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Royaume-Uni : la campagne de vaccination contre la Covid-19 a commencé
Les syndicats dénoncent la perte de 4 années d'ancienneté pour les PH et redoutent que l'hôpital se vide de ses médecins #segur
5 syndicats de médecins hospitaliers dénoncent dans un communiqué commun une arnaque des autorités de tutelle qui ont pris un train de mesures destinées à renforcer l’attractivité de l’hôpital, mais qui aboutissent in fine à la perte de 4 années d’ancienneté pour les praticiens hospitaliers nommés avant 2020, et à une arrivée en fin de grille au-delà de l’âge de la retraite. Pour eux c’est très clair l’hôpital va se vider de ses médecins si ces mesures sont entérinées.
Vaccins contre la Covid : 7 hôpitaux de la région Haut-de-France chargés du stockage
Le vaccin Pfizer/BioNtech (le premier déployé en France à compter de janvier 2021 à base d'ARN messager contre la Covid19) nécessite une conservation à -80°C, impliquant la mise en place d’une logistique particulière, précise l'Agence régionale de Santé des Hauts-de-France dans un communiqué publié le 4 décembre. L’ARS a identifié pour cela les hôpitaux qui seront à la fois lieux de stockage et points de départ des livraisons dans chaque département. Dans chaque région, un hôpital sera également équipé d’un super congélateur capable de stocker 300 000 doses, souligne-t-elle, expliquant travailler avec ces établissements sur les prérequis techniques et logistiques à mettre en place. Par ailleurs, l'ARS et le Préfet de région installeront un comité régional de concertation, dès la deuxième semaine de décembre. Composé d'infectiologues, de pharmaciens et d'experts de la vaccination, ce comité permettra d'animer la concertation sur la stratégie de déploiement de la vaccination dans la région.
Lire le détail de cette information sur le comuniqué de l'ARS Hauts-de-France.Vaccination anti-Covid : une précipitation qui fait oublier les règles éthiques en Ehpad ?
Bien que les mesures sanitaires de reconfinement aient eu un impact moindre par rapport à celui attendu par le gouvernement, la queue de la seconde vague épidémique semble arrivée, juste avant les fêtes de fin d'année. Comme pour mieux laisser la place au battage médiatique qui fait rage autour des vaccins anti-Covid, dont les fabricants exhibent haut et fort les taux d'efficacité... évalués en un temps record. En la matière, les recommandations sanitaires, suivies en droite ligne des annonces présidentielles, ont été très claires : vacciner massivement, et en premier lieu les personnes les plus fragiles, donc les plus âgées - en particulier en Ehpad. C'est oublier un peu vite les règles déontologiques de la méthodologie scientifique, auxquelles nous rappelle Emmanuel Hirsch, professeur d'éthique médicale. Pour combler ce vide, il appelle dans les colonnes de The Conversation à la création d'une commission officielle d'éthique et de déontologie ; nous remercions nos confrères de ce partage.
Certains résidents en Ehpad vieillissent dans la solitude. Le consentement de la personne ne peut s’exercer par substitution. Une réflexion éthique s’avère donc nécessaire.
Depuis deux semaines, la stratégie vaccinale envisagée pour contrer la diffusion du SARS-CoV-2 mobilise l’espace public. Cette impatience, entretenue par les services de presse des firmes pharmaceutiques, est fondée sur l’évocation de données intermédiaires. Celles-ci doivent être soumises à une validation scientifique académique, laquelle est en cours. La teneur des premières conclusions proposées le 18 novembre 2020 par une start-up (BioNTech) associée à un industriel du médicament (Pfizer) tient à quelques lignes d’annonce sans aucune référence documentée, qui relatent que l’efficacité observée chez les adultes de plus de 65 ans était supérieure à 94 %. Cette déclaration, ayant trait à des observations menées entre le 27 juillet et le 18 novembre, a eu pour effet immédiat une dynamisation virale des places financières dans le monde. Nos responsables politiques l’ont comprise comme l’indicateur attendu pour engager sans plus attendre le processus vaccinal et organiser la logistique à cette fin. Dans un tel contexte, quelles règles spécifiques assorties de dispositifs d’évaluation dédiés permettront de s’assurer du caractère éthique de la stratégie vaccinale engagée ? Les recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS), sollicitée par les instances gouvernementales pour édicter les bonnes pratiques, en concertation avec notamment le conseil d’orientation de la stratégie vaccinale française, évoquent, une fois rappelée l’exigence de sécurité, la transparence dans l’information, les priorités dans les phases de diffusion du vaccin, la liberté de décider pour soi d’être vacciné ou non. Qu’en sera-t-il en Ehpad, espaces particuliers où culminent les vulnérabilités, que l’on a choisis pour lancer la phase 1 de la vaccination ?
