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"La mort, je l’ai sentie tout de suite" : les soignants racontent le choc ...
Les soignants sont nombreux à le dire : s’ils ont l’habitude d’être confrontés à la mort, les décès à répétition auxquels ils font face depuis le début de l’épidémie de Covid-19, mais aussi les conditions particulièrement éprouvantes de ces morts (en l’absence de la famille, brutales…) ont un fort impact sur leur état émotionnel. Les étudiants en soins infirmiers sont tout particulièrement concernés, eux qui commencent leur vie professionnelle en pleine crise sanitaire, mais les professionnels aguerris s’estiment également fragilisés. Au point que certains ont même renoncé à exercer.
Les soignants, durant cette épidémie, sont confrontés non seulement à des morts violentes, mais aussi récurrentes, qu’ils n’ont pas le temps d’intégrer.
Une enquête SPS menée en collaboration avec notre site entre le 17 et le 30 juin 2020 sur l’impact des décès sur l’état émotionnel des infirmiers, donne quelques précisions sur l’état d’esprit des soignants pendant cette crise sanitaire. 305 professionnels (tous secteurs confondus, hôpital, ville, Ehpad…) ont donné leur sentiment. On y apprend par exemple que la majorité des infirmiers était davantage touchés, lors de morts de patients, par l’absence de la famille (57,3%), par le traitement des corps de patients décédés (28,7%) et enfin par l’aspect répétitif de ces décès (14%). Au plus fort de l’épidémie, 8,5% des soignants disent même avoir eu des pensées suicidaires.
Affronter des morts "massives, violentes et à répétition"Antibiotiques et résistance bactérienne ce qu'il faut savoir en 2020
Les actions engagées au cours des quatre dernières années par la France pour maîtriser la résistance aux antibiotiques et promouvoir un meilleur usage des antibiotiques sont portées par une feuille de route interministérielle publiée en novembre 2016. Ces actions s’inscrivent dans le renforcement de celles menées depuis la fin des années 1990 à travers plusieurs plans nationaux : plans antibiotiques successifs puis volet "prévention et maîtrise de l’antibiorésistance" du Programme national de prévention des infections associées aux soins (Propias) en santé humaine, plans Écoantibio en santé animale et plusieurs actions de recherche en environnement. Elles sont résolument "One Health", selon l’approche promue par l’OMS depuis 2015 et qui, aujourd’hui, fait consensus. Les ponts entre santé humaine et santé animale en matière d’antibiorésistance sont de mieux en mieux connus et l’impact de la dissémination des molécules d’antibiotiques et des bactéries résistantes dans les différents compartiments de l’environnement sur l’apparition et la diffusion de bactéries toujours plus résistantes aux antibiotiques est plus largement étudié et décrit
La synthèse "Antibiorésistance 2020"* coordonnée par Santé publique France en collaboration avec les Agences de santé et les réseaux dédiés de surveillance participe à l'objectif "Programmer des actions de communication" coïncidant avec la Journée européenne de sensibilisation au bon usage des antibiotiques et la Semaine mondiale pour le bon usage des antibiotiques.
Les résultats marquants présentés dans la synthèse 2020 concernent en premier lieu la consommation d’antibiotiques.
- En ville, celle-ci montre depuis 3 ans une nouvelle tendance à la baisse en DDJ pour 1 000 habitants et par jour, alors qu’elle restait stable depuis 2008 après la forte diminution observée au début des années 2000.
- Dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), les résultats d’une étude portant sur 442 Ehpad volontaires disposant d’une pharmacie à usage interne montrent eux aussi une réduction encourageante de certains antibiotiques à large spectre.
