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Infection par Covid-19 : des soignants plus vulnérables ?
L’épidémie de Covid-19 a bousculé la planète. Et celle des acteurs de santé en particulier. En pleine deuxième vague, qu’un lot d’annonces dissonantes accompagne et au milieu desquelles l'espoir d'un vaccin se dessine - la question mérite d’être (re)posée : pour tous les acteurs de santé, exposés quotidiennement au Covid-19, le risque de contracter l’infection est-il plus important ? Et surtout, quel est celui de transmettre la maladie à l’entourage en cas de contamination par un virus qui fait frémir le monde entier ? Menée pendant la première vague, une étude écossaise publiée récemment apporte quelques éléments de réponse et pourrait aider à mieux organiser les services de soins pour réduire les risques et les contaminations collatérales.
Les personnels qui ne font pas directement face aux patients pour une prise en soins ont un risque équivalent à celui observé en population générale. Mais pour les autres, les choses sont plus complexes.
Depuis mars dernier, tous les professionnels du soin se sont retrouvés sur le pont, sans exception, quelles que soient les conditions. On se rappelle de la sidération, des applaudissements quotidiens (qui ont aujourd’hui déserté les balcons malgré la récidive automnale) ; des coups de gueule – en ville comme à l’hôpital – en raison du manque de matériel (masques, gants, surblouses…) ; plus récemment, de ceux, asymptomatiques, renvoyés au front malgré la maladie, les dispositions législatives et les avis experts étant assez flous pour le permettre. Au printemps dernier, c'est vrai que j'allais travailler la peur au ventre : l'afflux de patients et le manque de matériel étaient tels qu'on se demandait à quel moment on tomberait malade nous aussi, se souvient Sylvie, infirmière dans un hôpital francilien, qui projette depuis de s'orienter vers l'exercice libéral.
Une base robuste« Il faut institutionnaliser le concept “One Health” pour prévenir de nouvelles épidémies à l’échelle mondiale »
What Is Clinical Empathy? Perspectives of Community Members, University Students, Cancer Patients, and Physicians
Publication date: Available online 9 November 2020
Source: Patient Education and Counseling
Author(s): Judith A. Hall, Rachel Schwartz, Fred Duong, Yuan Niu, Manisha Dubey, David DeSteno, Justin J. Sanders
A Decision Aid to Facilitate Informed Choices Among Cataract Patients: A Randomized Controlled Trial
Publication date: Available online 9 November 2020
Source: Patient Education and Counseling
Author(s): Guofang Ye, Bo Qu, Yih-Chung Tham, Yuxin Zhong, Ling Jin, Ecosse Lamoureux, Nathan Congdon, Yingfeng Zheng, Yizhi Liu
La Fédération Hospitalière de France fait le point sur l'épidémie de Covid-19
A la faveur de son deuxième rendez-vous Covid-19 hebdomadaire, la Fédération Hospitalière de France (FHF) est revenue ce matin sur l'évolution de la situation en France (métropolitaine) depuis le reconfinement. Malgré un frémissement positif timidement ressenti depuis 48h comme en Ile-de-France, les disparités des chiffres sont conséquentes d'un territoire à l'autre, et certains se trouvent toujours en plein coeur d'une vague sévère ; une sévérité constatée par exemple en Bourgogne - Franche-Comté et en région Auvergne - Rhône-Alpes, où 90 transferts de patients sont attendus et 500 à 600 hospitalisations enregistrées chaque jour en ce moment. Toute interprétation hâtive et trop optimiste est donc à bannir. Nous sommes appelés à maintenir la plus grande prudence ; nous ne pouvons ni nous détendre ni baisser la garde, prévient Frédéric Valletoux, Président de la FHF.
Compte-tenu de ces variations, la FHF plaide pour une approche territoriale et une stratégie cohérente du "tester, tracer, isoler" ; elle souhaite tirer les leçons de la première vague et anticiper le déconfinement à venir, sans se laisser surprendre par les difficultés connues précédemment. Mieux : l'espoir d'un vaccin anti-Covid ayant été bruyamment annoncé hier, la Fédération prépare en ce moment-même des recommandations de nature à soutenir une éventuelle campagne vaccinale coordonnée et en assurer la faisabilité. Sur la foi d'une enquête qu'elle a elle-même menée auprès de 160 000 personnels non-médicaux et dont les données ont été arrêtées fin septembre, la FHF assure que les départs ne sont pas massifs, bien que les recrutements demeurent difficiles. Et l'équation n'est pas simple : il faut en même temps priver le moins possible les personnels en poste de leurs congés, limiter la dégradation de la formation des étudiants en soins infirmiers - réquisitionnés en nombre - et faire face à des demandes en progression d'acteur du soins qui, sans projet immédiat particulier, refusent tout simplement de poursuivre leur carrière. Nous avons notamment recruté 30 IADE et IBODE encore en formation pour faire face à la situation, déclare Samule Rouget, le DRH du CHU de Tours, même si nous faisons attention à amputer le moins possible les cursus étudiants et les congés de nos collaborateurs.
