Soins

Une épidémie peut en cacher une autre : la dengue endeuille les IDEL de Martinique

Infimiers.com - lun, 11/16/2020 - 11:52

Quinze ans que la Martinique n'avait pas connu pareille poussée épidémique. Infirmier libéral âgé de 50 ans, Jean-Marc Moutamalle l'a payé de sa vie : la dengue l'a emporté dans la nuit du 13 au 14 novembre, lui qui était dynamique, attachant et toujours prêt à se mobiliser pour sa profession et pour son île témoignent ses collègues de Convergence infirmière Martinique. Depuis fin 2019, la dengue grignote à nouveau cette partie des Antilles françaises et que l'épidémie y est déclarée confirmée, de même qu'à Saint-Barthélémy, Saint-Martin et en Guadeloupe. L'île est actuellement en phase 4 du plan de surveillance, d'alerte et de gestion des épidémies de dengue (PSAGE) piloté par Santé Publique France, c'est-à-dire de "dengue hémorragique nécessitant une adaptation de la prise en charge hospitalière". C'est là que le bât blesse : déjà malmenée par la crise du coronavirus, la Martinique doit en plus organiser sa réponse et faire face à une tempête sanitaire simultanée, que nos esprits accaparés par le Covid-19 pourraient bien ne pas apercevoir. Or la dengue, hautement contagieuse, atteint désormais la quasi-totalité des communes du réseau de surveillance malgré les efforts de prévention déployés. Selon les données arrêtées fin septembre, 7 350 cas confirmés ont été recensés sur l'île depuis fin 2019. Parmi eux, 8 cas graves hospitalisés en réanimation ou en soins intensifs et 10 décès sont à déplorer. Jean-Marc, hélas, vient alourdir ce triste bilan.

Notre rédaction adresse ses sincères condoléances aux proches et amis de Jean-Marc et se joint à la peine de ses collègues

Catégories: Soins

Ségur : 650 millions pour le quotidien des hôpitaux dès janvier 2021

Infimiers.com - lun, 11/16/2020 - 10:30
Après les revalorisations de salaire, il fallait s'attaquer au problème du matériel des établissements hospitaliers. Si nous voulons que nos soignants continuent d’exercer leur "vocation", nous devons leur donner les moyens de le faire ! Et cela demande d’investir pour qu’ils aient accès au matériel dont ils ont besoin quotidiennement, plus encore s’ils travaillent dans un territoire en difficulté. Joignant le geste à la parole, Olivier Véran annonce dans un communiqué que 650 millions d'euros seront dédiés aux investissements pour l'hôpital dès janvier 2021. Le plan Investir pour l’hôpital présenté par le Gouvernement en 2019 prévoyait une enveloppe de 150 millions par an destinée aux investissements courants. Mis en œuvre dès 2020, ce soutien apporté au quotidien des hôpitaux et des établissements de santé avait été très apprécié des services de soins et des professionnels de santé, en répondant à des besoins concrets de matériel, de rénovation des locaux… Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, a annoncé augmenter cette enveloppe de 500 millions d’euros issus du Ségur de la santé pour la porter à 650 millions d’euros pour 2021, précise le ministère de la Santé. La répartition de cette nouvelle enveloppe sera confiée aux Agences régionales de santé (ARS). Cette somme doit permettre d’investir dans du matériel du quotidien, qui, s’il vient à manquer, alourdit la charge de travail et pèse sur les conditions de travail des soignants : pousses-seringues, moniteurs, chariot d’urgences, brancards, lits..., souligne le ministère, qui met aussi en avant le soutien particulier aux territoires les plus en difficultés (les départements les plus pauvres et les moins denses, souffrant d’une démographie médicale insuffisante du fait d’un manque d’attractivité), donnant le détail de la répartition par régions. 

Retrouvez le détail de ce communiqué sur le site du Ministère de la Santé

Catégories: Soins

Medicago et GSK annoncent le début des essais cliniques de Phase 2/3 du vaccin candidat COVID-19 avec adjuvant

Caducee.net - lun, 11/16/2020 - 01:00

Medicago, une société biopharmaceutique dont le siège social est situé à Québec, et GSK sont heureux d'annoncer le début des essais cliniques de Phase 2/3 de leur vaccin candidat COVID-19 dérivé de plantes afin d'évaluer son efficacité, son innocuité et son immunogénicité. En se basant sur les résultats positifs de la Phase 1 et de l'approbation des autorités réglementaires canadiennes, Medicago a décidé de lancer l'essai clinique de Phase 2/3 avec adjuvant à usage pandémique de GSK.

