COVID-19 pandemic). Hélas nous avons vu que ce matin l'ARS IdF annule 80% des chirurgies. Les retards annulations ont été la norme durant le dernier confinement alors que notre association avait obtenu du ministre de la santé, au mois de mars dernier, qu’il rappelle officiellement aux ARS que toute opération de chirurgie carcinologique devait être considérée comme urgente. Et d'exprimer avec force que cette fois-ci il est hors de question que les malades de cancer soient les victimes silencieuses et fatalistes des dysfonctionnements des hôpitaux et/ou des ARS. Nous demandons donc officiellement à chaque ARS de ne procéder à aucune annulation de chirurgie et nous avons créé une plateforme de déclaration des dysfonctionnements/retards/annulations pour les patients. Elle leur permettra de documenter les reports, annulations dont ils sont victimes et nous permettra aussi d’interpeller chaque hôpital, chaque structure de soin, dès lors qu’une mise en danger des malades de cancer sera constatée.
Patrice Fradet nouveau président d?Argos 2001
Et au milieu coule une filière…
Patrick Dubreuil
Médecin généraliste
Lettre ouverte à Jérôme Salomon et Katia Julienne de la Direction générale de la santé
- Le 26 octobre 2020
Chère Katia, Cher Jérôme
C'est un fou qui dit à un autre fou qui repeint son plafond dans sa maison en bois, en forêt, dans le Montana (États-Unis) : « ohé, accroche-toi au pinceau, j'enlève l'échelle ! ».
C'est l'un de vos nombreux courriels, celui du 20 octobre 2020 [1], « à l'attention des professionnels de ville », qui met le feu aux poudres dans ma tête de noix. Je le décrypte, mot après mot, les poils hérissés. Avec tout le respect que je vous dois, et après l'avoir lu, j'ai eu cette réflexion hautement élaborée : « vous me la cassez menue, la noix ! ». Pardonnez-moi cette familiarité, mais c'est de saison, nous sommes en automne, nous venons même de passer à l'heure d'hiver, mais nous avons surtout péniblement vécu cette année de pandémie mondiale à la Covid 19.
Katia, Jérôme, en en-tête de votre courriel, vous nous qualifiez de « professionnels de ville »... Hors des grandes métropoles, n'y aurait-il donc point de professionnels... disons, de périphérie ou de campagne ? Est-ce une simple habitude de langage, certes pratique, mais uniformisante, que de qualifier ainsi ceux qui ne travaillent pas à l'hôpital ? Est-ce que le métier d'un médecin généraliste des Hautes Pyrénées est le même que celui d'un médecin parisien, tous deux qualifiés de « professionnels de ville » ? J'en doute. Est-ce le premier barreau de votre échelle langagière issue de l'idéologie qui sous-tend votre courriel-discours ? Tentons de l'escalader. Ne soyez pas choqués de ma démarche, j'essaie juste de comprendre votre langage, en fonction aussi de la réalité de ma vie quotidienne au travail.
Nous, « professionnels de ville », avons droit d'abord à un éloge symbolique de votre part, reconnaissant que... si, si, finalement... non seulement nous travaillons, mais en plus nous sommes « mobilisés », c'est une grande découverte : « l'impact de l'épidémie sur l'organisation se caractérise d'abord par une forte mobilisation des acteurs de ville, tant dans le dépistage que pour la prise en charge des patients ».
Selon le dictionnaire, la mobilisation est soit « une opération qui a pour but de mettre une armée, une troupe sur le pied de guerre », soit « un rassemblement et mise en action ». Nous ne sommes pas des militaires, donc je valide la seconde définition du mot et je vous réponds que tout être humain exerçant une profession est déjà en action, à défaut d'être en rassemblement, surtout concernant les « professionnels de ville » qui connaissent bien la division et l'éclatement des forces de travail.
Mais nous ne devons pas assez travailler, ou être assez mobilisés, ou pas « totalement » à vos yeux : « Le système de santé doit être totalement mobilisé afin de pouvoir prendre en charge les patients COVID+ et assurer la qualité et la sécurité des soins pour les autres patients ».
Que signifie ce « totalement » ? Faire des heures « sup », rentrer à 21 heures chez nous tous les soirs, chose « naturelle » pour nous, « professionnels de ville », sans pouvoir embrasser nos proches (s'ils ne nous ont pas déjà quittés, lassés de nous attendre chaque soir) ? Rogner sur nos congés, sur nos vacances de la Toussaint, sur la fête des morts ou d'Halloween ? Pourrons-nous aller au cimetière nous recueillir sur la tombe de nos grands-parents qui ont succombé il y a 3 mois lors du déconfinement ? Nous pouvons en douter car Jean Castex, premier ministre a déjà promis une prime aux soignants hospitaliers qui ne prendront pas de vacances à la Toussaint, sans pour autant parler d'embaucher d'autres soignants, « embaucher » n'étant pas un mot faisant partie de son vocabulaire.
