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Coup de projecteur sur la profession infirmière aux Rencontres de la cancérologie française 2020
Les 24 et 25 novembre derniers se sont déroulées les 13èmes Rencontres de la cancérologie française, organisées par le Groupe Profession Santé sur le thème principal de la transformation des stratégies de prise en charge des patients. Prévention et dépistage, innovation thérapeutique (chimiothérapies, médecine de précision…), technologique (intelligence artificielle, imagerie, médecine nucléaire…), organisationnelle et sociétale (parcours de soins, patients, aidants, éthique…) et de problématiques médico-économiques (anticipation, évaluation, financement des innovations...)... autant d'aspects abordés par le programme 2020, au coeur duquel une table ronde était exclusivement consacrée à la profession infirmière.
Parmi tous les acteurs de soins, les infirmiers en pratique avancée occupent une place spécifique. Grâce à leurs compétences élargies, ils instaurent un binôme avec le médecin, un relais autonome entre les domaines médical et paramédical au bénéfice du patient (Guillaume Bonnet, IPA au CHU d'Amiens)
La 13eme édition des Rencontres de la cancérologie française s'est tenue fin novembre en distanciel et à huis-clos en fonction des sessions, où l'ensemble des professions impliquées sont représentées. La programmation s'est attachée à la transformation des stratégies de prise en charge des malades et a dédié, en complément autres sessions, une table ronde spécifique aux infirmiers exerçant à tous les stades de la prise en charge des patients atteints de cancer. Thème central pour les sept intervenants1 : le rôle des infirmiers hospitaliers et libéraux au sein d’une équipe pluridisciplinaire. Vaste sujet, à partir duquel ont émergé certains aspects : la mobilisation des IDE de terrain pour renforcer le lien ville-hôpital, la place des infirmiers de pratique avancée dans le parcours patient, et enfin les enjeux du développement numérique en pratique infirmière dans le cadre d'une prise en soins complexe.
La prise en compte et l'analyse de la trajectoire du patient concourent indéniablement à la qualité, la sécurisation et la personnalisation des soins qui lui sont proposés ainsi qu'à l'anticipation des écarts ou des sorties de chemin clinique. Thérèse Psiuk
#Solidarité : des logements vacants pour réduire les déplacements des soignants
Les soignants exerçant dans les grandes villes font souvent de longs déplacements entre leur domicile et leur lieu de travail, ce qui leur ajoute de la fatigue dans un contexte de charge de travail importante. Une jeune start-up leur propose de leur mettre à disposition des logements vacants proches des établissements hospitaliers moyennant un coût raisonnable et ajustable. Une action concrète comme on aimerait en voir plus souvent...
Une initiative concrète qui peut permettre à bon nombre de soignants d’éviter les déplacements souvent chronophages entre leur domicile et leur lieu de travail.
La deuxième vague de l’épidémie de COVID-19 semble avoir atteint son pic et amorcé une rapide décrue. Mais le nombre de malades hospitalisés, souvent dans des services de soins intensif, reste important et fera l’objet d’une baisse à la pente plus douce que pour l’identification de nouveaux cas.
Une opération #Solidarité pour les soignantsVeille règlementaire du 15 au 30 novembre 2020
L’Institut Droit et Santé (Université Paris Descartes) est notre partenaire pour les affaires réglementaires. Il nous fait profiter, deux fois par mois, d’une veille juridique sur les questions de santé spécialement pour les lectrices et lecteurs d'infirmiers.com et cadredesante.com Ses juristes commentent les points sélectionnés en fonction de leur intérêt pour les professions paramédicales. N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques. Voici les éléments à retenir pour la période du 1er au 15 octobre 2020.
En partenariat avec l’Institut Droit et Santé
Veille juridique du 15 au 30 novembre 2020
Législation européenneDenrées alimentaires – Bactéries zoonotiques et commensales – Résistance aux antimicrobiens (J.O.U.E du 19 novembre 2020)
Décision d’exécution (UE) 2020/1729 de la Commission du 17 novembre 2020 concernant la surveillance et la présentation de rapports relatifs à la résistance aux antimicrobiens chez les bactéries zoonotiques et commensales et abrogeant la décision d’exécution 2013/652/UE [notifiée sous le numéro C(2020) 7894].
