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Covid-19 : Emmanuel Macron opte pour le reconfinement général
Deux semaines après avoir annoncé le couvre-feu pour 46 millions de Français, et face à une "hausse exponentielle, dans une majeure partie de l'Europe, de l'épidémie" de Covid-19, selon les termes du porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, le président Emmanuel Macron a dû se résoudre à annoncer le reconfinement de la population, mercredi 28 octobre. Il a toutefois opté pour un reconfinement moins strict que le premier puisque les écoles, notamment, resteront ouvertes. Les décisions, annoncées au cours d'une allocution télévisée qui s'est tenue à 20h, ont été tranchées mercredi matin en conseil de défense, le second en deux jours. Confinement, acte 2 : on fait le point.
Pour éviter une flambée des décès, j'ai décidé qu'il fallait retrouver, à partir de vendredi, le confinement sur tout le territoire national, a annoncé Emmanuel Macron mercredi.
C'est un scénario que les Français connaissent bien, pour l'avoir déjà vécu. Au printemps, la population avait été confinée pendant 55 jours, du 17 mars au 11 mai, avec à la clé, une sévère restriction des déplacements et la fermeture des établissements scolaires, des commerces non essentiels et des frontières. C'est un reconfinement un peu moins strict que le premier qu'a annoncé Emmanuel Macron mercredi 28 octobre dans une allocution télévisée d'une vingtaine de minutes, qui s'est tenue à 20h. Le reconfinement concernera tout le territoire, avec des adaptations pour les Outre-mer (dont le détail devrait être précisé jeudi). Ce nouveau confinement devrait durer, pour l'instant, 4 semaines, à partir du vendredi 30 octobre (0 heure) et jusqu'au 1er décembre, pour tenter de faire face à l'accélération soudaine de l'épidémie de Covid-19 qui submerge toute l'Europe. Le chef de l'Etat a averti les Français que la deuxième vague sera sans doute plus dure et meurtrière que la première qui avait fait plus de 30 000 morts au printemps.
Jusqu'au 1er décembre a minima, vous pourrez sortir de chez vous uniquement pour travailler, vous rendre à un rendez-vous médical, porter assistance à un proche, faire vos courses essentielles ou prendre l'air à proximité de votre domicile, a-t-il détaillé en annonçant le retour de l'attestation. Trois changements majeurs à retenir pourtant, qui dessinent un confinement moins radical que le premier les écoles, collèges et lycées resteront ouverts (avec des protocoles renforcés), le travail pourra continuer et les Ehpad et les maisons de retraite pourront être visités. A l'école le port du masque pourrait concerner le primaire et les élèves à partir de l'âge de 6 ans. A l'université en revanche, les étudiants suivront leurs cours en ligne.
Déprogrammation des chirurgies pour les malades du cancer : RoseUp rappelle les ARS à leurs ...
L’association de patientes RoseUp a envoyé ce jour une lettre aux ARS de France pour rappeler chaque direction à ses responsabilités, à savoir le choix du maintien des chirurgies et des parcours de soin des malades de cancer. En effet, selon Céline Lis-Raoux, co-fondatrice de l'association, ce courrier a vocation à les alerter sur les risques vitaux encourus par pour les malades de cancer dont les chirurgies seraient déprogrammées. Ces risques sont documentés et mesurés : 3 mois de retard dans les chirurgies, 5000 morts supplémentaires à 5 ans (selon l'équivalent de l'INCa en GB- Collateral damage: the impact on cancer outcomes of the COVID-19 pandemic). Hélas nous avons vu que ce matin l'ARS IdF annule 80% des chirurgies. Les retards annulations ont été la norme durant le dernier confinement alors que notre association avait obtenu du ministre de la santé, au mois de mars dernier, qu’il rappelle officiellement aux ARS que toute opération de chirurgie carcinologique devait être considérée comme urgente. Et d'exprimer avec force que cette fois-ci il est hors de question que les malades de cancer soient les victimes silencieuses et fatalistes des dysfonctionnements des hôpitaux et/ou des ARS. Nous demandons donc officiellement à chaque ARS de ne procéder à aucune annulation de chirurgie et nous avons créé une plateforme de déclaration des dysfonctionnements/retards/annulations pour les patients. Elle leur permettra de documenter les reports, annulations dont ils sont victimes et nous permettra aussi d’interpeller chaque hôpital, chaque structure de soin, dès lors qu’une mise en danger des malades de cancer sera constatée.
