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Covid-19 : pas de 3ème confinement, mais une vigilance territoriale accrue
Lors d'une conférence de presse hier, 29 décembre, le gouvernement a dévoilé les mesures prises pour lutter contre l'épidémie de Covid-19 à l'issue du Conseil de défense, présidé par Emmanuel Macron, qui s'est tenu le même jour. Actuellement, la France se trouve sur un "haut plateau épidémique" après une baisse nette des cas et hospitalisations grâce au deuxième confinement. Même si les chiffres sont moins alarmants que chez nos voisins européens, le constat est partagé : le taux d'incidence a fortement augmenté et le niveau de circulation du virus demeure élevé en France, en particulier dans le Grand Est, en Bourgogne - Franche-Comté, en Auvergne - Rhône-Alpes et en PACA. Par ailleurs, la pression hospitalière stagne à un niveau élevé (2 600 à 2 700 personnes sont en réanimation fin décembre) et le nombre de nouveaux cas observés (10 000 à 15 000 par jour) est supérieur aux 5 000 initialement attendus pour un assouplissement des mesures. Des données toutefois difficiles à interpréter en raison d'un hausse significative du testing : 3 500 000 tests (PCR et antigéniques confondus) ont été réalisés durant la semaine de Noël, ce qui est un chiffre inégalé jusque-là.
Face à cette réalité et à l'aggravation territorialisée de la situation, le Conseil Scientifique a reconnu qu'il existe un risque non-nul de reprise épidémique de Covid-19 à la rentrée et a recommandé deux mesures : au sujet du variant britannique du virus (dont l'émergence est déjà prise en compte dans la modélisation de la vaccination, laquelle sera proposée dès janvier aux professionnels de santé de moins de 50 ans), de contrôler des personnes en provenance d'Angleterre ; concernant le territoire national, d'attendre le 1er janvier pour disposer de données claires, lisibles et qui prennent en compte l'impact des fêtes de fin d'année. Aujourd'hui, une vingtaine de départements nous inquiètent, ont déclaré de concert le Cabinet du Premier Ministre et celui d'Olivier Véran. Dès le 2 janvier, des restrictions différenciées et accrues (couvre-feu anticipé à 18h) pourraient intervenir dans ces territoires (cf. infra), qui comptent des cas et/ou des cas âgés en excès. Les closes de revoyure concernant les établissements culturels (7 janvier) et les bars, restaurant et autres salles de sport (20 janvier) sont maintenues. D'ici-là, la rentrée scolaire se déroulera comme prévu, le 4 janvier.
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- Alpes-Maritimes
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- Yonne
Les auxiliaires médicaux en pratique avancée officiellement dotés d'un concours sur titre
Par arrêté du 23 décembre 2020 ont été fixées les règles d'organisation générale, la composition du jury et la nature des épreuves du concours de recrutement pour l'accès au corps des auxiliaires médicaux exerçant en pratique avancée (AMPA) de la fonction publique hospitalière. Une parution dont s'est réjouie l'Union Nationale des Infirmiers en Pratique Avancée (UNIPA), qui dénonce par ailleurs le retard pris par le gouvernement dans ce processus, puisque les grilles indiciaires des professionnels concernés étaient parues il y a plusieurs mois, en mars dernier. Au-delà de cette avancée et dans un souci de maitien d'une dynamique constructive, l'UNIPA réclame sans tarder la mise en place d'un comité de suivi, un rattrapage salarial compensatoire ainsi que la levée de freins majeurs au déploiement de la pratique avancée en France.
"Ce vaccin, c'est notre grand espoir" : coup d'envoi de la campagne vaccinale ...
La France - qui déplore à ce jour plus de 62 000 morts du Covid-19 et une remontée des contaminations (l'hypothèse d'un 3e confinement n'est à cette heure pas exclu par Olivier Véran) - était dans les starting-blocks. Après plusieurs mois de recherche-éclair, d'essais, de négociation, et l'obtention du feu vert des autorités sanitaires européenne et nationale pour l'utilisation du vaccin développé par Pfizer-BioNtech, la campagne de vaccination anti-Covid y a débuté en coordination avec plusieurs autres pays d'Europe hier, dimanche 27 décembre. Les premières injections ont été réalisées selon les critères recommandés par la Haute Autorité de Santé, à savoir les personnes les plus âgées résidant en établissement et celles, vulnérables, y exerçant (plus de 65 ans, comorbidités). Deux sites ont ouvert la marche : l'un en Ile-de-France et l'autre en Bourgogne, l'une des régions les plus touchées actuellement par l'épidémie. Lors d'une conférence de presse la veille du lancement, le gouvernement a exposé ses choix et précisé la place des professionnels dans la stratégie mise en oeuvre.