Législation interneProduit de santé – Prix maximal de vente – Modalités de fixation (J.O. du 25 novembre 2020)
Décret n°2020-1437 du 24 novembre 2020 relatif aux modalités de fixation du prix maximal de vente aux établissements de santé d’un produit de santé.
Prix – Spécialités pharmaceutiques – Article L.162-16-5-1-1 du code la santé publique (J.O. du 17 novembre 2020)
Arrêté du 10 novembre 2020 pris par le Ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance et le Ministre des Solidarités et de la Santé, relatif à la prise en charge d’une spécialité pharmaceutique bénéficiant d’une autorisation temporaire d’utilisation et pris en application de l’article L. 162-16-5-1-1 du code de la sécurité sociale et du I de l’article R. 163-32-1 du même code.
Mise en ligne du N° 146, volume 25 (novembre 2020) de la revue 'Soins Gérontologie'
P. 1-48© 2020, Elsevier Masson SAS
Manifestation des étudiants en sciences infirmières le 10 décembre, à Paris
#JeSoigneraiDemain | Aujourd'hui, nous disons "NON" a une formation bradée. Nous disons "OUI" a une formation de qualité pour devenir des professionnel.le.s qualifié.e.s pic.twitter.com/NxhfOdCkVQ
— Bleuenn Laot (@Bleuenn1_FNESI) November 28, 2020Paramédicaux, professionnels du médico-social, EHPAD : le collectif Santé en Danger relance ...
Reçu au ministère des Solidarités et de la Santé le 12 novembre dernier, le dialogue entre le cabinet du ministre et le collectif Santé en Danger se poursuit selon les éléments livrés dans leur dernier communiqué. En tête de liste des discussions :
- la revalorisation salariale des paramédicaux, jugée comme insuffisante à la suite des accords du Ségur ;
- La revalorisation salariale des professionnels du secteur médicosocial, carrément exclus des accords en juillet dernier ;
- les nombreuses problématiques liées aux EHPAD.
Le collectif Santé en danger, en la personne de son Président, le Dr Arnaud Chiche, anesthéssiste réanimateur, se dit confiant sur la suite favorable qui sera donnée au dossier des revendications des professionnels du médico-social. Il est par ailleurs certain de l’importance de continuer à prononcer des vérités au sujet des EHPAD, de ses personnels et résidents pour l’écriture de la Santé 2.0.
Pour la FHF, "il nous faut éviter à tout prix la troisième vague de janvier"
Faisant suite aux annonces de la Haute Autorité de Santé sur la stratégie de la campagne de vaccination à venir, la FHF a insisté sur le fait que pour qu'elle soit réussie, deux préalables étaient requis : un travail de confiance et de transparence des pouvoirs publics et un appui des collectivités et de la médecine de ville. Un groupe d'experts sur le sujet a été constitué au sein de la FHF, en lien avec la task force gouvernementale, et de nombreuses questions relevant de la logistique y sont actuellement débattues en vue d'une organisation au plus près des besoins.
Enfin, parce que sur tous les territoires, les enseignements de la première comme de la deuxième vague, montrent l’urgence de mieux structurer la première ligne de l’offre de soins par la coopération ville-hôpital, la FHF a rappelé la nécessité d’améliorer le service rendu aux usagers. Pour ce faire, et pour préparer une réponse coordonnée aux besoins de santé, il est fondamental d’acter la généralisation du Service d’Accès aux Soins (SAS) via un numéro d’appel commun au SAMU et à la médecine de ville, régulé par les médecins. Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF, l'a exprimé avec force, afin de donner corps durablement à un dispositif dont tous les acteurs partagent la pertinence, il convient désormais d’inscrire dans la loi et généraliser le Service d’Accès aux Soins (SAS) dont la mise en œuvre constitue une urgence pour répondre aux besoins de santé des Français : meilleure prise en charge médicale, meilleure régulation, fin du débordement des urgences à l'hopital.