En l’état actuel des connaissances sur le développement des vaccins, la HAS souligne qu’elle ne dispose pas de données sur l’efficacité clinique et la sécurité des vaccins contre la Covid-19
Fonction publique : vers la suspension du jour de carence pour les agents positifs au Covid19
Rappelons que le jour de carence, qui entraîne une perte de rémunération des agents publics en cas d'arrêt de travail/maladie n'est pas compensé financièrement, contrairement au privé. Il avait été suspendu pendant le premier confinement puis rétabli après la fin de l'état d'urgence sanitaire le 10 juillet, reconduit depuis. Cet amendement proposé par Amélie de Montchalin sera débattu aujourd'hui dans le cadre du projet de loi de budget. La mesure doit être actée par un décret en janvier et durer jusqu'à la fin de l'état d'urgence sanitaire.
Sylvie L’Hotellier, première infirmière Vice-Présidente d’une société savante en France
Le mois dernier, la Société de Réanimation de Langue Française (SRLF) était fière d’annoncer l’élection de Sylvie L’Hotellier au poste de Vice-Présidente paramédicale. Pour cet organe scientifique né en 1971, nul doute que la nomination de l’infirmière, en exercice depuis vingt ans dans le service de médecine intensive - réanimation des Hôpitaux Universitaires de Strasbourg et adhérente de longue date à la société savante, était une évidente nécessité pour porter les projets paramédicaux. A l’aune d’une mandature de deux ans, la toute nouvelle Vice-Présidente livre sa vision de la fonction et de la portée de son élection.
Après une reconversion il y a vingt ans, Sylvie L'Hotellier, mère de trois enfants, a choisi avec conviction et sérénité d'être infirmière en réanimation. Depuis, elle n'a de cesse de valoriser et de faire progresser la profession.
Infirmiers.com : Votre élection est un événement tout à fait remarquable dans le monde des sociétés savantes en France. Selon vous, quels sont les apports d’une Vice-Présidence paramédicale pour la SRLF, et, in fine, pour le patient ?
Sylvie L'Hotellier : C’est une première, c’est vrai. Aux Etats-Unis par exemple, les infirmières ont accédé à ce type de responsabilités depuis bien longtemps. Mais en France, le cheminement est plus long et se poursuit encore. Les mentalités sont plus difficiles à faire évoluer, le clivage des activités médicales et paramédicales est vivace et tend à freiner la progression. A contrario, la SRLF revendique l’interdisciplinarité et fait la part belle aux paramédicaux depuis de nombreuses années. Jusqu’en 2022, j’aurai plus particulièrement la charge des projets paramédicaux de la société. Globalement, mon objectif est de faire monter en compétences les différents personnels paramédicaux de la réanimation. En particulier et en lien avec la Fédération Nationale des Infirmiers de Réanimation (FNIR) dont je suis adhérente, je souhaiterais faire connaître et reconnaître les compétences spécifiques des soignants de réanimation et je pense qu’une réingénierie de la formation de grade Master 2 s’envisage à court ou moyen terme : on ne peut pas travailler en réanimation si on n’y est pas encadré, accompagné. L’expertise d’un infirmier de réanimation s’acquiert en plusieurs mois ; il semble naturel d’envisager une certification pour ces compétences diverses, aussi bien techniques que relationnelles. Par ailleurs, j’ai à cœur de favoriser l’évolution des aides-soignants, de faire en sorte qu’ils soient davantage représentés pour faire entendre leur voix et de favoriser la reconnaissance de leur expertise directe et de leur apport concernant les aspects concrets du soin. Dans les services, on ne travaille pas les uns sans les autres. Chacun d’entre nous le sait, il en va de l’intérêt supérieur du patient.