- En établissements de santé, la consommation globale d'antibiotiques est stable depuis plusieurs années, avec une tendance à la diminution depuis 2015 dans les ES participant à la surveillance volontaire coordonnée par la Mission nationale Spares
Parcoursup 2021 : ce qu’il faut savoir pour réussir son admission en IFSI
Depuis 2019, les futurs étudiants en soins infirmiers ne passent plus par la case concours pour intégrer un institut de formation en soins infirmiers (IFSI) mais par Parcoursup, la plateforme nationale d’admission en première année de l’enseignement supérieur. Elle permet de recueillir et gérer les vœux d’affectation des futurs étudiants. Tour d’horizon de la marche à suivre pour toutes les personnes bachelières souhaitant intégrer un Ifsi en 2021... Et oui, déjà ! Dates importantes : le 20 janvier 2021, ouverture de la plateforme pour formuler ses voeux, et le 11 mars dernier jour pour les formuler !
Pour les futurs étudiants en soins infirmiers, l’ensemble des 326 IFSI sont désormais accessibles via Parcoursup.
Le concours IFSI a disparu en 2019 afin de laisser place à un autre mode de sélection, jugé moins coûteux et plus égalitaire pour les candidats. Mis en place le 15 janvier 2018 par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation dans le cadre de la loi orientation et réussite des étudiants, Parcoursup permet de mettre fin au tirage au sort. Ce système a pour principale nouveauté d’enregistrer les vœux motivés mais non hiérarchisés des candidats qui doivent accepter ou décliner les propositions au fur et à mesure qu’elles leur sont faites de la mi-mai avant la mi-juillet de chaque année.
Parcoursup est la plateforme nationale d’admission en première année de l’enseignement supérieur. Elle ne concerne que les titulaires d'un baccalauréat. Consultez le calendrier 2021 en trois étapes. Tous les conseils et les informations utiles pour construire votre projet d'orientation Terminales 2020/2021
Gels hydroalcooliques inefficaces : la DGCCRF traque les arnaques anti-Covid
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Autre thème, qui concerne cette fois les masques : quelque 500 000 masques transparents vont être distribués au personnel des crèches et des maisons d'assistants maternels, ont annoncé mardi 17 novembre le ministère de la Santé et le secrétariat d'Etat à l'Enfance qui souhaitent ainsi initier un mouvement d'équipement des professionnels par les employeurs. Cette opération "non reconductible" est financée par la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf). Trois masques transparents seront attribués à chaque professionnel concerné: personnels des crèches, micro-crèches et assistantes maternelles réunies au sein d'une MAM. Accéder aux visages et aux émotions des adultes qui les entourent au quotidien est un facteur clé du bon développement des jeunes enfants. Aux employeurs désormais de poursuivre cette dynamique, indique le secrétaire d'Etat à l'Enfance et aux Familles, Adrien Taquet, cité dans le communiqué.
"Il faut une stratégie de déconfinement claire, lisible et anticipée"
On constate, au niveau national, une baisse du taux d'incidence de la covid-19. On est dans une phase de plateau et la prudence reste de mise car la situation dans les hôpitaux demeure très tendue, résume Frédéric Valletoux, président de la Fédération Hospitalière de France (FHF) lors du point hebdomadaire consacré notamment à la pandémie mis en place par cette organisation. L'important maintenant, pour la FHF, c'est un déconfinement réussi et pour cela il doit être bien préparé. Il faut éviter une 3ème vague de cette ampleur!, explique le président. Il faudra mettre en place un déconfinement progressif, prudent et patient.
Un des axes prépondérants de ce déconfinement sera sans conteste la vaccination. Mais là encore, la FHF appelle à la patience. Alors que Gabriel Attal, porte parole du gouvernement a déclaré que l'éxécutif se mettait dans les starting-blocks pour être prêt pour distribuer un vaccin contre le Covid-19 dès janvier s’il est validé, la Fédération est plus modérée dans ses propos. Selon Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF, il y a plusieurs choses à prendre en considération dans la stratégie vaccinale notamment : Il faut être très prudent. Il ne faut pas laisser penser à tout un chacun que le vaccin sera disponible dans quelques jours. Il faut bien expliquer le processus et la chaîne logistique à mettre en place. D'autres éléments de la stratégie ne sont pas encore tranchés, en particulier sur les personnes prioritaires, ou sur le fait de le rendre obligatoire ou non. Pour ce qui est de son déploiement, le mieux serait de demander à chaque acteur du système de santé de se mettre autour de la table pour discuter de l'organisation de la chaîne logistique. On a besoin de tout le monde car le défi opérationnel va être très grand, insite-t-elle.