Quiz- Culture G - 10 points à connaître sur le VIH
Aujourd'hui, 1er décembre 2020, on célébre la Journée mondiale contre le SIDA avec, comme thématique : Solidarité mondiale et responsabilité partagée alors que la COVID-19 nous fournit un nouvel exemple illustrant les liens étroits entre la santé et d’autres aspects fondamentaux comme la réduction des inégalités, les droits humains, l’égalité des sexes, la protection sociale et la croissance économique. Où en sommes-nous du Sida ? Testez tout de suite vos connaissances...
1. Aujourd’hui, dans le monde, plus de 36 millions de personnes vivent avec le VIH.
Vrai Faux
Vrai : 38 millions de personnes vivaient avec le VIH (en 2018). Source Fiche d'information 2019 - Dernières statistiques sur l'état de l'épidémie de sida.
2. Les personnes vivant avec le VIH peuvent avoir une espérance de vie similaire à celles des personnes séronégatives si elles prennent les traitements assez tôt et y ont accès ?
Vrai Faux
Vrai : Cependant, malgré cette avancée fondamentale, le virus continue de faire des ravages dans de nombreux pays en raison des inégalités : discriminations, précarité et politiques répressives constituent le terrain d’attaque du VIH.
3. 25 millions des personnes sont décédées par suite de maladies liées au sida depuis le début de l’épidémie.
Vrai Faux
Faux : Non, le chiffre est bien plus important : 32,7 millions de personnes sont décédées de suite de maladies liées au sida depuis le début de l'épidémie (en 2018).
4. En France, 6200 personnes ont découvert leur séropositivité VIH en 2018.
TFE - "La qualité d’encadrement et l’hygiène de vie des étudiants en soins ...
Au printemps 2020, Laura Moussy, étudiante en soins infirmiers à l’Institut de Formation en Soins Infirmiers du Sud Seine et Marne (promotion 2017-2020), présentait son travail de fin d'études sur la thématique suivante : "La qualité d’encadrement et l’hygiène de vie des étudiants en soins infirmiers". Elle souhaite aujourd’hui le partager avec la communauté d’infirmiers.com et nous la remercions.
Les encadrants ne doivent pas perdre de vue qu'ils forment celle ou celui qui deviendra leur pair dans peu de temps. Leur devoir est donc de transmettre à l'étudiant le plus de connaissances possible pour qu’il puisse prendre en soin, au mieux ses futurs patients.
Voici comment Laura introduit son travail de recherche. Lors de mon stage en Service de Soins Infirmier A Domicile (SSIAD) au semestre 2, une patiente m’a parlé de sa petite-fille qui a été aussi à l’Ifsi. Je lui ai demandé où elle travaillait maintenant et elle m’a répondu, les larmes aux yeux, qu’elle s’était suicidée en rentrant chez elle car elle était en stage, et ce stage se déroulait très mal. Elle m’expliqua les raisons de son geste dont elle leur avait fait part dans une lettre : elle ne supportait plus la pression, l’angoisse, l’épuisement psychique et physique et les brimades des infirmières. Cela m’a fait un choc. Et je me suis posée des questions. Trois ans de formation à l'Ifsi, c’est court pour apprendre le métier d’infirmière avec toutes ses connaissances et responsabilités. Mais cela peut devenir un cauchemar pour certains d’entre nous, quand arrive la période de stage. Il suffit qu’il se passe mal, on se sent très vite rabaissé, abandonné et inutile dans bien des situations. On est confronté très tôt à la nudité des malades, à leur souffrance, parfois à leur décès, à la surcharge de travail et au manque d’effectifs dans certains services. Nous nous trouvons confrontés à tout cela sans pouvoir parler de nos ressentis face à ces situations. On nous propulse à l'intérieur d'un monde que l'on ne connait pas sans soutien psychologique.