De nouvelles données en faveur de l'utilisation du bain de bouche contre la transmission du SARS-CoV-2
Une nouvelle étude in vitro démontre une efficacité virucide d’un bain de bouche avec la technologie CPC (chlorure de cétylpyridinium) pour réduire la charge virale du SARS-CoV-2 de 99,9 %.1,2 Cette étude a été réalisée par un laboratoire de virologie accrédité indépendant, de renommée internationale, Microbac Laboratories, pour le compte d'Unilever Research Laboratories.3
Dépistage Covid-19 : Les kinésithérapeutes peuvent désormais réaliser des tests antigéniques
Les kinésithérapeutes pourront désormais effectuer les prélèvements des tests antigéniques rapides, en plus des tests PCR. L’arrêté autorisant les kinésithérapeutes à effectuer les prélèvements pour les tests antigéniques de dépistage du Covid-19, sous condition de formation, précise les conditions de mise en œuvre de cette nouvelle possibilité.
Patrie de Pasteur, la France "hésitante" face à la vaccination
Patrie de Louis Pasteur, dont les recherches constituèrent une avancée décisive pour la mise au point de la vaccination, la France est aujourd’hui l’un des pays d’Europe occidentale où l’hésitation vaccinale est la plus forte. Jocelyn Raude est enseignant-chercheur en psychologie sociale à l’École des hautes études en santé publique. Ce spécialiste en prévention et maladies infectieuses retrace pour The Conversation l’histoire d’une dérive récente.
Louis Pasteur peint par Albert Edelfelt (1885) Wikimedia Commons
The Conversation - Avant tout, pourriez-vous nous expliquer ce que recouvre l’expression « hésitation vaccinale » ?
Jocelyn Raude - L’hésitation vaccinale est un concept désignant un très large spectre de comportements, qui se situent dans l’intervalle allant de l’acceptation sans condition de la vaccination et son rejet complet. Entre ces deux extrêmes, la réticence à la vaccination peut être plus ou moins forte.
COVID-19 : Comment le scan 3D fait avancer la formation médicale
Aujourd’hui, tous les regards sont rivés sur les professionnels de santé. Alors que la pandémie de coronavirus fait rage, les médecins, infirmières et autres personnels soignants sont en première ligne pour soigner les malades, créer en urgence des protocoles de sécurité, et mettre au point des traitements contribuant à éradiquer le virus. Pendant ce temps, la future génération de professionnels médicaux apprend les spécificités du métier avant de participer à leur tour à la lutte contre les maladies.
A la télé - "Maladies mentales : SOS familles en détresse"
Ce soir, sur France 5, l'émission "Enquête de santé" s'intéresse à la maladie mentale vue du côté des familles, des aidants naturels. Le documentaire "Maladies mentales : SOS familles en détresse", réalisé par Bruno Timsit, sera diffusé en première partie de soirée. Pour éclairer les problématiques exprimées, s'en suivra un débat entre experts du corps médical et représentants des associations d'usagers de la psychiatrie.
Le questionnement de l'aidant familial qui l'épuise : comment vivre avec cet enfant, ce conjoint ou ce parent si différent, qui souffre et a besoin d’une attention permanente ?
Plus de 2 millions de personnes vivent en France avec un trouble psychique sévère : bipolarité, schizophrénie, trouble de la personnalité borderline... On ne peut ignorer que derrière chaque malade, il y a une famille qui, tous les jours, à tout moment et au fil du temps, est là, pour l'accompagner et l'aider tant physiquement que psychologiquement à supporter les troubles, les crises, le manque de perspectives lié à la chronicité.... Les histoires de famille sont très souvent chaotiques. Le questionnement est là : comment vivre avec cet enfant, ce conjoint ou ce parent si différent, qui souffre et a besoin d’une attention permanente ?
Ces aidants en première ligne subissent de plein fouet le séisme de la maladie et d’un quotidien fait de crises et de surmenage. Soins infirmiers, surveillance médicale, ménage… Les proches doivent souvent assumer seuls toutes ces fonctions dans le huis clos familial, mobilisés jour et nuit aux côtés de la personne aidée. Pourtant, ils restent souvent invisibles aux yeux du corps médical.
