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"Pratique avancée en douleur chronique : mythe ou réalité ?"
Dans le domaine de la douleur et de sa prise en charge par les professionnels de santé, la place et le rôle des infirmier(e)s qui, de longue date déjà interviennent au sein de services dédiés ou de façon transversale comme dans les services d'oncologie médicale, n'est plus à démonter. Experts en leur domaine, acquérant au fil du temps des compétences propres ou les renforçant via des formations ou des diplômes universitaires... ils sont infirmiers cliniciens, infirmiers ressource ou infirmiers en pratique avancée... Quelle est notamment la valeur ajoutée de ces derniers en matière de douleur chronique ? Cette question a fait l'objet d'une session 100% infirmière intitulée "Pratique avancée en douleur chronique : mythe ou réalité ?" lors du Congrès de la Société française d'Etude et de Traitement de la Douleur (SFETD) tenue en distanciel le 20 novembre dernier.
"Appliquer la reconnaissance d'une pratique avancée à l'exercice de l'Infirmier Ressource Douleur au sein des structures spécialisées douleurs chroniques (SDC)" est défendu par la SFETD.
IPA versus IRD : quelle valeur pour un acronyme ?Jean-Michel Gautier, IADE, cadre de santé et Doctorant en Sciences Politiques (Montpellier) a posé la question : faut-il un domaine d'intervention spécifique en douleur chronique pour l'infirmier de pratique avancée (IPA) ou simplement intégrer la douleur chronique dans la liste des pathologies chroniques stabilisées établie par arrêté ? Question qui en découle naturellement : quid du profil professionnel de l'IPA face à celui de l'Infirmier Ressource Douleur (IRD) ?
Un kit de communication pour lutter contre les violences intrafamiliales
Depuis 1999, le 25 novembre est la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Pour rappel, le 25 novembre 1960, trois femmes dominicaines, les sœurs Mirabal furent assassinées sur les ordres du chef de l’Etat dominicain. Le 19 octobre 1999, lors de la 54e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, les représentants de la République dominicaine et 74 États membres ont présenté un projet de résolution visant à faire du 25 novembre la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.
Rappelons quelques chiffres. En 2019, en France, une femme a été tuée tous les deux jours en moyenne par son conjoint ou ex-conjoint. 1 victime de féminicides sur 3 avait déposé plainte... classée sans suite.4 films d'animation pour favoriser l'emploi des personnes en situation de hanficap dans la FPH
Pour rappel, le FIPH-FP et l’ANFH ont conclu depuis 2010 une convention de partenariat visant à favoriser l’insertion professionnelle et le maintien dans l’emploi des agents de la fonction publique hospitalière en situation de handicap par la formation et l’information ainsi que des personnes « ressources », à travers la mobilisation et la coordination de leurs moyens respectifs.
- Découvrez les 4 films d’animations réalisés par la FPH de Charente avec le soutien de l’ANFH et du FIPHFP sur le site de l’ANFH
- Téléchargez le livret « Handicap au travail : valorisons les compétences au-delà des apparences »
Dolopsy : La douleur au cœur des préoccupations d’un infirmier en psychiatrie
Le point de départ face à la plainte d’un patient pour une douleur n’est autre que "l’étonnement" selon Matthieu Eschbach, diplômé d’Etat en soins infirmiers de pratique avancée sur la mention psychiatrie santé mentale, qui exerce également au GHU psychiatrie et neurosciences à Paris, où il a mis en place une "consultation douleur" spécifique. L’étonnement est "le point de départ incontournable face à la plainte - ou à la non plainte d’un patient en psychiatrie, pour procéder à l’évaluation de la douleur", souligne l’infirmier, intervenu mercredi 18 novembre lors du Congrès national de la Société Française d’Etude et de Traitement de la Douleur (SFETD). Ses observations et ses travaux de recherche au cours de son master l’ont amené à s’interroger sur les modalités de prise en charge de la douleur en psychiatrie, et notamment à constater qu’elle était insuffisamment dépistée.
Plaintes (ou non plaintes) complexes en psychiatrie"Les équipes soignantes de psychiatrie doivent être sensibilisées à la question de la douleur, afin que chacun puisse se questionner face à un patient", Matthieu Eschbach.
L’IPA distingue deux catégories de patients (en psychiatrie) quand il s’agit d’évoquer cette question : les patients qui ne semblent pas ressentir de douleur (apparente hypoalgésie, c’est-à-dire une diminution de la perception et de la réactivité à la douleur), et ceux, au contraire, qui expriment des plaintes multiples et polymorphes. Face à ces plaintes complexes, parfois exprimées (ou non) dans un contexte d’agitation : que faire ? s’interroge le professionnel.