Le vaccin contre le Covid-19 ne sera pas obligatoire : l'exécutif l'a décidé et annoncé ; le schéma français est celui du libre-arbitre par le consentement
Deux jours seulement après Noël, la France et l'Europe ont emboîté le pas aux Etats-Unis, à la Grande-Bretagne et à certains pays d'Amérique latine en donnant, par décret, le coup d'envoi de la campagne vaccinale contre le coronavirus grâce au vaccin à ARN messager baptisé "Comirnaty", mis au point par Pfizer-BioNtech et estamplillé d'une AMM conditionnelle. Le 27 décembre, une septuagénaire prénommée Mauricette - première vaccinée de France - neuf autres résidents de l'Unité de Soins de Longue Durée (USLD) de l'Hôpital René-Muret de Sevran (Seine - Saint-Denis) ainsi qu'un professionnel de santé de plus de 65 ans exerçant dans la structure ont inauguré la campagne vaccinale française anti-Covid ; ont suivi dans l'après-midi celles réalisées sur plusieurs pensionnaires et un professionnel de santé senior dans un Ehpad dijonnais.
La #vaccination contre la #COVID19 est officiellement lancée en France.
Durant cette première étape de vaccination, 1M de personnes les plus à risque pourront se faire vacciner. pic.twitter.com/XBUcFYPZJR
Information et publicité liées à l'exercice infirmier : le Code déontologique lâche du lest
Comme celui des chirurgiens-dentistes, sage-femmes, pédicures-podologues, médecins et autres masseurs-kinésithérapeutes au même moment, le Code de déontologie infirmier assouplit ses règles en matière de communication professionnelle. Par décret du 22 décembre paru au Journal Officiel, l'information et la publicité liées à l'exercice infirmier (pour les professionnels inscrits au tableau de l'Ordre, conseils et chambres disciplinaires de l'Ordre des infirmiers) sont facilitées. Quatre ans environ après leur création, les règles de l'exercice clarifient la notion de "partage d'honoraires" et permettent désormais aux professionnels de détailler, dans le respect des recommandations émises par le Conseil National de l'Ordre, leurs informations (nom, titre, diplômes, horaires de consultation...) dans des annuaires publics et sur les façades ; elles autorisent par ailleurs à les faire figurer sur les ordonnances et autres documents professionnels. Enfin, les infirmiers sont habilités à délivrer, en toute loyauté, des informations de nature à contribuer au libre choix du praticien par le patient, relatives notamment à ses compétences et pratiques professionnelles, à son parcours professionnel et aux conditions de son exercice (données scientifiques étayées et confirmées...). De quoi veiller à une bonne information préalable du patient, tant au niveau des actes qui lui sont prodigués que des honoraires dont il devra s'acquitter.
Noël 2020 : sous le sapin, l’espoir
Pas plus de six personnes autour de la table cette année pour Noël. Pour la première fois depuis bien longtemps, la fête aura une résonance particulière en France, comme dans le monde entier. Le coronavirus est passé par là ; il a provoqué un chambardement que nos sociétés, présomptueuses et trop habituées à tout miser sur une médecine dont elles surestiment le pouvoir, ont pris en pleine figure. Pourtant, la vie résiste et conserve ses droits. Alors pour les patients hospitalisés, les professionnels de la santé et du soin plus que jamais mobilisés, et tous les autres, quels cadeaux peut-on espérer cette année le 25 décembre ?