La deuxième partie de la conférence de la FHF portait sur une étude menée conjointement par le Centre national de ressources et de résilience et les fonds de recherche de la FHF. Il s'agissait d'une étude obervationnelle portant sur près de 69 000 étudiants interrogés via des auto-questionnaires sur leur état mental en plein coeur du premier confinement. Les résultats sont très préoccupants : 43% des participants présentent des symptômes associés à au moins un trouble mental parmi ceux analysés (dont l'anxiété, un stress sévère perçu, la dépression, et avoir des idées suicidaires). Or, en parallèle, seul 12% ont consulté un professionnel de santé. Pour avoir un point de vue plus étayé, les chercheurs ont requestionné les étudiants à la sortie du confinement et songent sérieusement à recommencer pendant ce second confinement. Zaynab Riet a conclu la conférence en rappelant à quel point la psychiatrie restait, malheureusement, le parent pauvre de notre système de santé.
Le SNIIL dit "non" à la création d'une profession médicale intermédiaire
S’insurgeant comme d'autres syndicats et représentations professionnelles l'ont déjà fait, contre la création menée tambour battant d’une nouvelle profession de santé, le Sniil tient à rappeler que contrairement à ce que l’on veut faire croire, le cloisonnement important des professionnels de santé avec d’une part le médecin diplômé d’un bac + 10 et d’autre part l’infirmière titulaire d’un bac +3 n’existe pas. De même, le Sniil déplore que soit avancée comme raison première de la création de cette profession intermédiaire la démographie et la répartition sur le territoire national des professionnels de santé qui ne permet pas toujours de répondre aux besoins de santé… Et de s'interroger : les députés LREM et le gouvernement auraient-ils fallacieusement oublié que la profession infirmière libérale fut la première profession de santé à faire l’objet d’une régulation démographique dès 2008 ? Exigeant le retrait de l’article 1er de la proposition de loi n°3470, le Sniil propose donc aux députés et au gouvernement de travailler plutôt sur : la reconnaissance à leur juste valeur de l’intégralité des compétences infirmières ; la réingénierie du métier d’infirmier qui permettrait d’adapter la pratique professionnelle infirmière aux besoins actuels du système de santé, tout en optimisant le temps médical ; le développement de l’exercice coordonné pour tous les libéraux. Et Catherine Kirnidis, Présidente du Sniil de conclure : en ce mois de novembre, MM. les députés, M. le Ministre, pas besoin d’une nouvelle couche dans le millefeuille qu’est le système de santé actuel ! Il suffit d’optimiser ce qui existe déjà !
Journée mondiale de la prématurité : comment améliorer "la prise en soins" ?
Où en est-on aujourd'hui dans la prise en charge de la prématurité en France ? Quelles sont les perspectives pour améliorer le soin et la bientraitance envers ces enfants nés trop tôt ? Quelle place accorder aux parents ? A l'occasion de la Journée Mondiale de la Prématurité, mardi 17 novembre, nous revenons sur un état de fait qui concerne 60 000 bébés chaque année dans notre pays, et 1 enfant sur 10 dans le monde.
165 bébés naissent chaque jour prématurément en France (Dans le monde c'est 1 enfant sur 10), ça veut dire qu'autant de familles vivent l'accident de vie qu'est la prématurité, Charlotte Bouvard, directrice fondatrice de l'association SOS Préma et mère d'un petit garçon né prématurément.