Catégories: Soins

Croire c'est soigner ou soigner c'est croire.

Elisabeth Brouillat

C'est mon job, j'écoute et j'essaie d'entendre les maux de ceux qui sont en souffrance. Je ne juge pas, je ne cherche pas à résoudre, je laisse le fil de la parole se dérouler. Il y a la parole qui soigne tout simplement par ce qu'elle est.

Les heures passent, les gens défilent, le livre d'histoire est ouvert ; Des ronds, des ovales, des carrés de toutes les couleurs passent de mon plumier à différentes mains, fines, grasses, propres, sales, entretenues ou oubliées ; toutes ces mains qui se tendent pour leur pitance chimique tri quotidienne ; la poésie des laboratoires qui prénomment leur molécule de doux nom. Ce rose pétant pour faire dormir, ce blanc neutre pour calmer, la poésie des chercheurs est scientifique, les pilules du bonheur n'écoutent rien, elles s'avalent. Elles sont cependant une transition, avant d'agir, elles nous donnent l'occasion de mettre un mot sur chacune de ses mains, nous, assis, ouvrant la boîte magique, vérifiant sur l'ordinateur que les médicaments sont ceux prescrits.

Puis, le regard remontant le long du bras, de l'épaule, un visage, parfois un sourire et cette main ouverte qui passe en bouche le produit miracle, un verre d'eau... et hop la chimie se dirige pour endormir le mal.
« Vous avez passé une bonne journée ? »... individualiser les soins, reconnaître pour faire naître, faire exister celui que le produit a endormi. Est-il dans les soins ?...

Que de gymnastique pour passer d'une histoire à l'autre, d'un visage à l'autre comme la caissière du super marché, comment entendre, laisser parler ; alors que derrière, il y a la queue, derrière la zone de confidentialité c'est le brouhaha.
Après ces heures de distributions quotidiennes, le silence est là, la lumière s'éteint, les portes qui nous relient à l'extérieur se ferment.

Il est temps de veiller au dedans, tout à sa place, chacun dans son lit... un peu de rangement et la nuit s'étire... Alors j'écoute la nuit, tout est plus calme, les voix sont feutrées, il n'y a pas de bruit et s'il y en a c'est qu'il y a problème.
On passe de la lumière artificielle du dossier informatique au sombre des chambres éteintes refoulant des odeurs des bruits intérieurs. Tous nos sens sont en éveil mais tout est au ralenti.
Si tout va bien, on ne devrait entendre que les pas des fumeurs, les chasses d'eau, les ronflements... tous ces petits signes parce que la vie est là.
Une proximité de bruits et d'odeurs qui rendent à la confidence une plus grande place, la confidence des corps, la confidence des mots.

Une porte claque, des pas rapides avancent dans le couloir, un homme entre dans l'infirmerie, il n'a pas dormi ça se voit. Nous lui souhaitons le « bonjour ».
Il n'a pas le temps de répondre, il est avec son téléphone portable :
« Je n'arrive pas à capter radio scoop ».
(Pourquoi est-ce si important ?)
« Il y a l'horoscope de 5 h 18 et je vais le louper ».
Ma collègue propose l'horoscope de « 20 minutes ».
« NON il n'y a que Rachel qui sait, tous les autres c'est de la foutaise »...
« On vous le cherche ».
« Je vais fumer, je reviens »... on cherche sur l'ordinateur cette foutu radio mais n'y parvenons pas, notre serveur bloque l'accès. Alors sur notre téléphone on trouve.
Ça y est il remonte.
« Merde il est 5 h 20, l'horoscope est terminé... Je reviens à 6 h 18, il le repasse »...
« Ok on vous attend ».
Occupé à diverses taches, je ne vois pas qu'il est 6 h 18, il est là, il attend.
Rachel est dans le téléphone, elle murmure l'horoscope du matin pour ceux qui se réveillent, et ceux qui n'ont pas dormi... Scorpion...
« Moi je suis poisson, c'est le dernier ».
Il écoute attentivement POISSON « aujourd'hui vous risquez d'être imprévisible »...
Il me regarde, c'est sûr, elle l'a dit...
« Vite donnez-moi mon traitement ! »
« Vous ne voulez pas attendre 7 h 30 ? »
« Vous avez entendu... je risque d'être IMPRÉVISIBLE »… alors je lui donne.

