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La belle histoire du cerveau
Covid-19. La CGLPL alerte sur la liberté d'aller et venir des patients en psychiatrie
Rebond épidémique : une nouvelle fiche précise le maintien de l'offre de soins en psychiatrie
Vaccin contre le Covid-19 : les logisticiens français se préparent
Survie des personnes atteintes de cancer : nouvelles estimations pour la période 1989-2018 en France métropolitaine
Santé publique France, le service de Biostatistique-Bioinformatique des Hospices civils de Lyon, le réseau des registres de cancers Francim et l’Institut national du cancer publient les premiers résultats des estimations de la survie des personnes atteintes de cancer en France métropolitaine entre 1989 et 2018.
"Il faut une stratégie de déconfinement claire, lisible et anticipée"
On constate, au niveau national, une baisse du taux d'incidence de la covid-19. On est dans une phase de plateau et la prudence reste de mise car la situation dans les hôpitaux demeure très tendue, résume Frédéric Valletoux, président de la Fédération Hospitalière de France (FHF) lors du point hebdomadaire consacré notamment à la pandémie mis en place par cette organisation. L'important maintenant, pour la FHF, c'est un déconfinement réussi et pour cela il doit être bien préparé. Il faut éviter une 3ème vague de cette ampleur!, explique le président. Il faudra mettre en place un déconfinement progressif, prudent et patient.
Un des axes prépondérants de ce déconfinement sera sans conteste la vaccination. Mais là encore, la FHF appelle à la patience. Alors que Gabriel Attal, porte parole du gouvernement a déclaré que l'éxécutif se mettait dans les starting-blocks pour être prêt pour distribuer un vaccin contre le Covid-19 dès janvier s’il est validé, la Fédération est plus modérée dans ses propos. Selon Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF, il y a plusieurs choses à prendre en considération dans la stratégie vaccinale notamment : Il faut être très prudent. Il ne faut pas laisser penser à tout un chacun que le vaccin sera disponible dans quelques jours. Il faut bien expliquer le processus et la chaîne logistique à mettre en place. D'autres éléments de la stratégie ne sont pas encore tranchés, en particulier sur les personnes prioritaires, ou sur le fait de le rendre obligatoire ou non. Pour ce qui est de son déploiement, le mieux serait de demander à chaque acteur du système de santé de se mettre autour de la table pour discuter de l'organisation de la chaîne logistique. On a besoin de tout le monde car le défi opérationnel va être très grand, insite-t-elle.
La deuxième partie de la conférence de la FHF portait sur une étude menée conjointement par le Centre national de ressources et de résilience et les fonds de recherche de la FHF. Il s'agissait d'une étude obervationnelle portant sur près de 69 000 étudiants interrogés via des auto-questionnaires sur leur état mental en plein coeur du premier confinement. Les résultats sont très préoccupants : 43% des participants présentent des symptômes associés à au moins un trouble mental parmi ceux analysés (dont l'anxiété, un stress sévère perçu, la dépression, et avoir des idées suicidaires). Or, en parallèle, seul 12% ont consulté un professionnel de santé. Pour avoir un point de vue plus étayé, les chercheurs ont requestionné les étudiants à la sortie du confinement et songent sérieusement à recommencer pendant ce second confinement. Zaynab Riet a conclu la conférence en rappelant à quel point la psychiatrie restait, malheureusement, le parent pauvre de notre système de santé.
Le SNIIL dit "non" à la création d'une profession médicale intermédiaire
S’insurgeant comme d'autres syndicats et représentations professionnelles l'ont déjà fait, contre la création menée tambour battant d’une nouvelle profession de santé, le Sniil tient à rappeler que contrairement à ce que l’on veut faire croire, le cloisonnement important des professionnels de santé avec d’une part le médecin diplômé d’un bac + 10 et d’autre part l’infirmière titulaire d’un bac +3 n’existe pas. De même, le Sniil déplore que soit avancée comme raison première de la création de cette profession intermédiaire la démographie et la répartition sur le territoire national des professionnels de santé qui ne permet pas toujours de répondre aux besoins de santé… Et de s'interroger : les députés LREM et le gouvernement auraient-ils fallacieusement oublié que la profession infirmière libérale fut la première profession de santé à faire l’objet d’une régulation démographique dès 2008 ? Exigeant le retrait de l’article 1er de la proposition de loi n°3470, le Sniil propose donc aux députés et au gouvernement de travailler plutôt sur : la reconnaissance à leur juste valeur de l’intégralité des compétences infirmières ; la réingénierie du métier d’infirmier qui permettrait d’adapter la pratique professionnelle infirmière aux besoins actuels du système de santé, tout en optimisant le temps médical ; le développement de l’exercice coordonné pour tous les libéraux. Et Catherine Kirnidis, Présidente du Sniil de conclure : en ce mois de novembre, MM. les députés, M. le Ministre, pas besoin d’une nouvelle couche dans le millefeuille qu’est le système de santé actuel ! Il suffit d’optimiser ce qui existe déjà !
