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La stratégie vaccinale anti-Covid passée au crible d'une mission parlementaire
Sur saisine du Président de l'Assemblée Nationale le 20 novembre, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a été sollicité pour formuler des préconisations après avoir évalué en un temps record la pertinence et la faisabilité de la stratégie vaccinale anti-Covid annoncée par le gouvernement. Le 15 décembre lors d'une conférence de presse, l'Office a livré ses recommandations pour aider le gouvernement à orienter ses décisions.
On en est aux balbutiements des connaissances sur la vaccination contre le Covid-19. Dans ce contexte de tâtonnement, observer la réponse immunitaire est primordial (Jean-François Eliaou)
Saisi le mois dernier par Richard Ferrand, l'OPECST a nommé quatre co-rapporteurs transpartisans1 pour établir des recommandations au sujet de la stratégie vaccinale anti-Covid construite par le gouvernement. Après une série d'auditions et à quelques jours du début de la campagne de vaccination anti-Covid en France, la mission vient de rendre publiques ses préconisations. Pour assurer son rôle premier et éclairer en toute indépendance le Parlement, l'Office s'est efforcé de répondre, entre autres, aux questions essentielles suivantes : quelle protection offriront les vaccins et pour quelle durée ? Dans quel délai pourra-t-on disposer de quantités suffisantes ? Comment garantir l’équité sociale dans l’accès à la vaccination ? Faudra-t-il cependant établir des priorités ? Selon quels principes ? Avec quelles garanties ? Comment organiser le système de soins ? Faut-il établir une obligation vaccinale ?
L'acceptabilité nécessite l'accessibilité ; il ne faut pas nier les doutes de nos compatriotes
Covid-19 : les acteurs du champs de la vaccination enrichissent les préconisations de la HAS
Rappelons également que la stratégie vaccinale gouvernementale, accompagnée des recommandations de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, sera présentée au Sénat et à l'Assemblée nationale les 16 et 17 décembre.
"Recruter, fidéliser et remplacer plus de dix millions d’infirmières dans les ...
Pour Howard Catton, directeur général du CII, la pénurie mondiale s’élevait à six millions de personnels infirmiers, avant même que la COVID-19 ne produise ses effets, à savoir des effectifs décimés et épuisés et l’augmentation du nombre d’infirmières souhaitant prendre leur retraite. Cela signifie que nous serons sans doute amenés à recruter, fidéliser et remplacer plus de dix millions d’infirmières dans les années à venir. Et d'affirmer que les infirmières sont bien placées pour diriger les services au niveau local, les services de santé publique et les services centrés sur les patients, nécessaires pour protéger la santé de l’ensemble de la population de la planète pour peu que les gouvernements leur en donne la possibilité !
« Quand il fêtera beau, quand il fêtera chaud ! », Maryse Honoré, infirmière, raconte la ...
Ecrire. Raconter pour témoigner, pour transmettre un savoir acquis au cours d'une vie professionnelle de soignante riche en expériences, en rencontres, en émotions. Car il est des histoires cliniques de joie ou de souffrance que l’on se doit de questionner, de partager, afin d’en tirer des leçons qui font grandir, qui élèvent. Maryse Honoré a passé l’essentiel de sa carrière d’infirmière au Centre médico psychologique infantile, à Quimper. De son engagement et de son humanité à prendre soin de ces enfants dont la construction s’avère complexe, elle en témoigne avec brio dans un ouvrage dont le titre reprend une parole de l’un deux : "Quand il fêtera beau, quand il fêtera chaud !"
Ce livre se veut un hommage à ce travail de tricotage, de fine dentelle, déployé jour après jour, pour maintenir le fil ténu de la relation avec ces enfants en mal de communication sociale, enfermés dans la psychose, et avec qui il faut sans cesse composer, nouer, dénouer, tisser pour dessiner un ouvrage que l’on souhaite toujours en mouvement, en devenir perpétuel.