Un « Hold up » sur la science
Depuis plusieurs jours circule sur les réseaux sociaux un long film intitulé « Hold up », qui, en se donnant les apparences d’un documentaire, développe une théorie conspirationniste sur la pandémie de Covid-19. Ce film évoque tour à tour une série d’opinions souvent confuses et parfois contradictoires. Elles cherchent ainsi à la fois à minimiser la gravité de la pandémie — rappelons que 45 000 Français sont décédés en 10 mois — et à soutenir que les autorités sanitaires veulent imposer la mise en place d’un système de surveillance et de coercition de la population.
Tableau récapitulatif des Universités proposant la formation IPA
État d'urgence sanitaire : le point sur les mesures dérogatoires pour les infirmiers libéraux
À situation exceptionnelle, des dispositions... d'exception ! Face à la première vague épidémique de Covid-19, des mesures dérogatoires aux conditions habituelles de prise en charge et de facturation ont été mises en place par l'Assurance maladie pour les professionnels de santé libéraux, dont les infirmiers. Récapitulatif de celles prolongées a minima jusqu'au 16 février prochain (31 décembre pour les dispositions concernant les Ehpad et les tests antigéniques) compte-tenu du nouvel état d'urgence sanitaire étendu jusque-là.
Tout ce que vous devez savoir sur les mesures dérogatoires aux conditions habituelles de prise en charge et de facturation mises en place par l'Assurance maladie pour les professionnels de santé libéraux, dont les infirmiers.
Assurer coûte que coûte la continuité des soins, tel a été le leitmotiv des autorités sanitaires durant la première vague épidémique de la crise sanitaire liée à la Covid-19. Pour ce faire, les infirmiers libéraux, notamment, ont pu bénéficier, dès avril dernier, de mesures dérogatoires aux conditions habituelles de prise en charge et de facturation. Depuis, certaines ont été abrogées. C'est le cas par exemple de l'externalisation des soins infirmiers des Ssiad, Spasad et ESMS hébergeant des personnes en situation de handicap abrogée le 10 juin (mais prorogée jusqu'au 30 octobre en Guyane et à Mayotte). En revanche, d'autres ont été prolongées au-delà de la fin octobre et a minima jusqu'au 16 février 2021 (ou 31 décembre prochain)… Deuxième vague épidémique et nouvel état d'urgence sanitaire déclaré oblige.
Les mesures dérogatoires prolongéesCrise sanitaire : la Martinique bientôt au bout du tunnel ?
Alors que les tout derniers indicateurs sanitaires liés au Covid-19 en métropole sont encourageants (12 696 cas confirmés supplémentaires en 24h ; 1 204 hospitalisations en réanimation au cours des 7 derniers jours), la situation évolue favorablement en Martinique aussi. Suite à un premier assouplissement,le 25 novembre dernier, des mesures sanitaires liées à l'épidémie de coronavirus en Martinique, un second s'amorce en raison de l'amélioration continue des indicateurs, désormais très nettement en-dessous des seuils d'alerte. C'est ce qu'ont annoncé, hier, Sébastien Lecornu, Ministre des Outre-mer, et Olivier Véran, Ministre des solidarités et de la santé. En concertation, les autorités locales et sanitaires, les élus ainsi que les acteurs socio-économiques planchent sur de nouvelles mesures adaptées au territoire. A partir du 8 décembre, les restrictions de circulation seront levées pendant la journée. En revanche, un couvre-feu nocturne sera instauré de 21h à 4h du matin. L’attestation dérogatoire de déplacement ne sera donc plus nécessaire que pendant cette plage horaire. En fonction de l’évolution de la situation épidémique dans les deux prochaines semaines, ce couvre-feu sera réexaminé. Si les indicateurs épidémiologiques restent orientés à la baisse, les restaurants pourraient rouvrir à condition de respecter strictement un protocole sanitaire renforcé à partir du 15 décembre.
Rudy Reichstadt : « nous ne devons rien céder au complotisme »
Intox, théories fumeuses, farfelues et souvent dangereuses : les tenants du complotisme tentent depuis toujours d’instiller leur vision délétère du monde dans les esprits. La crise sanitaire représente pour eux un parfait terrain d’exercice. Un seul exemple récent : Hold-up, documentaire controversé qui promet de raconter l’histoire secrète de l’épidémie de Coronavirus, en réalité produit complotiste d’une efficacité redoutable. Pour Rudy Reichstadt*, fondateur de Conspiracy Watch, Observatoire du conspirationnisme, il est temps d’arrêter la complaisance.