Quand je suis revenue à l’IFSI par la suite, j’en ai parlé avec mes collègues de promotion. En discutant avec eux pendant de longues minutes, je me suis rendue compte que beaucoup d’entre eux avaient déjà pensé à se mettre en arrêt de travail ou à arrêter leur formation à cause de leur stage. Ils ne supportaient pas ce à quoi ils étaient confrontés, ni la manière dont les infirmières les traitaient parfois pendant leur apprentissage de la pratique de leur futur métier. Ils se sentaient seuls, avaient l’impression de ne pas savoir faire les choses, ni de comprendre ce qu’on leur demandait de faire. Ils étaient pour la plupart en désillusion car ils ne s’imaginaient pas tout ça. De plus, ils se levaient pour certains avec la boule au ventre et avec l’appréhension d’aller en stage et se demandaient même pourquoi ils avaient choisi d’exercer ce métier.
Journée mondiale de lutte contre le VIH : vigilance et combat restent de mise
Près de quarante ans après sa découverte par des chercheurs de l'Institut Pasteur en 1983 - qui valut à Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier d'obtenir le Nobel de médecine en 2008 - le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) touche environ 38 millions de personnes dans le monde selon les derniers chiffres de l'Organisation Mondiale de la Santé et était encore responsable de 6 200 nouvelles contaminations en 2018 en France. Bilan sur les données épidémiques et sur les évolutions sociétales à l'occasion de la journée mondiale 2020 de lutte contre le VIH.
La crise sanitaire du Covid-19 confirme que les épidémies se nourrissent de la précarité, de la fragilité et des discriminations, autant qu’ils contribuent à les renforcer. AIDES
En trois décennies de lutte contre le virus, les progrès de la recherche médicale et de la prise en charge ont été considérables : développement de médicaments anti-rétroviraux, accès aux traitements, prophylaxie pré-exposition (PrEP), traitement post-exposition, voire même "guérison", titrait fièrement la presse généraliste encore récemment après la publication d'un article scientifique sur le patient de Londres dans la très prestigieuse revue The Lancet. Sur le plan humain comme sur celui de la lutte contre les dicriminations et de la sérophobie, les avancées sont-elles également au rendez-vous ? La journée mondiale 2020 de lutte contre le VIH est l'occasion de faire un état des lieux.
Le dépistage est un élément-clé qui permet aux personnes infectées d'accéder précocément aux traitements et de réduire les risque de transmission.
Qui faudra-t-il vacciner contre la Covid-19, pourquoi et quand ? La Haute Autorité de Santé ...
Qui faudra-t-il vacciner contre la Covid-19, pourquoi et quand ? La HAS a répondu ce matin à cette interrogation d'importance, dévoilant ainsi une stratégie "en cinq phases progressives" et "par ordre de priorité" pour un double objectif recherché : réduire les hospitalisations et les décès et maintenir les activités essentielles du pays, particulièrement celles du système de santé pendant l’épidémie.
La seule chose que l'on sait à l'heure actuelle, c'est que les vaccins bientôt disponibles empêcheront le développement de formes graves et donc les hospitalisations et les décès associés. Mais pour l'instant, leur action sur la transmission elle-même du virus est méconnue.
Le Professeur Dominique Le Guludec, Présidente de la Haute Autotité de Santé (HAS) a d'emblée souligné, la nécessité d’une information claire et accessible des publics à toutes les phases de mise à disposition des vaccins, celui contre la Covid-19, tant attendu, n'échappant pas à la règle, bien au contraire, d'autant qu'il y en aura plusieurs. Et de défendre le désir de transparence absolue sur le sujet et ce, à toutes les étapes de cette campagne de vaccination qui devrait débuter dans l'hexagone en tout début d'année 2021. Et de préciser aussi que les recommandations* publiées ce jour seront amenées à évoluer dès lors que de nouvelles données seront disponibles notamment sur l'immunogénicité et l'efficacité des vaccins (dans les différents groupes d'âge, ou encore sur la survenue de l'infection, la transmission et le risque de formes sévères). La HAS rappelle également une fois de plus qu’elle ne préconise pas, à ce stade, de rendre obligatoire la vaccination contre la Covid-19.
Deux critères principaux ont été pris en compte par la HAS pour établir la priorisation des personnes à vacciner : l’existence d’un facteur de risque individuel de développer une forme grave de la maladie et l’exposition accrue au virus.
