Soins

Edito - "Si nous décidions simplement, tous ensemble, de faire Peuple"

Infimiers.com - jeu, 11/19/2020 - 17:14

Le maitre du monde est dorénavant un virus qui dirige tous les domaines de nos vies, publiques, professionnelles, privées, intimes. Peggy, infirmière libérale "sur le pont" depuis neuf mois, le clame avec une détermination de soignante mais aussi de citoyenne : "le combat serait moins rude et moins dévastateur si nous décidions pour une fois de ne pas réagir égoïstement contre et si, dans cette adversité, nous décidions simplement, tous ensemble, de faire Peuple".

Neuf mois de soins réalisés la peur vissée au ventre de ne pas réussir à passer au travers des mailles de la contamination du SARS-COV-2, d’y laisser sa peau, celles de nos patients, de nos voisins, de nos connaissances, de nos amis, de nos proches.

Voilà neuf mois que les soignants du monde entier sont sur le front et luttent jour et nuit pour endiguer la pandémie covid 19. Neuf mois d’une pression extrême, sans relâche, sans repos, pour tous les acteurs de la première ligne, hospitaliers et libéraux. Neuf mois de disponibilité absolue pour les médecins, les infirmiers, les aides-soignants et tous les corps de métiers du soin, non confinés par obligation et par devoir. Neuf mois de soins réalisés la peur vissée au ventre de ne pas réussir à passer au travers des mailles de la contamination du SARS-COV-2, d’y laisser sa peau, celles de nos patients, de nos voisins, de nos connaissances, de nos amis, de nos proches. Et oui, parce que la mort est bien le coeur du combat et la force de ce virus est qu’il est un tueur hors pair, n’éprouvant de pitié pour personne, que l’on soit jeune ou âgé, en pleine force de l’âge ou affaibli par les accidents de la vie.

"Tuer n’est pas jouer", neuf mois que la covid-19 ne joue pas mais gagne

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Vaccin anti coronavirus : Pfizer finalise son étude de phase 3 avec un taux d'efficacité de 95 %

Caducee.net - jeu, 11/19/2020 - 16:37

Pfizer et BioNtech viennent d’annoncer par voie de communiqué la fin de l’étude de phase 3 sur le candidat vaccin BNT162b2 pour prévenir l’infection du coronavirus SARS CoV-2. Avec un taux d’efficacité de 95 %, et dans l’attente de la publication des données complètes de l’étude, les résultats sont pour le moins spectaculaires et signent probablement l’avènement d’une nouvelle classe de vaccin à Arn Messager particulièrement rapide à développer.

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Escarres : comment mieux organiser la prévention chez les patients Covid+ ?

Infimiers.com - jeu, 11/19/2020 - 13:54

La prévalence des escarres a doublé chez les patients Covid-19 positifs. Si ces derniers cochent tous les facteurs de risque, des mécanismes seraient aussi propres à cette pathologie. Alors que la seconde vague de l'épidémie est en cours, comment mieux organiser la prévention en la matière ? La Société française de l'escarre (SFE) émet quelques préconisations et propose une check list socle en service de médecine/gériatrie, laquelle peut être par ailleurs déclinée selon les spécificités en réanimation, en Ehpad et à domicile.

En unité de réanimation, outre l'importance de l'hygiène/ nursing, et de la nutrition/hydratation, une attention particulière doit être portée sur le décubitus ventral, positionnement du patient plus de 16 heures par jour.

À défaut du déroulé de ses Journées nationales 20201, la Société française de l'escarre (SFE) a organisé le 5 novembre dernier un webinaire pratico-pratique sur le thème "Escarre & Covid". Une session plus que d'actualité eu égard à la seconde vague de la crise sanitaire qui sévit toujours mais aussi à la prévalence de cette plaie de pression chez les patients Covid-19 positifs.