La psychiatrie infantile est une discipline qui m’a intéressée dès le début de ma carrière d’infirmière, nous explique Maryse Honoré. Nous étions alors dans les années 80 et le secteur était en pleine effervescence. Il était en effet question de faire de la psychiatrie "hors les murs" afin d’éviter l’hospitalisation au long cours, de sortir d’une pratique « asilaire », d’initier des soins en ambulatoire. Il y avait beaucoup à faire pour décloisonner, ouvrir, donner de l’oxygène et imaginer des projets de soins en phase avec des projets de vie, d’autant chez les enfants avec qui l’accompagnement se fait au long cours et avec leur famille. C’était passionnant à vivre, à explorer, à mettre en œuvre et à évaluer. Au fil du temps, et c’est aussi pourquoi j’ai souhaité écrire ce livre, j’ai vu le secteur de la psychiatrie en souffrance par manque de moyens, notamment financiers, se déliter, régresser, alors que la dignité des prises en charge, et l’imagination au service des plus vulnérables doivent perdurer.
Il n'existe pas de méthode toute faite pour soigner les maux de l'esprit, mais il existe des dispositifs à réinventer sans cesse qui, par les voies de l'écoute et de l'invention, permettent d'échapper à trop de souffrance.
Les IDEL d'Auvergne-Rhône-Alpes, acteurs majeurs de la campagne de dépistage lancée par le ...
Région la plus impactée par l'épidémie de coronavirus en France, l'Auvergne-Rhône-Alpes va être le théâtre d'une campagne de dépistage inédite en France. Laurent Wauquiez, le président de la Région, entend en effet tester près d'un million d'habitants avant Noël, soulignant que le rôle des infirmiers libéraux serait fondamental pour la réussite de l'opération. Une opération de grande ampleur est en effet programmée du 16 au 21 décembre, à l'instar d'autres opérations de dépistage menées depuis le printemps dernier. Nous sommes prêts, assure Lucien Baraza, président de l'URPS Infirmiers Libéraux Auvergne-Rhône-Alpes. L'action des infirmiers libéraux sera cette fois mise en évidence, car cette campagne de dépistage de masse ne pourra être couronnée de succès sans leur mobilisation exceptionnelle dans les douze départements d'AuRA. Nous allons gagner cette nouvelle bataille en menant de front la réalisation des futurs tests de dépistage, la gestion des soins traditionnels et le suivi des patients Covid... Cette fois, le défi est encore plus relevé puisqu'il faudra tester plusieurs centaines de milliers de personnes en quelques jours. Autre argument mis en avant : la possibilité de réaliser immédiatement un test PCR chez le patient symptomatique avec un test antigénique négatif ou de moindre doute sur le résultat du test antigénique. Un point important, alors que des questions subsistent sur la fiabilité de ces tests pris en charge à 100% par l'Assurance Maladie, désormais destinés aux personnes symptomatiques comme asymptomatiques. Selon l'URPS Infirmiers d'AuRA, près de 1 900 infirmiers libéraux ont d'ores et déjà annoncé leur intention de participer à cette campagne de dépistage. Ils se répartiront la tâche sur les 1 300 sites éphémères ouverts sur l'ensemble du territoire régional. Chaque infirmier libéral autorisé à réaliser des tests antigéniques et à renseigner le logiciel SI-DEP1 se verra verser par la Région une gratification de 300 euros par jour de mobilisation.
- SI-DEP (Système d'Informations de Dépistage) est une base de données sécurisée pour suivre l'évolution de l'épidémie de Covid-19. Tous les résultats des tests RT-PCR et antigéniques font l'objet d'un enregistrement sur cette base nationale renseignée par les professionnels de santé.