Infirmier engagé volontaire à l’international, Konogan Desvaux a côtoyé le VIH en Afrique
"Après six mois en médecine et en soins de suite et de réadaptation, je voulais sortir de ma zone de confort, découvrir une autre culture, une autre manière de vivre et de soigner. Partir oui, mais dans des conditions encadrées (être reconnu par l’Etat et bénéficier de formations avant le départ) ; je me suis donc engagé dans une démarche de volontariat de solidarité internationale auprès de la Délégation Catholique pour la Coopération pendant deux ans et demi. Direction le Togo au centre médical du puits de Jacob, où mes premiers mois n’ont pas été simples, malgré un centre de santé doté de tout – ou presque – ce qu’on peut trouver en France : bien qu’intéressant, le choc culturel était parfois abrupt, en particulier par rapport aux patients infectés par le VIH". Konogan Desvaux, infirmier, raconte son aventure personnelle, portée par ses convictions.
Grâce à des amis, j’ai découvert la Délégation Catholique pour la Coopération. Agréée par l'Etat, elle positionne l’Homme comme acteur central de développement et envoie, après sélection, des personnes en mission sur le terrain en fonction de leurs compétences (enseignement, gestion de projets, santé...)
Au Togo, le « parcours patient » est bien différent du nôtre et le nomadisme médical est chose courante : il commence par la médecine traditionnelle, se poursuit par les dispensaires, l’hôpital préfectoral, et enfin le CHU – sans oublier le centre de santé privé, souvent tenu par des congrégations religieuses. Et chaque fois ou presque, le soignant doit reconstruire, à partir de rien, l’histoire du patient au fur à mesure des discussions. Pour un jeune venu consulter, la tâche est accessible ; pour une personne âgée, elle est titanesque. Et puis la maladie se soigne certes par un traitement. Mais le traitement fini, les croyances locales veulent que la maladie se soit envolée. Pourquoi prendre un traitement alors qu’on se porte bien, du moins en apparence ? Une logique dévastatrice qui favorise l’augmentation de l’incidence de maladies chroniques (hypertension, cholestérol, diabète...). Sans oublier le manque d’argent, qui rebat les cartes des besoins fondamentaux, celui de se nourrir arrivant en tête.
Tout en débutant la prise en soins de ma patiente, je la compare mentalement à un funambule sur sa corde, qui avance en sachant qu’il peut à tout moment basculer et tomber. D’ailleurs, ne dit-on pas que "la vie ne tient qu’à un fil" ?
"Vivre Covid-19" : l'étude de France Assos Santé pour connaître l'impact ...
France Assos Santé, un réseau regroupant 85 associations de patients, lance lundi 30 novembre une étude, "vivre-Covid-19" : chaque participant devra répondre chaque mois jusqu'en mai 2022 à un questionnaire de 5 minutes. L'objectif : mesurer les conséquences de la crise sur l'état psychique de la population.
Une phase pilote a été menée au printemps, pendant le premier confinement, auprès de 2 000 répondants. Les premiers retours montrent une anxiété ressentie par près de 79 % des personnes interrogées et une prise en charge dégradée pour 61,5 % d'entre eux, qui ont eu un rendez-vous déprogrammé (sans nouvelle date proposée dans près de 33 % des cas), selon le réseau associatif. Pour autant, le nombre de réponses de la phase pilote est trop faible pour parler de résultats solides. Ce sont des tendances qui donnent à voir quelque chose mais attendons : statistiquement, il nous faut avoir plus de répondants pour pouvoir dire que nos résultats sont justes et solides, explique l'une des responsables du projet. Cette fois, France Assos Santé espère recueillir les réponses de 10 000 volontaires pour mener son étude. Les questions portent sur trois thèmes : l'anxiété, la prise en charge et la vie courante.