Une prévalence doublée

En effet, une enquête2 sur l'épidémiologie et l'étiologie des escarres réalisée lors de la première vague de Covid-19 fait état d'un doublement de cette prévalence chez ces patients. Elle est ainsi de 17,2% (versus 8,6% en moyenne nationale chez les patients hospitalisés), en particulier dans les unités de réanimation, compte tenu notamment de la prise en charge (PEC) spécifique en décubitus ventral (DV), lequel est d'ailleurs parmi les localisations les plus fréquemment constatées avec le sacrum et les talons. Cette hausse de la prévalence des escarres chez ces patients est également constatée hors de l'Hexagone3. À cela, plusieurs hypothèses : il pourrait y avoir un possible lien avec l'inflammation (orage cytokinique et ischémie (hypoxie)), deux des facteurs étiologiques connus de la survenue des escarres. De même, en serait-il des effets secondaires des vasopresseurs à fortes doses (symptômes cutanés de la vasoconstriction : modification aspect cutané mains, pieds, sacrum, oreilles, bout du nez). Pour autant, d'autres causes peuvent expliquer cette augmentation d'escarres chez les patients Covid+. D'une part, ces derniers cochent tous les facteurs de risque : infection, déshydratation, malnutrition, diarrhée, perte de la mobilité, hypoxie, grande fatigue. D'autre part, un personnel soignant en nombre insuffisant, des mesures de protection très chronophages et une organisation des soins différente dans les chambres (précautions Covid, isolement septique) y participent également. De même que l'aggravation rapide des symptômes, la priorité étant donnée à la prise en soins Covid.

Mieux s'organiser sans culpabiliser

Face à ce constat et aux retours du terrain, la SFE s'est interrogée sur la manière d'intégrer la prévention dans la prise en soins des patients Covid+, sans pour autant augmenter la charge de travail des équipes. Objectif : mettre en place une organisation afin d'être meilleurs sur cette 2e vague car c'est là que le bât blesse a expliqué Martine Barateau, IDE experte au CHU de Bordeaux et vice-présidente de la SFE. Mieux s'organiser donc, mais  sans culpabiliser, les soignants ayant l'expertise de la prévention d'escarres. Et d'abord, en s'appuyant sur les fondamentaux qui ne changent pas, à savoir les moyens de prévention (décharge, mobilisations, nutrition, hydratation, nursing), l'évaluation de la douleur, ainsi que la participation du patient lorsque cela est possible. Également, en ayant conscience de ce qui change : moindre intérêt de l'échelle de risque, patients Covid+ forcément à risque, organisation en amont afin d'intégrer la prévention aux soins directs, adaptation aux changements de pratiques (gants pour effleurage, passages limités des professionnels autres que soignants directs comme kiné et/ou diététicien), appropriation de l'utilisation des équipements de protection individuelle (EPI) et traçage des éléments cliniques (état cutané, douleur) afin de permettre le suivi entre les différents acteurs de soins.

Par ailleurs, la SFE préconise plus que jamais une attention particulière de la peau, entre autres des lésions cutanées associées à un adhésif ainsi que des dommages cutanés associés à l'humidité parmi lesquels dermites et mycoses. Et ainsi de rappeler la nécessité de laver, hydrater, bien sécher, protéger la peau avec une crème barrière.

Je crois beaucoup au fait de s'approprier ces mesures de prévention comme du soin de base. On se répartit la tâche et on a plus de chance de réussir. Dr Robineau

Une check-list socle et trois autres déclinées selon les lieux de soins

En pratique, la SFE a élaboré une check-list socle en service de médecine/gériatrie, déclinée également en réanimation, en Ehpad et à domicile, avec pour tous ces lieux de soins une attention particulière à l'organisation de la prévention pour qu'elle s'intègre aux passages, aux dispositifs médicaux et au positionnement en décubitus ventral (DV) ainsi qu'au traçage.

La check-list socle aborde ainsi plusieurs points clés : matériel de décharge, hygiène/nursing, nutrition/hydratation, mobilisations, interaction avec le patient/résident. En Ehpad, on notera l'attention particulière au matériel de décharge (évaluation du matériel dispo/commande…), à la nutrition/hydratation (surveillance alimentaire précoce, compléments nutritionnels si besoin) ainsi que la nécessité de rassurer le résident, qui ne reconnaît plus les soignants avec les EPI. À domicile, il faut examiner la possibilité du télésoin pour le suivi à distance des patients Covid+ mais aussi l'accès différent au matériel sachant qu'il faut essayer de l'upgrader (voir prescription avec médecin traitant) et qu'il convient de changer les appuis sur 24 heures (travail avec les aidants) afin de passer le cap de l'apathie liée au Covid a indiqué Sandrine Robineau, médecin MPR, pôle MPR Saint-Hélier (Rennes) et membre du CA de la SFE.

Les aidants doivent également être associés à l'hygiène, aux soins de nursing ainsi qu'à l'usage de certains dispositifs médicaux (montrer comment faire). En outre, il faut pointer comme autres spécificités en ville le non-remboursement des pansements hydrocellulaires en prévention ainsi que l'organisation de l'aide aux repas et des courses, laquelle nécessite d'être anticipée.