Depuis le début de la crise sanitaire, les théories complotistes se multiplient, dangereuses à plus d’un titre.
Infirmiers.com : Conspirationnisme, complotisme, théorie du complot : que recouvrent ces termes ?
Rudy Reichstadt : Le conspirationnisme consiste à attribuer abusivement (la précision est importante) l’origine d’un événement, d’un fait, d’un phénomène, à l’action occulte et malveillante d’un petit groupe d’individus. C’est donc une accusation à la fois calomnieuse et extravagante parce qu'elle n'apporte jamais la preuve définitive du complot qu’elle dénonce et qu'en plus elle n’est pas plausible. Le mot conspirationnisme entre dans le dictionnaire en 2011, celui de complotisme en 2016 et il est vrai que les occurrences de ces deux termes se sont multipliées très significativement ces deux dernières décennies. L'expression théorie du complot est plus ancienne. On en trouve les premières occurrences en langue française dans les premières années du XXe siècle, mais c’est dans la deuxième moitié du XXe siècle qu’elles se multiplient, notamment dans le sillage de l’assassinat du président Kennedy, qui va réactiver les discussions autour de ce sujet. Les mots complotisme et conspirationnisme sont, de fait, synonymes. Mais il y a une petite variation de sens à prendre en compte : parler de "conspiration", c’est mettre l’accent sur une entente aux objectifs diffus. Lorsqu’on parle de "complot" au contraire, on évoque davantage un plan bien circonscrit dans le temps et dans l’espace. L’iconographie nous renseigne d’ailleurs sur ce point : les conspirations sont représentées plus généralement sous la forme d’une pieuvre là où un complot va l’être sous la forme d’une pyramide.
Immunité, vaccins contre la Covid-19... : la HAS fait la synthèse des connaissances actuelles ...
Qu’est-ce que le Sars-Cov-2 ? Comment l’organisme lutte-t-il contre ce virus ? Quels types de vaccins sont actuellement en développement et quelle est la différence entre les technologies utilisées ? Dans le cadre des travaux qu'elle a engagés sur la stratégie de vaccination contre la Covid-19, la Haute Autorité de Santé a produit une synthèse des connaissances actuellement disponibles sur les aspects immunologiques et virologiques de l’infection par le SARS-CoV-2. Le document mis à disposition de tous, en ligne, depuis le 1er décembre, dans un souci de transparence est, précise-t-elle, un outil pédagogique, notamment destiné aux personnels de santé.
Par ailleurs, le gouvernement s'est doté d'un référent en matière de vaccination, Alain Fischer, qui présidera le conseil d'orientation chargé de mener à bien la stratégie vaccinale. Le "Monsieur Vaccin" du gouvernement, âgé de 71 ans, a consacré sa vie à la médecine et à la recherche puisqu'il est spécialiste en immunologie - et tout particulièrement en pédiatrie (il a beaucoup travaillé sur les "enfants bulles" notamment). Il est aussi le co-fondateur, il y a une dizaine d'années, de l'institut "Imagine", l'un des plus grands centres de recherche au monde sur les maladies génétiques. C'est donc lui qui devra restaurer la confiance dans la politique vaccinale dans notre pays.
"Il nous faut agir au plus vite pour endiguer la troisième vague psychiatrique"
"Le pouvoir existe quand les Hommes agissent ensemble". Les psychiatres Rachel Bocher, Marion Leboyer, Serge Hefez et Marie-Rose Moro, mais aussi la philosophe et psychanalyste Cynthia Fleury, reprennent d'une même voix cette affirmation de la philosophe allemande Hannah Arendt, pour exprimer la nécessité d'agir au plus vite afin d'endiguer une troisième vague aujourd'hui avérée et liée à la crise sanitaire, celle de la santé mentale. Il y a en effet urgence à prendre toute la mesure de cet enjeu de santé publique qui doit s’imposer plus que jamais comme une priorité nationale.
Depuis de longs mois maintenant, la crise sanitaire, inédite, plonge le monde dans un état de sidération, engendrant malaise et souffrance morale.