Merci Rachel, tu nous évites des heurts. Merci la science d'avoir inventé cette chimie qui endort, merci les médecins de l'avoir prescrit.
On a vraiment évité un drame... L'essentiel est d'avoir confiance en Rachel, en la chimie en la médecine.

Catégories: Soins

Le CHMP a adopté un avis positif pour ELZONRIS (tagraxofusp), pour le traitement du néoplasme des cellules dendritiques plasmacétoïdes blastiques (NCDPB)

Caducee.net - dim, 11/15/2020 - 09:23

FLORENCE, Italie, 15 novembre 2020 /PRNewswire/ -- Le groupe Menarini, une société privée italienne de produits pharmaceutiques et de diagnostic, a annoncé aujourd'hui que le Comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l'Agence européenne des médicaments (EMA) a adopté un avis positif sur l'approbation d'ELZONRIS (tagraxofusp) en monothérapie pour le traitement de première ligne des patients adultes atteints de néoplasme des cellules dendritiques plasmacytoïdes blastiques (NCDPB), une affection hématologique maligne agressive avec des résultats lamentables. L'avis positif du CHMP s'appuie sur le plus grand essai clinique prospectif jamais réalisé sur des patients n'ayant jamais été traités ou ayant déjà été traités pour le NCDPB.

Catégories: Soins

Angelini Pharma et Sunovion Pharmaceutical Europe reçoivent l'approbation de l'EMA pour Latuda, premier antipsychotique atypique pour le traitement de la schizophrénie des adolescents à partir de 13 ans

Caducee.net - sam, 11/14/2020 - 11:18

« Cette approbation représente une étape importante non seulement pour Angelini Pharma, mais aussi pour tous les adolescents européens qui vivent avec la schizophrénie et qui luttent pour faire face à leurs symptômes », a déclaré Pierluigi Antonelli, PDG d'Angelini Pharma. « La disponibilité de Latuda offre aux professionnels de la santé et aux soignants une nouvelle option importante pour aider les adolescents atteints de ce trouble, qui est chronique et gravement handicapant ».

Catégories: Soins

La Fédération internationale du diabète demande une amélioration du financement et de la formation pour aider les infirmières à faire face à la crise mondiale de diabète

Caducee.net - ven, 11/13/2020 - 20:00

BRUXELLES, 14 novembre 2020 /PRNewswire/ -- En cette Journée mondiale du diabète, la Fédération internationale du diabète (FID) demande que davantage d'infirmières soient formées pour aider les personnes vivant avec le diabète à comprendre et à gérer leur état.

Catégories: Soins

Un nouveau numéro de Rose Magazine plus que jamais militant

Infimiers.com - ven, 11/13/2020 - 17:17

L'édito de ce nouveau numéro de Rose Magazine, en pleine crise sanitaire, le 19e du nom couvrant l'automne 2020 et l'hiver 2021, donne le ton. Pour la premièère fois depuis que Rose Magazine existe, ce n'est pas une femme malade qui pose en couverture. Mais une soeur de coeur, écrit Céline Lis Raoux, directrice de l'association RoseUp. En effet, Anëlle, candidate au concours Miss Guadeloupe, a été disqualifiée car elle avait posée pour une campagne de dépistage du cancer du sein. L'éditorialiste rappelle que cette éviction avait provoqué une vague d'indignation chez toutes celles, filles, soeurs, mères, qui se sentent concernées par cette maladie. Le cancer du sein provoque en effet quelques 12 000 décès chaque année. Et tout ça pour une poitrine dévoilée dans le cadre d'une campagne de soutien au dépistage du cancer du sein... On croit rêver, au XXIe siècle, et le Comité Miss France n'a pas été épargné ! En réaction, 18 femmes "médiatiques" se sont engagées autour d'Anaëlle pour le dépistage du cancer du sein, posnt "les seins en majesté", habillés de rose.

Oui Rose Magazine reste plus que jamais fidèle à ses engagements, véritable media militant : lutter contre toute stigmatisation liée à la maladie, donner de la visibilité aux femmes malades du cancer, véhiculer et valoriser leur parole, les soutenir et les accompagne tout au long de cette épreuve de vie qu'est le cancer. On retrouve donc dans ce dernier numéro tout ce qui constitue l'ADN de RoseUp : du militant, du combatif, du scientifique, du novateur, du décoiffant, du non politiquement correct et même du glamour ! 156 pages pour en rendre compte...