Enfin, en unité de réanimation, outre l'importance de l'hygiène et du nursing, et de la nutrition/hydratation (cf. prescriptions médicales), une attention particulière doit être portée sur le DV, positionnement du patient plus de 16 heures par jour. Pour ce faire, il convient de redoubler d'attention sur les zones à risque (visage, torse, poitrine, parties génitales, cou/genoux/jambes, face dorsale des pieds) ainsi que sur le maintien et le positionnement des dispositifs médicaux, lesquels doivent être positionnés au-dessus et non sous le patient le plus régulièrement possible a insisté Martine Barateau. À noter encore la préférence aux matelas à air dynamique (et non statique). Quatre check list4 qui, en cette seconde vague épidémique, devraient être fort utiles aux équipes sanitaires et médico-sociales.

Notes

  1. Reportées en distanciel en janvier 2021.
  2. Enquête SFE réalisée auprès des groupes escarres sur un échantillon de 948 patients en avril 2020 dans des hôpitaux publics et privés, en services de médecine et gériatrie.
  3. Voir congrès EPUAP, sept. 2020
  4. La diffusion de ces check list est en cours de réflexion ; les soignants intéressés sont invités à consulter régulièrement le site internet de la SFE

À noter : une nouvelle session du webinaire "Escarre & Covid" est programmée le 3 décembre prochain de 14h30 à 15h30 (inscription gratuite sur le site de la SFE).

Valérie Hedef, d'après le webinaire "Escarre & Covid" de la SFE, le jeudi 5 novembre 2020.

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Covid-19 et prévention en entreprise : l'INRS lance une mise en garde contre certains dispositifs dits « anti-Covid-19 »

Caducee.net - jeu, 11/19/2020 - 11:34

Face à la pandémie actuelle, certains fabricants font actuellement une forte promotion de nouveaux dispositifs ou procédés dits « anti-Covid-19 ». L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) met en garde les entreprises et les salariés contre certaines de ces innovations qui non seulement ne réduisent pas le risque de transmission du virus, mais peuvent en engendrer de nouveaux.

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L'aide-soignant et la bientraitance : thématique des JFAS 2021

Infimiers.com - jeu, 11/19/2020 - 10:55

Les 21 et 22 janvier 2021, l'Espace Charenton, à Paris, accueillera les 7e Journées Francophones des Aides-Soignants (JFAS). Au programme, une thématique au cœur de la pratique soignante : "L'aide-soignant et la bientraitance". La bientraitance, un concept souvent "fourre-tout", mal défini car il s’agit d’un néologisme, doit être un modèle de respect et d’humanisme dans les situations du "Prendre Soin", répondant ainsi à la nécessité de donner du sens au soin tout en respectant les droits et le choix des usagers.

La bientraitance au cour des JFAS 2021, où comment mettre en perspective "l’enjeu d’une société tout entière, un enjeu d’humanité…"

Acteur incontournable de l’équipe soignante, aussi attentif que proche des patients et de leur famille, l’aide-soignant - quelques 460 000 professionnels en exercice - est aujourd'hui plus que jamais en attente d'échanges et de formations pour faire face à un exercice en pleine mutation. C’est également un professionnel de santé souvent en souffrance, en attente de valorisation de son rôle et de ses compétences propres au service de notre système de santé.

Les objectifs poursuivis par Trilogie Santé, organisateur des JFAS, sont clairs : permettre aux aides-soignants d'actualiser leurs connaissances, de comprendre et appliquer avec discernement les recommandations mais aussi se former à de nouvelles compétences.

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SIFI achève son recrutement pour l'étude de phase III sur le polihexanide 0,08 % destiné au traitement de la kératite à acanthamoeba

Caducee.net - jeu, 11/19/2020 - 07:19

CATANE, Italie, 19 novembre 2020 /PRNewswire/ -- SIFI, une société en ophtalmologie de premier plan, a annoncé aujourd'hui avoir réalisé le recrutement complet de 135 patients atteints de la kératite à acanthamoeba (KA) pour son essai clinique pivot de phase III (043/SI).

 

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RedHill Biopharma termine l'enrôlement pour l'étude américaine de phase 2 sur l'opaganib pour le traitement de la COVID-19

Caducee.net - jeu, 11/19/2020 - 06:22

TEL AVIV, Israël et RALEIGH, Caroline du Nord, 19 novembre 2020 /PRNewswire/ -- RedHill Biopharma Ltd. (Nasdaq: RDHL) (« RedHill » ou la « Société »), une société biopharmaceutique spécialisée, a annoncé aujourd'hui que l'enrôlement pour l'étude américaine de phase 2 sur l'opaganib (Yeliva®, ABC294640)[1] menée sur des patients hospitalisés pour une pneumonie sévère liée à la COVID-19 est terminé. L'étude n'est pas menée à des fins statistiques. Les données les plus récentes sont attendues dans les semaines à venir.