A la télé - "Good Doctor", saison 3, la série qui valorise la différence
Cette série médicale "Good Doctor", dont la première saison a été diffusée en septembre 2018 sur TF1, poursuit son chemin à l'automne 2020 avec la diffusion de troisième saison. Il s'agit de l’histoire de Shaun Murphy, un jeune chirurgien extrêmement doué, atteint du syndrome d’Asperger - une forme d’autisme sans déficience intellectuelle ni retard de langage. Alors qu’il intègre un prestigieux hôpital de San José, il éprouve de grandes difficultés à s’intégrer à l’équipe. Si son don incroyable commence à susciter l’admiration de ses collègues, certains n’attendent qu’un seul faux pas de sa part pour l’évincer... Les deux premières saisons vous ont passionné, alors vous serez devant votre écran pour la troisième, sans COVID19 !
L'acteur Freddie Highmore qui incarne le "Good Doctor" le souligne, "au-delà de l’autisme, j’espère que cette série touchera tous ceux qui se sentent différents dans la vie, qui sont victimes de préjudices ou de discriminations au travail, comme Shaun au tout début de l’histoire".
TF1 diffuse donc en cet automne 2020 la saison 3 de cette série médicale portée par Freddie Highmore, remarqué dans Charlie et la chocolaterie, Neverland ou Arthur et le Minimoys quand il était jeune ou plus récemment dans l’inquiétante série Bates Motel. La série, adaptée d’une série sud-coréenne du même nom, est développée par David Shore qui n’est autre que le papa de Dr. House, et par Daniel Dae Kim, acteur d’origine sud-coréenne qui s’est fait connaître pour son rôle de Jin dans Lost ou plus récemment pour celui de Chin dans Hawaii 5-0.
Le pitch général...AVC et Covid-19 : liaisons dangeureuses
A la faveur de la Journée mondiale de lutte contre l'accident vasculaire cérébral (AVC) le 29 octobre et alors que la deuxième vague de Covid-19 sévit déjà sur le territoire, l'Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild fait le point sur l'impact du virus sur la prise en charge des AVC pendant la première vague de l'épidémie : taux de décès inhabituels, inefficacité inquiétante des traitements standards et pistes de recherche en cours pour proposer des perspectives d'amélioration. Les causes de l'inquiétude sont plurielles. Tout d'abord, la saturation des services d'urgences hospitalières par l'afflux massif de patients Covid+ a allongé significativement les délais de prise en charge de ceux victimes d'AVC. Le temps moyen nécessaire à la prise en charge globale (de la confirmation du diagnostic à la désobstruction) a bondi d'1h30 en avril 2020. Or dans cette pathologie, même si les symptômes sont plutôt bien connus de la population générale, chaque minute compte et la rapidité d'intervention est cruciale pour limiter les séquelles ainsi que le nombre de décès, alarme la Fondation, par ailleurs leader depuis 2019 du projet de recherche Booster, qui se donne cinq ans pour faire émerger une médecine personnalisée des AVC en situation d'urgence.
Au-delà de l'organisation, le coronavirus a bel et bien aggravé le tableau clinique des patients : imagerie inhabituelle (fréquence accrue d'un sous-type grave d'AVC bouchant deux vaisseaux simultanément) ; inefficacité des traitements standard comme la thrombolyse (dissolution du caillot par injection intraveineuse, ndlr), probablement due à l'inflammation et l'hypercoagulation liées à l’infection virale, avance Simon Escalard, neuroradiologue interventionnel à l'Hôpital Foch de Suresnes ; d'où un risque de récidive plus important. Sans compter la forte surmortalité et la sévérité des handicaps postérieurs à l'AVC. Tout semble plus grave et se dégrader beaucoup plus vite avec le Covid-19. Toutes les limites de nos traitements ont été exacerbées dans ce contexte, déplore Jean-Philippe Désilles, médecin-chercheur à la Fondation et spécialiste de l'AVC. Post première vague épidémique, le projet Booster cherche désormais à développer des médicaments ou des dispositifs innovants pour disposer d’une palette plus large de traitements, pouvant être utilisés seuls ou combinés en fonction du profil du patient, explique Mikael Mazighi, neurologue et pilote du projet.
Tahiti, ses plages, ses vahines et ses milliers de cas Covid+
Plus rien n’arrête la Covid-19 en Polynésie française. A ce jour, on dénombre plus de 6 000 cas sur l’ensemble du territoire. Le taux d’incidence globale est presque deux fois plus élevé qu’en métropole : 493/100 000 contre 251/100 000 sur l’Hexagone. Quelles répercussions sur la population et les soignants ?