Découvrez tous les articles du numéro 19 de Rose Mag et partagez le, bien sûr !

Catégories: Soins

Tests antigéniques Covid-19 : vraiment un renforcement du rôle propre infirmier ?

Infimiers.com - ven, 11/13/2020 - 14:20

Au-delà de sa dureté, la traversée de l'épidémie de Covid-19 laisse aussi entrevoir, en termes d'organisation du système de soins, quelques perspectives plus réjouissantes - peut-être fondatrices d'un positionnement infirmier en évolution. Au premier rang desquelles les arrêtés des 16 et 26 octobre 2020, qui consolident la position de la profession dans le dispositif de rupture des chaînes de contamination et de dépistage massif, entrepris à grand renfort de communication et d'investissements dans des tests plus rapides par les autorités. Mais pour dépister, il faut du matériel - que les infirmiers peinent à se procurer pour l'instant.

Comme pour les tests PCR déjà pratiqués et l'aide conséquente apportée aux laboratoires de biologie médicale, les infirmiers répondent présents

Il n'est pas rare que les situations de crise fassent émerger - ou réémerger - des débats essentiels, et les fassent avancer malgré l'inertie jusque-là observée. Comme pour la vaccination - anti-grippale, anti-Covid, et autres - l'épidémie actuelle révèle certaines nécessités et bouscule les schémas établis, urgence oblige. Après l'engorgement des hôpitaux, et celui des laboratoires de biologie médicale ces derniers mois pour répondre à la demande croissante de testing de la population, des annonces officielles d'achat en masse de tests rapides antigénique (TRA) veulent rassurer les populations. Mais lesquelles ? La population générale bien sûr, mais aussi celle des soignants. Deux arrêtés publiés fin octobre permettent désormais aux infirmiers, acteurs de terrain de première ligne, de procéder à des tests antigéniques sans ordonnance médicale. Alors que les médecins généralistes se déclarent eux-mêmes peu emballés par le testing, la disposition vient compléter la participation infirmière, active depuis plusieurs mois dans la réalisation tests PCR en collaboration avec les laboratoires.

Atout précieux dans notre stratégie diagnostique, complément des tests PCR réalisés en laboratoire, les tests antigéniques permettent d'identifier rapidement les cas positifs et casser les chaînes de contamination. pic.twitter.com/wAZAwpSW88

— Olivier Véran (@olivierveran) November 17, 2020

Véritable clé de voûte du "tester, alerter, protéger", les infirmiers permettent aujourd'hui de penser l'après-reconfinement, comme ils avaient permis hier de penser l'après-confinement. On ne testera pas forcément davantage, mais on parviendra peut-être à écarter plus rapidement le danger

Read more...

Catégories: Soins

NorthShore University HealthSystem intègre la plateforme d'intelligence artificielle révolutionnaire densitas® intelliMammo™ pour le dépistage de précision du cancer du sein

Caducee.net - ven, 11/13/2020 - 14:09

HALIFAX (N.-É.), 13 novembre 2020 /PRNewswire/ -- Densitas® Inc., un fournisseur de premier plan de technologies d'intelligence artificielle (AI) pour la mammographie numérique et le dépistage du cancer du sein, a annoncé aujourd'hui que NorthShore University HealthSystem (NorthShore) déploierait la plateforme densitas® intelliMammo™ dans ses installations de mammographie. Grâce à cette intégration, les évaluations de la densité mammaire, de la qualité des images cliniques et des risques de cancer du sein seront générées automatiquement pour chaque mammographie effectuée dans le système de santé.

Catégories: Soins

« Les infirmiers ont un rôle majeur à jouer au moment du diagnostic de diabète »

Infimiers.com - ven, 11/13/2020 - 13:32

Ce samedi 14 novembre sera la journée mondiale consacrée à une pathologie fréquente aux multiples facettes : le diabète. Il est d’autant plus important d’en parler que ceux qui en souffrent n’ont pas été épargnés par la pandémie de coronavirus, toujours d’actualité. Mais crise sanitaire ou non, les enjeux restent les mêmes : améliorer la prévention, trouver la réponse thérapeutique la plus adaptée, et surtout maintenir la qualité de vie des patients.

Toutes les personnes diabétiques n’encourent pas le même risque de développer une forme grave du Covid. Mais toutes méritent un suivi personnalisé au plus près de leurs besoins, même pendant la crise sanitaire.