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Impact psychologique des attentats de 2015 : coup d'envoi du 2ème volet de l'enquête ESPA 13 ...

Infimiers.com - mer, 11/18/2020 - 17:10
Comme les autres crimes terroristes qui ont frappé la France depuis plusieurs décennies, les attentats de 2015 ont été dévastateurs pour le pays. Au lourd tribut humain se sont ajoutés le traumatisme et l'impact psychologique. Pour les analyser, Santé Publique France lançait en 2016 auprès des personnes touchées une vaste étude en ligne baptisée ESPA 13 novembre, pour "enquête de santé publique post-attentats" perpétrés au Bataclan, devant les terrasses des cafés parisiens et au Stade de France. Objectif : recueillir la participation de plusieurs centaines de personnes blessées, visées, menacées ou témoins, d'intervenants des forces de l’ordre ou de secours, d'agents de l’administration et de personnes endeuillées par la disparition d’un proche pour évaluer l'impact psycho-traumatique et le recours aux soins qui s'en sont suivis. Menée en 2016, la première phase de l'étude avaient révélé une forte altération de la santé mentale post-attentats (nombreux syndromes dépressifs, recours fréquent à des substances psychoactives, répercussions sociales...) chez les professionnels de santé mais également chez les civils, sans pour autant qu'un parcours de soins dédié ne soit entamé.

Pour compléter ces résultats à plus long-terme, une deuxième phase de l'étude a été lancée le 16 novembre. Elle durera quatre mois et inclura de nouveaux participants ainsi que certains répondants déjà inclus. D’après les résultats de la première vague réalisée quelques mois après les attentats, près de 37% des civils ayant répondu souffraient d’un stress post traumatique. Certains n’avaient pas recours aux soins, notamment les témoins. Avec cette deuxième vague, nous pourrons voir si le recours aux soins a été plus important avec le temps et nous pourrons décrire l’évolution de leur santé mentale. Ceci chez les civils mais également les intervenants, complète le Dr Philippe PIRARD, Médecin-Epidémiologiste, Coordonnateur de l’étude ESPA 13 novembre.

Le questionnaire est disponible en ligne sur le portail de Santé publique France (https://www.santepubliquefrance.fr/espa2). Il peut être rempli en plusieurs fois, et prendre 20 à 45 minutes à compléter. Un dispositif de soutien psychologique par téléphone est mis à disposition des personnes en ayant besoin lors de leur réponse au questionnaire.

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Deuxième vague Covid19 : préserver les capacités hospitalières et assurer la continuité ...

Infimiers.com - mer, 11/18/2020 - 16:58
Les autorités sanitaires, alors que l'épidémie continue à sévir sur le territoire souhaitent rappeler combien il est essentiel de conserver les capacités hospitalières pour les cas Covid les plus lourds, sans remettre en cause la prise en charge prioritaire d’autres patients non infectés. Les professionnels de ville ont ici un rôle primordial pour à la fois limiter la transmission virale au sein de la population, abaisser ainsi la pression sur le secteur hospitalier et permettre la continuité des dépistages et traitements nécessaires, comme le souligne la DGOS dans un communiqué. Pour ce faire, l'ensemble des acteurs  qu'ils soient médecins ou paramédicaux, en ville comme à l'hôpital, doivent disposer de "clés" qui leur permettent de s'organiser pour assurer au mieux leurs missions en répartissant mieux la charge en soins entre les professionnels de tous secteurs, qui combattent depuis des mois le coronavirus. Des recommandations pratiques leur sont ainsi adressées en phase avec la stratégie gouvernementale déployée pour cette 2e vague épidémique. Pour rappel, il s'agit de renforcer au maximum l’amont du secteur hospitalier ainsi que ses alternatives pour éviter toute hospitalisation non nécessaire, dans un contexte de forte tension des établissements de santé et de fluidifier le suivi des patients hospitalisés entre séjours conventionnels ou programmés, soins critiques au sens large (et non plus uniquement en réanimation) et soins de suite et de réadaptation (SSR).  En plus de favoriser une meilleure articulation ville/hôpital, ces recommandations éclairent sur des mesures fortes comme :
  • recours élargi à l’oxygénothérapie en dehors de l’hôpital, avec des critères stricts offrant toutes les garanties de sécurité (cf. recommandations de la HAS) ;
  • organisation des soins critiques avec le positionnement d’unités de soins intensifs Covid (« USI Covid ») dans la gradation des soins ;
  • mise à disposition d‘outils pédagogiques sur les soins critiques pour les infirmiers et les aides-soignants ;
  • soutien à la téléexpertise pour permettre à des médecins de recueillir l’avis de confrères experts à distance ;
  • prise en compte de la dimension éthique dans la réorganisation des soins et les décisions individuelles concernant les patients.