"Maintenir un travail sur les émotions d'autant en période de confinement"
L'art-thérapie qui, comme son nom l'indique, utilise la création artistique à des fins thérapeutiques se déploie sur de multiples terrains et auprès de profils de personnes très divers. Enfants, adolescents, adultes, personnes agées, qu'ils soient hospitalisés, fragilisés, porteurs d'une maladie somatique ou psychique, par la créativité liée à la peinture, à la sculpture, à la danse, à la musique ou encore au théâtre, ils vont pouvoir s'exprimer "sans les mots" et s'apaiser, retrouver parfois le chemin de la communication tout en reconstruisant une image de soi valorisante. Nous avons repéré récemment sur le site de l'Ecole d'Art Thérapie de Tours* comment l’art-thérapie a montré ses bienfaits en période de confinement et comment les interventions des arts-thérapeutes se sont adaptées. Extraits choisis.
Femmes victimes de violences, mariages forcés, excisionLes ateliers "peinture, une source dynamique qui s'inscrit dans l'art thérapie, favorisant la création artistique pour exprimer émotions, sentiments, rêves, inconscient…
Pour Isabelle Kanor, Art-thérapeute à la La Maison d’Ella/Les Orchidées Rouges (regroupant exclusivement des femmes originaires d’Afrique Noire), l’art-thérapie redonne aux femmes en souffrance la possibilité d’exprimer leur subjectivité par le style de leur propre langage et donne à leur environnement une autre lecture de ce qu’elles sont. En période de confinement, les femmes souffrent d’anxiété car se trouvent confrontées à une nouvelle forme de privation de liberté et prises en otage de la violence quand elles la vivent encore au quotidien. L’art-thérapie permet de diminuer le sentiment d’abandon en maintenant un lien absolu avec le monde extérieur, support du processus de création. Les séances ont lieu par téléphone (temps de rendez-vous d’une 20aine de minutes / semaine). Je les ai organisées autour de l’écriture et de la lecture. L’idée d’écrire à plusieurs sur un même sujet favorise le maintien du lien, le sentiment d’appartenance au groupe et stimule la projection.
Movember : "La moustache, c’est un peu notre ruban rose"
Avec la moustache comme emblème, la Foundation Movember lutte pour la santé masculine à l'échelle mondiale (21 pays aujourd’hui). Née en Australie dans un pub de Melbourne il y a 17 ans, sa campagne "Movember" invite chacun à se faire pousser la moustache au mois de novembre pour sensibiliser son entourage et récolter des fonds. Cette année, l’un de ses ambassadeurs, Stéphane Beaumont, nous rappelle combien il est important que les hommes se préoccupent de leur santé.
Si vous ne parvenez pas à lire notre vidéo, rendez-vous sur notre chaîne Youtube
Emma Torres, IDE, lauréate de la bourse de recherche "Parcours de soins en oncologie ...
*Présent en France depuis 1961, MSD est la filiale de Merck & Co., Inc., Kenilworth, NJ, USA, laboratoire biopharmaceutique.
**Fondation de l’AP-HP pour la Recherche soutient la recherche biomédicale et en santé menée dans l’ensemble de ses hôpitaux.
A lire les interviews de Clarisse Lhoste, Présidente de MSD France et d’Emma Torres, IDE à l'hôpital Saint Antoine-AP-HP, au service des maladies infectieuses et tropicales, la lauréate de la Bourse MSD/ AP-HP 2020.
COVID-19 : la baisse se poursuit mais les niveaux encore hauts appellent à rester vigilant
Au dela de ces chiffres plutôt encourageants, le maintien des gestes barrières est aujourd’hui d’autant plus nécessaire dans le contexte d’un allègement des mesures de confinement. Quant au passage d’un "pic épidémique", il ne signifie pas la fin de la vague, car de nombreux nouveaux cas vont continuer à survenir durant la phase décroissante. Au-delà de la vague actuelle, l’évolution à venir de l’épidémie dépendra de l’évolution des comportements des individus et des nouvelles mesures qui pourraient être mises en place comme la vaccination annoncée maintenant dans un proche avenir.
Journée Internationale des Aides-Soignants : aide-soignant, aide ou soignant ?