Dans la hotte, il y a aura l'espoir. Celui qui donne la force de surmonter l'épreuve, qui permet la résilience et la projection dans le futur
Le soin [...] est un engagement à la réalisation de soi par et avec les autres. [...] La compétence de l’autre est, de manière intrinsèque, celle du soignant en cela qu’elle représente l’élément central de la relation de soins (Alexis Bataille, chronique littéraire)
Aides aux étudiants paramédicaux franciliens avec les Contrats d’Allocations d’Etudes
Suite à l’appel lancé en septembre 2020 auprès des établissements franciliens, afin qu’ils puissent proposer des Contrats d’Allocations d’Etudes (CAE) à leurs étudiants paramédicaux, l’ARS Île-de-France revient sur ce dispositif de subventions et d’aide à l’insertion professionnelle. Elle rappelle qu'il est destiné à renforcer l’attractivité et la fidélisation des professionnels non médicaux les plus en tension. L’ARS Île-de-France met ainsi en œuvre ce dispositif d’allocation d’étude en contrepartie d’un engagement de servir et ainsi fidéliser auprès des établissements sanitaires et médico-sociaux (EHPAD) des jeunes diplômés. Le dispositif des Contrats d’Allocations d’Etudes consiste à verser une aide de 9 000 € aux étudiants paramédicaux en dernière année contre un engagement de servir de 18 mois dans un établissement de santé ou un EHPAD à l’issue de leur diplomation. Ce dispositif concerne les professions suivantes :
- Aide-soignant
- Infirmier
- Infirmier anesthésiste
- Infirmier de bloc opératoire
- Masseur-kinésithérapeute
- Manipulateur en électroradiologie médicale (MERM)
- Orthophoniste
Les moyens mobilisés, à savoir une enveloppe de 4 M€ compte tenu de redéploiements de crédits FIR au sein de l’enveloppe du pôle RHS, permettent de financer 445 CAE, contre 220 CAE prévu initialement. L’ensemble des crédits se rapportant à près de 120 structures a déjà été engagé et à la date du 4 décembre 122 CAE ont été conclus, les derniers sont en cours.
Force Hemato lance un appel à projet en recherche infirmière
Un appel à projet pour l'année 2021 a été lancé par Force Hemato le 18 décembre. Le fonds de dotation dédié à la recherche clinique en hématologie (lymphomes, leucémies, drépanocytose, thalassémie, hémophilie, greffe de moëlle, transfusions...), qui souhaite récompenser un projet de recherche infirmière en sciences humaines et sociales dans le domaine de l'hématologie, vise les IDE, IDEC, IPA et cadres IDE, qui auront jusqu'au 15 février prochain pour déposer leur dossier. La proposition devra porter sur la qualité de vie, l'accompagnement des patients et de leurs proches ou encore l'organisation du travail en équipe ; l'appréciation globale du projet sera réalisée en fonction de sa pertinence, de sa qualité méthodologique (faisabilité, applications potentielles...) et du travail en équipe qu'elle aura mobilisé (transversalité, originalité, valeur ajoutée...). Après examen attentif des dossiers par le jury puis délibération, le lauréat se verra attribuer une dotation de 20 000 €. Une récompense remise lors du 41ème congrès de la Société Française d'Hématologie, qui devrait avoir lieu du 9 au 11 septembre 2021 au Palais des congrès de Paris.
Crise sanitaire et contexte social : un révélateur d'inégalités de santé
Entre autres joyeusetés, l'épidémie de coronavirus a épuisé les professionels de santé ainsi que tous les acteurs du soin, amputé le cursus des étudiants infirmiers, réveillé les complotistes et elle a mis sous tension le système de santé en général... Elle a également frappé plus durement certaines populations comme les personnes âgées ou encore celles en grande précarité... C'est justement là que le bât blesse : à force de centrer le discours et les actes sur les (nécessaires) aspects biomédicaux de la crise sanitaire, on en a oublié l'un des facteurs essentiels : celui du contexte social (conditions de vie, profession...), communément désigné sous le terme de "déterminants de santé". Deux chercheurs de l'Inserm analysent la question dans les colonnes de notre confrère The Conversation, que nous remercions de ce partage.
La crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 a révélé de façon brutale la réalité des inégalités sociales de santé. À l’instar de la stratégie nationale de santé ou du plan national de santé publique, les grands textes d’orientation de la santé publique française affichent pour objectif de réduire au maximum ces inégalités. Par ailleurs, l’accès à la santé, et pas seulement aux soins est un enjeu de cohésion sociale largement partagé dans notre pays. On constate pourtant que dans le milieu scientifique, cette préoccupation reste très marginale.