Le diabète, ce n’est pas une, mais plusieurs maladies, rappelle Jean-François Thébaut, vice-président de la Fédération Française des Diabétiques (FFD). En vue de la 80ème journée mondiale consacrée à cette pathologie, l’association de patients a organisé un colloque pour faire le point sur la prise en charge du diabète, notamment dans le contexte de la crise sanitaire due à la Covid-19. La FFD plaide en particulier pour une médecine humaniste et la mise en place d’une véritable « démocratie sanitaire ». En parallèle, la Fédération Internationale des diabétiques (International Diabetes Fédération) a décidé de mettre l’accent sur la profession infirmière.

Problème d'observance

Read more...

Catégories: Soins

Une étude montre une augmentation spectaculaire du nombre d'antibiotiques prescrits aux patients dentaires en Angleterre lors du confinement de COVID-19 au début de l'année

Caducee.net - ven, 11/13/2020 - 13:00

GENÈVE et LONDRES, 13 novembre 2020 /PRNewswire/ -- L'une des conséquences involontaires du confinement COVID-19 en Angleterre au début de cette année a été une augmentation de 25 % de la prescription d'antibiotiques par les dentistes, selon une nouvelle étude publiée aujourd'hui dans le British Dental Journal (BDJ).

Catégories: Soins

Covid-19 positif et asymptomatique, un soignant peut-il être obligé à travailler ?

Infimiers.com - ven, 11/13/2020 - 10:55

Les soignants testé positifs au COVID-19 et restant asymptomatiques sont sommés de continuer le travail par leur hiérarchie dans certains établissements de santé ou médico-sociaux. Ces derniers ont-ils le droit d’agir ainsi ? Voici quelques éclaircissements législatifs.

Covid19 positif et asymptomatique, un soignant peut-il être obligé à travailler ?

Alors que des contrôleurs de la SNCF, qui avaient continué à travailler à bord des TGV, tout en se sachant positifs au coronavirus, risquent des sanctions disciplinaires, voire pénales, il n’en est pas de même dans le système sanitaire. les soignants positifs et asymptomatiques sont incités à continuer à travailler. Certains établissements de santé demandent en effet aux personnels soignants ayant contracté la covid-19, ou en attente de résultat du test RT-PCR, de venir travailler s’ils sont asymptomatiques ou s’ils sont paucisymtomatiques, faute de pouvoir les remplacer.

Le quotidien Le Parisien publie à cet effet une note obligeant les soignants du Grand Hôpital de l’Est Francilien (GHEF) atteints par un seul symptôme - diarrhée, vomissement, migraine, sinusite ou courbatures - à travailler. C’est seulement à partir de deux symptômes que le médecin du travail prononce leur éviction.

Read more...

Catégories: Soins

Déploiement d'une grappe de supercalculateurs à refroidissement liquide à l'échelle du laboratoire national Lawrence Livermore pour la recherche COVID-19

Caducee.net - ven, 11/13/2020 - 10:10

SAN JOSE, Californie, 13 novembre 2020 /PRNewswire/ --Super Micro Computer, Inc. (Nasdaq : SMCI), un leader mondial de l'informatique d'entreprise, du stockage, des solutions de réseau et des technologies informatiques vertes, a annoncé aujourd'hui le déploiement d'un cluster supplémentaire au Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL) afin d'augmenter les capacités de calcul existantes disponibles pour la sécurité nationale et de contribuer à la découverte de thérapies pour le SRAS-CoV-2, le virus qui cause la COVID-19.

Catégories: Soins

Les glucomètres FORA® 6 aident les patients diabétiques à surveiller les risques de COVID-19

Caducee.net - ven, 11/13/2020 - 03:00

Saint- GALL, Suisse, 13 novembre 2020 /PRNewswire/ -- Présent sur le marché des soins de santé au niveau international, ForaCare Suisse AG fournit des produits novateurs qui permettent d'améliorer la santé des gens. Certains appareils de soins de santé, comme les glucomètres, les thermomètres, les tensiomètres ou encore les oxymètres de pouls, n'auront jamais été aussi indispensables qu'aujourd'hui. La pandémie qui touche toute la planète donne aux consommateurs la possibilité de surveiller étroitement leurs paramètres de santé tout en restant confortablement installés chez eux.

Catégories: Soins

Covid : et si on parlait santé ?