Etudiants infirmiers et Covid-19 : la France, mauvaise élève de la continuité pédagogique
En cette fin 2020, la pandémie de Covid-19 reprend du poil de la bête en Europe comme ailleurs dans le monde. L'occasion pour le Secrétariat international des infirmières et infirmiers de l'espace francophone (SIDIIEF) de consacrer son "grand débat" du 10 décembre à l’adaptation, au leadership et à la résilience des étudiants infirmiers. Le même jour, les ESI français battaient le pavé avenue de Ségur pour réclamer des conditions d’apprentissage dignes de ce nom ; un tour de la francophonie très instructif, donc, qui met en lumière le retard préjudiciable pris par la France en matière d’anticipation et d’organisation dans la formation des futurs soignants.
"Nous voulons juste être formés correctement et dans de bonnes conditions ; être nous-mêmes en bonne santé mentale pour pouvoir prendre en soin les autes" (Mathilde Padilla, FNESI)
Pour son cinquième "grand débat", le SIDIIEF a passé au crible les mesures mises en place par la Suisse, le Liban, le Canada et la France au cours des vagues épidémiques de coronavirus pour préserver la formation des étudiants en soins infirmiers. Déroulé des cours, modalités d’apprentissage, qualité des enseignements, diplomation… Tout y est passé. Car la crise a été un révélateur des forces et des faiblesses des différents systèmes, a relevé Marie Grégoire, modératrice de la session en ligne. Le constat implacable qui en est issu montre que la stratégie française risque fort de se révéler inadaptée et durablement dommageable pour les futurs soignants, voire pour les patients.
La sélection lecture du mois de décembre 2020
En ce mois de décembre qui s'achève, nos lectures nous plongent une fois encore au coeur du soin sous toutes ses formes. Des ouvrages qui nous parlent notamment des émotions, des émotions mobilisées pour soigner l’autre, pour l’accompagner parfois "jusqu’au bout de la vie", et ce dans les conditions imposées par l’humanité qui habite les soins mais aussi les soignants qui les dispensent. Bonne lecture et sachez prendre soin de vous !
Pratiques soignantes en fin de vieL’accompagnement de la fin de la vie est une pratique complexe, qui sollicite les professionnels autant sur le plan technique que sur le plan humain. Des situations génèrent de l’embarras et suscitent des interrogations, que ce soit sur le moment ou après coup. Par ailleurs, les débats publics demeurent vifs entre les tenants d’une mort maîtrisée par un patient autonome et ceux prônant une mort naturelle, avec la meilleure qualité de vie possible jusqu’au bout. Dans ce contexte marqué par l’incertitude et des enjeux éthiques forts, comment aider les acteurs de l’accompagnement à se déterminer ? L’auteur, infirmière et formatrice dans le champ des soins palliatifs comme en éthique, vise à soutenir les soignants grâce à des réflexions théoriques, des recommandations de bonnes pratiques en fin de vie, en tenant compte de la force des représentations. Les enjeux éthiques sont abordés sous l’angle du souci de l’autre comme du souci de soi. Il s’agit en effet de tenter de répondre au désir de la personne soignée et à ce qu’elle a envie de vivre, mais aussi de se confronter à ses propres émotions intenses.
Covid-19 : un questionnaire pour traquer les lieux de contamination
Les infirmiers, acteurs et actifs pour servir la stratégie gouvernementale contre la covid19
Le déconfinement progressif annoncé par le Premier ministre à partir du 15 décembre prochain s'accompagne d'un renforcement de la stratégie "Tester, alerter, protéger". Pour servir cette nécessité absolue visant à lutter efficacement contre la Covid19, les infirmiers sont actifs sur les trois volets. Ils participent activement au déploiement des "tests de dépistage", qu'il s'agissent de tests PCR ou antigéniques. Ils "alertent" également les autorités sanitaires en saisissant les résultats des tests (positifs et négatifs) dans le système d’information national de dépistage populationnel (SI-DEP). Enfin, ils "protègent", mobilisés dans la prise en charge des patients atteints de la Covid-19 à l’hôpital et intervenant également auprès de ceux suivis à domicile, en présentiel ou à distance, et notamment les populations "à risque." Au-delà de ces missions, les infirmiers poursuivent leur marathon sanitaire et seront impliqués, demain, dans la stratégie vaccinale qui se dessine pour le début de l'année 2021. Ils seront en première ligne pour rassurer leurs patients et répondre à leurs questions à propos du vaccin. Patrick Chamboredon, président de l'Ordre national des infirmiers, souligne à cette occasion que l'ONI est désormais officiellement partie prenante de la stratégie vaccinale anti-covid via sa participation au Conseil d’orientation, créé par le ministre de la Santé, qui se réunira toutes les semaines sous la direction d’Alain Fischer.