Comment comprendre la répartition sociale et territoriale d’une épidémie sans inclure dans les modèles qui la simulent, qu’ils soient simples ou complexes, la densité des logements ?
Un éclairage avant tout biomédicalUn dossier sur les ruminations ou sur les pensées de trop...
C'est le dossier de novembre élaboré par la revue Santé mentale... Un dossier dont la thématique "Les ruminations" pourrait parler à tout un chacun dans cette période sanitaire complexe où la frustration est très souvent au rendez-vous... La rumination est un mode de réponse à la détresse, une stratégie d’adaptation pour contrôler un affect désagréable. Elle consiste à se concentrer de façon répétitive et passive sur des pensées négatives, dans un cercle vicieux automatique et vain. En psychiatrie, ces pensées répétitives négatives sont notamment associées aux troubles dépressifs et anxieux, évoquées dans la genèse et le maintien de ces troubles. Cibler ces pensées ruminatives est une idée relativement récente, qui s’est construite dans une perspective transdiagnostique. Différentes pistes d’interventions peuvent être proposées au patient.
Edito - Ce Noël "n’aura pas la même saveur" pour les soignants ...
"Il ne s'agira pas à coup sûr de vacances de Noël comme les autres", rappelait Emmanuel Macron lors de son allocution du 24 novembre, annonçant le déconfinement par étapes. A l’hôpital, en libéral, les soignants qui travaillent s’apprêtent eux-aussi à vivre leur premier Noël avec le Covid-19. Une situation qui oblige à quelques bouleversements dans l’organisation et qui ternit un peu les réjouissances. Une infirmière libérale et une aide-soignante à l’hôpital, toutes deux mobilisées sur le front de l’épidémie, évoquent cette période qui tranche avec les années précédentes.
Dans les services hospitaliers comme en libéral, les soignants se préparent pour des Fêtes très différentes des autres années.
Le Covid-19 s’est invité à la table de Noël cette année. Le climat est très différent du quotidien à l’approche des Fêtes de fin d’année, reconnaît Marine Lys, aide-soignante dans un service de chirurgie digestive et endocrinienne à l’hôpital de La Rochelle (en Charente Maritimes). Pendant la première vague, son service a fermé et l’intégralité de l’équipe a été répartie dans d’autres services pour le plan blanc. De son côté, la jeune femme, formée à cette pratique depuis plusieurs années, est allée renforcer la réanimation pendant 4 mois. Pour cette seconde vague, dès le mois d’octobre, elle a été appelée une nouvelle fois en réanimation ainsi qu'aux urgences Covid tandis que son service, cette fois, restait ouvert, mais comptait quelques fermetures de lits et le redéploiement de certains de ses collègues. Cette deuxième vague a en effet davantage mobilisé la médecine générale (avec une multiplication des lits destinés à accueillir des patients atteints par le Covid). Une organisation complexe donc, chamboulée depuis plusieurs mois maintenant, qui a eu des répercussions importantes sur le moral des soignants d’après Marine Lys.
Veille réglementaire du 1er au 15 décembre 2020
L’Institut Droit et Santé (Université Paris Descartes) est notre partenaire pour les affaires réglementaires. Il nous fait profiter, deux fois par mois, d’une veille juridique sur les questions de santé spécialement pour les lectrices et lecteurs d'infirmiers.com et cadredesante.com Ses juristes commentent les points sélectionnés en fonction de leur intérêt pour les professions paramédicales. N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques. Voici les éléments à retenir pour la période du 1er au 15 décembre 2020.
En partenariat avec l’Institut Droit et Santé
Veille juridique du 1er au 15 décembre 2020
Comité de suivi du Ségur de la santé : "savoir où nous en sommes et où nous ...
Ce vendredi 18 décembre 2020 au matin, Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, réunissait l’ensemble des parties prenantes du Ségur de la santé lors d’un comité de suivi. J’ai donc voulu qu’un comité rassemblant toutes les parties prenantes suive la mise en œuvre des engagements pris cet été pour veiller à ce que chaque ligne des accords du Ségur s’accompagne d’effets très concrets sur le terrain et dans la vie des soignants. Ce "point d’étape" permet de savoir où nous en sommes et où nous allons a rappelé Olivier Véran. Des avancées jugées très significatives et qui ont eu lieu malgré le contexte épidémique que nous connaissons qui a, une fois encore, mis notre système de santé en grande tension.