Paroles d'infirmières : "sans les aides-soignants, nous sommes peu de choses..."
Chaque année, tous les 26 novembre, nous proposons à la communauté soignante d'apporter sa contribution pour célébrer comme il se doit cette "Journée internationale des Aides-Soignants" et valoriser ainsi une profession qui manque cruellement de visibilité. En cette année 2020, c'est à la profession infirmière que nous avons demandé de mettre en lumière leurs collègues, par leurs mots, comme une exhortation à défendre et à valoriser leurs compétences et surtout à les faire connaitre au plus grand nombre ! Infirmières et infirmiers, ils ont répondu et voilà ce qu'ils souhaitent dire à leur "binôme" à cette occasion au travers de ces quelques hommages choisis.
"C'est les AS qui font tourner la boutique ! Depuis toujours ! Sans elles, une IDE ne peut rien faire, c'est l'histoire d'une confiance mutuelle !"
"Des aides précieuses, des épaules solides, des oreilles attentives et ma soupape de sécurité "rire-bonheur". Merci tellement à mes anciennes aides-soignantes devenues pour certaines des amies fidèles". Geneviève
"Sans eux on ne garderait pas l’humanité et la qualité dans le soin ! Des vrais binômes !" Vanessa
"Je tiens à saluer mon équipe d'AS... des filles et des garçons formidables, attentifs, bienveillants, responsables ! Merci à vous Laetitia ('s), Chloé, Charlotte, Anne so, Cédric, Camille, Séverine, Marie, Angie (pardon pour celles et ceux que j'oublie) ! Vous faites un métier formidable." Sylvie
Sans ma super équipe d'AS, je ne suis rien.... Elles sont mes yeux, mes oreilles, mes paires de bras supplémentaires.... Et elles sont surtout celles qui en un clin d'œil savent voir que M. X ou Mme Y n'est pas comme d'habitude, qu'il y a un truc qui cloche..." Linda
"Sans elles on passerait parfois à côté de quelque chose parfois grave. Elle ont aussi un analyse clinique pertinente. Et je suis fière d'elles . Et bien entendu je parle aussi d'AS ET ASH." Delphine
"Des aides-soignantes en or dans une équipe c'est comme autant de petites fées qui font toute la différence et la qualité dans le soin ! Sans elles nous ne sommes rien puisqu'elles sont les ingrédients subtils d'une recette réussie ! Plus qu'une cerise sur le gâteau, elles sont la fève de chaque jour qui nous apporte non pas le "petit plus" mais le "grand plus" sans qui tout nous paraît fade ! Un soignant c'est avant tout une équipe ! Valérie
Il n’y a pas si longtemps, le binôme infirmière/aide-soignante était le "duo gagnant" d’une prise en soin optimale. En effet, grâce à cet apport de compétences mixtes, le temps du soin et du confort s’opérait pour le patient de façon fluide et dans la continuité : du petit-déjeuner à la toilette, en passant par la réfection du lit, la mise au fauteuil, le renouvellement du pansement ou tout autre soin technique. Nous ne pouvons que constater aujourd’hui combien cette valeur du travail en binôme est malmenée. Pourtant, ce qui en résulte, grâce notamment au "rôle propre" de l’aide-soignant qui ne lui est pourtant pas accordé, cette attention, cette disponibilité, cette écoute, cette gestuelle, cette qualité relationnelle et, au-delà, cette observation clinique, font toute la différence. Elles sont la valeur-ajoutée du prendre soin dans la "globalité" du patient, un terme tellement usité qu'il en a perdu sa valeur intrinsèque. Quiconque se retrouve en position de "malade" va l’éprouver très vite. Le travail de l’aide-soignant n’est donc pas seulement une aide, il s’agit bel et bien d’un soin précis et réel.
Bernadette, infirmière, préface "Guide survie de l'aide soignant", Vuibert Editions, octobre 2020.
De faux-bébés très réalistes, outils thérapeutiques dans des Ehpad
On les appelle des bébés "Reborn" (pour "renaissance"). Ces poupons en silicone ressemblant à s'y méprendre à de vrais bébés, sont utilisés comme outils thérapeutiques dans certains établissements pour personnes âgées, relate LCI. Offerts par leurs créatrices à des résidents d'Ehpad atteints de la maladie d'Alzheimer, il semblerait que ces poupons aident certaines personnes âgées à renouer avec des souvenirs heureux. Ces bébés hyperréalistes s'adresseraient à la mémoire affective, ou émotionnelle et permettraient ainsi de procurer un sentiment de bien-être chez des personnes présentant des maladies neurodégénératives.