Dès le début de la crise sanitaire liée à la Covid-19, les autorités polynésiennes ont largement communiqué sur la nécessité d’appliquer les gestes barrières. Source : Direction de la santé
La Polynésie française avait réussi, en mars dernier, à limiter la propagation du virus à 60 cas en confinant sa population et en fermant ses frontières. Aujourd’hui, le nombre de cas a été multiplié par cent. Plus de 6 000 cas sont recensés, et l’épidémie n’est plus cantonnée à Tahiti, l’île principale. Le nombre d’îles infectées est en constante augmentation. Plus inquiétant, le taux d’incidence global est presque deux fois plus élevé qu’en métropole : 493/100 000 contre 251/100 000 sur l’Hexagone. Au 26 octobre 2020, le nombre d’hospitalisations au sein du Centre Hospitalier de la Polynésie française s’élève à 86, dont 19 en réanimation. 26 décès sont à déplorer.
Une épidémie de Covid-19 incontrôlable en Polynésie françaiseAbracadaBox - La boîte cache poches de perfusion et de chimiothérapie pour de jeunes super-héros
Joey Roux, infirmier en santé mentale, a découvert par hasard l’Abracadabox, destinée aux enfants malades. Coup de projecteur sur ce projet malin et utile, tout droit sorti du chapeau d’une association.
"Nous avons tous une âme d’enfant" rappelle l’association Coucou Nous Voilou.
Alors que j’attendais avec impatience le début de mon film, bien installé au fond de mon siège de cinéma, une publicité a capté mon attention, et m’a fait oublier mon pot de pop-corn. Cette dernière mettant en scène des acteurs français tels que Ary Abittant (Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ?) ou Philippe Lacheau (Babysitting) s'amusant à jouer à des jeux d'enfants. Une petite pub d'une minute quinze, pleine de bonne humeur, qui fait du bien en cette période sombre que nous vivons.
Mais quel est réellement son but ?Masques à nouveau gratuits en officine pour les professionnels de santé libéraux
Un coup c'est oui, un coup c'est non, pour finalement dire oui. Depuis le 23 octobre, les professionnels de santé libéraux peuvent à nouveau avoir accès, en pharmacie, à des masques gratuits et ce "jusqu'à épuisement du stock d'Etat".
La tutelle autorise à titre provisoire la distribution par les pharmacies d'officine aux professionnels de santé libéraux de masques chirurgicaux et FFP2 issus du stock État, jusqu’à épuisement du stock restant au sein des pharmacies et des grossistes répartiteurs.
Depuis le 5 octobre, les professionnels de santé de ville avaient pour consigne de s'approvisionner à leur frais en masques chirurgicaux, FFP2 et autres équipements de protection individuelle (gants, blouses, charlottes, tabliers, lunettes) alors que le ministère de la Santé se chargeait jusque-là de passer commande et de régler la note pour eux. Avec l'arrivée imminente de la deuxième vague, cette annonce avait laissé perplexes les médecins libéraux qui, depuis la fin du confinement, en juin, percevaient 24 masques FFP2 par semaine en provenance du stock d'État. Interrogé par "Le Quotidien", le Dr Luc Duquesnel, président des Généralistes-CSMF, avait déploré début octobre ce "mauvais signal" pour la médecine de ville.
Tests antigéniques déployés dans les établissements médico-sociaux des Hauts-de-France
Signalements, information préoccupante : les professionnels face au dilemme
Les violences, la maltraitance, ne sont pas des affaires isolées. Si quelques faits divers nous font l’effet d’un choc, parfois, lorsque nous acceptons d’y prêter une oreille distraite, le tableau noir de la violence intrafamiliale dépasse notre entendement, reste largement sous-estimé et existe dans tous les milieux, en France. S’il va de soi que chacun d’entre nous a une responsabilité de vigilance, les soignants, à l'hôpital, en libéral sont, comme les enseignants ou les policiers, l'un des remparts pour ces femmes, ces enfants victimes de violence. Mais quand lever le secret professionnel ? Que craignent les soignants lorsqu’ils le font ? Sont-ils souvent trop seuls face à leurs responsabilités ? Eléments de réponse avec différents acteurs du secteur.
Le professionnel de santé confronté à une dénonciation de violences « engage sa responsabilité morale, ce qui soulève des craintes dans la réalité ».