Convergence Infirmière s'alerte sur la parution d'un décret qui permet "le ...
Le syndicat d'infirmiers libéraux Convergence Infirmière s'alerte que le "Décret n° 2020-1465 du 27 novembre 2020 relatif à la procédure de déconventionnement en urgence des professionnels de santé libéraux et modifiant les dispositions relatives aux unions régionales des professionnels de santé", ouvre la voie à toutes les dérives arbitraires. Et d'arguer sur le fait que pris en pleine période de crise sanitaire où tous les professionnels de santé sont totalement mobilisés, ce texte est absolument scandaleux et montre que le Ministère de la Santé décide seul sans qu’il soit possible de s’exprimer ou de dialoguer. Ghislaine Sicre, présidente du syndicat, s'insurge : encore une fois, le Gouvernement décide de renforcer le pouvoir administratif faisant des professionnels de santé des suspects par principe. Cette méfiance permanente est insupportable. En cas de préjudice financier ou de dépôt d’une plainte par la Caisse, cette dernière peut de manière totalement unilatérale procéder au déconventionnement des IDEL et ce dans des délais très brefs. Considérant que ce décret est une provocation,
Convergence Infirmière demande au Ministre de la Santé son retrait immédiat et va sensibiliser l’ensemble des Parlementaires à ce sujet.
Au coeur de la réanimation à Roubaix, une infirmière et une aide-soignante racontent ...
L'épidémie de Covid-19 prend toujours la France en étau et la deuxième vague, que l'on espérait avoir (presque) dépassée, n'en finit plus de durer sans qu'une sortie de crise réelle ne se profile à l'horizon. Considérablement mobilisés dès le printemps dernier, tous les professionnels du soin - en particulier ceux exerçant dans les services de réanimation - ont payé un lourd tribut professionnel et personnel à leur investissement. Comment aider les patients sévèrement atteints, rester assez fort pour apporter aux malades ce dont ils ont besoin, préserver sa vie privée... ? Autant de défis quotidiens que relèvent Pénélope Criqui, infirmière, et Sophie Rouyer, aide-soignante, que notre consoeur Clémence de Blasi a rencontrées dans le Nord.
Pénélope Criqui, 36 ans, infirmière en réanimation au Centre Hospitalier de Roubaix
© Anouk Desury / Light Motiv
Pénélope, infirmièreDerrière la porte de la chambre 0.723, Pénélope Criqui prend quelques instants pour observer son prochain patient. Un homme d’une cinquantaine d’années, sans antécédents particuliers, très affecté par le Covid. Le matin, j’ai besoin de me faire une petite idée de la situation, avant de me lancer, explique-t-elle. Après quatre recours au décubitus ventral pour l’aider à respirer, plusieurs réveils difficiles et un bon mois passé en réa, où Pénélope travaille depuis six ans, le malade vient enfin d’être transféré en service de rééducation.
Laïcité : quels droits pour les patients en établissement de soins ?
Le 9 décembre 1905 était votée la loi sur la séparation des Églises et de l’État. Et voilà 115 ans que politiques et concitoyens s’interrogent sur la manière de l’appliquer. Mais qu’en est-il dans un établissement de santé ? Pour qu’un soignant se sente à l’aise face aux pratiques religieuses dans son exercice quotidien, voici quelques éléments concrets sur les droits et devoirs des patients.