Restaurer la confiance des soignants, reconnaître la valeur des métiers du soin au sein de la société, s’assurer qu’ils soient entendus et que le fonctionnement au quotidien des services de soin soit rapidement amélioré... la finalité des accords du Ségur de la santé.
Nous ne terminons pas cette année 2020 comme nous l’avons commencée. La donne a changé pour les soignants et les engagements du Ségur, tenus un à un, sont autant d’ambitions qui donnent du sens et de la reconnaissance à celles et ceux qu’un pays tout entier a applaudis il y a neuf mois a souligné Olivier Véran lors de son discours introductif. Pour lui, cet exercice historique qu'a été le Ségur de la santé a été bien davantage qu’un vaste plan de revalorisation et de confiance à celles et ceux qui font vivre notre système de santé. C’était une promesse à tenir.
Il a donc été rappelé que l’un des constats essentiels du Ségur, qui s’est conclu sur des accords historiques, était "en urgence" de restaurer la confiance des soignants, reconnaître la valeur des métiers du soin au sein de la société, s’assurer qu’ils soient entendus et que le fonctionnement au quotidien des services de soin soit rapidement amélioré. A ce titre, 7 milliards d'euros ont déjà été engagés en 2020 pour revaloriser financièrement les personnels non médicaux et les sages-femmes, les praticiens hospitaliers, les internes et les étudiants en santé. Il s'agissait également de redonner de la souplesse pour gérer les hospitalisations, et pouvoir prendre en charge les épisodes de tension d’activité. Au-delà de la gestion interne au quotidien des établissements de santé, deux mesures incarnent ce nouveau paradigme : les 4 000 lits en fonction des besoins, et les hôtels hospitaliers. Dans le même esprit, la remise à niveau du matériel nécessaire au bon fonctionnement quotidien des services de soins s'est avérée indispensable. Une aide à l’investissement courant a été portée à 650 M€ d’investissement courant 2021, soit 500 M€ de plus qu’en 2020. Il est précisé que 150 M€ sont destinés à réduire les inégalités de santé, et iront dans les départements aux facteurs sociaux ou territoriaux défavorables. Les enveloppes ont été annoncées sans attendre pour permettre l’arrivée des matériels dans les services le plus tôt possible.
Covid-19 : une étude tente de cerner les circonstances de contamination
Les auteurs de l'étude soulignent toutefois qu'elle comporte des limites qui empêchent de tirer des conclusions définitives. D'abord, "les résultats s'appliquent à deux périodes très particulières", le couvre-feu et le confinement. Ensuite, les volontaires ont fait la démarche de répondre à un questionnaire et ne sont donc pas représentatifs de toute la population infectée en France. L'étude ComCor sera poursuivie pour affiner ces premiers résultats.
Parce que plus que jamais les étudiants ont besoin que l’on prenne soin d’eux !
Avenir incertain, solitude, isolement, précarité… Violemment confronté à la crise sanitaire, sociale et économique, et à ses effets sur la santé mentale, le monde étudiant souffre et plus que jamais les étudiants en santé ont besoin que l’on prenne soin d’eux.
L’association Soins aux Professionnels de la Santé (SPS), riche d'un groupe d’experts souhaitant partager et défendre la santé des professionnels de la santé, étend son dispositif et met ses ressources à la disposition des étudiants en santé.
Pour ce faire, et pour que le plus grand nombre puisse en bénéficier, l’association SPS communique via les réseaux sociaux avec deux visuels et une vidéo et rassemble toutes les informations de soutien et d’accompagnement sur un site spécifique : www.soins-aux-etudiants.com Trouver une écoute, un soutien, une orientation, via un un numéro vert (0 805 23 23 36) accessible à tout moment, 24h/24, ou l'application SPS (Apple store, Google Play), anticiper les risques et préserver sa santé, tester l’état de son sommeil, gérer au quotidien son stress et sa fatigue... autant de ressources pour que les étudiants préservent au mieux en ces temps difficiles leur santé physique et psychique.