Après une stabilisation de l'absentéisme globalement observée entre les deux vagues épidémiques, une tendance haussière s'observe de manière généralisée : + 1 point en moyenne, comparativement à la même période l'an passé, de plus fortes valeurs ayant été relevées en Ehpad. C'est aussi ce qui a été constaté à l'hôpital de Villeneuve - Saint-Georges. Il s'agit d'un marathon et non d'un sprint, craint Romain Canalis, DRH de l'établissement. Les demandes de départ en retraite se hâtent, et beaucoup moins d'étudiants en soins infirmiers de l'IFSI local déclarent vouloir s'orienter vers la carrière hospitalière, ajoute-t-il. Un manque d'attractivité qu'il faudra regarder en face.
Votre opération à l’hôpital a été déprogrammée ? Racontez-nous
550 euros par mois pour les étudiants paramédicaux mobilisés face à la COVID19
Forte augmentation de l’indemnisation des étudiants paramédicaux (soins infirmiers dès maintenant) mobilisés par la crise COVID. â–¶ï¸Â 550 € mensuels â–¶ï¸Â une contribution de 20 millions € au plan national â–¶ï¸Â une reconnaissance méritée ! @olivierveran @Bleuenn1_FNESI @Mamadou_FAGE
— Philippe Morlat (@PhilippeMorlat) November 9, 2020Calendrier, essais cliniques, financements… ce que l’on sait de la course au vaccin contre le Covid-19
Création d'un "métier intermédiaire de santé" : l'ensemble des ...
Alors que la création d'une "profession intermédiaire" est à l’ordre du jour de l’amélioration du système de santé, les travaux des parlementaires ont invité uniquement les infirmiers et les médecins à discuter pour amorcer la réflexion. Les Conseils professionnels des autres filières paramédicales ainsi que l’Union Inter Professionnelle de Rééducateurs et Médicotechniques (UIPARM) auront un rôle majeur à jouer s’ils souhaitent voir les autres métiers paramédicaux influer sur les prochaines orientations conduisant à ce statut professionnel intermédiaire. D'autres réactions hostiles ne se sont pas fait attendre face à ce projet de loi, loin de faire l'unanimité...
Vers la création d'une "nouvelle profession médicale intermédiaire", en milieu hospitalier ? Un projet de loi loin de faire l'unanimité...
Le Rapport de conclusions relatif au Ségur de la Santé a élaboré plusieurs constats sur lesquels les parlementaires planchent actuellement dans le cadre de l’amélioration du système de santé par la confiance et la simplification. Une Proposition de Loi (n°3470) a ainsi été déposé le 22 octobre dernier par la député Stéphanie Rist (LREM, Loiret) et comportant plusieurs dispositions susceptibles de favoriser cette amélioration.
"Cette proposition de loi constitue donc la traduction législative des mesures issues des conclusions du Ségur de la santé qui ne relèvent pas du domaine budgétaire. En effet, la crise sanitaire a révélé un besoin urgent de simplification de notre système de santé qui doit s’appuyer sur une confiance renforcée dans nos professionnels de santé. Cette simplification aboutira à un système plus réactif et plus performant grâce à des mesures fortes et nécessaires. Il convient de simplifier les dispositifs actuels pour faire gagner du temps aux soignants et leur permettre de mieux s’organiser, en mettant à profit les compétences de chacun".
La grippe peut être asymptomatique, la vaccination devrait être automatique !
La campagne de vaccination anti-grippale a débuté ce 13 octobre. A cette occasion, les professionnels de santé et les populations vulnérables sont visés en priorité, notamment cette année, où le Sars-Cov-2 met déjà notre système de santé à rude épreuve depuis bientôt neuf mois. Dans ce contexte, une étude portant sur des personnels hospitaliers français dévoile que les cas asymptomatiques de grippe sont loin d’être rares et devraient davantage être pris en compte. Un argument de plus pour se faire vacciner !
Une étude réalisée auprès de soignants exerçant dans des CHU français démontre une proportion non négligeable de cas asymptomatiques de grippe.
Apparemment, la Covid-19 n’est pas la seule infection respiratoire à passer inaperçue parfois. Fait méconnu : il est également possible de contracter la grippe sans le savoir. Alors que ce virus saisonnier est une infection nosocomiale courante dans les hôpitaux, les données sur ce sujet demeurent relativement peu nombreuses. C’est pourquoi une équipe de chercheurs français a réalisé une étude multicentrique prospective au cours de la période grippale de l’hiver 2016-2017. Le but : estimer la proportion de cas asymptomatiques dans cette population.
Les scientifiques ont ainsi recruté pas moins de 289 professionnels de santé exerçant dans 5 CHU distincts. Les participants étaient soumis à 3 examens cliniques à 3 moments différents : avant le début de l’épidémie de grippe, avant le pic et après le pic. Les analyses reposaient sur des prélèvements sanguins et nasaux afin d’effectuer des tests sérologiques et PCR. Les symptômes étaient rapportés par les soignants eux-mêmes.
