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Encontro de estudos sobre Michel Foucault: História da sexualidade e biopolítica
A decision aid for additional findings in genomic sequencing: Development and pilot testing
Publication date: Available online 6 November 2020
Source: Patient Education and Counseling
Author(s): Amanda S. Freed, Inga Gruß, Carmit K. McMullen, Michael C. Leo, Tia L. Kauffman, Kathryn M. Porter, Kristin R. Muessig, Donna Eubanks, Katrina A.B. Goddard, Benjamin S. Wilfond, Elizabeth G. Liles
Covid-19 : « Il y a des malades qui ne seront pas pris en réanimation. On s’y prépare »
Covid-19 : « Des biais amplifient artificiellement le nombre de cas positifs et faussent la perception de la gravité de l’épidémie »
Réalisations du Plan cancer 3 : une évaluation positive
L’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR) ont évalué le troisième Plan cancer (2014-2019). Elles en ont souligné les avancées majeures et indiqué les points d’amélioration, qui d’ores et déjà sont inscrits dans la proposition de stratégie décennale de lutte contre les cancers.
Covid-19 : moins d'accès à la réanimation pour les patients souffrant de schizophrénie
2ème vague Covid-19 : continuité des soins et appel à la prévention des cancers
Face à la 2ème vague de Covid-19, l’ICL continue de mobiliser toutes ses ressources pour assurer les soins des personnes atteintes de cancer et pour diagnostiquer les nouveaux cas de cancer.
SynchronisationAlcool et crise suicidaire chez le sujet agé
COVID‐19 Centre François Baclesse : une prise en charge des patients maintenue, mais un accès au Centre réglementé
Caen, le 6 novembre 2020 ‐ Comme tous les établissements de santé, le Centre François Baclesse a déclenché son Plan Blanc jeudi 29 octobre dernier. Une unité dédiée à la prise en charge des patients Covid positifs sera active dès le 9 novembre et les personnels sont organisés pour cette deuxième vague épidémique.
Conformément aux instructions ministérielles, la prise en charge des cancers reste une priorité, aussi toute l’offre de soins est maintenue au Centre, dans des conditions d’accueil sécurisées.
SynchronisationThe prenatal triad: The importance of provider-patient communication with expectant fathers throughout the prenatal care process
Publication date: Available online 6 November 2020
Source: Patient Education and Counseling
Author(s): Sarah Varga, Michael Mackert, Dorothy J. Mandell
What doubts, concerns and fears about COVID-19 emerged during the first wave of the pandemic?
Publication date: Available online 5 November 2020
Source: Patient Education and Counseling
Author(s): Teresa Leão, Mariana Amorim, Sílvia Fraga, Henrique Barros
Predicting Decisional Conflict: Anxiety and Depression in Shared Decision Making
Publication date: Available online 5 November 2020
Source: Patient Education and Counseling
Author(s): Anja K. Köther, Georg W. Alpers, Björn Büdenbender, Maximilian Lenhart, Maurice S. Michel, Maximilian C. Kriegmair
Perceived Involvement in Health Care Decisions among US Adults: Sociodemographic and Medical Condition Correlates
Publication date: Available online 5 November 2020
Source: Patient Education and Counseling
Author(s): Aisha T. Langford, Eli Maayan, Meeki Lad, Kerli Orellana, Nancy Buderer
Parce qu'aucun professionnel de santé ne doit rester seul face à sa souffrance...
Retrouvez sur ce lien la version digitale dans son intégralité du Colloque qui s'est tenu le 5 novembre 2020. Nous y reviendrons prochainement pour vous en livrer quelques éléments significatifs.
Alcool, activité physique et alimentation, trois thématiques au cœur d’une journée scientifique sur la prévention primaire
Près de 8 % des cancers seraient attribuables à la consommation d’alcool, plus de 5 % à une alimentation déséquilibrée, et 1 % à une activité physique insuffisante. Si ces facteurs de risque sont bien connus, il reste à proposer des stratégies de prévention efficaces pour la population. C’est ce à quoi œuvrent les chercheurs dans une quinzaine de projets financés par l’Institut national du cancer.
Protéger les enfants les plus vulnérables contre les maladies mortelles et invalidantes ...