Seniors, jeunes enfants, adolescents, étudiants, salariés, familles en situation de précarité, personnes qui ont eu la Covid 19... L’impact de cette crise sanitaire n’est pas encore quantifiable mais il est réel pour tous, et constaté tous les jours par les soignants. Et ce n’est qu’un début, rappelle le psychiatre Serge Hefez. Cette situation inédite plonge en effet le monde dans un état de sidération, engendrant malaise et souffrance morale. Les symptômes sont là : fatigue, insomnie, anxiété, addictions, troubles du comportement alimentaire, dépression mais aussi colère quand il ne s'agit pas de violences...
La philosophe et psychanalyste Cynthia Fleury souligne en effet combien cette crise de la Covid19 met en exergue notre fragilité d'humain et montre les limites de notre capacité à résister à cette épreuve où le compagnonnage avec la mort devient réel. Apprendre à vivre avec l'incertitude du lendemain est aussi inédit qu'angoissant, marquant tant le corps que l'esprit de chacun, d'autant que le confinement réduit encore nos possibilités de ressourcement. Notre sens de la sociabilité est affecté, l'hyperanxiété et le mal-être l'accompagnent de fait.
SantéBD : les soins expliqués aux personnes handicapées
L’association CoActis Santé a mis au point SantéBD, des fiches téléchargeables et une application pédagogique pour permettre à tous - personnes en situation de handicap, proches aidants et professionnels de santé - de mieux comprendre les soins grâce à des dessins et des mots simples.
Plus de 40 fiches explicatives et illustrées sont ainsi disponibles en ligne gratuitement.
SantéBD se décline en petites fiches explicatives avec dessins à la clé et en une application. Il s’agit d’un outil mis à la disposition des professionnels ou des personnes en situation de handicap, qu’elles soient autistes, intellectuellement déficientes, ou encore qu’elles souffrent d’un handicap sur le plan visuel ou auditif, pour leur donner toutes les explications sur les parcours de soin qui les attendent et qui parfois, effraient. A chaque cas ses éclaircissements : une prise de sang, un rendez-vous chez le dentiste ou encore gynécologique peuvent constituer autant de situations stressantes lorsqu’on ne les comprend pas bien. Les fiches et l’application SantéBD comportent donc des dessins clairs et rassurants, ainsi qu’un vocabulaire simple et des phrases courtes. Les fiches permettent au patient de disposer d’explications claires et rassurantes l’aidant à verbaliser ses questions et exprimer ses émotions, nous informe le communiqué de presse.
Pour les patients, les aidants et les professionnels, ces fiches constituent une solution concrète pour diminuer l’anxiété liée aux rendez-vous médicaux.
Sauvons le 3919 – Solidarité femmes
Protéger les victimes de violences conjugales est une mission d'intérêt général, elle ne saurait être soumise à une logique de marché.
Paris, le 17 novembre 2020
Alors que la lutte contre les violences conjugales est officiellement au cœur des préoccupations du gouvernement, ce-dernier veut soumettre la Fédération nationale Solidarités femmes (FNSF) à la concurrence pour la ligne nationale d'écoute, le 3919. Ce projet présente un risque majeur de détérioration d'une écoute engagée pour des dizaines de milliers de femmes victimes soutenues, conseillées et orientées chaque année, chiffre en hausse de 192 % sur le premier semestre 2020.
Solidarité Femmes, fédération de 73 associations présentes dans toute la France, et ses partenaires signataires de ce communiqué, demandent au gouvernement de renoncer au passage en « marché public » et de renforcer son soutien à la FNSF pour permettre le passage à une écoute 24 heures/24, 7j/7.
Les violences faites aux femmes ont été inscrites comme grande cause du quinquennat. Le Président de la République, lors du lancement du Grenelle, le 3 septembre 2019, a rendu visite à l'équipe des écoutantes du numéro national créé et porté par Solidarité Femmes depuis près de 30 ans avec en appui 12 associations nationales de défense des droits des femmes. À l'issue de ce Grenelle, le gouvernement a répondu positivement à la demande — formulée à plusieurs reprises par la FNSF — d'ouvrir ce service 24 heures/24.
Mais le gouvernement, à travers les annonces de Marlène Schiappa puis d'Elisabeth Moreno, actuelle ministre déléguée chargée de l'Égalité femmes-hommes, a décidé de mettre en concurrence le réseau qui gère le 3919, via la création d'un marché public.
La lutte contre les violences et la protection des femmes est une cause d'intérêt général et non une activité marchande à laquelle on peut appliquer les lois du marché.