La loi française laisse une large place à la liberté de culte det d'expression. Mais elle interdit strictement le prosélytisme en général, et dans tous les établissements de santé en particulier
En France, le cadre juridique et politique qui régit la laïcité repose sur deux principes : tout d’abord la liberté de conscience et de religion. Chacun est libre de croire ou non, de se convertir à une autre religion, de pratiquer ou non son culte. Peu importe son choix, les lois de la République se conforment à la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789, selon laquelle nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi (Art. 10). S’ajoute à cela : l’État respecte toutes les croyances, assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion1 et les institutions publiques doivent afficher une neutralité absolue envers les différentes communautés religieuses ; tout citoyen enfin, croyant ou non, de nationalité française ou autre, résident ou de passage en France, a l’obligation de respecter les règles de laïcité.
Les patients sont garantis par la loi de pouvoir pratiquer librement leur culte et de manifester leurs convictions religieuses dans l’enceinte d’un établissement de santé
ESI : "bouche-trou" d'un système de santé malmené par la crise
Les étudiants en soins infirmiers étaient attendus, jeudi 10 décembre, place Laroque à Paris, devant le ministère de la santé, à l'appel de la Fédération Nationale des Etudiants en Soins Infirmiers (FNESI). Dans un communiqué diffusé par l'intersyndicale (SNPI, CNI, SNIES...) et intitulé "formation sacrifiée, patients en danger", les ESI dénoncent en effet un manque de considération, d’accompagnement et de formation durant la crise sanitaire qui risque de peser lourd sur leur cursus de futurs soignants. Infirmiers.com s'est rendu sur place, recueillir leur parole.
Slogans, chansons, panneaux brandis vers le ciel... Les étudiants en soins infirmiers sont venus crier leur indignation sous les fenêtres du ministère, jeudi 10 décembre, à Paris. En effet, ils ont eux aussi souffert pendant la crise sanitaire et se sentent les grands oubliés des pouvoirs publics. C'est en tout cas le message délivré par la FNESI et plusieurs syndicats de soignants à l'origine du rassemblement. Aujourd’hui nous souffrons, alors que 50% d’entre nous se disent fatigués et stressés et que 31,3% des étudiants en sciences infirmières prennent des anxiolytiques, rien n’est fait. Nous sommes délaissés, abandonnés par les pouvoirs publics.
« Aujourd’hui on est traités un peu comme du bétail dans les hôpitaux à cause du Covid » Amandine, étudiante dans un IFSI de Colombes (92) voudrait « de la considération ». #Esi #EtudiantsInfirmiers #Covid_19 pic.twitter.com/HQqowQGlpo
— Infirmiers.com (@infirmierscom) December 10, 2020Les IADE demandent une reconnaissance à la hauteur de leurs compétences
Et de souligner que leur profession pourtant historiquement et réglementairement reconnue comme la composante paramédicale à privilégier dans la prise en charge des urgences pré hospitalières se trouve aujourd’hui écartée, le plus simplement du monde, des travaux sur l’émergence de l'exercice infirmier en pratique avancée aux urgences. De fait, les IADE s'interrogent : pour quelle raison le professionnel infirmier spécialisé dans les soins critiques, tel que l’a défini le législateur, n’aurait plus sa place dans le champ de l’urgence en France ?
Autre raison de la colère des IADE, et suite aux accords du Ségur de la Santé, découvrant aujourd'hui les propositions de grilles indiciaires des professions soignantes de la Fonction Publique Hospitalière, ils font l'amer constat et l'inexorable sensation d’assister à la répétition de l’histoire. Selon le SNIA, le projet que propose le gouvernement déprécie les compétences et la formation de niveau Master de la profession. C’est un véritable déclassement pour les IADE et les cadres IADE qui n’ont toujours pas accès aux grilles indiciaires reconnaissant leurs niveaux d’études et de responsabilités ! Le syndicat demande au plus vite l’ouverture de négociations avec le Ministère de la Santé.