Près de 60 000 naissances chaque année surviennent prématurément. La prématurité concerne les enfants nés avant 37 semaines d'aménorrhée, rappelle le professeur Cyril Flamant, chef de service Réanimation et Médecine Néonatale au CHU de Nantes, invité d'une conférence de presse sur la prématurité qui s'est tenue le 5 novembre dernier. On définit différentes classes de prématurité : une prématurité moyenne, entre 32 et 36 semaines d'aménorrhée, une prématurité modérée, entre 32 et 33 semaines et la grande prématurité en dessous de 32 semaines d'aménorrhée. Plus de la moitié de ces naissances sont spontanées, sans qu'on en comprenne forcément les causes. Elles ont généralement lieu à la suite d’une rupture précoce des membranes placentaires ou d’un déclenchement inopiné du travail d’accouchement. Pour les autres, elles sont imposées par les évènements, sur décision médicale et en cas de risques principalement liés à un retard de croissance grave du fœtus, une hémorragie ou une hypertension artérielle sévère chez la mère... D’autres facteurs comme les conditions socio-économiques défavorables, l’âge plus avancé de la mère, le recours à la PMA, le stress ou encore la consommation de tabac sont aussi impliqués. Enfin, en France, un tiers des enfants prématurés sont issus de grossesses multiples.
La prématurité touche 165 bébés chaque année... et autant de familles.Une épidémie peut en cacher une autre : la dengue endeuille les IDEL de Martinique
Quinze ans que la Martinique n'avait pas connu pareille poussée épidémique. Infirmier libéral âgé de 50 ans, Jean-Marc Moutamalle l'a payé de sa vie : la dengue l'a emporté dans la nuit du 13 au 14 novembre, lui qui était dynamique, attachant et toujours prêt à se mobiliser pour sa profession et pour son île témoignent ses collègues de Convergence infirmière Martinique. Depuis fin 2019, la dengue grignote à nouveau cette partie des Antilles françaises et que l'épidémie y est déclarée confirmée, de même qu'à Saint-Barthélémy, Saint-Martin et en Guadeloupe. L'île est actuellement en phase 4 du plan de surveillance, d'alerte et de gestion des épidémies de dengue (PSAGE) piloté par Santé Publique France, c'est-à-dire de "dengue hémorragique nécessitant une adaptation de la prise en charge hospitalière". C'est là que le bât blesse : déjà malmenée par la crise du coronavirus, la Martinique doit en plus organiser sa réponse et faire face à une tempête sanitaire simultanée, que nos esprits accaparés par le Covid-19 pourraient bien ne pas apercevoir. Or la dengue, hautement contagieuse, atteint désormais la quasi-totalité des communes du réseau de surveillance malgré les efforts de prévention déployés. Selon les données arrêtées fin septembre, 7 350 cas confirmés ont été recensés sur l'île depuis fin 2019. Parmi eux, 8 cas graves hospitalisés en réanimation ou en soins intensifs et 10 décès sont à déplorer. Jean-Marc, hélas, vient alourdir ce triste bilan.
Notre rédaction adresse ses sincères condoléances aux proches et amis de Jean-Marc et se joint à la peine de ses collègues
Ségur : 650 millions pour le quotidien des hôpitaux dès janvier 2021
Retrouvez le détail de ce communiqué sur le site du Ministère de la Santé.
Un nouveau numéro de Rose Magazine plus que jamais militant
L'édito de ce nouveau numéro de Rose Magazine, en pleine crise sanitaire, le 19e du nom couvrant l'automne 2020 et l'hiver 2021, donne le ton. Pour la premièère fois depuis que Rose Magazine existe, ce n'est pas une femme malade qui pose en couverture. Mais une soeur de coeur, écrit Céline Lis Raoux, directrice de l'association RoseUp. En effet, Anëlle, candidate au concours Miss Guadeloupe, a été disqualifiée car elle avait posée pour une campagne de dépistage du cancer du sein. L'éditorialiste rappelle que cette éviction avait provoqué une vague d'indignation chez toutes celles, filles, soeurs, mères, qui se sentent concernées par cette maladie. Le cancer du sein provoque en effet quelques 12 000 décès chaque année. Et tout ça pour une poitrine dévoilée dans le cadre d'une campagne de soutien au dépistage du cancer du sein... On croit rêver, au XXIe siècle, et le Comité Miss France n'a pas été épargné ! En réaction, 18 femmes "médiatiques" se sont engagées autour d'Anaëlle pour le dépistage du cancer du sein, posnt "les seins en majesté", habillés de rose.