Le Covid-19 presque absent des lycées franciliens, révèle un dépistage-pilote
Le 23 novembre, la Région Ile-de-France avait lancé un pilote dans une trentaine de lycées pour dépister massivement, grâce à des tests rapides antigéniques (TRA), les personnes infectées par le Covid. Le dispositif était avant tout destiné aux personnels enseignants et administratifs, même si les élèves volontaires pouvaient y prétendre. Au total, 5 750 personnes, dont 4 473 élèves et 1 277 personnels se sont portés volontaires pour effectuer un test antigénique, plus ou moins massivement en fonction des établissements. Verdict : le taux de positivité s’est révélé dans sa globalité très faible (0,42 % en moyenne), ce qui va dans le sens d’une faible circulation du virus au sein des établissements scolaires, s'est réjouie l'ARS dans un communiqué du 17 décembre. Mais le biais est de taille : l'ARS précise par ailleurs que les sujets symptomatiques et les cas contacts n’ont pas été testés dans le cadre de ces opérations, ce qui peut expliquer en partie le faible taux de positivité relevé. Les trois recteurs de la région académique, le directeur général de l’ARS et le directeur général de l’AP-HP ont par ailleurs conjointement salué l’engagement et la mobilisation des acteurs qui ont rendu possible cette opération et réalisé un important travail de pédagogie et de prévention (chefs d’établissements, équipes Covisan, ARSIF, médecins et infirmiers scolaires, Assurance Maladie, étudiants en service sanitaire de la Faculté de médecine de Créteil).
Hausse significative des indemnités de stage pour les ESI
La hausse était pressentie depuis le Segur de la santé, la voici. Par arrêté du 16 décembre 2020, les indemnités hebdomadaires de stage versées aux étudiants inscrits dans les instituts de formation de certaines professions de santé ont été révisées : celles attribuées aux ergothérapeutes, manipulateurs d'électroradiologie médicale, masseurs-kinésithérapeutes, et bien sûr infirmers. Jusqu'à maintenant, les indeminités versées aux étudiants en soins infirmiers étaient de 28 € la première année, 38 € la seconde, et 50 € la dernière année de formation. Désormais, les ESI qui effectueront des stages verront leur gratification évoluer à la hausse. Une hausse significative qui avantage l'ensemble des étudiants de manière décroissante au fil du cursus triannuel pour relever davantage les versements les plus faibles. Avec une augmentation de 28,5 %, les inscrits en première année connaîtront donc la revalorisation la plus forte (36 €) ; viendront ensuite ceux de deuxième année (46 €), et enfin les étudiants de troisième année, pour lesquels l'augmentation de 20 % portera l'indemnité à 60 € hebdomadaires.
Sous l’œil d’Anne Bardas, photographe et infirmière
Anne Bardas nous parle de sa passion pour la photographie qui constitue une grande partie de sa vie professionnelle. Parallèlement, elle exerce son métier d’infirmière. Diplômée depuis 2003, c’est aujourd’hui la Réanimation Chirurgicale du Centre Hospitalier Régional d’Orléans qui constitue une partie de son quotidien. Si la crise sanitaire a révélé son besoin d’immortaliser le travail des soignants afin "de ne jamais oublier", elle souligne cependant la chance qui est la sienne de pouvoir également s'évader en réalisant des photos sur un régistre beaucoup plus léger intéressant l'art, l'architecture ou la cuisine.
Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé prendre des photos. Je suis née dans une famille d’artistes et j’ai toujours été encouragée à exprimer ma créativité, nous explique Anne. Si je dessine depuis toute petite, la photographie est vraiment présente dans ma vie depuis maintenant 10 ans. J’aime ce moyen d’expression. Il me permet de capter et figer des émotions, des expressions, des situations. La vie m’inspire et je peux donc passer beaucoup de temps à observer une rue, à mettre en scène un objet ou une personne pour trouver l’angle qui me paraît le plus pertinent et l’émotion qui me semble la plus juste.
Gérontologie : vers la création d'un 6e domaine d'intervention pour les IPA ?
A l'occasion des Journées annuelles de la Société Française de Gériatrie et Gérontologie (SFGG) son Président, Olivier Guérin, a soutenu la nécessité "de pousser la création des Infirmières en Pratique Avancée (IPA) en Gérontologie (IPAG)". Un groupe de travail, constitué en novembre 2019, a présenté le "référentiel" pour que ce nouveau domaine d'intervention de l'IPA devienne réalité.