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"La mort, je l’ai sentie tout de suite" : les soignants racontent le choc ...

Infimiers.com - mer, 11/18/2020 - 14:55

Les soignants sont nombreux à le dire : s’ils ont l’habitude d’être confrontés à la mort, les décès à répétition auxquels ils font face depuis le début de l’épidémie de Covid-19, mais aussi les conditions particulièrement éprouvantes de ces morts (en l’absence de la famille, brutales…) ont un fort impact sur leur état émotionnel. Les étudiants en soins infirmiers sont tout particulièrement concernés, eux qui commencent leur vie professionnelle en pleine crise sanitaire, mais les professionnels aguerris s’estiment également fragilisés. Au point que certains ont même renoncé à exercer.

Les soignants, durant cette épidémie, sont confrontés non seulement à des morts violentes, mais aussi récurrentes, qu’ils n’ont pas le temps d’intégrer.

Une enquête SPS menée en collaboration avec notre site entre le 17 et le 30 juin 2020 sur l’impact des décès sur l’état émotionnel des infirmiers, donne quelques précisions sur l’état d’esprit des soignants pendant cette crise sanitaire. 305 professionnels (tous secteurs confondus, hôpital, ville, Ehpad…) ont donné leur sentiment. On y apprend par exemple que la majorité des infirmiers était davantage touchés, lors de morts de patients, par l’absence de la famille (57,3%), par le traitement des corps de patients décédés (28,7%) et enfin par l’aspect répétitif de ces décès (14%). Au plus fort de l’épidémie, 8,5% des soignants disent même avoir eu des pensées suicidaires.

Affronter des morts "massives, violentes et à répétition"

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Antibiotiques et résistance bactérienne ce qu'il faut savoir en 2020

Infimiers.com - mer, 11/18/2020 - 11:45

Les actions engagées au cours des quatre dernières années par la France pour maîtriser la résistance aux antibiotiques et promouvoir un meilleur usage des antibiotiques sont portées par une feuille de route interministérielle publiée en novembre 2016. Ces actions s’inscrivent dans le renforcement de celles menées depuis la fin des années 1990 à travers plusieurs plans nationaux : plans antibiotiques successifs puis volet "prévention et maîtrise de l’antibiorésistance" du Programme national de prévention des infections associées aux soins (Propias) en santé humaine, plans Écoantibio en santé animale et plusieurs actions de recherche en environnement. Elles sont résolument "One Health", selon l’approche promue par l’OMS depuis 2015 et qui, aujourd’hui, fait consensus. Les ponts entre santé humaine et santé animale en matière d’antibiorésistance sont de mieux en mieux connus et l’impact de la dissémination des molécules d’antibiotiques et des bactéries résistantes dans les différents compartiments de l’environnement sur l’apparition et la diffusion de bactéries toujours plus résistantes aux antibiotiques est plus largement étudié et décrit

La synthèse "Antibiorésistance 2020"* coordonnée par Santé publique France en collaboration avec les Agences de santé et les réseaux dédiés de surveillance participe à l'objectif "Programmer des actions de communication" coïncidant avec la Journée européenne de sensibilisation au bon usage des antibiotiques et la Semaine mondiale pour le bon usage des antibiotiques.

Les résultats marquants présentés dans la synthèse 2020 concernent en premier lieu la consommation d’antibiotiques.

  • En ville, celle-ci montre depuis 3 ans une nouvelle tendance à la baisse en DDJ pour 1 000 habitants et par jour, alors qu’elle restait stable depuis 2008 après la forte diminution observée au début des années 2000.
  • Dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), les résultats d’une étude portant sur 442 Ehpad volontaires disposant d’une pharmacie à usage interne montrent eux aussi une réduction encourageante de certains antibiotiques à large spectre.
  • En établissements de santé, la consommation globale d'antibiotiques est stable depuis plusieurs années, avec une tendance à la diminution depuis 2015 dans les ES participant à la surveillance volontaire coordonnée par la Mission nationale Spares

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Parcoursup 2021 : ce qu’il faut savoir pour réussir son admission en IFSI

Infimiers.com - mer, 11/18/2020 - 10:55

Depuis 2019, les futurs étudiants en soins infirmiers ne passent plus par la case concours pour intégrer un institut de formation en soins infirmiers (IFSI) mais par Parcoursup, la plateforme nationale d’admission en première année de l’enseignement supérieur. Elle permet de recueillir et gérer les vœux d’affectation des futurs étudiants. Tour d’horizon de la marche à suivre pour toutes les personnes bachelières souhaitant intégrer un Ifsi en 2021... Et oui, déjà ! Dates importantes : le 20 janvier 2021, ouverture de la plateforme pour formuler ses voeux, et le 11 mars dernier jour pour les formuler !