Oui Rose Magazine reste plus que jamais fidèle à ses engagements, véritable media militant : lutter contre toute stigmatisation liée à la maladie, donner de la visibilité aux femmes malades du cancer, véhiculer et valoriser leur parole, les soutenir et les accompagne tout au long de cette épreuve de vie qu'est le cancer. On retrouve donc dans ce dernier numéro tout ce qui constitue l'ADN de RoseUp : du militant, du combatif, du scientifique, du novateur, du décoiffant, du non politiquement correct et même du glamour ! 156 pages pour en rendre compte...
Découvrez tous les articles du numéro 19 de Rose Mag et partagez le, bien sûr !
Tests antigéniques Covid-19 : vraiment un renforcement du rôle propre infirmier ?
Au-delà de sa dureté, la traversée de l'épidémie de Covid-19 laisse aussi entrevoir, en termes d'organisation du système de soins, quelques perspectives plus réjouissantes - peut-être fondatrices d'un positionnement infirmier en évolution. Au premier rang desquelles les arrêtés des 16 et 26 octobre 2020, qui consolident la position de la profession dans le dispositif de rupture des chaînes de contamination et de dépistage massif, entrepris à grand renfort de communication et d'investissements dans des tests plus rapides par les autorités. Mais pour dépister, il faut du matériel - que les infirmiers peinent à se procurer pour l'instant.
Comme pour les tests PCR déjà pratiqués et l'aide conséquente apportée aux laboratoires de biologie médicale, les infirmiers répondent présents
Il n'est pas rare que les situations de crise fassent émerger - ou réémerger - des débats essentiels, et les fassent avancer malgré l'inertie jusque-là observée. Comme pour la vaccination - anti-grippale, anti-Covid, et autres - l'épidémie actuelle révèle certaines nécessités et bouscule les schémas établis, urgence oblige. Après l'engorgement des hôpitaux, et celui des laboratoires de biologie médicale ces derniers mois pour répondre à la demande croissante de testing de la population, des annonces officielles d'achat en masse de tests rapides antigénique (TRA) veulent rassurer les populations. Mais lesquelles ? La population générale bien sûr, mais aussi celle des soignants. Deux arrêtés publiés fin octobre permettent désormais aux infirmiers, acteurs de terrain de première ligne, de procéder à des tests antigéniques sans ordonnance médicale. Alors que les médecins généralistes se déclarent eux-mêmes peu emballés par le testing, la disposition vient compléter la participation infirmière, active depuis plusieurs mois dans la réalisation tests PCR en collaboration avec les laboratoires.
Atout précieux dans notre stratégie diagnostique, complément des tests PCR réalisés en laboratoire, les tests antigéniques permettent d'identifier rapidement les cas positifs et casser les chaînes de contamination. pic.twitter.com/wAZAwpSW88
— Olivier Véran (@olivierveran) November 17, 2020Véritable clé de voûte du "tester, alerter, protéger", les infirmiers permettent aujourd'hui de penser l'après-reconfinement, comme ils avaient permis hier de penser l'après-confinement. On ne testera pas forcément davantage, mais on parviendra peut-être à écarter plus rapidement le danger
« Les infirmiers ont un rôle majeur à jouer au moment du diagnostic de diabète »
Ce samedi 14 novembre sera la journée mondiale consacrée à une pathologie fréquente aux multiples facettes : le diabète. Il est d’autant plus important d’en parler que ceux qui en souffrent n’ont pas été épargnés par la pandémie de coronavirus, toujours d’actualité. Mais crise sanitaire ou non, les enjeux restent les mêmes : améliorer la prévention, trouver la réponse thérapeutique la plus adaptée, et surtout maintenir la qualité de vie des patients.
Toutes les personnes diabétiques n’encourent pas le même risque de développer une forme grave du Covid. Mais toutes méritent un suivi personnalisé au plus près de leurs besoins, même pendant la crise sanitaire.