Ces dernières années, on a assisté à une résurgence mondiale de la rougeole avec des épidémies dans toutes les régions du monde. Les lacunes en matière de couverture vaccinale ont été encore aggravées en 2020 par la COVID-19. De même, si la polio n'est pas éradiquée maintenant, la maladie va réapparaître dans le monde entier et pourrait provoquer jusqu'à 200 000 nouveaux cas par an dans les dix ans à venir. De fait, l'UNICEF et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) lancent aujourd'hui un appel urgent à l'action pour éviter des épidémies majeures de rougeole et de polio alors que la COVID-19 continue de perturber les services de vaccination dans le monde entier, laissant des millions d'enfants vulnérables exposés à un risque accru de maladies infantiles évitables. Nous ne pouvons pas permettre que la lutte contre une maladie mortelle nous fasse perdre du terrain dans la lutte contre d'autres maladies, a déclaré Henrietta Fore, directrice générale d'UNICEF. Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS a rappelé de son côté que contrairement à la COVID, nous disposons des outils et des connaissances nécessaires pour arrêter des maladies telles que la polio et la rougeole. Ce dont nous avons besoin, ce sont les ressources et des engagements à mettre en œuvre ces outils et ces connaissances. Si nous faisons cela, des vies d’enfant seront sauvés. Et de rappeler que de nouveaux outils, notamment un nouveau vaccin oral contre la polio de nouvelle génération et le plan d'intervention stratégique contre les flambées de rougeole à venir, devraient être déployés au cours des prochains mois, pour aider à faire face à ces menaces croissantes de manière plus efficace et plus durable, et au final sauver des vies. Le plan est une stratégie mondiale visant à prévenir, détecter et réagir rapidement et efficacement aux épidémies de rougeole.
Ressources sur le sujet à retrouver sur le site de l'UNICEF.
Covid-19 : 58 000 nouveaux cas en 24h, la deuxième vague est "brutale"
Jeudi 5 novembre, le ministère de la Santé a fait le point sur la situation épidémique. Pour lui, le message est clair: la deuxième vague est bien là, elle est brutale et se propage rapidement. La France a comptabilisé 1,6 million de cas et devient le pays d'Europe qui compte le plus grand nombre de contaminations. Espérons que les Français surmontent la lassitude et l'amertume de la situation pour que le confinement soit efficace.
Si le virus continue à circuler avec un R à 1,2, nous avons un risque fort de saturation. (...) La situation est tendue. Nous devons tenir, a scandé Olivier Véran le 5 novembre dernier.
Plus de 58 0000 nouveaux cas de contamination au Sars-Cov-2 en 24h, soit 20 000 de plus que la veille ! Un chiffre minimal et non consolidé en raison de difficultés dans la remontée des résultats des tests, a par ailleurs averti Santé publique France. A présent, la France est le pays d'Europe qui compte le plus grand nombre de cas, a affirmé, jeudi 5 novembre, Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé lors d'une conférence de presse.
Les indicateurs hospitaliers sont également en hausse. Le nombre de nouvelles hospitalisations hebdomadaires comme le nombre d'entrées en réanimation ont progressé de 43%. On comptait le 5 novembre plus de 4 400 patients en réanimation. Quant aux décès, les chiffres ne font malheureusement pas exception : ils ont aussi augmenté la semaine dernière avec 2 242 morts enregistrés, toujours d'après l'organisme public de santé.
Budget 2021 de la Sécurité sociale : « Les députés ont cautionné de nouvelles économies imposées à l’hôpital public »
Rouen, fumées noires et gilets jaunes
La revue Z est « une revue itinérante d'enquête et de critique sociale ». Chaque numéro est construit autour d'un lieu et d'un thème qui s'entrecroisent.
Pour ce numéro 13 [1], l'équipe de Z est partie pendant un mois enquêter à Rouen à la suite de l'incendie du 26 septembre 2019 qui a détruit une partie de l'usine d'additifs chimiques Lubrizol et de l'entrepôt voisin Normandie logistique. Cet incendie « a déversé dans l'environnement 10 000 tonnes de produits chimiques, dont la toxicité est attestée par 479 fiches de sécurité faisant état d'un large éventail de substances cancérogènes, reprotoxiques et mutagènes, toxiques pour les organismes aquatiques, pouvant provoquer des troubles neurologiques... ».
L'enquête est relatée avec rigueur, mais aussi avec un certain humour.