Katia et Jérôme vous nous dites : « totalement mobilisés »,dois-je comprendre : « quitte à crever au travail ? » Autrement dit : « marche ou crève » ?
Vous évoquez dans la même phrase « les autres patients », tiens, tiens... les non-Covid, les oubliés de l'histoire du printemps 2020, ceux qui, au moment du confinement forcé généralisé, n'osaient pas venir au cabinet des « professionnels de ville » par peur de mourir de la Covid ou pour ne pas déranger les médecins, les « vieux », notamment, à qui les autorités et les familles ordonnèrent de rester chez eux, cloîtrés, isolés, sommés de ne pas mourir de la Covid, mais d'autre chose peut-être... de solitude, d'angoisse, de tristesse... Qui sait ?
Ces autres patients, depuis mars 2020, c'est la première fois, à ma connaissance, que vous les nommez. J'hallucine ! J'ai pourtant bien nettoyé mes lunettes. Ces autres patients, tous les « chroniques », ont dû clamser aussi cette année pour que vous ayez une pensée charitable envers ceux d'entre eux qui ont survécu. Moi, « professionnel de ville », non confiné, je remercie la DGS de me rappeler que je dois soigner les « autres patients ». Je n'y avais pas pensé tout seul. Putain, Jérôme, Katia, heureusement que vous êtes là !
Poursuivons votre lettre d'appel à la mobilisation : « cette nécessaire évolution doit engager l'ensemble des acteurs tant au niveau régional que national ». Les « professionnels de ville » doivent se sentir « engagés », vous nous le répétez : « en tant que professionnels de ville, vous serez engagés à assurer la prise en charge en ville des patients Covid et des sujets contacts, ne nécessitant pas une prise en charge hospitalière ; à assurer l'amont et l'aval des hospitalisations conventionnelles, pour les retours des patients Covid à leur domicile, mais également pour les sorties précoces des patients hospitalisés non Covid ».
Je remercie encore la DGS, que vous représentez, de me dire ce que je dois faire (je ne le savais pas !) et de m'engager à faire mon travail, car selon vous, je ne dois pas être engagé ou pas suffisamment.
« Vous serez engagés » est-il un ordre militaire, une injonction adressée aux « professionnels de ville » pour nous contraindre, nous culpabiliser, voire nous infantiliser ? C'est sans doute un peu de tout cela. Ce qui est sûr, c'est que cette expression, répétée à longueur de paragraphes, ignore la réalité du soin et le sens de l'engagement initial et continu des soignants dans leur métier. Autrement dit, je vous réponds que nous, « professionnels de ville », en dehors de ceux qui ont fermé leur cabinet pendant le confinement forcé généralisé, sommes toujours déjà engagés [2]. Inutile de le matraquer à longueur de mails.
Je continue de vous lire : ce « message urgent vise à rappeler le contexte épidémiologique actuel et son impact sur les acteurs du système de santé. Il présente également la stratégie d'adaptation de l'offre de soins, à laquelle participent les professionnels de ville ».
Tout est toujours urgent pour vous, les institutionnels ralliés, si je ne m'abuse, au néolibéralisme. C'est votre manière de gérer la crise et la pénurie, que vous ou vos ancêtres avez contribué à faire naître.
Vous pensez que votre idéologie ne doit pas être changée puisqu'elle est naturelle, mais que c'est l'espèce humaine qui doit évoluer et s'adapter à votre nature, avec toujours moins de moyens humains et matériels pour prendre soin du vivant. Vous contribuez vous-mêmes, par votre mode de développement destructeur de l'environnement, à faire émerger les pandémies microbiennes.
Enfin, lisons le « dernier barreau » de votre échelle langagière : « une vigilance forte des agences régionales de santé (ARS) est nécessaire sur la structuration et la fluidité de la filière de médecine ».
C'est beau comme un poème, ça coule comme une source, comme une rivière. Katia et Jérôme, vous nous murmurez, à nos oreilles de « professionnels de ville » : « la fluidité de la filière de médecine »… romantique, non ? Comme dans le film de Robert Redford (Et au milieu coule une rivière), avec le charme en moins, car ce qui suit ne ressemble pas vraiment aux grands espaces du Montana.
Accrochons donc à nos oreilles notre paire de verres correcteurs et posons-là sur notre nez, si nous avons le luxe de pouvoir nous en payer de bons. Allons voyager, Katia et Jérôme, je vous emmène, allons faire « une partie de pêche » dans la filière fluide de la médecine en France.