Pour les futurs étudiants en soins infirmiers, l’ensemble des 326 IFSI sont désormais accessibles via Parcoursup.

Le concours IFSI a disparu en 2019 afin de laisser place à un autre mode de sélection, jugé moins coûteux et plus égalitaire pour les candidats. Mis en place le 15 janvier 2018 par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation dans le cadre de la loi orientation et réussite des étudiants, Parcoursup permet de mettre fin au tirage au sort. Ce système a pour principale nouveauté d’enregistrer les vœux motivés mais non hiérarchisés des candidats qui doivent accepter ou décliner les propositions au fur et à mesure qu’elles leur sont faites de la mi-mai avant la mi-juillet de chaque année.

Parcoursup est la plateforme nationale d’admission en première année de l’enseignement supérieur. Elle ne concerne que les titulaires d'un baccalauréat. Consultez le calendrier 2021 en trois étapes. Tous les conseils et les informations utiles pour construire votre projet d'orientation Terminales 2020/2021

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Gels hydroalcooliques inefficaces : la DGCCRF traque les arnaques anti-Covid

Infimiers.com - mer, 11/18/2020 - 09:01
Particulièrement vigilante sur les prix des masques et des gels hydroalcooliques durant la crise sanitaire, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF ) a indiqué lundi 16 novembre avoir mené 41 600 contrôles et traqué les arnaques aux produits "miracles" anti-Covid-19. Dans le collimateur notamment : la qualité des solutions virucides. Des modèles, parfois vendus en pharmacie, contiennent moins de 60% d'alcool, ce qui les rend inefficaces contre le coronavirus et donc dangereux, a-t-elle constaté. Verdict : sur plus de 180 prélèvements ciblés de solutions et gels hydro-alcooliques, 21 produits (soit 13% des produits analysés) ont présenté une teneur en alcool insuffisante et se sont donc révélés non conformes et dangereux. 36 produits (22% des produits analysés), pour lesquels la teneur en alcool était suffisante, ont également été déclarés non conformes et dangereux, cette fois en raison d’un étiquetage minimisant les dangers présentés par ces produits (principalement le danger de leur inflammabilité) et 61 produits (38%) ont été reconnus non conformes du fait d’un étiquetage incomplet ou incorrect. 

| 🔴#RappelProduit |
N'utilisez pas ce produit et rapportez-le sur le lieu de son achat dès que les conditions sanitaires le permettront à nouveau! #COVID19
👉https://t.co/UCsOnp8Nyu pic.twitter.com/KtJ62dJR77

— DGCCRF (@dgccrf) November 5, 2020

Autre thème, qui concerne cette fois les masques : quelque 500 000 masques transparents vont être distribués au personnel des crèches et des maisons d'assistants maternels, ont annoncé mardi 17 novembre le ministère de la Santé et le secrétariat d'Etat à l'Enfance qui souhaitent ainsi initier un mouvement d'équipement des professionnels par les employeurs. Cette opération "non reconductible" est financée par la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf). Trois masques transparents seront attribués à chaque professionnel concerné: personnels des crèches, micro-crèches et assistantes maternelles réunies au sein d'une MAM. Accéder aux visages et aux émotions des adultes qui les entourent au quotidien est un facteur clé du bon développement des jeunes enfants. Aux employeurs désormais de poursuivre cette dynamique, indique le secrétaire d'Etat à l'Enfance et aux Familles, Adrien Taquet, cité dans le communiqué.

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"Il faut une stratégie de déconfinement claire, lisible et anticipée"

Infimiers.com - mar, 11/17/2020 - 09:52

On constate, au niveau national, une baisse du taux d'incidence de la covid-19. On est dans une phase de plateau et la prudence reste de mise car la situation dans les hôpitaux demeure très tendue, résume Frédéric Valletoux, président de la Fédération Hospitalière de France (FHF) lors du point hebdomadaire consacré notamment à la pandémie mis en place par cette organisation. L'important maintenant, pour la FHF, c'est un déconfinement réussi et pour cela il doit être bien préparé. Il faut éviter une 3ème vague de cette ampleur!, explique le président. Il faudra mettre en place un déconfinement progressif, prudent et patient.