Une boucle sémantique. C’est en quelque sorte ce que l’on peut se dire lorsque l’on détaille l’appellation du métier "aide-soignant". Une aide d’une aide. La suppléance d’une suppléance. Or aujourd’hui, le 26 Novembre 2020, en cette Journée Internationale des aides-soignants, il n’est pas déraisonnable d’affirmer tout le contraire : l’aide-soignant n’est plus un seul renfort, il est devenu au fil des années un véritable pilier de notre système de santé !
Les soins prodigués par l'aide-soignant(e) ne se limitent pas qu’à la seule exécution d’un "acte", en perspective d’un état de santé ad hoc, que l’on pourrait évaluer devant les différents critères de qualité d’un soin. Rapide, hygiénique, économique, pertinent, sécuritaire. Non. Les soins aides-soignants sont bien plus que cela.
Inscrit dans sa nature, l’humilité de la corporation aide-soignante aurait ainsi tort de faire oublier aux yeux du monde que les attributions remplies avec "soin" par cette population discrète ne sont définitivement plus besogne mais ouvrage. Aussi, elle doit porter la fierté, la faire connaître et affirmer haut et fort que la réalisation de ces derniers, dits "de base", l’est véritablement pour la richesse humaniste du "prendre soin". En effet, sans eux, pourrait-on encore reconnaître que l’objet du soin est l’Homme ou devrait-on admettre que l’Homme se mue en objet de soin. Par conséquent, à l’occasion de la Journée Internationale de l’Aide-Soignant (J.I.A.S), célébrée durant une période ô combien troublée pour les professionnels de santé, mais qui met en exergue l’évidente nécessité de faire demeurer l’humain au centre du dispositif du soin, posons cette question simple : un aide-soignant est-il toujours seulement une aide ou est-il un soignant à part entière ?
Assurément, les soins réalisés par l’aide-soignant ne traitent pas une maladie, ils "soignent" une personne en lui portant un regard attentionné, privilégié et individualisé. Ils permettent de rendre visible l’invisible, d’oublier l’indicible
Patrick Chamboredon élu à la tête du Comité de Liaison des Institutions Ordinales
Elu à la tête de l'Ordre National des Infirmiers (ONI) en décembre 2017, Patrick Chamboredon endosse, trois ans après, un nouveau titre : celui de Président du Comité de Liaison des Institutions Ordinales (CLIO). Le Comité est une association qui réunit depuis près de 40 ans les 16 institutions professionnelles réglementées instituées en ordre, représentées au sein de trois collèges : les professions techniques et du cadre de vie, les professions juridiques et judiciaires et les professions de santé. Ces institutions professionnelles règlementées ont reçu de la loi la mission de réguler l’exercice de leur profession. Né en 1967 et diplômé de l’IFSI de Sainte-Marguerite à Marseille, Patrick Chamboredon est infirmier en hémodialyse à l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille. Avant d'accéder à la Présidence de l'Ordre, il avait été élu en 2009 en région PACA. Je remercie mes pairs pour leur confiance. Je tiens à m’inscrire dans la continuité des travaux de mes deux prédécesseurs, Marie-Aimée Peyron et Jean-François Dalbin pour promouvoir nos professions et démontrer le rôle capital joué par les Ordres, a fortiori dans cette période de crise. Je crois en effet que nos métiers sont porteurs de cohésion républicaine et garants du lien social sur tout le territoire, a déclaré Patrick Chamboredon. Fraîchement élu, il envisage d'ores et déjà en priorité de s’engager au service de l’égalité hommes - femmes au sein des ordres professionnels et de valoriser la contribution des professions réglementées organisées en un Ordre professionnel dans le contexte de crise et de relance économique du pays. Au second trimestre 2021, le CLIO organisera un colloque sur la question centrale du secret professionnel ; entre-temps en mars prochain, les résultats du scrutin national de l'Ordre auront été dévoilés.
#JIAS2020 : au-delà des mots, Olivier Véran passe aux actes
Être aide-soignant, c'est une attention portée aux plus fragiles, c'est soigner et prendre soin. Cette journée leur est dédiée.
Ancien aide-soignant, je suis très fier d'avoir comme ministre augmenté leur salaire et développé l'offre de formation. pic.twitter.com/ST6bZHaryv