Et que voyons-nous le long de cette filière fluide de médecine ? Des tas de cadavres de la pandémie à la Covid 19 qui jonchent les berges du fleuve et les bancs de sable, çà et là, tels des troncs d'arbres morts sur la Loire après la tempête, des files d'attente dans les couloirs des urgences hospitalières avec des brancards à la queue leu leu, (comme on est heureux !), et, émergeant de dessous des draps jaunes, des plaintes et des gémissements de malheureux inconfortablement installés et agglutinés depuis des heures et des heures... attendant, qui, une main tendue, qui une caresse dans les cheveux, qui, un urinoir ou un bassin, pour soulager cette douleur du bas-ventre qui menace de faire claquer la vessie, muscle non extensible. Et j'en passe.
Que voyons-nous le long de la filière fluide de médecine ? Des longs délais de rendez-vous de consultations chez les spécialistes, des dépassements d'honoraires exorbitants, des renoncements aux soins face aux taxes et forfaits divers qui se sont accumulés depuis 30 ans, dont le forfait-urgence-hôpital prévu dans la loi de financement de la Sécurité sociale de 2021, comme punition pour tous ceux qui se présenteraient aux urgences sans hospitalisation.
Que voyons-nous le long de la filière fluide de médecine avec les lunettes du réel ? Les yeux cernés des aides-soignants, le regard hagard des infirmières, la triste mine des médecins de garde, tous épuisés...
Que voyons-nous le long de la filière fluide de médecine ? Des « professionnels de ville » vieillissants, usés, fatigués, dont certains ont dépassé l'âge de travailler, pris dans un étau qui se resserre au fil des ans, conscients que leur pratique, qu'ils aimeraient de santé publique, est empoisonnée par les questions d'argent d'un côté, par les préoccupations matérielles et humaines de chef d'entreprise de l'autre côté, s'auto-exploitant parfois, s'aveuglant surtout sur leur sort, souvent incapables de penser que leur métier puisse être pratiqué d'une manière différente.
C'est justement pour penser les métiers du soin et organiser la réflexion indispensable à l'élaboration de l'émancipation de tous au travail, que la revue Pratiques a été créée en 1975. Nos colonnes sont ouvertes à toutes celles et ceux qui ne veulent plus subir mais agir loin des courriels-discours hors-sol de la DGS ou d'autres institutions trop éloignées du réel.
Katia et Jérôme, c'est la fin de notre voyage au pays de la filière de médecine, je vous laisse juges d'en apprécier la fluidité ou peut-être vous rendez-vous compte des nombreux obstacles qui l'empêchent de couler, comme une rivière transparente du Montana.
Malgré tout, je vous livre la fin de mon histoire, histoire de ne pas nous séparer fâchés.
C'est un fou qui repeint son plafond dans sa maison en France et qui répond à l'autre fou : « n'enlève pas l'échelle, je n'ai plus de pinceau... ». Alors le fou n'enlève pas l'échelle et tous deux peuvent continuer à coopérer, solidaires. Ils se cotiseront même, hors de la loi du marché, pour s'acheter des pinceaux. Pas fous !
Bien à vous et à vos enfants.
[1] Direction générale de la santé, courriel du 15 octobre 2020, signé de Katia Julienne, Directrice générale de l'offre de soins et du Pr. Jérôme Salomon, Directeur Général de la Santé.
[2] Pour comprendre, lire avec intérêt : L'abécédaire de l'engagement, Miguel Benasayag, Bayard, 2004.
Covid-19 : en attendant les annonces d’Emmanuel Macron, le gouvernement prépare les esprits à de « nouvelles mesures indispensables »
A la télé - "Good Doctor", saison 3, la série qui valorise la différence
Cette série médicale "Good Doctor", dont la première saison a été diffusée en septembre 2018 sur TF1, poursuit son chemin à l'automne 2020 avec la diffusion de troisième saison. Il s'agit de l’histoire de Shaun Murphy, un jeune chirurgien extrêmement doué, atteint du syndrome d’Asperger - une forme d’autisme sans déficience intellectuelle ni retard de langage. Alors qu’il intègre un prestigieux hôpital de San José, il éprouve de grandes difficultés à s’intégrer à l’équipe. Si son don incroyable commence à susciter l’admiration de ses collègues, certains n’attendent qu’un seul faux pas de sa part pour l’évincer... Les deux premières saisons vous ont passionné, alors vous serez devant votre écran pour la troisième, sans COVID19 !