Ces bébés, troublants de réalisme, sont surtout devenus un phénomène de mode, intéressant notamment les collectionneurs.Parcours des patients Covid-19 : l’Ile-de-France joue la carte du numérique
Pour les patients avant tout, articuler la prise en charge du Covid-19 en établissement de santé puis entre l’hôpital et les soins de ville est une nécessité impérieuse. Face à cette réalité, rendue plus prégnante par la tension épidémique, la région Ile-de-France a souhaité proposer, dès le début de la première vague, une palette d’outils numériques pour monitorer critères critiques et appuyer les professionnels de santé dans leur quotidien : suivi de patients en établissement de santé, en Ehpad ou post-hospitalisation ; téléconsultation et orientation. Une initiative de l’ARS Ile-de-France en lien avec le groupement de coopération sanitaire SESAN (Service Numérique en Santé), qui se félicite que la période ait été un accélérateur d'adoption pour les usages du numérique en santé.
Jouer la carte du numérique pour valoriser l'action des infirmiers libéraux dans la gestion de l'épidémie : une action indispensable
Pièce numérique en cinq axesCrise sanitaire oblige, les services hospitaliers ont été bousculés ; l’organisation globale des soins, y compris en ville, et le parcours patient l'ont été tout autant. Pour y remédier, l’ARS Ile-de-France a joué la carte du numérique et a missionné le SESAN pour apporter un soutien numérique à l’ensemble des structures, professionnels de ville et acteurs du médico-social franciliens. Véritable puzzle à cinq pièces, le projet a engendré des outils digitaux qui visent à permettre aux professionnels concernés de faciliter le suivi et le parcours patient selon plusieurs axes-clés. Toutes ne le sont pas, mais certaines des solutions proposées sont directement liées à l’exercice infirmier.
Covid-19 : quid de la santé mentale des soignants
Les deux confinements, et plus largement l’ambiance générale dans laquelle sont plongés les Français depuis le début de la crise de Covid-19, portent un coup dur au moral. Plusieurs études en cours observent comment les troubles psychiques, combinés à d’autres facteurs antérieurs à la crise, influent sur la santé mentale des Français. Tous sont potentiellement concernés, cependant les professionnels de santé se retrouvent en première ligne.
L’image héroïque va de pair avec l’illusion de l’absence d’échec, de maladie, et l’idée que les soignants doivent être prêts à aider à tout moment...
Si en France peu d’études existent, des travaux menés au Canada ont montré que 50 % des soignants ont des symptômes d’anxiété et que 40 % d’entre eux sont dépressifs. Dans notre pays, durant les deux années précédentes, l’expression des nombreuses tensions existant dans les hôpitaux publics ont déjà fortement affectés les soignants. En 2019, par de nombreuses manifestations, des périodes de grève sans précédent, et par la profusion de démissions de chefs de service, ils ont exprimé l’urgence à augmenter les moyens humains et financiers alloués au système de soins. Ces professionnels sont en effet particulièrement inquiets, au vu de la détérioration de leurs conditions de travail et de son impact sur la prise en charge des patients.
Une pression supplémentaireVeille juridique du 1er au 15 novembre 2020
L’Institut Droit et Santé (Université Paris Descartes) est notre partenaire pour les affaires réglementaires. Il nous fait profiter, deux fois par mois, d’une veille juridique sur les questions de santé spécialement pour les lectrices et lecteurs d'infirmiers.com et cadredesante.com Ses juristes commentent les points sélectionnés en fonction de leur intérêt pour les professions paramédicales. N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques. Voici les éléments à retenir pour la période du 15 au 31 octobre 2020.
En partenariat avec l’Institut Droit et Santé
Veille juridique du 15 au 31 octobre 2020
Législation européenneDenrées alimentaires – Résidus de pesticides – Limites maximales applicables (J.O.U.E. du 5 novembre 2020) :
Règlement (UE) 2020/1633 de la Commission du 27 octobre 2020 modifiant les annexes II, III, IV et V du règlement (CE) n°396/2005 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les limites maximales applicables aux résidus d’azinphos-méthyl, de bentazone, de diméthomorphe, de fludioxonil, de flufénoxuron, d’oxadiazon, de phosalone, de pyraclostrobine, de la substance « répulsifs : tallol » et de téflubenzuron, présents dans ou sur certains produits.
Nouvel aliment – Union – Mise sur le marché – Autorisation (J.O.U.E. du 5 novembre 2020) :
Règlement d’exécution (UE) 2020/1634 de la Commission du 4 novembre 2020 autorisant la mise sur le marché de sucres obtenus à partir de pulpe de cacao (Theobroma cacao L.) en tant que nouvel aliment en application du règlement (UE) 2015/2283 du Parlement européen et du Conseil et modifiant le règlement d’exécution (UE) 2017/2470 de la Commission.
