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Les actualités de infirmiers.com
Mis à jour : il y a 47 min 48 sec

"Nous sommes des ambassadeurs de la vaccination et de la santé publique"

jeu, 11/05/2020 - 09:33

Pour sa douzième édition le 5 novembre, la Matinale de l’Ordre national Infirmier s’est penchée sur les enjeux de la vaccination en France et le rôle des infirmiers dans le dispositif. Un dispositif de protection de la population qui a progressé au fil des années, mais qui a également souffert du sentiment de méfiance - voire de défiance - chez les Français, qu'ils soient soignants ou patients. En cette période d'épidémie de Covid-19, de reconfinement et d'arrivée des virus hivernaux - notamment de la grippe - comment sensibiliser la population à la nécessité de se faire vacciner et positionner la profession infirmière, aux côté des autres acteurs de santé, de manière à ce que sa contribution soit optimale ?

Au Québec, les infirmiers reçoivent jusqu'à 320 personnes par heure dans des cliniques privées et publiques pour vacciner en toute autonomie, sans ordonnance.

Depuis plusieurs années, l'ONI s'est emparé du sujet de la vaccination anti-grippale et l'encourage vivement dans ses rangs, rappelant à maintes reprise combien "le rôle infirmier en la matière doit être exemplaire". Signataire, avec d'autre Ordres, d'une convention avec le Ministère de la santé et des solidarités pour promouvoir la démarche chez les infirmiers,  l'Ordre constate chez ses adhérents le souhait très net d'accéder à plus de responsabilités dans ce champ d'exercice. Nous avons de grandes revendications sur le sujet, déclare Patrick Chamboredon, Président de l'ONI. Rien d'étonnant : à l'heure actuelle, 1,5 million de personnes en France sont vaccinées contre la grippe par des infirmiers, qui peuvent désormais éditer des bons de vaccination et identifier sur le terrain des personnes à cibler, rappelle François-Xavier Brouck, Directeur des assurés à la CNAM, qui précise par ailleurs que le taux de vaccination par les médecins a fortement chuté, et que 20 % des actes sont désormais réalisés par les infirmiers et 30 % par des pharmaciens d'officine.

Pour rappel, les pharmaciens ont été autorisés à vacciner d'abord de façon expérimentale sur certains territoires, puis l'autorisation est devenue officielle, ce qui entraîné de vives réactions de la part des infirmiers libéraux mais, comme l'a souligné Patrick Chamboredon, les tensions entre professionnels de santé ne sont jamais bonnes, ni pour les uns, ni pour les autres.

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La fatigue et le manque d’effectifs : principale crainte dans les Ehpad

jeu, 11/05/2020 - 07:55

Si l’on regarde du côté de Santé Publique France, les indicateurs ne sont pas rassurants en Ehpad. Le nombre de morts liés à la Covid-19 a "nettement augmenté" la semaine dernière, et cette tendance risque de s'accentuer à cause de la hausse des contaminations chez les personnes âgées, notamment en Ehpad, selon les données hebdomadaires publiées vendredi 30 octobre. "L'augmentation du nombre de cas de Covid-19 parmi les résidents des Ehpad fait craindre une augmentation des décès dans les prochaines semaines", a mis en garde l'agence sanitaire.

De l’avis de beaucoup, l’organisation est aujourd’hui mieux rodée dans les Ehpad, mais la grande crainte concerne le remplacement du personnel.

Durant la semaine du 19 au 25 octobre, le nombre de cas confirmés dans les établissements médico-sociaux, dont les Ehpad, a connu une très forte augmentation (+84% par rapport à la semaine précédente).

Le nombre de décès en maison de retraite est lui aussi en augmentation depuis début septembre. Santé publique France estime le nombre de décès à 29 par jour en moyenne en établissement. Au 31 octobre enfin, 649 clusters étaient en cours d’investigation en Ehpad, soit 9% des établissements.