Oncologie : des nanoparticules pour renforcer les traitements
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1,65 m au Bangladesh, 1,83 m aux Pays-Bas… L’alimentation accentue les disparités de taille des jeunes dans le monde
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#covid_19 : La réalité du terrain par les anesthésistes réanimateurs
Alors que se multiplient les interventions publiques de personnalités générant beaucoup de confusion parmi nos concitoyens [1–3], les professionnels des « soins critiques », notamment les anesthésistes — réanimateurs, tiennent à éclaircir le contexte dans lequel s’inscrit cette pandémie. Loin de toute idéologie, trois points fondamentaux et factuels sont à retenir.
Giving Tuesday 2020 : libérez votre générosité !
Mardi 1er décembre 2020, c’est le Giving Tuesday, la journée internationale de la générosité. À cette occasion et pour répondre aux besoins dus au contexte de crise sanitaire que nous connaissons, la Fondation du Souffle s’engage et va distribuer aux personnes en situation précaire des...
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Pénuries de médicaments : l’UFC-Que choisir en appelle à l’Etat
Journée internationale des Aides-Soignants : et si c'étaient les infirmiers qui en parlaient ...
Tous les ans, le 26 novembre est l'occasion de célébrer un événement particulier que nombre d'entre vous ne connaissent pas d'ailleurs. Créée pourtant en 2010, à l'initiative semble-t-il de la profession elle-même (on est jamais si bien servi que par soi même...), la Journée Internationale des Aides-Soignant(e)s (JIAS) peine à se faire connaître. C'est ainsi que chaque année, nous proposons à la communauté soignante d'apporter sa contribution pour célébrer comme il se doit cette Journée et valoriser une profession qui manque cruellement de visibilité. En cette année 2020, c'est à la profession infirmière que nous demandons ceci : mettez en lumière les aides-soignants, que vos mots soient une exhortation à défendre et à valoriser leurs compétences et surtout à le faire savoir !
Chaque année, rappeler l'essentiel... sur un métier malmenéPour cette Journée internationale des aides-soignant(e)s 2020 nous appelons les infirmier(e)s à être leurs meilleurs ambassadeurs.
L'an passé, nous demandions aux aides-soignants de nous livrer, en quelques mots, quelle était, selon eux, l'essence même de leur métier. Nous avions recueillis de très nombreux témoignages. Celui de Blandine avait particulièrement convaincu, livrant ceci : "L’aide-soignante, c’est celle que l’on ne voit pas mais qui est toujours là... c’est celle qui ne sait rien faire, mais qui fait tout ! Qui n’est ni médecin, ni psychologue, ni diététicienne, ni assistante sociale… mais qui se préoccupe de tout !" De son côté, Florence Braud, aide-soignante, rappelait dans un texte intitulé "Aide-soignante, tout simplement" qu'il était grand temps de regarder enfin les aides-soignantes et les aides-soignants tels qu'ils sont : des professionnels qui exercent un métier, pas un sacerdoce et encore moins une vocation... Il y a quelques années, ils nous ont aussi raconté des histoires, celles qui avaient marqué leur exercice, qui les avaient émus, chamboulés ou rendus tout simplement heureux et ils étaient très fiers de les partager avec le plus grand nombre. Précédemment encore, ils ont même, à notre demande, écrit une "Lettre à un ami(e) qui voudrait devenir aide soignant(e)", avec des mots très encourageants ou de mise en garde, mais des mots toujours très engagés et riches de bienveillance.
Des paroles encourageantes, des vérités assénées avec force et parfois aussi avec courage, des encouragements, des remerciements... les aides-soignants en ont reçu en nombre au fil des années à l'occasion de cette journée qui leur est dédiée... Et pourtant !
Que les infirmier(e)s s'expriment !En cette année 2020, particulière à bien des titres en raison notamment d'une crise sanitaire qui ébranle fortement la communauté soignante, les aide-soignants sont eux aussi au front, au combat, engagés au plus près des patients, des résidents, des familles, de leurs collègues. Au sein de leurs équipes, ils travaillent comme tout autre soignant et chacun peut mesurer le poids et la richesse de leurs contributions, que ce soient dans les services COVID, en Ehpad, ou dans tout autre unité de soins.
De fait, cette année, nous souhaitons solliciter la communauté infirmière afin qu'elle délivre aux aides-soignants des messages mettant en valeur la force irremplaçable de leur présence et de la place qu'ils occupent au sein du système de santé. La force d'un binôme IDE/AS, celui qui, depuis toujours, même si les conditions de travail l'ont peu à peu malmené et dégradé, constitue pourtant le "duo gagnant" d'une prise en soin optimale.
Nous souhaitons donc que vous puissiez leur délivrer vos mots, vos poèmes ou toute autre contribution qui marquerait votre attachement à leur égard. A l'occasion de cette JIAS 2020, sans nul doute ils y seront très sensibles ! Le mail de la rédaction vous est donc ouvert. Soyez généreux en vous positionnant comme leurs meilleurs ambassadeurs. Les aides-soignants le valent bien !
Mettez en lumière les aides-soignants, que vos mots soient une exhortation à défendre et à valoriser leurs compétences et surtout à le faire savoir !
Bernadette FABREGASRédactrice en chef Infirmiers.combernadette.fabregas@infirmiers.com @FabregasBern