Un des axes prépondérants de ce déconfinement sera sans conteste la vaccination. Mais là encore, la FHF appelle à la patience. Alors que Gabriel Attal, porte parole du gouvernement a déclaré que l'éxécutif se mettait dans les starting-blocks pour être prêt pour distribuer un vaccin contre le Covid-19 dès janvier s’il est validé, la Fédération est plus modérée dans ses propos. Selon Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF, il y a plusieurs choses à prendre en considération dans la stratégie vaccinale notamment : Il faut être très prudent. Il ne faut pas laisser penser à tout un chacun que le vaccin sera disponible dans quelques jours. Il faut bien expliquer le processus et la chaîne logistique à mettre en place. D'autres éléments de la stratégie ne sont pas encore tranchés, en particulier sur les personnes prioritaires, ou sur le fait de le rendre obligatoire ou non. Pour ce qui est de son déploiement, le mieux serait de demander à chaque acteur du système de santé de se mettre autour de la table pour discuter de l'organisation de la chaîne logistique. On a besoin de tout le monde car le défi opérationnel va être très grand, insite-t-elle.

La deuxième partie de la conférence de la FHF portait sur une étude menée conjointement par le Centre national de ressources et de résilience et les fonds de recherche de la FHF. Il s'agissait d'une étude obervationnelle portant sur près de 69 000 étudiants interrogés via des auto-questionnaires sur leur état mental en plein coeur du premier confinement. Les résultats sont très préoccupants : 43% des participants présentent des symptômes associés à au moins un trouble mental parmi ceux analysés (dont l'anxiété, un stress sévère perçu, la dépression, et avoir des idées suicidaires). Or, en parallèle, seul 12% ont consulté un professionnel de santé. Pour avoir un point de vue plus étayé, les chercheurs ont requestionné les étudiants à la sortie du confinement et songent sérieusement à recommencer pendant ce second confinement. Zaynab Riet a conclu la conférence en rappelant à quel point la psychiatrie restait, malheureusement, le parent pauvre de notre système de santé.

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Le SNIIL dit "non" à la création d'une profession médicale intermédiaire

Infimiers.com - mar, 11/17/2020 - 09:47
Le 25 novembre prochain, la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale examinera la proposition de loi n°3470 visant, soi-disant, à améliorer le système de santé par la confiance et la simplification. S’en suivra, le 30 novembre, un débat en séance publique pour une adoption en procédure accélérée. Le communiqué du Sniil nous le rappelle : L’article 1er de cette proposition de loi tend à créer une  "profession médicale intermédiaire". Accessible à tous les auxiliaires médicaux, hors aides-soignants, ce nouveau métier n’est, pour l’heure, pas défini : domaines d’intervention, conditions et règle d’exercice seront décidés par le seul Gouvernement après recueil d’avis consultatifs. Un décret verrouillera le tout.

S’insurgeant comme d'autres syndicats et représentations professionnelles l'ont déjà fait, contre la création menée tambour battant d’une nouvelle profession de santé, le Sniil tient à rappeler que contrairement à ce que l’on veut faire croire, le cloisonnement important des professionnels de santé avec d’une part le médecin diplômé d’un bac + 10 et d’autre part l’infirmière titulaire d’un bac +3 n’existe pas. De même, le Sniil déplore que soit avancée comme raison première de la création de cette profession intermédiaire la démographie et la répartition sur le territoire national des professionnels de santé qui ne permet pas toujours de répondre aux besoins de santé… Et de s'interroger : les députés LREM et le gouvernement auraient-ils fallacieusement oublié que la profession infirmière libérale fut la première profession de santé à faire l’objet d’une régulation démographique dès 2008 ? Exigeant le retrait de l’article 1er de la proposition de loi n°3470, le Sniil propose donc aux députés et au gouvernement de travailler plutôt sur : la reconnaissance à leur juste valeur de l’intégralité des compétences infirmières ; la réingénierie du métier d’infirmier qui permettrait d’adapter la pratique professionnelle infirmière aux besoins actuels du système de santé, tout en optimisant le temps médical ; le développement de l’exercice coordonné pour tous les libéraux. Et Catherine Kirnidis, Présidente du Sniil de conclure : en ce mois de novembre, MM. les députés, M. le Ministre, pas besoin d’une nouvelle couche dans le millefeuille qu’est le système de santé actuel ! Il suffit d’optimiser ce qui existe déjà !