Législation interneModification – Radiation – Spécialités pharmaceutiques – Prestations d’hospitalisation – Article L.162-22-7 du code de la sécurité sociale (J.O. du 4 novembre 2020) :
Arrêté du 30 octobre 2020 pris par le Ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance et le Ministre des Solidarités et de la Santé, modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques prises en charge en sus des prestations d’hospitalisation mentionnée à l’article L. 162-22-7 du code de la sécurité sociale.
La sélection lecture du mois de novembre 2020
En ce mois de novembre qui s'achève, nos lectures nous plongent une fois encore au coeur du soin sous toutes ses formes. Des ouvrages qui nous parlent encore et toujours de la crise sanitaire, des enseignements issus de la première vague mais aussi des effets aussi douloureux que formateurs sur les soignants engagés "au front". Il sera question de leur rendre hommage mais aussi de leur donner des clés pour prendre soin d’eux… Bonne lecture et sachez prendre soin de vous.
Crise sanitaire : pourquoi il faut presque tout changerLe Dr François Pelen a une conviction : la médecine et sa gestion doivent sortir de leurs vieilles habitudes dépassées et technocratiques pour entrer de plain-pied dans le monde économique et l'ère du partage des informations. En France, l'administration a pris le dessus à l'hôpital en exigeant des résultats comptables et mis les médecins de ville sous pression. La survenue de la Covid-19 a fait exploser un système moins préparé qu'attendu à une crise de grande ampleur.
Covid19 : la stratégie vaccinale s'affine et la campagne de vaccination à venir aussi...
Disposer très prochainement d’un vaccin contre la Covid19 - ou de vaccins – puisque la course est lancée à l’international avec les dernières phases d’essais, très prometteuses si l’on en croit les communications successives des différents laboratoires qui travaillent sur le sujet, est devenu réalité. L’espoir est bien là et d’ici à quelques semaines la campagne de vaccination pourrait être lancée. Toutes les administrations sanitaires travaillent en amont sur la stratégie qui devra l’accompagner.
"Sûreté et efficacité" pour l'Académie nationale de MédecineLa pharmacovilance devra être enforcée afin d’identifier "d’éventuels effets secondaires qui n’auraient pas été détectés lors des essais cliniques de phase 3". La sûreté du ou des vaccins est un sujet très sérieux.
L'Académie nationale de Médecine dans une récente communication intitulée "Vaccination contre Covid-19 : pour que l’espoir prenne forme !", le souligne, accélérer la mise au point, l’autorisation et la disponibilité de vaccins, dans le respect des normes de qualité, d’innocuité et d’efficacité s'accompagnent de nombreuses questions cruciales qui se doivent d'être clarifiées. Et de relever les quatre suivantes : quelle efficacité clinique, en termes de morbidité et de mortalité, et l’innocuité des vaccins, notamment chez les personnes âgées et les personnes atteintes de comorbidités, qui devraient être considérées comme prioritaires1 ? ; quelle durée de la protection induite par la vaccination et la nécessité de rappels ? quel impact épidémiologique potentiellement lié à une diminution de la transmission ? ; quelles contraintes imposées pour le stockage, la distribution et l’administration des vaccins compte tenu de leur thermostabilité.
Crise sanitaire : "Conjuguer à la fois les principes de bienfaisance, de respect de ...
Le Comité consultatif national d’éthique rend publique sa réponse à la saisine du ministre des solidarités et de la santé du 3 novembre 2020. Celle-ci portait sur les questions éthiques liées à la prise en charge des patients Covid et non Covid dans le contexte épidémique amenant un nombre important de patients dans les établissements de santé. En effet, comme le rappelle le CCNE, cette tension amène à décider dans l’urgence d’actions de réorganisation des soins, avec notamment des déprogrammations d’actes chirurgicaux et médicaux et des fermetures de lits spécialisés, au bénéfice de lits "dédiés Covid". Elle conduit aussi à faire des choix concernant l’allocation des ressources et, de ce fait, à une priorisation des personnes parmi celles requérant des soins et des traitements. De fait, ces décisions soulèvent de nombreuses questions éthiques et imposent de tout mettre en œuvre pour apporter à chaque patient «des soins consciencieux, attentifs et conformes aux données acquises de la science». Pour le CCNE, cette exigence implique de respecter les principes éthiques intangibles de non-malfaisance, de non-discrimination, de non-hiérarchisation des vies, de respect des droits fondamentaux d’autonomie, de dignité, d’équité et d’attention aux plus vulnérables.
La question éthique fondamentale dans cette situation de crise est de conjuguer à la fois les principes de bienfaisance, de respect de la dignité et de l’autonomie de chaque personne, avec l’objectif de tout tenter poursauver le plus de vies et n’abandonner aucune personne par une absence de soins.