Que vous soyez professionnel ou citoyen, quand vous avez connaissance d’une situation de violence, vous avez le devoir de la révéler. Pour Brigitte Prevost-Meslet, infirmière puéricultrice de santé publique, présidente de l’Association Nationale des Puéricuteurs(trices) diplômé(e)s et des Etudiants (ANPDE) où elle est également responsable de la commission Protection de l’Enfance, la levée du secret professionnel pour les soignants doit être une évidence dans certains cas. J’ai le souvenir d’une kinésithérapeute qui se rendait à domicile. Elle m’a un jour demandé : que fait-on lorsqu’on est confronté à une personne âgée séquestrée au domicile ? C’est l’un des problèmes qui se pose. Les professionnels, pourtant en première ligne dans cette question des violences puisqu’ils sont chaque jour au contact des patients, sont souvent démunis face à la marche à suivre. Dans ce cas précis, il faut s’adresser au département, mais les numéros d’alerte ne sont pas assez divulgués, regrette l’infirmière puéricultrice qui constate que les signalements effectués par les professionnels dépendent trop souvent de la bonne volonté d’un individu.
Secret professionnel : que dit la loi ?Une nouvelle session du MOOC E-santé dans le contexte de la pandémie COVID 19
Après le succès de la précédente session du MOOC E-santé organisée de mai à juillet 2020, l’association FORMATICSanté propose à tous les acteurs du secteur sanitaire et médico-social, une nouvelle session de formation actualisée, qui s’inscrit dans le contexte de
- la feuille de route du programme MaSanté2022 pour accélérer le virage numérique ;
- la pandémie Covid19 qui touche à nouveau la France et de nombreux pays.
Ce dispositif de formation est en accès libre et gratuit sur simple inscription sur le site mooc-esante.org Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 15 décembre 2020.
Le parcours de formation a pour objectifs de permettre à tous les étudiants et professionnels du secteur sanitaire et médico-social de :
"Citoyennage" : une association pour porter la voix des résidents en Ehpad
Puisqu'elles ont le sentiment de ne pas être entendues, des personnes âgées résidentes de maisons de retraite viennent de se regrouper en association : "Citoyennage" (pour citoyenneté et grand-âge). Si la "démarche Citoyennage" existe depuis longtemps, ses membres se sont tout récemment regroupés en une association afin d'assurer la représentation des personnes âgées aidées en établissements et/ou par des services à domicile, à défendre leurs intérêts, et à faire remonter aux pouvoirs publics sa vision des mesures qu'elle estimerait nécessaires à l'amélioration de leur quotidien.
Les membres de Citoyennage ont ainsi prévu de se concerter régulièrement par visioconférence, afin de se prononcer, le moment venu, sur le projet de loi que le gouvernement doit présenter, en principe début 2021, pour réformer le secteur. Longtemps attendue, et repoussée plusieurs fois, la loi Grand âge et autonomie est annoncée pour la fin 2020 ou le début 2021. Pour ces seniors, le confinement du printemps dernier a été parfois douloureux à vivre, tout comme le déconfinement, qui a pu leur donner le sentiment que les personnes âgées étaient traitées différemment du reste de la population.
Covid-19 : de nouveau engagés, les étudiants en santé doivent être protégés
Les étudiants en santé le font savoir : à l'heure de la deuxième vague de la COVID-19, ils répondront présents pour soutenir les patients et le système de santé mais cette fois, ils ne le feront ni au détriment de leur formation, ni à celle de leur santé ! De fait, ils rappellent aux pouvoirs publics que leurs formations "ne doivent pas être négligées" car garantes d'un exercice professionnel à venir sécure, d'autant en période de crise sanitaire majeure.
Lors de la première vague, le dérèglement de leur apprentissage et leur mobilisation massive a exacerbé la crainte des étudiants en santé de devenir de moins bons praticiens. A l'heure de la deuxième vague, ils exigent des garanties.
Les étudiants en santé, toutes formations confondues (médecine, dentaire, pharmacie, soins infirmiers, kinésithérapie, sages-femmes) n'ont pas été épargnés au printemps dernier lors de la première vague du Covid-19, largement mobilisés (plus de 65 %) pour renforcer les équipes soignantes dans les services débordés de patients et en mal de personnels. Cela n'a pas été sans conséquences pour eux, tant du point de vue de la continuité de leur formation, interrompue de fait, que sur leur sécurité, physique comme mentale (plus de 50% des étudiants mobilisés ont présenté un score significatif sur l’échelle de détresse psychologique) ; sans parler de la sécurité des patients dont ils avaient la charge avec un encadrement déficient et des compétences encore non acquises. Le dérèglement de leur apprentissage et leur mobilisation massive a exacerbé la crainte des étudiants en santé de devenir de moins bons praticiens. A l'heure de la deuxième vague, sans doute plus massive encore que la première, car uniforme sur l'ensemble du territoire, leur mobilisation à nouveau annoncée dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus réactive les mêmes craintes et notamment que leurs formations, bousculées, ne fasse qu'une seule victime : le patient.