Le diabète, ce n’est pas une, mais plusieurs maladies, rappelle Jean-François Thébaut, vice-président de la Fédération Française des Diabétiques (FFD). En vue de la 80ème journée mondiale consacrée à cette pathologie, l’association de patients a organisé un colloque pour faire le point sur la prise en charge du diabète, notamment dans le contexte de la crise sanitaire due à la Covid-19. La FFD plaide en particulier pour une médecine humaniste et la mise en place d’une véritable « démocratie sanitaire ». En parallèle, la Fédération Internationale des diabétiques (International Diabetes Fédération) a décidé de mettre l’accent sur la profession infirmière.
Problème d'observanceCovid-19 positif et asymptomatique, un soignant peut-il être obligé à travailler ?
Les soignants testé positifs au COVID-19 et restant asymptomatiques sont sommés de continuer le travail par leur hiérarchie dans certains établissements de santé ou médico-sociaux. Ces derniers ont-ils le droit d’agir ainsi ? Voici quelques éclaircissements législatifs.
Covid19 positif et asymptomatique, un soignant peut-il être obligé à travailler ?
Alors que des contrôleurs de la SNCF, qui avaient continué à travailler à bord des TGV, tout en se sachant positifs au coronavirus, risquent des sanctions disciplinaires, voire pénales, il n’en est pas de même dans le système sanitaire. les soignants positifs et asymptomatiques sont incités à continuer à travailler. Certains établissements de santé demandent en effet aux personnels soignants ayant contracté la covid-19, ou en attente de résultat du test RT-PCR, de venir travailler s’ils sont asymptomatiques ou s’ils sont paucisymtomatiques, faute de pouvoir les remplacer.
Le quotidien Le Parisien publie à cet effet une note obligeant les soignants du Grand Hôpital de l’Est Francilien (GHEF) atteints par un seul symptôme - diarrhée, vomissement, migraine, sinusite ou courbatures - à travailler. C’est seulement à partir de deux symptômes que le médecin du travail prononce leur éviction.
Une admission en réanimation toutes les trois minutes : le (re)confinement reconduit pour 15 jours
Ce jeudi 12 novembre, Jean Castex a tenu une conférence de presse commune aux côtés des ministres de la santé et de l'économie pour faire un bilan des quinze premiers jours de (re)confinement. Malgré un fléchissement ténu de certains indicateurs, les Français resteront encore chez eux, pour deux semaines au moins.
De la nécessité de réduire "l'énorme pression sanitaire" que fait peser la deuxième vague sur notre système de santé, les chiffres en attestent
Le pic épidémique d'avril 2020 est désormais dépassé, a annoncé le Chef du gouvernement. Avec lui, Olivier Véran et Bruno Le Maire ont dévoilé la suite des hostilités en matière de (re)confinement, décidé par le Chef de l'Etat depuis le 30 octobre. Sur la foi des données Covid-19 observées depuis près de deux semaines, le nouveau confinement est maintenu au moins pour une durée de 15 jours. Car l'impact de l'épidémie est lourd et la deuxième vague extrêmement forte a signalé le Premier Ministre, qui relève qu'un décès sur quatre est aujourd'hui dû au virus en France, que 40 % des personnes admises en réanimation ont moins de 65 ans, et que 95 % des lits de réanimation sont aujourd'hui occupés, toutes pathologies confondues. Dans ces conditions, juge-t-il, il serait irresponsable d'envisager d'alléger les mesures actuelles malgré le timide infléchissement, même s'il se félicite d'effets positifs en cohérence avec les attendus gouvernementaux. Les premiers résultats sont encourageants, mais fragiles : l'inflexion semble se dessiner (R=0,8 à 0,9) et les efforts collectifs doivent être poursuivis, puisque le pic épidémique est attendu dans les jours à venir, a précisé Olivier Véran.