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Catégories: Soins

Dans la peau du coronavirus : « Les gens sont mon habitat »

mer, 11/04/2020 - 11:04

Depuis des mois, on ne parle que de lui… sans jamais cependant entendre son point de vue ! Franck Courchamp, directeur de recherche au CNRS et titulaire de la Chaire Axa sur la biologie des invasions (Université Paris-Saclay), s’est glissé le temps d’une interview imaginaire dans la peau de ce coronavirus SARS-CoV-2 qui affole la planète. Au-delà de l’aspect ludique de cette "rencontre", c’est aussi une façon pour le scientifique de nous faire changer de perspective sur les enjeux de la pandémie et des enseignements qu’il serait heureux d’en tirer. Merci à The Conversation de partager avec nous ce "point de vue" tout à fait inédit... 

Qui êtes-vous, coronavirus ?

Un point de vue somme toute plutôt inquiétant, nest-ce pas ?

Je commencerais par dire, modestement, que je suis le King. Le roi. Après tout, corona en latin signifie "couronne", vous le reconnaissez donc vous-même en me donnant ce nom. Je suis un petit bijou de l’évolution, pourtant, je suis resté assez simple. Paradoxalement, cette simplicité est une source d’incompréhension pour vous. Vous avez déjà du mal à vous décider sur un point aussi basique que de savoir si je suis ou non vivant… À votre décharge, vous vous posez la même question pour tous mes autres confrères virus.

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Catégories: Soins

Les violences aux professionnels de santé libéraux désormais prises en compte par l'ONVS

mer, 11/04/2020 - 10:40
Les violences à l'encontre d'un soignant, quel qu'il soit, à l'hôpital, comme en secteur de ville, sont hélas trop souvent observées et les raisons qui conduisent à ces actes aussi choquants que répréhensibles relèvent de facteurs déjà bien identifiés . La crise sanitaire, et les situations de tensions qui en ont découlé, ont encore accru ce phénomène. La consultation exceptionnelle menée par l’Ordre National des Infirmiers en avril 2020 révélait ainsique 12% des infirmiers ont subi des pressions, menaces ou injures en rapport à leur profession pendant, et que 6% déclaraient avoir subi une agression visant à leur dérober du matériel. Par communiqué, l’Ordre souligne agir en concertation avec les pouvoirs publics, pour que ces actes cessent. Parmi ces interlocuteurs, l’ONVS (Observatoire national des violences en milieu de santé) a pour mission de coordonner et d’évaluer les politiques mises en œuvre par les différents acteurs sur l’ensemble du territoire afin de garantir la sécurité des personnes et des biens à l’intérieur des établissements de santé. Pour rappel, le domaine de compétence de l’ONVS recouvre les secteurs sanitaire et médicosocial publics et privés. Pour recenser les actes de violence commis en milieu de santé, l’observatoire a conçu et diffusé un système de remontée des actes de violence via une plateforme dédiée.

L'ONI nous informe que l'ONVS refond actuellement cette plateforme informatique afin de pouvoir étendre le recueil des signalements de violence (atteintes aux personnes et aux biens) aux professions libérales de santé afin que le ministère ait, d’une part, une vue d’ensemble des violences commises contre les professionnels, quel que soit le mode d’exercice et, d’autre part, qu’il puisse en collaboration avec les ordres et en lien avec les partenaires institutionnels de la sécurité et de la justice améliorer leur sécurité. L'instance ordinale rappelle également que pour ce qui concerne les infirmiers salariés, la procédure ne change pas : ce sont toujours les établissements de santé auxquels ils sont rattachés qui ont accès à la plateforme et doivent y signaler les violences subies par leurs collaborateurs. Et de souligner que outre le signalement, l’Ordre appelle tous les infirmiers victimes de violences à porter plainte et propose une assistance via ses référents violence au sein de chaque conseil départemental ou interdépartemental. Il étudie la possibilité de constitution de partie civile afin d’apporter un soutien visible et d’appuyer auprès des tribunaux le caractère de très grande gravité des violences à l’encontre des soignants.