Alors que les critères d'attribution d'un marché public sont notamment quantitatifs (nombre d'appels répondus, temps moyen passé par appel, etc.), la démarche actuelle du 3919 concilie une forte capacité de réponse et une écoute extrêmement qualitative et inconditionnelle (pour les 2 000 victimes prises en charge chaque semaine, 7 000 lors du premier confinement), avec le temps d'écoute nécessaire pour chaque femme, suivies d'une orientation vers une association locale capable de les soutenir dans la durée. Ces appels nécessitent une écoute particulière, une formation et une qualification. Il s'y joue un travail de déconstruction, avec les victimes, des mécanismes à l'œuvre dans les violences sexistes. De surcroît, l'écoute est le premier jalon de la relation de confiance. Quiconque s'est intéressé à l'emprise et aux violences conjugales sait qu'il faut parcourir un long chemin pour en sortir : la qualité de l'accompagnement lors des premiers instants est cruciale. Normer ce temps et le soumettre à une logique de rendement n'aurait aucun sens.
Aujourd'hui, le 3919 fonctionne grâce à une connaissance fine des dispositifs de soutien aux victimes et s'appuie sur un maillage associatif dense, capable de prendre en charge les femmes pour un accompagnement à l'hébergement ou pour un appui psychologique, juridique ou social. Passer le 3919 en « marché public », c'est prendre le risque de perdre cette richesse et de fragiliser une coordination d'associations engagées contre les violences faites aux femmes.
Même si Solidarité Femmes se voit attribuer ce premier marché, quid de demain ? Sera-t-il confié à un opérateur, qui présentera des coûts moindres, plus de rendement, mais sans engagement pour les droits des femmes ?
Enfin, le timing de ce changement est particulièrement mal choisi en période de confinement. Avec une augmentation des appels de +192 % au 1er semestre 2020 par rapport à la même période en 2019 (97 481 appels entrants/33 430), nos équipes doivent réserver leurs forces au terrain, d'autant que la crise sanitaire est loin d'être terminée.
Les signataires appellent donc le gouvernement à renoncer au marché public, et demandent l'allocation des fonds complémentaires pour l'ouverture du service 24/24 en 2021, sous forme d'une convention pluriannuelle d'objectifs et de moyens (CPOM) pour la FNSF comme pour les autres associations partenaires de la ligne d'écoute nationale.
La FNSF rappelle que pour son action, elle est soutenue par l'Etat, mais aussi par des collectivités locales et des fonds privés.
Porte-voix et soutien de centaines de milliers de femmes victimes et de leurs enfants, elles comptent sur le gouvernement pour entendre cet appel et apporter les réponses qu'elles sollicitent depuis plusieurs mois.
Signataires : La Fédération Nationale Femmes Solidaires (FNSF) — L'Amicale du Nid (ADN) — L'Assemblée des Femmes — L'Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT) — Chiennes de garde — Le Collectif Féministe Contre le Viol (CFCV) — Le Collectif National pour les Droits des Femmes (CNDF) — La Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes (CLEF) — La Fédération Nationale des Centres d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles (FNCIDFF) — La Fédération Nationale GAMS (Groupe pour l'Abolition des Mutilations Sexuelles) — Femmes pour le Dire Femmes pour Agir (FDFA) — Femmes Solidaires — L'Institut Women Safe — La Ligue des Droits de l'Homme (LDH) — La Maison des Femmes de Saint Denis — Le Mouvement du Nid (MdN)- Le Mouvement Français pour le Planning Familial (MFPF) — Osez Le Féminisme (OLF) — Réussir l'égalité femmes-hommes — Sida Info Service (SIS) — L'Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés non lucratifs sanitaires et sociaux (UNIOPSS), l'Union Nationale des Familles de Féminicide (UNFF).
Plus d'informations www.solidaritefemmes.org
NB : « Mettre en concurrence le 3919, c'est prendre le risque de faire vaciller un réseau national d'associations de terrain et de leurs partenaires », tribune signée par des personnalités est parue sur Le Monde et une pétition sera lancée dans la journée sur Change.org
Contact Médias :
• Erika Campelo, VoxPublic, 06 10 29 52 50, erika.campelo@voxpublic.org
• Laurent Lemaitre, FNSF : 01 40 33 50 87 ou 01 40 33 80 90, communication@solidaritefemmes.org