Donner des "Elles" à la santé : un collectif pour l’égalité à l’hôpital
On le sait, les métiers du "prendre soin" sont principalement féminins. Pourtant, malgré leur rôle prépondérant pour le collectif, notamment dans le contexte actuel, ces professions continuent, pour beaucoup, d’être sous-valorisées. De même, dans ce grand système qu’est la fonction publique hospitalière, le plafond de verre est toujours bien présent, l’esprit "carabin" aussi. Alors que la majorité de soignants sont des femmes, les postes à responsabilités demeurent occupés par des hommes. Alors que le mouvement "me too" à aider à libérer la parole, le sexisme est, lui aussi, toujours bien implanté dans les établissements. Pour promouvoir l’égalité à l’hôpital, un collectif de professionnelles de santé ont créé l’association "donner des Elles à la santé".
Dans les établissements de santé, l’égalité homme/femme n’est pas encore au goût du jour, comme le révèle un récent sondage. Un collectif créé par plusieurs professionnelles de santé veut rétablir l’équilibre !
Pendant la pandémie, les femmes ont été providentielles et non l’Etat. Elles représentent 90 % de caissiers, 70 % des personnels d’entretien, la majorité des aides et soins à domicile… avec bien sûr des variations selon les pays. Les métiers du care et du cure sont sous-valorisés, sous responsabilisés et invisibles, s’agace Brigitte Grésy, Présidente du Haut Conseil à l’Egalité entre les Hommes et les Femmes lors d’une web émission à l’occasion de la création du collectif Donner des Elles à la santé pour plus d’égalité dans le milieu du soin. En effet, on peut se poser la question : le port de charges est valorisé dans certains métiers ; pourquoi le fait de porter des personnes âgées dépendantes ne l’est pas ? Les IBODE sont majoritairement des femmes, les techniciens informatiques des hommes. Or, pour le même niveau de diplôme, on constate 10 ou 20 points d’indices d’écart, surenchérit Brigitte Grésy.
C’est pour lutter notamment contre ces inéquités dues à un patriarcat toujours vivace que plusieurs professionnelles de santé se sont alliées pour fonder l’association donner des Elles à la santé. Leur but : mettre en place une politique égalitaire au sein du système hospitalier. Ce qui s’avère difficile, selon le Dr Géraldine Pignot, urologue et présidente de l’association. Pour elle, il est prépondérant de sensibiliser les jeunes générations.
Jean Castex annonce un couvre-feu dans 38 nouveaux départements
#COVID19 | La deuxième vague est là.
Nous observons aujourd’hui une progression rapide et très préoccupante de l’épidémie dans tous les pays européens.
Nul n’est épargné. Disons les choses clairement : la situation est grave.
Elle est grave en Europe, elle est grave en France. pic.twitter.com/s5h0BqclXj
Booster notre connaissance des droits de la fin de vie
La mort fait peur. Elle nous fait peur à tous. Les outils mis en place en France pour l'ancitiper de manière souveraine, digne, libre et éclairée, ont fait flop ; et ce malgré l'activité de nombreuses associations ainsi que la communication et les outils mis en place par les autorités sanitaires à grand renfort de campagnes - notamment en 2017 et 2018. Bref, l'incitation à la rédaction - libre et non obligatoire - de directives anticipées et à la désignation d'une personne de confiance n'attire pas les foules. Pour rendre à ces dispositifs l'attractivité qu'ils méritent alors que "seuls 13 % des Français y ont recours", révélait un sondage de 2019, le Centre National des Soins Palliatifs et de la Fin de Vie (CNSPFV) a lancé le 22 octobre des ateliers de travail pour bâtir de nouveaux outils pédagogiques dédiés.
Pour mémoire, ces dispositifs permettent à tout individu majeur de "formuler ses volontés par écrit sur les décisions médicales [notamment son refus de tout acharnement thérapeutique, nldr] à prendre lorsqu'il sera en fin de vie s'il est dans l’incapacité de s'exprimer", que ce soit sur papier libre ou en renseignant les formulaires prévus pour la démarche. Si cette personne ne peut pas écrire, elle peut désigner une "personne de confiance" qui l'assistera et le fera pour elle, devant témoins. La loi du 2 février 2016 a rendu les directives anticipées contraignantes : "révisables et révocables à tout moment et par tout moyen", elles "s’imposent au médecin pour toute décision d’investigation, d’intervention ou de traitement, sauf en cas d’urgence vitale pendant le temps nécessaire à une évaluation complète de la situation et lorsque les directives anticipées apparaissent manifestement inappropriées ou non conformes à la situation médicale".