"Ce sont des rencontres qui m'ont permis de commencer à relever la tête, à avancer"
Prise en charge des patients COVID-19 en médecine de ville : la HAS actualise ses recommandations
La Haute Autorité de santé (HAS) vient de mettre en ligne ses nouvelles recommandations sur la prise en charge des patients COVID-19 avec des réponses rapides en 10 points essentiels et des fiches pratiques de conduites à tenir.
Des aides techniques pour l’autonomie
Retour sur les points clés du rapport sur la situation des aides techniques en France réalisé par Docteur Philippe Denormandie et Cécile Chevalier (CNSA) à la demande du Ministère de la Santé.
L’état des lieux pointe tout d’abord un manque ou une difficulté à trouver une information structurée et objective sur les aides techniques. Il met en avant le risque de se retrouver en contact direct avec le fabricant et/ou le distributeur orientant l’utilisateur vers ses propres solutions. (Ndlr : C’est par ailleurs la raison même de la création d’Hacavie qui a été fondée afin d’être le maillon manquant entre la personne et le revendeur de matériel médical dont les intérêts divergent).
Le rapport mentionne néanmoins les initiatives déjà en place dénuées d’intérêts commerciaux (Handicat, Cerathec, APF Lab – le Hub, Certam). Il cite également le risque d’interruption ou de manque de mise à jour de ces services, le manque de visibilité ou de reconnaissance ainsi que l’absence de certaines catégories de produits non couverts ou incomplets comme les besoins cognitifs ou auditifs. (Ndlr : Quid du soutien que pourrait apporter l’état à ces initiatives tant en terme financier pour assurer leur stabilité évitant toute interruption qu’en terme de communication pour améliorer leur visibilité ?).
Le rapport met donc en avant la nécessité absolue d’une information complète et objective s’appuyant sur l’existant et allant plus loin qu’une simple base de connaissance partagée. Il met en évidence le besoin de centres de ressources experts de niveau régional et national, clairement identifiés, afin de pouvoir guider la personne dans sa recherche mais aussi les équipes d’accompagnement (Les Centre d’Information et de Conseil sur les Aides Techniques étant cités en exemple).
Le deuxième constat majeur pointe le manque d’accompagnement des personnes âgées et/ou souffrant de handicap dans la recherche, le choix et l’essai de la bonne aide technique au risque de se retrouver avec un matériel inutile, inadapté ou même dangereux.
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La personne doit pouvoir être accompagnée dans son choix d’aide technique par des spécialistes de ce domaine sans forcément passer par leur médecin traitant, dont la connaissance des aides techniques n’est souvent pas leur compétence première. Il est doncévoqué la possibilité d’étendre le droit de prescription des aides techniques aux ergothérapeutes exerçant dans des structures collectives et pluridisciplinaires. Il est égalementcité le besoin de formation spécifique pour les professionnels du secteur ainsi que la nécessité d’avoir des équipes d’accompagnement locales sur la base d’un cahier des charges précis et des crédits pérennes.
Le dernier point majeur concerne le financement des aides techniques, l’organisation actuelle est mise en défaut à cause de pratique disparates (financement par la sécurité sociale et/ou la MDPH selon les circonstances, catégories d’aides techniques non prises en charge, location et recyclage non couverts…).
Il est donc suggéré d’étendre largement la prise en charge par la sécurité sociale dans le cadre du remboursement LPPR à de nouvelles catégories d’aides techniques en commençant par les aides à la toilette (dans le cadre du 5ème risque ?), de réserver l’appel au département (MDPH, Conseils départementaux) aux dossiers les plus complexes (aide technique rare, nouveautés, besoin spécifique…) et d’évoluer vers une notion de financement basé sur l’usage plutôt que l’achat afin de pérenniser des alternatives à l’achat de matériel neuf tels que la location ou le rachat d’aides techniques remises en état.
Enfin, sans entrer dans les détails, le rapport insiste sur le besoin d’un niveau d’exigence concernant les distributeurs d’aides techniques ou de services assimilés par le biais d’une certification assurant un niveau de qualité minimal que ce soit en matière d’information de leur clientèle, de service après-vente et de formations. Cette certification serait obligatoire pour obtenir le financement d’une aide technique que ce soit par l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) ou la PCH (Prestation de Compensation du Handicap), permettrait d’harmoniser les pratiques du secteur et d’améliorer la qualité générale de service.
Pour conclure, il est à noter que ce rapport s’appuie énormément sur les pratiques actuelles en France mais s’inspire aussi des pratiques modélisées à l’étranger, tout particulièrement celles décrites par l’organisation Aaate (Association for the Advancement of Assistive Technology in Europe) et le réseau Eastin (Réseau Global d’Information sur les Aides Techniques) (ndlr : dont Hacavie est un membre majeur pour sa base de données Handicat) et aussi par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé).