Marie Kayser
Médecin généraliste

Une exposition à long terme à la pollution de l'air pourrait être responsable de 15 % des décès dus à la Covid 19 dans le monde et de 18 % en France.

C'est la conclusion d'une étude parue fin octobre 2020 dans la revue Cardiovascular research et menée par Andrea Pozzer et Jos Lelieveld Pozzer de l'Institut Max-Planck de chimie à Mayence (Allemagne) et Thomas Münzel (université Johannes-Gutenberg, Mayence) [1].

Les auteurs ont combiné les données épidémiologiques de décès liés à la Covid 19 collectés dans des études jusqu'à la troisième semaine de juin 2020 et les données sur l'exposition des populations aux particules fines PM 2,5.

Ces chiffres sont une « estimation de la proportion de décès dus à la COVID-19 qui auraient pu être évités si la population avait été exposée à des niveaux inférieurs de pollution atmosphérique, sans émissions provenant de l'utilisation de combustibles fossiles et d'autres sources anthropiques, c'est-à-dire artificielles ».

Le Dr Andrea Pozzer souligne que « la part attribuable ne montre pas de lien direct entre la pollution de l'air et la mortalité par COVID-19, mais plutôt un effet indirect..., nos estimations montrent l'importance de la pollution atmosphérique sur les comorbidités, c'est-à-dire les facteurs de santé qui s'aggravent mutuellement et déclenchent ainsi des conséquences, mortelles pour la santé, de l'infection virale ».

La pollution de l'air agirait par son effet délétère au niveau respiratoire et cardiovasculaire et par son action sur les récepteurs cellulaires elle faciliterait la pénétration du virus dans les cellules.

Le journaliste Stéphane Mandard qui rapporte cette étude dans Le Monde du mercredi 4 novembre 2020 [2] rappelle que, selon Santé Publique France, la pollution de l'air est responsable chaque année en France de 48 000 morts, chiffre revu à la hausse à 67 000 dans une étude publiée en mars par les professeurs Lelieveld et Munzel. Il souligne également que « la France a de nouveau été renvoyée devant la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE) par la Commission, vendredi 30 octobre, pour avoir exposé les Parisiens et les Martiniquais à des niveaux de particules fines supérieurs aux normes légales depuis plus de douze ans. En octobre 2019, la CJUE avait condamné la France pour des dépassements répétés au dioxyde d'azote, un gaz toxique émis principalement par le trafic routier, dans une dizaine d'agglomérations ».

Il faut rappeler aussi qu'en mars 2020, au cours de la première vague de la Covid et en pleine période d'épandage, l'association Respire avait déposé un référé-liberté au Conseil d'État [3] demandant « des mesures contre la pollution de l'air d'origine agricole, qui contribue à l'aggravation de la pandémie de Covid-19 ». Pour appuyer sa demande elle faisait mention de plusieurs études : « en particulier d'une étude chinoise publiée le 20 novembre 2003 portant sur la pollution de l'air et la mortalité due au SRAS en République populaire de Chine, d'une étude américaine datée du 5 avril 2020 analysant les conséquences d'une exposition prolongée aux particules PM2,5 sur la gravité de l'épidémie de covid-19 aux États-Unis et d'une étude italienne réalisée en avril 2020 sous l'égide des universités de Bologne et de Bari ainsi que de la SIMA (Società Italiana di Medecina Ambientale) examinant le lien entre les dépassements répétés des seuils de pollution survenus en Lombardie entre le 10 et le 29 février 2020 et la gravité de l'épidémie de covid-19 dans cette région d'Italie à compter du 3 mars 2020 ».

Le conseil d'État avait rejeté cette demande de régulation accrue des épandages mais avait toutefois rappelé à l'administration « de faire preuve d'une vigilance particulière dans le contexte actuel d'état d'urgence sanitaire en veillant à ce que soient pris, au besoin préventivement en cas de menace avérée de franchissement des seuils, des mesures propres à éviter la survenue ou au moins à réduire la durée des épisodes de franchissement des seuils, notamment en limitant les pratiques agricoles polluantes... » [4]