Autrement dit, la stratégie mise en place depuis ces derniers jours semble commencer à porter ses fruits, mais les signes d'encouragement sont si fragiles qu'il faut impérativement maintenir les moyens mis en place pour empêcher de nouvelles contaminations et l'arrivée de patients dans les services d'urgence et de réanimation, et réduire enfin l'énorme pression sanitaire, a insisté Olivier Véran. Car la mobilisation des soignants cette fois-ci est sans précédent dans notre pays ; nous avons dû rappeler les personnels récemment retraités, faire appel aux étudiants toujours en formation et à ceux nouvellement formés à la réanimation, a ajouté le Ministre de la santé. La Bourgogne - France-Comté et l'Auvergne - Rhône-Alpes comptent parmi les régions les plus touchées ; ce sont aussi celles pour lesquelles il faut envisager des transferts de patients vers des territoires moins impactés.
Don du rein de son vivant : des "ateliers greffes collectifs", à destination ...
Quand elle est possible, la greffe rénale est le meilleur traitement de l’insuffisance rénale chronique terminale. Elle l’est d’autant plus lorsque la greffe est envisageable grâce au don d’un proche. Elle permet en effet de restituer toutes les fonctions rénales et améliore considérablement la qualité de vie du patient ainsi que son espérance de vie. L’option thérapeutique, à partir de donneur vivant, est de plus en plus pratiquée mais reste encore insuffisamment connue. C’est pour faire connaître cette possibilité thérapeutique au plus grand nombre, et notamment à l’entourage des patients, que l’Agence de la biomédecine mène chaque année une campagne de sensibilisation nationale au don de rein de son vivant. Cette campagne a démarré le 9 novembre et durera juqu'au 22 novembre prochain. Ecoutons Daphné Fiorio, infirmière au centre de dialyse de l’AURAL (Lyon) nous en parler.
Cet article est proposé par l'Agence de la Biomédecine
Vous êtes infirmière au sein d’un centre de dialyse, pourriez-vous nous expliquer votre rôle ?
Daphné Fiorio - Je suis infirmière de dialyse depuis 10 ans et travaille actuellement dans un service qui reçoit des patients en auto-dialyse assistée et en unité de dialyse médicalisée. Depuis 2012, j’interviens aussi dans le suivi des patients en attente d’une greffe rénale. Plus récemment, il y a 9 mois, j’ai débuté une nouvelle activité : infirmière de parcours.
En tant qu’infirmière de parcours, quel est votre rôle et à quel moment intervenez-vous ?
Anglais medical: tout savoir sur l’Hépatite C !
Ce nouveau cours d’anglais, élaboré par Virginia Allum, auteur et consultante EMP (English for Medical Purposes) traite de l’hépatite C. Les corrigés des exercices sont à retrouver en PDF en bas de page. N'hésitez pas à vous servir du dictionnaire en ligne Wordreference. Vous trouverez à la fin de cet article les corrections des exercices qui vous sont proposés téléchargeables au format pdf.
Activity 1Match the terms with the French translation."Stagnation haute des chiffres du suicide" chez les 15-25 ans d'après une étude
Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les jeunes après les accidents de la route, rappelle la fondation d'entreprise Ramsay Santé, qui a dévoilé, le 10 novembre, une étude réalisée avec le chatbot Jam sur l'état mental des 15-25 ans pendant la crise sanitaire. Les conclusions sont assez alarmantes : 44 % des 15-25 ont déjà été confrontés au suicide à travers leur entourage (famille, amis, connaissances) ; 2 jeunes sur 3 (65 %) ont déjà eu des pensées suicidaires et parmi eux, 50 % préfèrent le garder pour eux ; Les principales raisons des pensées suicidaires chez les moins de 25 ans sont le harcèlement (54 %), les réseaux sociaux (16 %) et la solitude (14 %) ; Seul 1 jeune sur 5 déclare connaître des associations qui pourraient lui apporter de l’aide en cas de détresse et les 15-25 s’accordent massivement pour dire que la crise sanitaire a aggravé la fragilité mentale de leur génération.