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« Nous avons été les premiers à demander un reconfinement »

mer, 11/04/2020 - 10:33

La seconde vague de l’épidémie de Sars-Cov-2 pourrait effectivement s’avérer pire que la première. Suite au reconfinement, qu’elle a d’ailleurs appelé de ses vœux, la Fédération Hospitalière de France (FHF) a tenu à faire le point sur la situation dans les établissements de santé, à nouveau en tension. Manque de lits, pénurie de personnels, la Fédération semble penser qu’il sera difficile de ne pas déprogrammer certains actes, même s’il faut limiter les pertes de chances pour les patients non-Covid.

Vite sortir de cet état de crise et éviter que les hôpitaux ne se retrouvent débordés. Pour la FHF, le reconfinement était la seule solution.

Si l’annonce du reconfinement mercredi dernier n’a pas été épargnée par les critiques, la Fédération Hospitalière de France estime que les remontées du terrain montrent le bien-fondé de cette mesure. Elle souhaite d’ailleurs que les exceptions soient le moins nombreuses possible, a déclaré Frédéric Valletoux, son actuel Président, lors d’une conférence de presse. Le but est d’éviter que les hôpitaux ne se retrouvent débordés et que l’on sorte vite de cet état de crise.

En effet, si au mieux du premier confinement le taux de contamination (R0) était aux alentours de 0,7, les experts espèrent cette fois un R0 optimal de l’ordre de 0,9. Il appartient à tous de respecter aux mieux les consignes. Il faut savoir que les effectifs n’ont pas augmenté par rapport au printemps dernier. Les soignants ne sont pas plus nombreux, et ils accusent la fatigue. Sans oublier qu’ils sont eux-mêmes touchés par le Covid, et qu'on constate donc un absentéisme, souligne Zaynab Riet, Déléguée générale de la FHF. Un absentéisme difficile à estimer ; néanmoins, la FHF a lancé une enquête sur ce sujet, les données sont actuellement en cours d’analyse et les résultats devraient prochainement être rendus publics. C’est un gros travail. On remarque que les chiffres varient beaucoup en fonction des établissements ou des Ehpad. De manière générale, ils sont de l’ordre de 8 à 9%. Cependant, cette situation n’est pas nouvelle, elle préexistait avant la crise, on n’observe pas de pic majeur au mois de septembre. Il est, en revanche, probable que l’on constate un différentiel entre 2019 et 2020, dû notamment à la Covid. On verra ce que donnent les résultats, informe Amélie Roux, Directrice du pôle ressources humaines de la FHF.

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Les brèves sur infirmiers.com, vous connaissez ?

mer, 11/04/2020 - 07:55

Il existe un espace « En bref » en page d'accueil... Vous le connaissez ? Tous les jours, des « petites » informations, à la marge des actualités professionnelles de santé - ou pas - y sont déclinées... Parution de rapport, chiffres clés, résultats d'enquête, faits divers, parution d'ouvrage, revue de presse, anecdotes... autant de "petits plus" pour enrichir encore vos connaissances et bien évidemment, les partager, ce que nous faisons de notre côté sur notre fil twitter, par exemple, ou sur notre page facebook...

Tous les jours, sur l'espace « En Bref », une mine d'informations utiles... et agréables !

N'oubliez donc pas d'y jeter un œil au quotidien … car qui dit actu en bref ne veut pas dire manque d'intérêt....

Voici les quatre dernières brèves parues...

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Covid-19 : quel pronostic à trois mois pour les patients en réanimation ?