Les auteurs de l'étude parue dans Cardiovascular Research lancent un appel clair aux politiciens : « Nos résultats suggèrent que la réduction de la pollution atmosphérique peut apporter des avantages significatifs même à des niveaux de PM2,5 relativement bas. L'aspect environnemental de la pandémie COVID-19 montré ici est que nous devons de plus en plus nous efforcer de prendre des mesures efficaces pour réduire les émissions anthropiques, qui causent à la fois la pollution de l'air et le changement climatique. La pandémie de COVID-19 se terminera par la vaccination de la population ou par l'immunité du troupeau par une infection généralisée de la population. Cependant, il n'existe pas de vaccin contre la mauvaise qualité de l'air et le changement climatique. Le moyen est de réduire les émissions. La transition vers une économie verte avec des sources d'énergie renouvelables servira à la fois l'environnement et favorisera la santé publique — localement en améliorant la qualité de l'air et à l'échelle mondiale en limitant le changement climatique. »

[1] Traduction en français de la présentation de l'étude sur le site de l'institut Max Planck

[2] https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/11/03/covid-19-la-mauvaise-qualite-de-l-air-facteur-de-risques-supplementaires_6058298_3244.html

[3] https://www.respire-asso.org/le-conseil-detat-rejette-la-requete-de-respire/

[4] https://www.conseil-etat.fr/ressources/decisions-contentieuses/dernieres-decisions-importantes/conseil-d-etat-20-avril-restriction-des-epandages-agricoles

Catégories: Soins

Une admission en réanimation toutes les trois minutes : le (re)confinement reconduit pour 15 jours

Infimiers.com - jeu, 11/12/2020 - 18:20

Ce jeudi 12 novembre, Jean Castex a tenu une conférence de presse commune aux côtés des ministres de la santé et de l'économie pour faire un bilan des quinze premiers jours de (re)confinement. Malgré un fléchissement ténu de certains indicateurs, les Français resteront encore chez eux, pour deux semaines au moins.

De la nécessité de réduire "l'énorme pression sanitaire" que fait peser la deuxième vague sur notre système de santé, les chiffres en attestent 

Le pic épidémique d'avril 2020 est désormais dépassé, a annoncé le Chef du gouvernement. Avec lui, Olivier Véran et Bruno Le Maire ont dévoilé la suite des hostilités en matière de (re)confinement, décidé par le Chef de l'Etat depuis le 30 octobre. Sur la foi des données Covid-19 observées depuis près de deux semaines, le nouveau confinement est maintenu au moins pour une durée de 15 jours. Car l'impact de l'épidémie est lourd et la deuxième vague extrêmement forte a signalé le Premier Ministre, qui relève qu'un décès sur quatre est aujourd'hui dû au virus en France, que 40 % des personnes admises en réanimation ont moins de 65 ans, et que 95 % des lits de réanimation sont aujourd'hui occupés, toutes pathologies confondues. Dans ces conditions, juge-t-il, il serait irresponsable d'envisager d'alléger les mesures actuelles malgré le timide infléchissement, même s'il se félicite d'effets positifs en cohérence avec les attendus gouvernementaux. Les premiers résultats sont encourageants, mais fragiles : l'inflexion semble se dessiner  (R=0,8 à 0,9) et les efforts collectifs doivent être poursuivis, puisque le pic épidémique est attendu dans les jours à venir, a précisé Olivier Véran.

Autrement dit, la stratégie mise en place depuis ces derniers jours semble commencer à porter ses fruits, mais les signes d'encouragement sont si fragiles qu'il faut impérativement maintenir les moyens mis en place pour empêcher de nouvelles contaminations et l'arrivée de patients dans les services d'urgence et de réanimation, et réduire enfin l'énorme pression sanitaire, a insisté Olivier Véran. Car la mobilisation des soignants cette fois-ci est sans précédent dans notre pays ; nous avons dû rappeler les personnels récemment retraités, faire appel aux étudiants toujours en formation et à ceux nouvellement formés à la réanimation, a ajouté le Ministre de la santé. La Bourgogne - France-Comté et l'Auvergne - Rhône-Alpes comptent parmi les régions les plus touchées ; ce sont aussi celles pour lesquelles il faut envisager des transferts de patients vers des territoires moins impactés.

Read more...

Catégories: Soins

Don du rein de son vivant : des "ateliers greffes collectifs", à destination ...