Sur mandat de la Direction Générale de la Santé du ministère des Solidarités et de la Santé, le CNSPFV sollicitera des acteurs de la société civile, du sanitaire et du médico-social, des experts du grand âge, du handicap, de la précarité, de la psychiatrie... pour mener à bien sa mission de modernisation : mi-2021, les travaux de réflexion devraient se concrétiser par l'élaboration de guides pratiques, d’infographies, de tutoriels animés et de vidéos qui s'inscriront dans le Plan National de Développement des Soins Palliatifs et d’Accompagnement à la Fin de Vie.
EDITO- Octobre rose : de soignante à patiente : de l’autre côté du miroir ?
Octobre, un mois choisi pour mettre en lumière un enjeu majeur de santé publique : le cancer du sein. Seulement, on n'oublie parfois que chaque femme touchée par cette maladie est différente, et chaque histoire unique. Une catégorie de patientes a toutefois tendance à être oubliée du grand public et des campagnes : les professionnelles de santé elles-mêmes. Or ces femmes sont plus nombreuses qu'on pourrait le croire à être touchées. Toutes celles qui ont témoigné se sont retrouvées de l'autre côté de la relation de soin, de l'autre côté du miroir. Et chacune l’a vécu - ou le vit encore - différemment. Certaines ont décidé de nous raconter « leur aventure », parce qu’être soignant ET malade ne doit pas être un tabou.
Que se passe-t-il quand une soignante devient patiente ? Est-ce que son statut change son point de vue de patiente ? Est-ce que son expérience de la maladie change sa vision du soin ?
Caroline, ASH, atteinte d'un cancer du sein triple négatif, l'un des plus difficiles à traiter : Si j’ai un conseil à donner aux soignantes qui ont traversé la même chose que moi, c’est de garder la tête hauteEnceinte de 6 mois, j'ai constaté une décoloration de l'un de mes seins. D'après la sage-femme qui me suivait, il n’y avait pas lieu de s’alarmer... J'ai dû passer par toutes les phases au moment de l’annonce. Sur le moment, j’étais effondrée. Dans ma tête, j’allais mourir ; et surtout ne pas voir mon enfant grandir. Puis j’ai été en colère ! J’étais tellement heureuse à l’idée d’être maman... je ne m’y attendais pas, se souvient-elle. D’autre part, le protocole à suivre était assez flou, je ne savais pas trop où j’en étais. J'ai accouché prématurément (à 37 semaines), quatre jours après avoir eu connaissance de mes résultats. Je suis restée une semaine avec son fils à la maternité pour pratiquer d’autres analyses. Le fait d’être ASH a eu un impact. Je travaillais dans un complexe hospitalier. Depuis peu, j’étais en poste à la maison de retraite qui en dépendait, mais auparavant j’exerçais dans un service de médecine et je voyais beaucoup de patients atteints de cancer. Cela me renvoyait une image négative de la pathologie, même si d’habitude, j’essaie toujours de voir le positif. J’aurais aimé pouvoir discuter avec des personnes jeunes qui étaient dans le même cas que moi.
"Harceler" seulement un mot à la mode ?
Cette fois, Christine Paillard jette un pavé dans la mare et s'attaque à un mal socio-professionnel délicat : celui du harcèlement. Pas celui du pugnace qui ne ferait de tort qu'à lui-même dans la poursuite effrénée de son but. Non, celui qui tourmente, malmène et broie avec violence les individus qui en sont l'objet ; celui qui grignote le monde professionnel, celui qui infeste la société et s'invite insidieusement, avec toujours plus de véhémence, sur les réseaux sociaux. Qu'il soit d'ordre sexuel ou d'ordre moral, appuyé ou pas sur l'exercice hiérarchique au travail, il soumet les individus, dégrade les conditions de travail et engendre de la souffrance. Un "fléau" qui n'épargne pas le monde soignant.