mar, 11/03/2020 - 16:53

Pour évaluer les caractéristiques cliniques et le pronostic à 90 jours de personnes malades du Covid-19 hospitalisées en réanimation durant la première vague de l'épidémie, une vaste étude baptisée "Covid-ICU*" a été menée du 25 février au 4 mai 2020 chez 4 244 patients** atteints de syndrome de détresse respiratoire aigu (SDRA). Initiée par le réseau de Recherche en Ventilation Artificielle (REVA) et promue par l’AP-HP***, elle a été coordonnée par Matthieu Schmidt, médecin à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, et financée par la Fondation AP-HP pour la recherche et un Programme Hospitalier de Recherche Clinique national dédié à l'épidémie de coronavirus. Après analyse, les données révèlent que plus le syndrome respiratoire est grave, plus la mortalité augmente (jusqu’à 50 % en cas de SDRA sévère) ; de même qu’elle triple, au moins, en cas d’intubation / ventilation (36 %, contre 11 % en l'absence de ventilation invasive). Par ailleurs, des complications pulmonaires et rénales ont été constatées chez certains patients post manoeuvres de reventilation (intubation, décubitus ventral).  Sur le plan de l’organisation enfin, les durées moyennes de séjour en réanimation, plus longues que celles observées hors Covid-19, se sont explicitement montrées de nature à mettre en tension les services hospitaliers. Les résultats de ces travaux intermédiaires, auxquels la deuxième vague épidémique impose désormais un suivi à plus long terme, font également l'objet d'une publication scientifique intermédiaire dans les colonnes d'une revue internationale.

*ICU, pour Intensive Care Unit

**Population âgée de 63 ans en moyenne et composée aux 3/4 d'hommes, dont 41 % touchés par une obésité modérée à sévère

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Apprendre aux jeunes à bien manger en "2-2"

lun, 11/02/2020 - 13:27

Mangera, mangera pas, mangera mal ? Selon une étude de l'Observatoire National de la Vie Etudiante (ONVE) menée en 2018, les 18-25 ans n'adoptent pas toujours les bons comportements alimentaires. La faute aux petits budgets, aux horaires décalés, au manque de temps, de matériel... Pour leur permettre de s'éloigner de la junk food et d'acquérir de meilleurs réflexes en profitant d'une période-clé de la vie où les changements sont nombreux, Santé Publique France lance du 2 au 29 novembre "En 2-2" (comprendre "rapidement"). Une campagne dont l’objectif est de donner envie de préparer des repas sains, rapides et à moindre coût en revalorisant l’image du mieux manger sans pour autant renoncer au plaisir et sans culpabiliser. Durant le mois de novembre, un clip video plein de punch sera diffusé sur Snapchat, Instagram, Youtube et Twitch et sur les écrans d’une trentaine de campus universitaires partout en France pour expliquer le principe ; des recettes gourmandes et saines faciles à réaliser seront diffusées sur le site mangerbouger.fr/recettes-en-2-2 et sur le compte Instagram @mangerbougerfr. Soutien de l'opération et coqueluche des jeunes, le Youtubeur Squeezie s'est lui-même mis aux fourneaux et invite ses followers à mitonner les petits plats recommandés : croque madame, curry aux lentilles corail, potimarron au micro-ondes, shakshuka, samoussas au thon et à la tomate et salade de carottes et pois chiches... De quoi avoir l'eau à la bouche !

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Covid-19 : les revalorisations salariales des personnels soignants sont avancées

lun, 11/02/2020 - 08:47
Les augmentations de salaire des personnels soignants auront lieu plus tôt. Le Ségur de la santé avait acté une revalorisation de 183 euros net mensuel pour les personnels du secteur public en deux phases, avec une première hausse d’environ 90 € au 1er septembre, le complément devant intervenir au 1er mars 2021. Finalement, cette revalorisation interviendra au 1er décembre et non en mars, conformément aux annonces faites mi-octobre par le gouvernement, selon un arrêté publié ce dimanche 1er novembre 2020, au Journal officiel. La seconde tranche du complément de traitement indiciaire (CTI) de 90 euros net mensuels sera anticipée et versée dès le 1er décembre 2020 à l’ensemble des personnels des établissements de santé et EHPAD publics, annoncent dans un communiqué commun diffusé le 1er novembre, le ministre de la Santé Olivier Véran et la ministre déléguée chargée de l’Autonomie Brigitte Bourguignon

Près de deux millions de professionnels des établissements de santé et des Ehpad – infirmiers, aides-soignants, sages-femmes, manipulateurs-radio, secrétaires médicaux,… sont concernés et verront leur rémunération augmentée de 183 € net/mois, précise encore le communiqué. Pour les médecins de l’hôpital public, la revalorisation de l’indemnité d’engagement exclusif de service public (IESPE), également prévue dans le cadre du Ségur, entrera aussi en vigueur le 1er décembre. L’indemnité sera portée à 1 010 € brut mensuel, précise le communiqué, indiquant cette fois que 100 000 médecins seront concernés.