Mise à jour : Le comité interministériel du handicap a publié un dossier de presse sous-titré « Quand les enjeux du handicap avancent, c’est toute la société qui progresse ». Le document présente la remise du rapport sur les aides techniques du docteur Philippe Denormandie et je cite dans le texte :
De nouvelles actions sur ces deux axes sont programmées : Déclinaison du rapport Aides techniques de Philippe Denormandie et Cécile Chevalier : dès 2021, une expérimentation sera mise en place pour renforcer l’évaluation des besoins et l’accompagnement des personnes dans les territoires, afin de permettre aux personnes de disposer des aides techniques les plus adaptées à leurs besoins et à leur projet de vie, et de bénéficier d’une formation à leur utilisation. En parallèle, un protocole de coopération sera mis en place pour permettre la prescription des aides techniques par les ergothérapeutes ; la seconde étape visera à faire évoluer les nomenclatures
pour réduire les restes à charge et mieux prendre en compte l’innovation, en commençant par l’ouverture prochaine de la concertation sur les fauteuils roulants dans la suite des dispositions de la LFSS 2020. Un pilotage national confié à Philippe Denormandie et associant toutes les administrations concernées est mis en place afin de s’assurer de l’avancée de l’ensemble des mesures portées dans le rapport.
Les recommandations faites dans le rapport devrait donc avoir une application concrète, à voir comment seront transcrites ces recommandations dans le cadre la loi et assujetti aux contraintes budgétaires.
YANN BERTEL | HACAVIE
Journée mondiale de la prématurité : comment améliorer "la prise en soins" ?
Où en est-on aujourd'hui dans la prise en charge de la prématurité en France ? Quelles sont les perspectives pour améliorer le soin et la bientraitance envers ces enfants nés trop tôt ? Quelle place accorder aux parents ? A l'occasion de la Journée Mondiale de la Prématurité, mardi 17 novembre, nous revenons sur un état de fait qui concerne 60 000 bébés chaque année dans notre pays, et 1 enfant sur 10 dans le monde.
165 bébés naissent chaque jour prématurément en France (Dans le monde c'est 1 enfant sur 10), ça veut dire qu'autant de familles vivent l'accident de vie qu'est la prématurité, Charlotte Bouvard, directrice fondatrice de l'association SOS Préma et mère d'un petit garçon né prématurément.
Près de 60 000 naissances chaque année surviennent prématurément. La prématurité concerne les enfants nés avant 37 semaines d'aménorrhée, rappelle le professeur Cyril Flamant, chef de service Réanimation et Médecine Néonatale au CHU de Nantes, invité d'une conférence de presse sur la prématurité qui s'est tenue le 5 novembre dernier. On définit différentes classes de prématurité : une prématurité moyenne, entre 32 et 36 semaines d'aménorrhée, une prématurité modérée, entre 32 et 33 semaines et la grande prématurité en dessous de 32 semaines d'aménorrhée. Plus de la moitié de ces naissances sont spontanées, sans qu'on en comprenne forcément les causes. Elles ont généralement lieu à la suite d’une rupture précoce des membranes placentaires ou d’un déclenchement inopiné du travail d’accouchement. Pour les autres, elles sont imposées par les évènements, sur décision médicale et en cas de risques principalement liés à un retard de croissance grave du fœtus, une hémorragie ou une hypertension artérielle sévère chez la mère... D’autres facteurs comme les conditions socio-économiques défavorables, l’âge plus avancé de la mère, le recours à la PMA, le stress ou encore la consommation de tabac sont aussi impliqués. Enfin, en France, un tiers des enfants prématurés sont issus de grossesses multiples.
La prématurité touche 165 bébés chaque année... et autant de familles.L'orthodontie moderne chez l'adulte : ses spécificités et bénéfices pour la santé
Le souvenir lointain d’un traitement à l’aide de bagues, la récidive de malpositions dentaires à la suite d’un premier traitement rebutent certains adultes à entreprendre un traitement d’orthodontie. Il existe aujourd’hui des solutions très efficaces à ces problèmes.
« Le service public des médicaments en gros aux pharmacies est un marché vicié par une subvention aveugle de 900 millions d’euros »
Antivaccins : « On ne peut pas balayer les sceptiques en les réduisant au complotisme »
The Multidisciplinary Grid 2020 Conference
Didáctica de la comunicación oral en la enseñanza infantil y primaria
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Rearranging the rules in the military expérience
Vaccination anti Covid19 : pour que l'espoir prenne forme
Alors que la seconde vague de Covid-19 affecte sévèrement le continent européen, les stratégies de vaccination contre le SARS-CoV-2 ont été présentées par la Commission européenne (CE) dessinant pour la première fois les conditions dans lesquelles un vaccin sûr et efficace pourrait être mis à la disposition des États membres [1]. L’objectif était double : (i) garantir un accès aux vaccins en temps opportun tout en conduisant l’effort de solidarité mondiale ; (ii) adapter le cadre réglementaire de l’UE à l’urgence pour accélérer la mise au point, l’autorisation et la disponibilité de vaccins, dans le respect des normes de qualité, d’innocuité et d’efficacité.