L’IPA en gérontologie (IPAG) permettra de tenir compte de l'aspect multidimensionnel du sujet âgé qui, faute d’être pris en considération, engendre les ruptures de parcours observées quotidiennement.
Il nous manque des compétences, c’est pour cela que nous poussons la création des infirmières en Pratique Avancée (IPA) en Gérontologie (IPAG). Nous avons besoin de créer de la science soignante, et notamment auprès des patients âgés, a affirmé le Pr Olivier Guérin, président de la Société Française de Gériatrie et Gérontologie (SFGG) lors de ses Journées annuelles, du 14 au 16 décembre derniers. Et d'ajouter : le référentiel des compétences et de formation est prêt, il n'y a plus qu'à ! En effet, soutenu par le Collège des Soignants de la SFGG, il a été présenté par Loriane Salège, IPA (Nîmes), lors de la session "Recherche en sciences cliniques infirmières."
"Il nous manque des compétences, c’est pour cela que nous poussons la création des #IPAG." Olivier Guérin #SFGG. Cette 2e journée de congrès a été l'occasion de présenter le référentiel des #Infirmières #Pratique #Avancée en #Gérontologie https://t.co/sdzP1P6vOG
— SFGG (@LaSFGG) December 16, 2020Création d’une nouvelle agence de recherche sur les maladies infectieuses et émergentes
Afin de renforcer la recherche biomédicale sur les maladies infectieuses émergentes et de mieux armer scientifiquement la réponse publique à l’épidémie de COVID-19, une nouvelle agence de recherche sur les maladies infectieuses émergentes verra le jour, au sein de l’Inserm, sous les tutelles du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et du ministère des Solidarités et de la Santé, au début du mois de janvier 2021. Combinant l’expertise scientifique et la réactivité du consortium Inserm-REACTing avec l’expérience et la capacité opérationnelle de l’Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales (Anrs), la nouvelle agence sera dédiée à la coordination et au financement de la recherche scientifique sur les maladies infectieuses émergentes, sur le sida, les infections sexuellement transmissibles et sur les hépatites virales.
Nouvelles compétences à venir pour les paramédicaux via les protocoles de coopération
Elargir l’offre de soins, réduire les délais d’accès à une prise en charge, et donc améliorer les parcours de santé des patients est aujourd'hui une impérieuse nécessité. Les protocoles de coopération entre professionnels de santé apportent une réponse innovante à ces besoins. Le ministère des Solidarités et de la Santé entend bien les développer aujourd'hui en publiant quatre nouveaux appels à manifestation d’intérêt (AMI). Infirmiers, aides-soignants et ergothérapeutes sont ainsi invités avec les médecins à l'élaboration de protocoles de coopération pour de nouveaux transferts de tâches qui seraient effectifs au cours de l'année 2021, et ce sur l'ensemble du territoire.
L'idée générale, selon la DGOS, est de promouvoir, via ces AMI, la richesse des initiatives menées par les professionnesl de santé sur le terrain en élaborant ensuite de nouveaux protocoles de coopération applicables sur l'ensemble du territoire.
Le ministère des Solidarités et de la Santé rappelle que depuis 2019, l’ensemble des appels à manifestation d’intérêt (AMI) pour des protocoles nationaux de coopération est publié par le comité national des coopérations interprofessionnelles1, composé entre autre de l’assurance maladie, de la Haute autorité de santé et d’un représentant des agences régionales de santé avec la participation des conseils nationaux et des ordres professionnels. Si le ministère se félicite de la dynamique engagée grâce au travail d’équipes de professionnels, portant à près de 60 le nombre de protocoles coopération autorisés aujourd'hui, il souligne que la période récente a rappelé l’importance d’engager et de fédérer les professionnels de santé autour d’une organisation transversale et décloisonnée, principe majeur des engagements du Ségur de la santé.
Les protocoles de coopération offrent aux personnels paramédicaux des possibilités en termes d’attractivité et d’évolution de leurs métiers, de perspectives de carrière et de compétences accrues tout en permettant aux médecins de se centrer là où leur plus-value est la plus grande.