L’anticipation de ces revalorisations correspond à un engagement sans précédent du gouvernement compte tenu de la mobilisation exceptionnelle des professionnels de santé pour faire face à l’épidémie de Covid-19. Il s’agit ainsi de reconnaître l’engagement de la Nation en améliorant de manière significative la rémunération et le quotidien de plus d’1,8 million de professionnels, soulignent enfin les deux ministres. 

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Les Ordres professionnels rappellent que "la continuité des soins pour tous est ...

lun, 11/02/2020 - 08:05

Dans le contexte du reconfinement et face à une période pandémique qui s'annonce plus forte encore que celle de la première vague, les Ordres des professions de santé* apportent par voie de communiqué tout leur soutien à l’ensemble des soignants, étudiants et retraités, mobilisés sans relâche depuis le début de la crise sanitaire à l’hôpital, dans les établissements et dans leurs cabinets, dans des circonstances extrêmement difficiles et saluons leur dévouement et leur abnégation.

Au-delà, le propos est clair, il s'agit cette fois impérativement de garantir la continuité des soins en incitant fortement l’ensemble des patients à continuer de consulter leurs praticiens, y compris de ville, notamment dans le cadre du suivi de leurs pathologies et de leurs traitements. Il est donc essentiel au regard de la période de confinement du printemps d'éviter les retards de diagnostic et de prise en charge, les pathologies déséquilibrées, les souffrances, les risques de complications et éviter que les patients ne subissent à nouveau une perte de chance dans la prise en charge de leurs pathologies.

Chaque Français, qu’il soit dans une situation de fragilité nécessitant  un suivi régulier ou qu’il ait ponctuellement besoin de consulter, doit continuer à contacter son professionnel de santé, médecin, pharmacien, chirurgien-dentiste, sage-femme, infirmier, masseur-kinésithérapeute, pédicure-podologue ou tout autre professionnel de santé pour bénéficier d’une prise en charge adaptée.

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La ruche des blouses blanches...

ven, 10/30/2020 - 16:31

Depuis quinze ans, Nadia Lanker est aide-soignante dans un service de réanimation. Depuis tout ce temps, elle observe, et observe encore. Pour voir, comme elle, ce qui est parfois imperceptible, arrêtons-nous sur les quelques lignes qu'elle a partagées avec notre rédaction pour raconter son quotidien, celui des soignants, et celui des patients privés de parole. Merci à elle de nous prêter son regard.

Le service de réanimation est une grande ruche agitée et bruyante. Et le personnel soignant, de petites abeilles qui travaillent sans cesse

L’être humain naît dans la parole et ne doit pas mourir dans le silence

Pour tous les sceptiques, je vais vous conter ce qu’est mon service de réanimation. Aujourd’hui, la majorité des patients qui arrivent en réanimation sont pluri-pathologiques, et encore plus depuis le COVID. Souvent, nous sommes confrontés à la mort. Mais, avant la mort il y a la vie. Moi, je suis aide-soignante en réanimation depuis 15 ans, je suis les yeux des médecins et des infirmières... J’entends parfois ce qui ne peut être entendu ; quelquefois, je vois ce qui ne peut être vu. Dans de nombreux hôpitaux, le service de réanimation se situe dans un endroit isolé. C’est un endroit fermé : il vous faut montrer patte blanche pour y pénétrer. Les portes sont toutes fermées, souvent avec des codes. La spécificité de ce service, c’est qu’il est très technique. Et il est souvent perçu comme un monde à part. C’est un endroit où l’urgence est partout, cette urgence est omniprésente dans tous le service, elle rôde. Elle joue avec les patients et s’amuse des soignants.