Covid-19 : que sait-on des formes longues de la maladie ?
Alors que la première vague de l’épidémie de Covid-19 en Europe commençait à décroître, des patients ont commencé à faire état de symptômes de la maladie tardifs ou résurgents. Jusqu’à présent, seules quelques études descriptives ponctuelles ont porté sur ce sujet, et aucune n’a encore émis d’hypothèses quant aux dérèglements physiologiques à l’origine de ces manifestations. Très invalidants, ces symptômes pouvaient survenir après une apparente rémission. Les réseaux sociaux se sont fait l’écho de ces signalements et plusieurs équipes médicales ont mis en place des consultations afin de prendre en charge les patients concernés. En mai 2020, nous avons ouvert à l’Hôtel Dieu de Paris une consultation appelée "post Covid", spécifiquement destinée à ces patients atteints par de telles "formes longues" de Covid-19. Voici ce que nous avons appris jusqu’à présent selon la professeure Dominique Salmon, infectiologue à l'hôpital de l'Hôtel-Dieu à Paris.
Une maladie initialement peu sévèreFace à la persistance des symptômes, plusieurs hypothèses :
réinfection, réponse immunitaire inadaptée, terrain génétique particulier...
La Covid-19 est le plus souvent une maladie aiguë et bénigne. En effet, la plupart des cas de Covid-19 sont symptomatiques, même si environ 40 à 45 % des infections semblent être asymptomatiques. Les symptômes apparaissent après une période d’incubation d’environ 5 jours. Parmi les plus fréquents, on peut citer une fièvre ou des frissons, des signes ORL tels que douleurs de gorge ou écoulement nasal (rhinorrhée), des maux de tête, une perte de l’odorat (anosmie), parfois une perte de goût (agueusie), une toux sèche, des douleurs thoraciques et une fatigue. Ces symptômes durent en moyenne 7 à 9 jours, puis régressent progressivement en deux à trois semaines.
Vaccin anti-Covid : la validation scientifique commence enfin
Au moment où la vaccination anti-Covid débute un peu partout dans le monde et où on relève déjà en Angleterre deux réactions allergiques sévères après injection du vaccin produit par Pfizer-Bio-NTech, on attendait de pied ferme l'estampille scientifique qui manquait aux données de sécurité et d'efficacité communiquées. La voici enfin, puisque les premiers résultats viennent d'être publiés. C'est le vaccin Astra Zeneca qui ouvre le bal en rendant publics ses résultats dans la revue The Lancet, résultats qui confirment les performances bruyamment annoncées dans les medias fin novembre. Testé dans quatre essais répartis sur trois continents chez plus de 20 000 personnes au total, le vaccin se révèle efficace à 70 % en moyenne, les proportions variant en effet de 64,1 % à 70,4 % en fonction des cohortes pour deux doses reçues ; un pourcentage qui grimpe jusqu'à 90 % chez des participants britanniques, qui ont reçu "par erreur" 1/2 dose au lieu d'une dose complète lors de la première injection. Aucune hospitalisation ou forme grave de la maladie n'a été à déplorer, même si trois cas d'événement indésirable (non grave) ont été enregistrés. Des données encourageantes, d'autant plus que le vaccin se conserve entre -2 et -8°C, ce qui facilite grandement sa conservation et sa distribution. Grâce à cette étude, la question du vecteur viral est donc résolue, même si la quantité de produit nécessaire à une protection optimale fera l'objet d'une étude complémentaire, déjà annoncée par le laboratoire.
Grâce à "Koalou", nous fluidifions le parcours de soins pédiatrique, selon ...