La chronologie de l'accident est déroulée à partir de déclarations et témoignages, déclaration des officiels banalisant la pollution et mettant en avant l'absence de toxicité aiguë, témoignages des habitant.e.s de Rouen et des environs tel Frédéric, conducteur de bus, que la direction voulait obliger à travailler sous les fumées ou Pascal, agriculteur bio, dont les terres ont été touchées, et qui a dû renoncer à porter plainte contre Lubrizol pour pouvoir toucher des indemnités, paroles des prisonnier.e.s qui n'ont pas pu échapper aux vapeurs d'hydrocarbure (la prison est située à 2 km de l'usine) et dont certain.e.s ont porté plainte.
Une partie du dossier est consacrée aux « gens du voyage » dont l'aire d'accueil jouxtait l'usine, à leur histoire, aux discriminations qu'ils et elles subissent au quotidien.
Rouen n'est pas un cas isolé et l'équipe de Z revient sur les nombreuses autres catastrophes pétrochimiques sous la forme d'un « grand concours » (depuis « la plus durable » : Minamata au Japon en 1932 à la « plus mal gérée » : Seveso en Italie en 1976) ou de « Conseils de Total à Lubrizol et aux autres », 20 ans après la catastrophe d'AZF à Toulouse. Le dossier fait aussi le lien avec l'augmentation du nombre de cancers chez l'enfant et le combat des parents dans plusieurs lieux en France pour faire reconnaître les clusters de cancers et pour qu'une enquête soit menée
La parole est donnée à de nombreux intervenant.e.s (inspecteurs du travail, contrôleur du travail, salariés, chercheur.e.s, syndicalistes...) qui nous permettent de comprendre pourquoi on en est arrivé là : primat du profit sur la santé et l'environnement, absence de respect du Code du travail, à l'origine de centaines de morts par an, insuffisance de personnel et de moyens au niveau de l'inspection du travail, assouplissement de la législation sur les contrôles, suppression des CHSCT, conditions de travail difficiles et dangereuses, tout particulièrement dans la sous-traitance, parcours du combattant pour la reconnaissance des maladies professionnelles, absence d'obligation de tenue de registres du cancer...
Le dossier témoigne aussi de l'inventivité des résistances populaires que l'équipe de Z est allée rencontrer à Rouen : mouvement des gilets jaunes, luttes dans un foyer de travailleur immigré et à l'hôpital psychiatrique du Rouvray.
Présenté par Marie Kayser
[1] 1. À commander sur leur site ou auprès de votre librairie.
Victoire de Paul François contre Monsanto
Marie Kayser,
Médecin généraliste.
Une nouvelle importante et réjouissante : Paul François, l'agriculteur qui avait été victime en 2004 d'une intoxication aiguë au Lasso°, pesticide produit par la firme Monsanto, rachetée en 2018 par Bayer, vient de gagner son procès contre Monsanto.
La cour de cassation a rejeté par un arrêt du 21 octobre le deuxième pourvoi en cassation de Monsanto. (Voir ci-dessous le communiqué de presse de la cour de cassation).
Elle valide ainsi l'arrêt de la cour d'appel de Lyon qui avait reconnu en 2019 la responsabilité de Monsanto dans les troubles présentés par Paul François à la suite de son intoxication.
Paul François dans une interview : David contre Goliath avait relaté pour la Revue Pratiques de janvier 2017 : Travail et santé, passer de la plainte à l'offensive qu'après avoir inhalé les vapeurs d'une cuve ayant contenu ce pesticide, il avait perdu connaissance et avait dû être hospitalisé. Ce premier épisode avait été suivi d'autres épisodes de comas et de troubles neurologiques très invalidants et persistants.
Il nous avait fait part de son long combat au niveau de l'Assurance maladie pour sa reconnaissance en maladie professionnelle et au niveau juridique dans le cadre de sa plainte contre Monsanto pour « défaut d'information sur l'étiquette et non-respect du devoir de vigilance » : J'avais découvert entre-temps que ce produit avait été interdit par le Canada dès 1985. J'ai également pu accéder en Belgique au dossier d'homologation du Lasso®, indiquant que ce produit était retiré du marché belge depuis 1991, car la firme refusait de répondre aux questions du ministère de l'Hygiène et de la Santé belge concernant les effets du produit sur la santé humaine. Monsanto ne pouvait donc pas ignorer la dangerosité et il aurait dû être plus explicite et préciser que, dans certains cas de figure, il fallait s'équiper de protections adaptées. (À noter qu'en France le Lasso° n'a été interdit qu'en 2007).