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Perte d'odorat liée au Covid-19 : le CHRU de Nancy lance une étude inédite

ven, 10/30/2020 - 15:27
Rendre l'odorat aux patients qui en ont été privés par le Covid-19 : c'est l'ambition du CHRU de Nancy-Brabois qui vient de lancer une étude sur un nouveau protocole de rééducation olfactive accélérée. L'idée du Dr Duc Trung Nguyen, praticien hospitalier au service ORL de l'hôpital, est d'ajouter quatre parfums (lavande, fraise, épicéa, herbe coupée) aux quatre odeurs de bases (clou de girofle, eucalyptus, rose, citron) déjà utilisées par des médecins allemands et belges pour cette rééducation. Les patients qui en bénéficient sont soumis à un entraînement quotidien à domicile, précise le communiqué de presse. Toutes les odeurs fortement concentrées sont enfermées dans des petits tubes et doivent être respirées dix secondes deux fois par jour, avec 30 secondes d'intervalle entre chaque tube, pendant huit mois. La perte de l'odorat, l'anosmie, touche deux tiers des personnes atteintes de Covid en Europe et l'étude concernera 80 patients.  

Retrouvez le détail de cette information en cliquant ici

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Le management "par l'attention" à l'autre en Ehpad pour plus d'humanité

ven, 10/30/2020 - 10:53

Déjà fragilisés depuis des années, les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ont payé un lourd tribut à la crise sanitaire. Mais il n’y a pas de fatalité, comme le montrent les pratiques mises en place par Ségolène Lebreton, jeune directrice d’un établissement des Hauts-de-Seine. Rencontre.

Oui, l’Ehpad peut être un lieu de vie et d’humanité insoupçonné...

De nombreux seniors en perte d’autonomie restent angoissés à l’idée d’être placés malgré eux dans un Ehpad, qu’ils perçoivent trop souvent comme l’ultime antichambre. L’entrée en Ehpad représente en effet toujours une décision difficile, pour la personne concernée comme pour ses proches.

Favoriser l’entrée en douceur

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L'avenir des professionnels de la santé : colloque à venir le 5 novembre

ven, 10/30/2020 - 08:46
Professionnel de la santé ou du soin en ville et/ou à l'hôpital, dirigeant ou salarié dans une entreprise, un établissement de santé public ou privé, une association, une institution de santé... ce colloque organisé en visio-conférence par l'Association SPS Soins aux Professionnels de la Santé le jeudi 5 novembre prochain tombe à point. Au programme : constats depuis le début de la crise sanitaire et pistes d'actions concrètes pour venir en aide à tous les professionnels de la santé des secteurs sanitaires et paramédicaux, sans exception, par des experts engagés, courageux et pragmatiques. La rédaction d'infirmiers.com y sera, animant notamment la première conférence intitulée : "Crise sanitaire : quelles conséquences pour les professionnels de la santé ? Résultats d’enquêtes, d’études et témoignages."

Informations complémentaires et inscription gratuite sur le site de SPS

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A lire - Deux ouvrages sur le métier de soignant qui ont trouvé leur auteur

jeu, 10/29/2020 - 17:40

Le mot pourrait faire sourire... pourtant à l'heure d'une crise sanitaire mondiale aussi inédite qu'angoissante, le mot "survie" sonne juste, d'autant lorsqu'il concerne les professionnels du soin et plus spécifiquement les infirmier(e)s et les aides-soignant(e)s que l'on sait aujourd'hui fortement "en tension". Deux ouvrages récemment publiés aux éditions Vuibert par deux soignants que nous connaissons bien, Myriam Lahitte, alias La petite infirmière dans la prairie, et Alexis Bataille, étudiant en soins infirmiers, ancien aide-soignant, contributeur actif d'Infirmiers.com, reprennent en titre le mot "survie", derrière le mot "Guide". Chacun, à sa manière, exprime ses conseils avec autant d'exhaustivité que d'humour, et ce, sans tabou, pour dérouler toutes les ficelles de leur métier d'infirmière et d'aide-soignant ; des métiers que l'on sait devoir exercer quelquefois en milieu hostile... d'où le "Guide de survie" !