Infimiers.com - jeu, 11/12/2020 - 17:42

Quand elle est possible, la greffe rénale est le meilleur traitement de l’insuffisance rénale chronique terminale. Elle l’est d’autant plus lorsque la greffe est envisageable grâce au don d’un proche. Elle permet en effet de restituer toutes les fonctions rénales et améliore considérablement la qualité de vie du patient ainsi que son espérance de vie. L’option thérapeutique, à partir de donneur vivant, est de plus en plus pratiquée mais reste encore insuffisamment connue. C’est pour faire connaître cette possibilité thérapeutique au plus grand nombre, et notamment à l’entourage des patients, que l’Agence de la biomédecine mène chaque année une campagne de sensibilisation nationale au don de rein de son vivant. Cette campagne a démarré le 9 novembre et durera juqu'au 22 novembre prochain. Ecoutons Daphné Fiorio, infirmière au centre de dialyse de l’AURAL (Lyon) nous en parler.

Cet article est proposé par l'Agence de la Biomédecine

Vous êtes infirmière au sein d’un centre de dialyse, pourriez-vous nous expliquer votre rôle ?

Daphné Fiorio - Je suis infirmière de dialyse depuis 10 ans et travaille actuellement dans un service qui reçoit des patients en auto-dialyse assistée et en unité de dialyse médicalisée. Depuis 2012, j’interviens aussi dans le suivi des patients en attente d’une greffe rénale. Plus récemment, il y a 9 mois, j’ai débuté une nouvelle activité : infirmière de parcours.

En tant qu’infirmière de parcours, quel est votre rôle et à quel moment intervenez-vous ?

Read more...

Catégories: Soins

Anglais medical: tout savoir sur l’Hépatite C !

Infimiers.com - jeu, 11/12/2020 - 14:55

Ce nouveau cours d’anglais, élaboré par Virginia Allum, auteur et consultante EMP (English for Medical Purposes) traite de l’hépatite C. Les corrigés des exercices sont à retrouver en PDF en bas de page. N'hésitez pas à vous servir du dictionnaire en ligne Wordreference. Vous trouverez à la fin de cet article les corrections des exercices qui vous sont proposés téléchargeables au format pdf.

Activity 1Match the terms with the French translation.

Read more...

Catégories: Soins

"Stagnation haute des chiffres du suicide" chez les 15-25 ans d'après une étude

Infimiers.com - jeu, 11/12/2020 - 14:46

Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les jeunes après les accidents de la route, rappelle la fondation d'entreprise Ramsay Santé, qui a dévoilé, le 10 novembre, une étude réalisée avec le chatbot Jam sur l'état mental des 15-25 ans pendant la crise sanitaire. Les conclusions sont assez alarmantes : 44 % des 15-25 ont déjà été confrontés au suicide à travers leur entourage (famille, amis, connaissances) ; 2 jeunes sur 3 (65 %) ont déjà eu des pensées suicidaires et parmi eux, 50 % préfèrent le garder pour eux ; Les principales raisons des pensées suicidaires chez les moins de 25 ans sont le harcèlement (54 %), les réseaux sociaux (16 %) et la solitude (14 %) ; Seul 1 jeune sur 5 déclare connaître des associations qui pourraient lui apporter de l’aide en cas de détresse et les 15-25 s’accordent massivement pour dire que la crise sanitaire a aggravé la fragilité mentale de leur génération. 

Peu réceptifs aux gestes barrières et à la prévention, les jeunes semblent traverser la crise sanitaire mondiale actuelle avec un sentiment d'invulnérabilité. Et pourtant, leur santé mentale est un sujet qui s'incarne tristement dans la stagnation haute des chiffres du suicide, soulignent ainsi les auteurs de l'étude, qui ont interrogé les jeunes sur leurs visions de la prévention possible. Le harcèlement scolaire est l'un des fléaux pointés du doigt par les 15-25 ans. Pour eux, il conviendrait de former les personnels scolaires (professeurs, directeurs d’établissements, surveillants,...) à déceler et répondre aux agissements des auteurs de harcèlement. Parmi les pistes d'amélioration également, l'accès à un suivi psychologique au coût élevé étant souvent dissuasif pour les 15-25 ans, plusieurs jeunes plaident pour des consultations gratuites, voire obligatoires pour les moins de 25 ans (éventuellement en milieu scolaire). L'objectif : les aider à se découvrir, se développer et s’accepter, mais aussi à maîtriser leurs sentiments et leurs émotions. 

Le sondage a été réalisé en ligne entre le 25 septembre et le 5 octobre 2020 auprès de 1 000 jeunes représentatifs de la population des 15-25 ans en France. 

Read more...

Catégories: Soins

Pages

S'abonner à Centre Régional de Ressources et de Compétences en Education Thérapeutique du Patient agrégateur - Soins