Chaque mois, Christine Paillard, ingénieur pédagogique, propose d'analyser un mot, son étymologie et démontre son importance dans le domaine du soin ; un mot figurant dans son Dictionnaire des concepts en sciences infirmières - Vocabulaire professionnel de la relation soignant-soigné. Elle nous parle ce mois-ci de la honte.Dans sa 4e édition, le dictionnaire de l’Académie Française évoque le verbe harceler par des synonymes comme "agacer, provoquer, exciter jusqu'à importuner, tourmenter". Le tourment est LE synonyme du harcèlement par excellence. De la soumission aussi, selon le Larousse, que ce soit à de continuelles attaques, critiques, réclamations ou pressions. On dit Harceler les ennemis à la guerre, pour dire, les inquiéter, les fatiguer par de fréquentes attaques, par de fréquentes escarmouches. Chez Littré, le verbe est retrouvé avec des précisions notoires, comme inquiéter par de petites mais de fréquentes attaques. Originaire de l’ancien Français, le terme comporte deux fondements : harce (diminutif de hart). Pour le dictionnaire du Moyen français, il s’agit d'une corde pour pendre un condamné (ou pour le lier au supplice). Quant à lui, Littré y voit un dérivé du verbe herser, signifiant au figuré tourmenter comme la herse tourmente la terre; et il cite à l'appui l'anglais to harrow, qui signifie herser et, figurément. La herse malmenant la terre, le harcèlement - par extension – malmènerait les Hommes. Dès le 17e siècle, harceler relate un comportement agressif.
Covid-19 : la France dans le rouge
La situation sanitaire est "particulièrement préoccupante" en France. Le gouvernement ne cache pas son inquiétude et Jean Castex a pris la parole, jeudi 22 octobre, pour annoncer le basculement de plusieurs départements en "alerte maximale" contre le Covid-19, avec de nouveaux couvre-feux à la clef dans 38 départements supplémentaires ainsi qu'en Polynésie pour une durée de six semaines. Dans les hôpitaux, et sur le terrain en libéral, les soignants encaissent avec peine cette deuxième déferlante de cas, entre lassitude, manque de personnel, de matériel et de lits. On fait le point sur l'épidémie dans l'hexagone et outre-mer.
l'épidémie a flambé dans l'immense majorité du pays, à l'exception notable de deux régions encore sous la cote d'alerte : la région Bretagne et la région Nouvelle Aquitaine, l'ensemble du pays a depuis basculé en zone d'alerte", a détaillé le ministre de la Santé.
Les courbes de l'épidémie de Covid-19 ne cessent de croître, en France, comme dans de nombreux pays européens qui ont dû se résoudre à prendre des mesures drastiques (L'Irlande et le pays de Galles reconfinent leur population depuis la semaine dernière). Toute l'Europe est en train de flamber, a ainsi souligné, jeudi, le Ministre de la santé Olivier Veran devant la commission des lois de l'Assemblée nationale, citant la République tchèque (pourtant exempte lors de la première vague), l'Angleterre, le Pays de Galles, l'Irlande ou encore l'Allemagne. En France aussi, les contaminations s'accélèrent : plus de 41 622 cas ont été diagnostiqués en 24 heures, ce qui est un nouveau record. Record qui a d'ores et déjà poussé le gouvernement à réclamer la prolongation de l'état d'urgence, déjà réactivé dans plusieurs département depuis le 17 octobre, jusqu'au 16 février 2021, malgré la réduction drastique de la durée d'obtention des résultats de tests PCR, analyse la Drees.
Cela pourrait être le début d'une fable, raconte Pierrette Meury, IDEL et Infirmière en pratique avancée en Guadeloupe. C'est en réalité l'histoire de nos exercices dans une période de crise inédite. C'est un début d'activité très chaotique après 5 mois de démarrage, alors que les démarches administratives sont tout juste abouties, que les négociations conventionnelles ont accouché de forfaits trimestriels loin d'être à la hauteur pour répondre au besoin des patients atteints de pathologies chroniques. Comme tous, nous avons été frappés dans nos quotidiens professionnels par cette épidémie, inimaginable avant février 2020.
Démarrer l'exercice libéral d'un nouveau métier infirmier, inconnu d'une partie des médecins, des infirmiers et des patients dans un contexte COVID... il n'y a pas de conditions pires !
Combien d'entre nous auront réussi cette installation? Il est aisé de juger du peu de visibilité des 63 premières diplômées, comment espérer voir un quelconque résultat dans de telles conditions de démarrage en libéral ? Des conditions de fragilité professionnelle, de fragilité financière, d'incertitudes sur les collaborations... Et pourtant chacun de nous s'est positionné avec ses toutes nouvelles compétences, très souvent en appui, en complémentarité face aux besoins des pairs et des équipes. Mais aussi auprès des patients en prévention, en dépistage, en coordination, en logistique… un positionnement tout en finesse, en ajustement, avec une grande capacité d'adaptation et des qualités relationnelles fines.