Etre soignant, c'est avant tout travailler au coeur du soin pour et avec les patients. Cela soulève forcément beaucoup de questions dont la réponse est plus ou moins évidente...

Infirmier(e) : un métier "d'expertise" conjugué à un métier "passion"

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Plus de 20 000 agents de santé pourraient avoir succombé au coronavirus dans le monde

jeu, 10/29/2020 - 15:31

La dernière analyse du Conseil International des Infirmières (CII) montre que le nombre d’infirmier(e)s mort(e)s de la COVID-19 s’élève à 1 500, contre 1 097 en août. On sait que ce chiffre, qui ne prend en compte que les IDE de 44 pays sur les 195 au monde, est bien en-deçà du nombre réel de décès. De fait, l’analyse menée par le CII suggère que les agents de santé constituent environ 10 % des cas de COVID-19 dans le monde.

Pour Howard Catton, Directeur général du CII, "lorsque tout cela sera terminé, nous ne devrons plus jamais prendre nos systèmes de santé pour acquis et nous devrons investir de façon beaucoup plus massive dans ces systèmes et dans nos professionnels de santé". 

Le communiqué du CII en date du 28 octobre souligne que cette semaine, plus de 43 millions de cas ont été enregistrés dans le monde, dont environ 2,6 % de décès, soit 1,1 million de personnes. Bien que le taux de décès parmi les plus de quatre millions d’agents de santé infectés n’est que de 0,5 %, on estime que plus de 20 000 d’entre eux pourraient avoir succombé au virus ; un chiffre qui fait froid dans le dos.

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Patients (et soignants !) au défi de l’activité physique adaptée

jeu, 10/29/2020 - 14:55

Des jeux en ligne et en équipe qui impliquent patients et soignants et les incitent à bouger davantage : plusieurs établissements ont tenté l’expérience Kiplin, dans des services de chirurgie bariatriques, ou en oncologie. Les retours sont très encourageants. Des infirmières et une patiente nous racontent les bienfaits de ces jeux de santé digitaux, accessibles grâce à une application (payante).

Kiplin a développé une solution digitale pour les établissements de santé : un ensemble de jeux permettant aux patients (et aux soignants) de pratiquer l’APA à distance, en dehors des seules séances en présentiel. Crédit photo : Kiplin

20 millions de Français souffrent d’une maladie chronique, de type diabète, asthme, obésité, ou encore cancer… pour lutter contre ces affections, l’activité physique adaptée (APA) a des effets désormais reconnus : elle contribue à améliorer le sommeil, à lutter contre le surpoids et le stress, elle permet aussi de mieux tolérer les traitements et d’améliorer la survie dans le cas de certains cancers. Pour tenter d’encourager l’activité physique de leurs patients, plusieurs établissements de santé ont fait appel à une application, « Kiplin », qui propose depuis 2014 des jeux sous la forme de challenges de plusieurs semaines. Soignants et patients en équipes sont mis à l’épreuve sur un principe identique : pour jouer, les participants doivent bouger (marcher, pédaler, grimper des marches…) munis de leur smartphone.

convivialité et cohésion

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Quid du statut immunitaire des Français face au Covid-19 ? EpiCOV, le retour

mer, 10/28/2020 - 16:32

En avril dernier, les autorités sanitaires (Ministère de la santé et des solidarités, Drees), en lien avec l'Inserm, l'INSEE, Santé publique France, le CNRS, l'INED et l'Université Paris-Saclay, avaient commandité une vaste étude épidémiologique sur une cohorte de 135 000 personnes, adossée à une grande enquête statistique : l'enquête EpiCOV, dont l'objectif était de fournir une cartographie globale de l'épidémie de Covid-19 et de sa dynamique, en métropole et dans les territoires ultra-marins (Guedeloupe, Martinique, Réunion) grâce à l'analyse d’échantillons biologiques couplée à des questionnaires au sein de la population. Suite à l'analyse des premiers résultats, une seconde phase de sondage a été lancée le 26 octobre. Destinataires d'un nouveau questionnaire, les participants se verront proposer (sans obligation) un auto-test sérologique qui permettra d’atteindre une connaissance de la prévalence de la maladie à l’automne 2020 au niveau départemental, précise un communiqué de la Drees daté du 28 octobre. De quoi dresser une cartographie actualisée des personnes ayant été en contact avec le virus.