Triage, priorisation, rationnement, quelles approches pour penser ces problématiques et quels points de vigilance et recommandations émis par le Conseil ?
Le CCNE rappelle que la réflexion éthique doit concerner l’ensemble des choix de priorisation qui se posent en situation de ressources contraintes, s’agissant de la priorisation de l’accès aux soins, de leur degré d’urgence, mais aussi de l’éventualité de leur arrêt. Le Conseil souligne particulièrement les quatre points de vigilance suivants :
Covid-19 : des lycées franciliens inaugurent les tests antigéniques
Le Président de la République et le gouvernement l'avaient annoncé voici quelques jours : les tests antigéniques, dont les résultats sont très rapides (15 à 30 minutes) vont être déployés à grande échelle dans le pays, y compris dans les établissements d'enseignement scolaire, pour casser les chaînes de transmission et isoler rapidement les cas positifs au Covid-19. Par communiqué de presse conjoint, les académies scolaires franciliennes, l’ARS Ile-de-France et l'AP-HP ont fait savoir que la région lancerait des opérations-pilotes à compter de ce lundi 23 novembre dans une trentaine de lycées répartis sur l'ensemble de l'Ile-de-France. Prévue pour durer plusieurs semaines, cette phase de testing est destinée en premier lieu aux personnels scolaires, mais aussi aux élèves volontaires. L'objectif avancé est d'identifier rapidement les personnes porteuses du virus et de rompre les chaînes de contamination, afin de mieux protéger les jeunes, leurs familles et l’ensemble de la communauté éducative. A ce sujet au début du mois, les infirmiers scolaires avaient exprimé leur refus de s'éloigner du suivi qu'ils assurent au plus près des élèves et avaient appelé à confier le testing aux acteurs dédiés. Il semblerait que les autorités aient entendu le message : l'appui médical et opérationnel de l'AP-HP mentionné dans le communiqué devrait permettre le bon déroulement des opérations. Les résultats de cette phase-pilote pourraient amener à un déploiement à plus grande échelle dans le milieu scolaire, mais les tests antigéniques - rappellent les autorités sanitaires - sont complémentaires des tests par RT-PCR, qui restent les tests de référence.
Rencontres de la Cancérologie Française : une "session infirmière" pour ...
La 13e édition des Rencontres de la Cancérologie Française, rendez-vous incontournable de l'année en cancérologie à l'initiative du Groupe Profession Santé, se tiendra les 24 et 25 novembre 2020, dans un format 100% digital ! Durant deux jours, autour d'un programme ambitieux, les acteurs du domaine débattront des grandes orientations aujourd'hui en action : prévention et dépistage, innovations thérapeutiques, technologiques, organisationnelle et sociétale et dimension médico-économique.
Le mardi 24 novembre, de 12h à 13h 30 un atelier sera dédié au rôle des IDE hospitaliers(ères) et libéraux(ales) au sein d’une équipe pluridisciplinaire ; une session en trois volets animée par Anne Perette-Ficaja, rédactrice en chef adjointe Infirmiers.com :
- Comment mobiliser les IDE de terrain à renforcer le lien ville-hôpital en cancérologie ?
- Place des IPA dans le parcours de soins
- Enjeux du développement numérique dans la pratique infirmière
BPCO : troisième cause de mortalité dans le monde d'ici 2030
Elle touche probablement plus de 3,5 millions de Français et pourtant elle reste mal connue. La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est l'une des principales maladies provoquées par le tabagisme. Généralement sous diagnostiquée, elle peut très vite détériorer la qualité de vie des patients et engager leur pronostic vital, d'où la nécessité d'un diagnostic précoce dès les premiers signes de gêne respiratoire. Focus sur la maladie à l'occasion de la Journée mondiale de la BPCO le 20 novembre 2020.
Quand la vie part en fumée... De nombreux cas de BPCO pourraient être évités grâce à un sevrage tabagique précoce.
Ses symptômes apparaissent lentement, ce qui ne facilite en rien son diagnostic. La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) se manifeste généralement à partir de 40 ou 50 ans. Les signes sont caractéristiques d'une altération progressive, voire massive, de la fonction respiratoire au point de fortement handicaper les patients et de diminuer leur espérance de vie. Essoufflement, toux chronique, expectorations… Ces symptômes peuvent très vite s’exacerber et nécessiter une hospitalisation ainsi que des soins d'urgence.