Ce combat a aussi mené à la création en 2011 de l'Association phyto-victimes qui a pour but d'apporter un soutien à l'ensemble des professionnels victimes de pesticides.
Cette victoire contre Monsanto est très importante mais le combat n'est pas terminé.
Il ne l'est pas pour Paul François car la question de son indemnisation par Monsanto sera évoquée devant le tribunal judiciaire de Lyon dans les prochains mois.
Il n'est pas terminé non plus pour l'ensemble des citoyen.e.s.
Le plan Ecophyto prévoyait une réduction de l'utilisation des pesticides en France de 50 % entre 2011 et 2018, mais, selon les données gouvernementales sur l'état de l'environnement en France : « entre 2009 et 2018, les ventes d'insecticides (y compris les acaricides) ont progressé de 41 % ; celles des fongicides (y compris les bactéricides) ont été multipliées par 3,5, tandis que celles des herbicides ont augmenté de 23 %. Seules les ventes des autres produits, comme les nématicides ou les rodenticides, ont diminué de 16 %. Sur cette même période, la surface agricole utilisée (SAU) a diminué de 1 % ».
De plus le gouvernement vient de faire marche arrière : une loi permettant d'instaurer des dérogations à l'interdiction des néonicotinoïdes pour les cultures de betteraves a été définitivement adoptée, ce vendredi 30 octobre 2020, par l'Assemblée nationale avec 103 voix pour et 45 voix contre.
Cette loi est une remise en cause de celle adoptée en 2016, sur l'interdiction des néonicotinoïdes qui devait s'appliquer à partir de 2018, sans dérogation possible en 2020. Pourtant « la toxicité des néonicotinoïdes n'est plus à démontrer » comme l'explique dans une interview de Reporterre le toxicologue expert de ces molécules Jean-Marc Bonmatin.
N.B. Le DVD : LES SENTINELLES, de Pierre Pézerat, 2019 (disponible ici) raconte très bien le combat de Paul François et d'autres victimes des pesticides, tels les ouvriers agricoles de la coopérative bretonne de Nutréa Triskalia, intoxiqués par des insecticides ainsi que celui des ouvrier.e.s exposé.e.s à l'amiante
Arrêt n° 616 du 21 octobre 2020 (19-18.689) — Cour de Cassation — Première chambre civile
COMMUNIQUÉ de la cour de cassation
Responsabilité du fait des produits défectueux
Mercredi 21 octobre 2020
Les faits :
Le 27 avril 2004, lors de l'ouverture d'une cuve de traitement d'un pulvérisateur, un agriculteur a accidentellement inhalé les vapeurs d'un herbicide commercialisé par la société Monsanto agriculture France, jusqu'à son retrait du marché en 2007.
L'arrêt de la cour d'appel attaqué :
Cette société a été déclarée responsable du dommage subi par l'agriculteur sur le fondement des articles 1245 et suivants du Code civil.
L'arrêt de la Cour de cassation :
La Cour de cassation admet la motivation de la cour d'appel selon laquelle :
- Le régime de responsabilité du fait des produits défectueux est applicable, en raison de la date de mise en circulation du produit, considérée comme postérieure à la date d'entrée en vigueur de la loi n° 98-389 du 19 mai 1998
- La société Monsanto peut être assimilée au producteur dès lors qu'elle se présentait comme tel sur l'étiquette du produit
- Le dommage survenu est imputable au produit, des indices graves, précis et concordants permettant d'établir un lien entre l'inhalation de celui-ci et ce dommage
- Le produit, ne présentant pas la sécurité à laquelle on peut légitimement s'attendre, en raison d'un étiquetage ne respectant pas la réglementation applicable et d'une absence de mise en garde sur la dangerosité particulière des travaux sur ou dans les cuves et réservoirs, est défectueux
- Un lien causal entre le défaut et le dommage est établi
— La société n'est pas fondée à invoquer une exonération de responsabilité pour risques de développement
- La faute de la victime, alléguée par la société Monsanto, est sans lien de causalité avec le dommage.