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Sandra, infirmière tabacologue accompagne les fumeurs en demande de sevrage

mer, 10/28/2020 - 14:55

Le #MoiSansTabac redémarre prochainement, au mois de novembre, pour sa cinquième édition. L’occasion de découvrir, ou redécouvrir les champs de compétences des infirmières et infirmiers tabacologues au travers d’un portrait : celui de Sandra Brun-Zaragoza.

"Si on considère que la dépendance est une maladie chronique du cerveau, on comprend que d’être formé à l’éducation thérapeutique du patient représente un outil incontournable pour les professionnels de santé en charge des dépendances" nous dit Sandra, infirmière tabacologue.

En 2019, plus de 200 000 personnes se sont inscrites via les différents supports de Tabac Info Service pour relever le défi. Tous les professionnels de santé se mobilisent en tant que partenaires dans la lutte nationale contre le tabagisme. Cette campagne est une nouvelle occasion de mettre en avant le rôle de l’infirmier(e) par ses actions d’éducation à la santé, de prévention des risques, de conseil, mais aussi d’accompagnement et de soutien psychologique lors de la période délicate du sevrage. Depuis 2016, rappelons qu’il est également habilité à prescrire les traitements nicotiniques de substitution.

Sandra Brun-Zaragoza, infirmière libérale depuis 1998 mais aussi tabacologue depuis 2013, titulaire d’une licence en psychologie et certifiée en éducation thérapeutique, nous l’explique : j’ai rapidement constaté les limites de la prévention des risques du tabagisme pour motiver les patients à arrêter de fumer. J’ai donc ressenti la nécessité de me former pour adapter mes actions. Depuis, j’accompagne régulièrement les fumeurs en demande de sevrage.

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Quels dépistage et suivi de patients COVID19 par les IDEL : un nouvel arrêté le précise

mer, 10/28/2020 - 14:47
L’arrêté du 26 Octobre 2020 (modifiant l'arrêté du 10 juillet 2020 prescrivant les mesures d'organisation et de fonctionnement du système de santé nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire) permet le remboursement des tests antigéniques, la possibilité de réaliser la totalité du test dans des lieux hors exercice habituel des professionnels et la possibilité de travailler en inter professionnalité.

Le texte précise ceci : le prélèvement et l'analyse réalisés dans le cadre d'un examen de détection des antigènes du SARS-CoV-2 par un dispositif médical de diagnostic in vitro mis à disposition dans les conditions prévues au VII du présent article, sont valorisés forfaitairement comme suit :
"Pour les infirmiers diplômés d'Etat libéraux ou exerçant en centre de santé : AMI 8,3 pour un examen sur le lieu d'exercice, AMI 9,5 pour un examen réalisé à domicile et AMI 6,1 pour un examen réalisé dans le cadre d'un dépistage collectif défini, au sens du présent article, comme la réalisation de trois tests au minimum. Ces cotations sont cumulables à taux plein avec la cotation d'un autre acte dans la limite de deux actes au plus pour un même patient".

De plus, une information, relayée par la Fédération nationale des Infirmiers (FNI), nous indique que le ministre des Solidarités et de la Santé a confirmé la prorogation des 4 mesures dérogatoires destinées aux IDEL qui devaient s’arrêter le 30/10/20 à savoir :

  • le suivi des patients Covid à domicile (AMI 5,8) ;
  • le dépistage par RT PCR à domicile (AMI 4,2) au cabinet ou collectif (AMI 3,1) ;
  • l’autorisation d’effectuer des soins à domicile sans mention spécifique sur l’ordonnance ;
  • la dérogation au professionnel de santé le plus proche.
Catégories: Soins

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