La BPCO est également associée à de nombreux autres troubles : on parle de comorbidités qui peuvent affecter différents organes et des fonctions diverses : métaboliques, musculaires, cardiaques, gastro-intestinales, psychiques (anxiété, dépression)… En moyenne, un patient atteint de BPCO présente cinq comorbidités. La plupart des patients ne décèdent pas d’insuffisance respiratoire, mais d’accidents cardiovasculaires, de pneumonies, de cancer...
Le tabac figure au premier rang des facteurs de risque pour la BPCO, il est en effet le principal polluant pouvant endommager les poumons. Dans 80 % des cas, le tabagisme est la principale cause de l’apparition de la BPCO
Guide du parcours de soins bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO)Le guide du parcours de soins* décrit la prise en charge usuelle d’une personne ayant une bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Il est destiné aux professionnels impliqués dans la prise en charge globale des patients, du secteur sanitaire, social et médico-social. Tenant compte de la pluri-professionnalité de la prise en charge, le guide aborde le rôle, la place et les modalités de coordination des différents professionnels. II est accompagné d'une synthèse sur les points critiques de la prise en charge et de 10 messages pour améliorer ses pratiques.
Edito - "Si nous décidions simplement, tous ensemble, de faire Peuple"
Le maitre du monde est dorénavant un virus qui dirige tous les domaines de nos vies, publiques, professionnelles, privées, intimes. Peggy, infirmière libérale "sur le pont" depuis neuf mois, le clame avec une détermination de soignante mais aussi de citoyenne : "le combat serait moins rude et moins dévastateur si nous décidions pour une fois de ne pas réagir égoïstement contre et si, dans cette adversité, nous décidions simplement, tous ensemble, de faire Peuple".
Neuf mois de soins réalisés la peur vissée au ventre de ne pas réussir à passer au travers des mailles de la contamination du SARS-COV-2, d’y laisser sa peau, celles de nos patients, de nos voisins, de nos connaissances, de nos amis, de nos proches.
Voilà neuf mois que les soignants du monde entier sont sur le front et luttent jour et nuit pour endiguer la pandémie covid 19. Neuf mois d’une pression extrême, sans relâche, sans repos, pour tous les acteurs de la première ligne, hospitaliers et libéraux. Neuf mois de disponibilité absolue pour les médecins, les infirmiers, les aides-soignants et tous les corps de métiers du soin, non confinés par obligation et par devoir. Neuf mois de soins réalisés la peur vissée au ventre de ne pas réussir à passer au travers des mailles de la contamination du SARS-COV-2, d’y laisser sa peau, celles de nos patients, de nos voisins, de nos connaissances, de nos amis, de nos proches. Et oui, parce que la mort est bien le coeur du combat et la force de ce virus est qu’il est un tueur hors pair, n’éprouvant de pitié pour personne, que l’on soit jeune ou âgé, en pleine force de l’âge ou affaibli par les accidents de la vie.
"Tuer n’est pas jouer", neuf mois que la covid-19 ne joue pas mais gagne
Escarres : comment mieux organiser la prévention chez les patients Covid+ ?
La prévalence des escarres a doublé chez les patients Covid-19 positifs. Si ces derniers cochent tous les facteurs de risque, des mécanismes seraient aussi propres à cette pathologie. Alors que la seconde vague de l'épidémie est en cours, comment mieux organiser la prévention en la matière ? La Société française de l'escarre (SFE) émet quelques préconisations et propose une check list socle en service de médecine/gériatrie, laquelle peut être par ailleurs déclinée selon les spécificités en réanimation, en Ehpad et à domicile.
En unité de réanimation, outre l'importance de l'hygiène/ nursing, et de la nutrition/hydratation, une attention particulière doit être portée sur le décubitus ventral, positionnement du patient plus de 16 heures par jour.
À défaut du déroulé de ses Journées nationales 20201, la Société française de l'escarre (SFE) a organisé le 5 novembre dernier un webinaire pratico-pratique sur le thème "Escarre & Covid". Une session plus que d'actualité eu égard à la seconde vague de la crise sanitaire qui sévit toujours mais aussi à la prévalence de cette plaie de pression chez les patients Covid-19 positifs.