L'acteur Freddie Highmore qui incarne le "Good Doctor" le souligne, "au-delà de l’autisme, j’espère que cette série touchera tous ceux qui se sentent différents dans la vie, qui sont victimes de préjudices ou de discriminations au travail, comme Shaun au tout début de l’histoire".
TF1 diffuse donc en cet automne 2020 la saison 3 de cette série médicale portée par Freddie Highmore, remarqué dans Charlie et la chocolaterie, Neverland ou Arthur et le Minimoys quand il était jeune ou plus récemment dans l’inquiétante série Bates Motel. La série, adaptée d’une série sud-coréenne du même nom, est développée par David Shore qui n’est autre que le papa de Dr. House, et par Daniel Dae Kim, acteur d’origine sud-coréenne qui s’est fait connaître pour son rôle de Jin dans Lost ou plus récemment pour celui de Chin dans Hawaii 5-0.
Le pitch général...AVC et Covid-19 : liaisons dangeureuses
A la faveur de la Journée mondiale de lutte contre l'accident vasculaire cérébral (AVC) le 29 octobre et alors que la deuxième vague de Covid-19 sévit déjà sur le territoire, l'Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild fait le point sur l'impact du virus sur la prise en charge des AVC pendant la première vague de l'épidémie : taux de décès inhabituels, inefficacité inquiétante des traitements standards et pistes de recherche en cours pour proposer des perspectives d'amélioration. Les causes de l'inquiétude sont plurielles. Tout d'abord, la saturation des services d'urgences hospitalières par l'afflux massif de patients Covid+ a allongé significativement les délais de prise en charge de ceux victimes d'AVC. Le temps moyen nécessaire à la prise en charge globale (de la confirmation du diagnostic à la désobstruction) a bondi d'1h30 en avril 2020. Or dans cette pathologie, même si les symptômes sont plutôt bien connus de la population générale, chaque minute compte et la rapidité d'intervention est cruciale pour limiter les séquelles ainsi que le nombre de décès, alarme la Fondation, par ailleurs leader depuis 2019 du projet de recherche Booster, qui se donne cinq ans pour faire émerger une médecine personnalisée des AVC en situation d'urgence.
Au-delà de l'organisation, le coronavirus a bel et bien aggravé le tableau clinique des patients : imagerie inhabituelle (fréquence accrue d'un sous-type grave d'AVC bouchant deux vaisseaux simultanément) ; inefficacité des traitements standard comme la thrombolyse (dissolution du caillot par injection intraveineuse, ndlr), probablement due à l'inflammation et l'hypercoagulation liées à l’infection virale, avance Simon Escalard, neuroradiologue interventionnel à l'Hôpital Foch de Suresnes ; d'où un risque de récidive plus important. Sans compter la forte surmortalité et la sévérité des handicaps postérieurs à l'AVC. Tout semble plus grave et se dégrader beaucoup plus vite avec le Covid-19. Toutes les limites de nos traitements ont été exacerbées dans ce contexte, déplore Jean-Philippe Désilles, médecin-chercheur à la Fondation et spécialiste de l'AVC. Post première vague épidémique, le projet Booster cherche désormais à développer des médicaments ou des dispositifs innovants pour disposer d’une palette plus large de traitements, pouvant être utilisés seuls ou combinés en fonction du profil du patient, explique Mikael Mazighi, neurologue et pilote du projet.
Tahiti, ses plages, ses vahines et ses milliers de cas Covid+
Plus rien n’arrête la Covid-19 en Polynésie française. A ce jour, on dénombre plus de 6 000 cas sur l’ensemble du territoire. Le taux d’incidence globale est presque deux fois plus élevé qu’en métropole : 493/100 000 contre 251/100 000 sur l’Hexagone. Quelles répercussions sur la population et les soignants ?
Dès le début de la crise sanitaire liée à la Covid-19, les autorités polynésiennes ont largement communiqué sur la nécessité d’appliquer les gestes barrières. Source : Direction de la santé
La Polynésie française avait réussi, en mars dernier, à limiter la propagation du virus à 60 cas en confinant sa population et en fermant ses frontières. Aujourd’hui, le nombre de cas a été multiplié par cent. Plus de 6 000 cas sont recensés, et l’épidémie n’est plus cantonnée à Tahiti, l’île principale. Le nombre d’îles infectées est en constante augmentation. Plus inquiétant, le taux d’incidence global est presque deux fois plus élevé qu’en métropole : 493/100 000 contre 251/100 000 sur l’Hexagone. Au 26 octobre 2020, le nombre d’hospitalisations au sein du Centre Hospitalier de la Polynésie française s’élève à 86, dont 19 en réanimation. 26 décès sont à déplorer.
Une épidémie de Covid-19 incontrôlable en Polynésie française