Peu réceptifs aux gestes barrières et à la prévention, les jeunes semblent traverser la crise sanitaire mondiale actuelle avec un sentiment d'invulnérabilitéÂÂ. Et pourtant, leur santé mentale est un sujet qui s'incarne tristement dans la stagnation haute des chiffres du suicide, soulignent ainsi les auteurs de l'étude, qui ont interrogé les jeunes sur leurs visions de la prévention possible. Le harcèlement scolaire est l'un des fléaux pointés du doigt par les 15-25 ans. Pour eux, il conviendrait de former les personnels scolaires (professeurs, directeurs d’établissements, surveillants,...) à déceler et répondre aux agissements des auteurs de harcèlement. Parmi les pistes d'amélioration également, l'accès à un suivi psychologique au coût élevé étant souvent dissuasif pour les 15-25 ans, plusieurs jeunes plaident pour des consultations gratuites, voire obligatoires pour les moins de 25 ans (éventuellement en milieu scolaire). L'objectif : les aider à se découvrir, se développer et s’accepter, mais aussi à maîtriser leurs sentiments et leurs émotions.
Le sondage a été réalisé en ligne entre le 25 septembre et le 5 octobre 2020 auprès de 1 000 jeunes représentatifs de la population des 15-25 ans en France.
Vaccination contre la Covid-19 : la HAS consulte les professionnels de santé
La HAS poursuit ses travaux sur la stratégie d’utilisation de futurs vaccins contre la Covid-19. Selon elle, en la matière, transparence, pragmatisme et flexibilité sont les clés d’une campagne efficace. Après avoir posé un cadre de réflexion sur la priorisation des populations à vacciner selon différents scénarios, elle propose aujourd’hui un projet de recommandations intermédiaires sur la mise en œuvre de la campagne de vaccination : modalités organisationnelles et grands principes de l’information des publics – notamment sur la priorisation nécessaire. Afin de recueillir les avis des principaux acteurs du champ de la vaccination, ces travaux sont soumis à consultation publique (associations de patients et professionnels de santé) depuis le 9 novembre et jusqu’au 30 novembre. De ce fait, les infirmiers, on le sait, se positionnent comme les meilleurs ambassadeurs de la vaccination et de la santé publique comme il a été rappelé récemment lors d'une Matinale de l'Ordre national des infirmiers. Répondre à la consultation sur ce lien paraît donc tout à fait indiqué...
Fluent or not fluent ? Pour les plus aguerris en Anglais, un outil de formation à la réa au ...
La Société européenne de médecine de soins intensifs (ESICM) propose un programme de formation (en anglais) afin de former les professionnels de santé aux compétences en soins intensifs en cette période d'épidémie COVID19. Appelée C19—Space ou Covid-19 skills preparation course, elle donne la possibilité aux médecins, infirmiers et autres professionnels de santé ne travaillant pas habituellement en unité de soins intensifs d'acquérir les compétences de base pour soutenir les équipes sous la supervision de spécialistes. Pour la Société savante, les acteurs les plus importants dans cette crise sont les professionnels de santé. Les ventilateurs ne sauveront pas de vies s'il n'y a personne de compétent pour les faire fonctionner.
Ce programme est soutenu par l'Union européenne.
Grande Guerre - Naissance d’une psychiatrie de guerre
Les traumatismes psychiques sont aujourd’hui largement reconnus et pris en charge. Pourtant cette reconnaissance n’a pas toujours été une évidence. Alors que la célébration du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale bat son plein, il convient de rappeler que la connaissance et la légitimation du traumatisme doivent beaucoup aux avancées considérables qui se sont produites avec la Grande Guerre. Le caractère massif de l’horreur du conflit mondial constitua en effet un tournant dans sa compréhension, mais aussi dans les soins apportés.
Des victimes d’un nouveau genreEn 1914, les armées n’étaient pas préparées à la survenue de ces blessures intérieures. Comme le racontait le médecin Jean Lépine en 1917,
On s’est trouvé en présence de victimes d’un nouveau genre, présentant souvent des symptômes graves, sans blessure apparente. L’heure était peu propice aux observations détaillées et suivies, les centres de spécialités n’existaient pas encore, chacun interprétait ce qu’il voyait suivant ses connaissances médicales et son tempérament personnel, et ce n’est que lentement qu’un peu d’ordre se mit dans ce chaos.