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Prise en charge des patients COVID-19 en médecine de ville : la HAS actualise ses recommandations

Caducee.net - mar, 11/17/2020 - 09:44

La Haute Autorité de santé (HAS) vient de mettre en ligne ses nouvelles recommandations sur la prise en charge des patients COVID-19 avec des réponses rapides en 10 points essentiels et des fiches pratiques de conduites à tenir.

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Journée mondiale de la prématurité : comment améliorer "la prise en soins" ?

Infimiers.com - mar, 11/17/2020 - 07:45

Où en est-on aujourd'hui dans la prise en charge de la prématurité en France ? Quelles sont les perspectives pour améliorer le soin et la bientraitance envers ces enfants nés trop tôt ? Quelle place accorder aux parents ? A l'occasion de la Journée Mondiale de la Prématurité, mardi 17 novembre, nous revenons sur un état de fait qui concerne 60 000 bébés chaque année dans notre pays, et 1 enfant sur 10 dans le monde. 

165 bébés naissent chaque jour prématurément en France (Dans le monde c'est 1 enfant sur 10), ça veut dire qu'autant de familles vivent l'accident de vie qu'est la prématurité, Charlotte Bouvard, directrice fondatrice de l'association SOS Préma et mère d'un petit garçon né prématurément. 

Près de 60 000 naissances chaque année surviennent prématurément. La prématurité concerne les enfants nés avant 37 semaines d'aménorrhée, rappelle le professeur Cyril Flamant, chef de service Réanimation et Médecine Néonatale au CHU de Nantes, invité d'une conférence de presse sur la prématurité qui s'est tenue le 5 novembre dernier. On définit différentes classes de prématurité : une prématurité moyenne, entre 32 et 36 semaines d'aménorrhée, une prématurité modérée, entre 32 et 33 semaines et la grande prématurité en dessous de 32 semaines d'aménorrhée. Plus de la moitié de ces naissances sont spontanées, sans qu'on en comprenne forcément les causes. Elles ont généralement lieu à la suite d’une rupture précoce des membranes placentaires ou d’un déclenchement inopiné du travail d’accouchement. Pour les autres, elles sont imposées par les évènements, sur décision médicale et en cas de risques principalement liés à un retard de croissance grave du fœtus, une hémorragie ou une hypertension artérielle sévère chez la mère... D’autres facteurs comme les conditions socio-économiques défavorables, l’âge plus avancé de la mère, le recours à la PMA, le stress ou encore la consommation de tabac sont aussi impliqués. Enfin, en France, un tiers des enfants prématurés sont issus de grossesses multiples. 

La prématurité touche 165 bébés chaque année... et autant de familles. 

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L'orthodontie moderne chez l'adulte : ses spécificités et bénéfices pour la santé

Caducee.net - mar, 11/17/2020 - 07:09

Le souvenir lointain d’un traitement à l’aide de bagues, la récidive de malpositions dentaires à la suite d’un premier traitement rebutent certains adultes à entreprendre un traitement d’orthodontie. Il existe aujourd’hui des solutions très efficaces à ces problèmes.

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Vaccination anti Covid19 : pour que l'espoir prenne forme

Caducee.net - lun, 11/16/2020 - 17:18

Alors que la seconde vague de Covid-19 affecte sévèrement le continent européen, les stratégies de vaccination contre le SARS-CoV-2 ont été présentées par la Commission européenne (CE) dessinant pour la première fois les conditions dans lesquelles un vaccin sûr et efficace pourrait être mis à la disposition des États membres [1]. L’objectif était double : (i) garantir un accès aux vaccins en temps opportun tout en conduisant l’effort de solidarité mondiale ; (ii) adapter le cadre réglementaire de l’UE à l’urgence pour accélérer la mise au point, l’autorisation et la disponibilité de vaccins, dans le respect des normes de qualité, d’innocuité et d’efficacité.

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Comment en est-on arrivés là ?

Caducee.net - lun, 11/16/2020 - 14:23

Me Di Vizio nous livre une tribune libre exclusive sur les risques inhérents à la communication médicale dans les médias et à sa portée particulière en temps de pandémie. Défenseur du Pr Raoult dans le cadre de sa convocation devant la juridiction ordinale, il dénonce un rôle de bouc émissaire censé masquer les manquements d’une autorité « néo-ecclésiale, incarnée par un ordre des médecins aussi moraliste qu’inexistant pendant cette crise ».

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