Une prévalence doubléeEn effet, une enquête2 sur l'épidémiologie et l'étiologie des escarres réalisée lors de la première vague de Covid-19 fait état d'un doublement de cette prévalence chez ces patients. Elle est ainsi de 17,2% (versus 8,6% en moyenne nationale chez les patients hospitalisés), en particulier dans les unités de réanimation, compte tenu notamment de la prise en charge (PEC) spécifique en décubitus ventral (DV), lequel est d'ailleurs parmi les localisations les plus fréquemment constatées avec le sacrum et les talons. Cette hausse de la prévalence des escarres chez ces patients est également constatée hors de l'Hexagone3. À cela, plusieurs hypothèses : il pourrait y avoir un possible lien avec l'inflammation (orage cytokinique et ischémie (hypoxie)), deux des facteurs étiologiques connus de la survenue des escarres. De même, en serait-il des effets secondaires des vasopresseurs à fortes doses (symptômes cutanés de la vasoconstriction : modification aspect cutané mains, pieds, sacrum, oreilles, bout du nez). Pour autant, d'autres causes peuvent expliquer cette augmentation d'escarres chez les patients Covid+. D'une part, ces derniers cochent tous les facteurs de risque : infection, déshydratation, malnutrition, diarrhée, perte de la mobilité, hypoxie, grande fatigue. D'autre part, un personnel soignant en nombre insuffisant, des mesures de protection très chronophages et une organisation des soins différente dans les chambres (précautions Covid, isolement septique) y participent également. De même que l'aggravation rapide des symptômes, la priorité étant donnée à la prise en soins Covid.
Mieux s'organiser sans culpabiliserFace à ce constat et aux retours du terrain, la SFE s'est interrogée sur la manière d'intégrer la prévention dans la prise en soins des patients Covid+, sans pour autant augmenter la charge de travail des équipes. Objectif : mettre en place une organisation afin d'être meilleurs sur cette 2e vague car c'est là que le bât blesse a expliqué Martine Barateau, IDE experte au CHU de Bordeaux et vice-présidente de la SFE. Mieux s'organiser donc, mais sans culpabiliser, les soignants ayant l'expertise de la prévention d'escarres. Et d'abord, en s'appuyant sur les fondamentaux qui ne changent pas, à savoir les moyens de prévention (décharge, mobilisations, nutrition, hydratation, nursing), l'évaluation de la douleur, ainsi que la participation du patient lorsque cela est possible. Également, en ayant conscience de ce qui change : moindre intérêt de l'échelle de risque, patients Covid+ forcément à risque, organisation en amont afin d'intégrer la prévention aux soins directs, adaptation aux changements de pratiques (gants pour effleurage, passages limités des professionnels autres que soignants directs comme kiné et/ou diététicien), appropriation de l'utilisation des équipements de protection individuelle (EPI) et traçage des éléments cliniques (état cutané, douleur) afin de permettre le suivi entre les différents acteurs de soins.
Par ailleurs, la SFE préconise plus que jamais une attention particulière de la peau, entre autres des lésions cutanées associées à un adhésif ainsi que des dommages cutanés associés à l'humidité parmi lesquels dermites et mycoses. Et ainsi de rappeler la nécessité de laver, hydrater, bien sécher, protéger la peau avec une crème barrière.
Je crois beaucoup au fait de s'approprier ces mesures de prévention comme du soin de base. On se répartit la tâche et on a plus de chance de réussir. Dr Robineau
Une check-list socle et trois autres déclinées selon les lieux de soinsEn pratique, la SFE a élaboré une check-list socle en service de médecine/gériatrie, déclinée également en réanimation, en Ehpad et à domicile, avec pour tous ces lieux de soins une attention particulière à l'organisation de la prévention pour qu'elle s'intègre aux passages, aux dispositifs médicaux et au positionnement en décubitus ventral (DV) ainsi qu'au traçage.
La check-list socle aborde ainsi plusieurs points clés : matériel de décharge, hygiène/nursing, nutrition/hydratation, mobilisations, interaction avec le patient/résident. En Ehpad, on notera l'attention particulière au matériel de décharge (évaluation du matériel dispo/commande…), à la nutrition/hydratation (surveillance alimentaire précoce, compléments nutritionnels si besoin) ainsi que la nécessité de rassurer le résident, qui ne reconnaît plus les soignants avec les EPI. À domicile, il faut examiner la possibilité du télésoin pour le suivi à distance des patients Covid+ mais aussi l'accès différent au matériel sachant qu'il faut essayer de l'upgrader (voir prescription avec médecin traitant) et qu'il convient de changer les appuis sur 24 heures (travail avec les aidants) afin de passer le cap de l'apathie liée au Covid a indiqué Sandrine Robineau, médecin MPR, pôle MPR Saint-Hélier (Rennes) et membre du CA de la SFE.
Les aidants doivent également être associés à l'hygiène, aux soins de nursing ainsi qu'à l'usage de certains dispositifs médicaux (montrer comment faire). En outre, il faut pointer comme autres spécificités en ville le non-remboursement des pansements hydrocellulaires en prévention ainsi que l'organisation de l'aide aux repas et des courses, laquelle nécessite d'être anticipée.