Grâce à l’application et son univers ludique et pédagogique, nous assurons un suivi du début à la fin de la prise en charge c’est-à-dire depuis l’indication de la chirurgie jusqu’à la guérison. Cela va de la mesure de l’anxiété des enfants et des parents avant d’aller au bloc et jusqu'au suivi de la douleur et des complications post-opératoire. Les parents retrouvent en un seul et même endroit, l’ensemble des informations nécessaires à l’opération pour se préparer. Ils peuvent également signaler toutes modifications de l’état de santé de leur enfant. Pour les professionnels, l’objectif est de fluidifier le parcours de soin de l'enfant lors de toutes ses étapes et notamment réduire le facteur anxiété. Pour ce faire, il nous faut le prévenir, le mesurer, et enfin le traiter, souligne Marie-Esther Degbelo. Et de poursuivre, aujourd’hui, les enfants grandissent dans un monde rempli de numérique avec beaucoup d’incertitude. Ils entendent parler de guerre, de catastrophe naturelle, de maladie contagieuse… Il s’agit alors de créer un continuum de prévention, formation et information, distraction pour créer de la résilience. Etre prêt à faire face en outillant psychologiquement une génération. Voilà l’enjeu de la santé.
Des infirmières hygiénistes déployées dans tous les Ehpad bretons
Véran bétonne son soutien à Stéphanie Rist et à son projet de Loi, adopté par l'Assemblée
Le 8 décembre, l'Assemblée Nationale a adopté en première lecture le projet de Loi concernant l'amélioration du système de santé par la confiance et la simplification, porté par la Députée marcheuse Stéphanie Rist. Une adoption dont se félicite Olivier Véran, ardent défenseur du projet, lequel fait suite au rapport Claris et est réputé concrétiser certains des engagements du Ségur de la santé. Comprendre accorder aux établissements plus de souplesse dans leur organisation, remédicaliser la gouvernance des hôpitaux, redonner au service hospitalier une plus grande place dans la décision et mettre un terme aux mercenariat de l’intérim médical dixit le Ministre. Stéphanie Rist apporte une nouvelle pierre pour rebâtir la confiance au sein de notre système de santé, plaide Olivier Véran, pour lequel le texte apporte un vent de liberté d’organisation, de confiance et de reconnaissance de chacun des métiers du soin. A ce jour pourtant, la proposition ne compte pas moins de 331 amendements, parmi lesquels celui portant sur la création d'une profession intermédiaire de santé, à l'origine d'une fronde massive des médecins et des infirmiers. Il y a quelques jours seulement, la co-rapporteure du plan "Ma santé 2022" a d'ailleurs dû battre temporairement en retraite et commanditer un rapport sur le sujet pour tenter d'apaiser les foules.
Surveillance du Covid-19 : Santé publique France peaufine ses indicateurs
Pour mieux refléter la dynamique de l’épidémie au plus près de la réalité et aux niveaux les plus fins du territoire, Santé publique France a fait savoir, hier 8 décembre, que les indicateurs suivis seraient modifiés pour être au plus près des connaissances scientifiques les plus récentes sur le virus, des évolutions des mesures prises pour enrayer l’épidémie, et des standards épidémiologiques internationaux. Pour cela et en complément des données des tests PCR, l'Agence inclut désormais celles relatives aux tests antigéniques (TAg), dont les modalités de réalisation avaient été diffusées par décret le 17 novembre. Les taux d’incidence, de positivité et de dépistage sont donc désormais produits à partir des deux flux inclus au Système d'Informations de DEPistage (SI-DEP). Par ailleurs et pour corriger les sur- et sous-estimations générées par les anciens calculs, les personnes testées plusieurs fois sont à présent prises en compte différemment dans la nouvelle méthode statistique : sont incluses d’une part les personnes re-testées positives pour la première fois depuis plus de 60 jours, et d’autre part celles ayant été testées au cours des sept jours écoulés et qui n'ont jamais été testées positives dans les 60 jours précédents. Après recalcul des données à compter du 13 mai dernier, la dynamique épidémique reste pourtant identique, de même que les tendances communiquées jusqu'à maintenant concernant les taux de dépistage et de positivité, bien que le taux de positivité hebdomadaire ait en réalité décru dès la semaine du 9 août.