Cette crise a donné un coup de pouce à la collaboration pluriprofessionnelle avec le médecin et avec l'équipe. C'est bien connu dans l'épreuve, il y a entraide. Nous nous sommes tous mis, ensemble, au service des patients face à leurs besoins. Nous avons retrouvé la boussole de nos missions : le patient ! Au fil des consultations l'expérience infirmière solide a servi pleinement le positionnement IPA. Le rôle IPA a essentiellement été dans la prévention individuelle ou collective COVID mais pas que ! Elle a aussi oeuvré à la prévention des décompensations, au suivi de l'observance thérapeutique, au soutien psychologique par l'écoute, au recours à des ressources sociales territoriales ou un lien avec les idel. L'IPAL est devenue un appui pour ses collègues, en diffusant l'information, en aidant à organiser, à situer quel EPI par rapport à quelle situation, en étant le relais avec le MG ou l'avant garde de la consultation médicale. Plusieurs situations d'urgences vitales ou moins, allant de la décompensation diabétique à l'infection urinaire ont trouvé leur réponse grâce au regard IPA. A peine sortis de la première vague, nous sommes de nouveau en état d'urgence sanitaire ...
Chez nous on dit "il ne faut jamais blâmer une contrariété" (Fò pa ou jen blanmé on kontrayété) probablement est ce notre manière de débuter nos nouveaux exercices ? Nous en tirerons le positif, certainement cette situation entrainera des difficultés d'exercice avec son lot d'inquiétudes. N'ayant pas d'autre choix, cette crise fera partie de l'histoire des débuts des infirmiers en pratique avancée, elle aura son influence mais assurément rendra plus fort les IPA et probablement la relation entre les acteurs qui auront ensemble surmonté ces épreuves grâce à leur entraide.
Le CII planche sur une nouvelle version du Code déontologique
Adopté au-delà de nos frontières depuis 1953, le Code déontologique du Conseil International des Infirmières (CII) est en passe de connaître sa septième révision : le 21 octobre, l'instance a lancé une consultation pour répondre aux nouvelles réalités des soins de santé et infirmiers amenées par les bouleversements politiques, technologiques, sociétaux... D'ores et déjà examinée par le Conseil d'Administration et les experts du CII, la nouvelle version du Code doit désormais passer dans les mains d'associations de patients, d'organismes de règlementation, d'éducateurs, de groupes de soins infirmiers et de santé et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), dont les avis seront recueillis à titre consultatif avant validation définitive.
Genève, siège du Conseil International des Infirmières
Près de dix ans après sa dernière révision en 2012, le Code déontologique doit refléter les enjeux de la pratique infirmière d'aujourd'hui, explique le CII. "Pratique d'aujourd'hui" ? Pour l'organisation, c'est celle qui est confrontée à la pandémie de Covid-19, aux inégalités hommes-femmes, aux discriminations sous toutes leurs formes, aux progrès technologiques ou encore aux questions sociétales en général. Les infirmiers, constate-t-il, sont quotidiennement en contact avec ces problématiques, lesquelles interrogent nécessairement leur pratique sur le plan éthique. Étant que nous représentons l’une des professions en qui l’on a le plus confiance, les soins infirmiers exigent des normes élevées, a déclaré Howard Catton, Directeur général du Conseil.
Selon la Présidente du CII Annette Kennedy, les infirmières sont tous les jours confrontées à des dilemmes en termes de déontologie.
Les étudiants infirmiers décrochent le droit de vote à l'université !
Par voie de communiqué de presse ce matin, la Fédération Nationale des Etudiants en Soins Infirmiers (FNESI) annonce que les étudiants viennent d'obtenir le droit de vote en milieu unvisersitaire, faisant d'eux un groupe intégré de manière organique à l'université après des années de lutte et l'obtention du droit de vote au CROUS, il y a vingt ans. Même si elle reconnaît une avancée majeure, la FNESI estime qu'il s'agit d'une victoire en demi-teinte et craint des problèmes d'organisation des scrutins ainsi qu'un manque de sensibilisation des étudiants à leur rôle d'électeur. Pour l'éviter, la Fédération réclame la création de Départements Universitaires en Sciences Infirmières (DUSI) pour rassembler les IFSI au sein d'une UFR. De même que la délivrance par l’Université, du Diplôme d’Etat Infirmier (DEI) et son inscription dans la liste des Diplômes Nationaux de Licence (DNL).