Enfin, en unité de réanimation, outre l'importance de l'hygiène et du nursing, et de la nutrition/hydratation (cf. prescriptions médicales), une attention particulière doit être portée sur le DV, positionnement du patient plus de 16 heures par jour. Pour ce faire, il convient de redoubler d'attention sur les zones à risque (visage, torse, poitrine, parties génitales, cou/genoux/jambes, face dorsale des pieds) ainsi que sur le maintien et le positionnement des dispositifs médicaux, lesquels doivent être positionnés au-dessus et non sous le patient le plus régulièrement possible a insisté Martine Barateau. À noter encore la préférence aux matelas à air dynamique (et non statique). Quatre check list4 qui, en cette seconde vague épidémique, devraient être fort utiles aux équipes sanitaires et médico-sociales.
Notes
- Reportées en distanciel en janvier 2021.
- Enquête SFE réalisée auprès des groupes escarres sur un échantillon de 948 patients en avril 2020 dans des hôpitaux publics et privés, en services de médecine et gériatrie.
- Voir congrès EPUAP, sept. 2020
- La diffusion de ces check list est en cours de réflexion ; les soignants intéressés sont invités à consulter régulièrement le site internet de la SFE
À noter : une nouvelle session du webinaire "Escarre & Covid" est programmée le 3 décembre prochain de 14h30 à 15h30 (inscription gratuite sur le site de la SFE).
Valérie Hedef, d'après le webinaire "Escarre & Covid" de la SFE, le jeudi 5 novembre 2020.
L'aide-soignant et la bientraitance : thématique des JFAS 2021
Les 21 et 22 janvier 2021, l'Espace Charenton, à Paris, accueillera les 7e Journées Francophones des Aides-Soignants (JFAS). Au programme, une thématique au cœur de la pratique soignante : "L'aide-soignant et la bientraitance". La bientraitance, un concept souvent "fourre-tout", mal défini car il s’agit d’un néologisme, doit être un modèle de respect et d’humanisme dans les situations du "Prendre Soin", répondant ainsi à la nécessité de donner du sens au soin tout en respectant les droits et le choix des usagers.
La bientraitance au cour des JFAS 2021, où comment mettre en perspective "l’enjeu d’une société tout entière, un enjeu d’humanité…"
Acteur incontournable de l’équipe soignante, aussi attentif que proche des patients et de leur famille, l’aide-soignant - quelques 460 000 professionnels en exercice - est aujourd'hui plus que jamais en attente d'échanges et de formations pour faire face à un exercice en pleine mutation. C’est également un professionnel de santé souvent en souffrance, en attente de valorisation de son rôle et de ses compétences propres au service de notre système de santé.
Les objectifs poursuivis par Trilogie Santé, organisateur des JFAS, sont clairs : permettre aux aides-soignants d'actualiser leurs connaissances, de comprendre et appliquer avec discernement les recommandations mais aussi se former à de nouvelles compétences.
Impact psychologique des attentats de 2015 : coup d'envoi du 2ème volet de l'enquête ESPA 13 ...
Pour compléter ces résultats à plus long-terme, une deuxième phase de l'étude a été lancée le 16 novembre. Elle durera quatre mois et inclura de nouveaux participants ainsi que certains répondants déjà inclus. D’après les résultats de la première vague réalisée quelques mois après les attentats, près de 37% des civils ayant répondu souffraient d’un stress post traumatique. Certains n’avaient pas recours aux soins, notamment les témoins. Avec cette deuxième vague, nous pourrons voir si le recours aux soins a été plus important avec le temps et nous pourrons décrire l’évolution de leur santé mentale. Ceci chez les civils mais également les intervenants, complète le Dr Philippe PIRARD, Médecin-Epidémiologiste, Coordonnateur de l’étude ESPA 13 novembre.
Le questionnaire est disponible en ligne sur le portail de Santé publique France (https://www.santepubliquefrance.fr/espa2). Il peut être rempli en plusieurs fois, et prendre 20 à 45 minutes à compléter. Un dispositif de soutien psychologique par téléphone est mis à disposition des personnes en ayant besoin lors de leur réponse au questionnaire.
Deuxième vague Covid19 : préserver les capacités hospitalières et assurer la continuité ...
- recours élargi à l’oxygénothérapie en dehors de l’hôpital, avec des critères stricts offrant toutes les garanties de sécurité (cf. recommandations de la HAS) ;
- organisation des soins critiques avec le positionnement d’unités de soins intensifs Covid (« USI Covid ») dans la gradation des soins ;
- mise à disposition d‘outils pédagogiques sur les soins critiques pour les infirmiers et les aides-soignants ;
- soutien à la téléexpertise pour permettre à des médecins de recueillir l’avis de confrères experts à distance ;
- prise en compte de la dimension éthique dans la réorganisation des soins et les décisions individuelles concernant les patients.


