Soins

Analyse du Ségur, des mesures vraiment historiques ?

Comme chaque année, c'est la période de l'examen du nouveau Projet de loi de Financement de la Sécurité sociale à l'Assemblée nationale (adopté en 1re lecture ce 27 octobre). Compte tenu des défaillances du système de santé, exacerbées par la crise sanitaire, nous étions en droit d'attendre des changements significatifs. Il n'en est rien. Déjà, le Ségur de la santé, qui porte bien mal son nom, car il ne parle pas de santé mais de soins, n'amorçait aucun changement dans la politique de privatisation rampante du système de soins, et n'avait donc rien d'historique.
Voir l'analyse du SMG.

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Les infirmiers, acteurs et actifs pour servir la stratégie gouvernementale contre la covid19

Infimiers.com - ven, 12/11/2020 - 15:50

Le déconfinement progressif annoncé par le Premier ministre à partir du 15 décembre prochain s'accompagne d'un renforcement de la stratégie "Tester, alerter, protéger". Pour servir cette nécessité absolue visant à lutter efficacement contre la Covid19, les infirmiers sont actifs sur les trois volets. Ils participent activement au déploiement des "tests de dépistage", qu'il s'agissent de tests PCR ou antigéniques. Ils "alertent" également les autorités sanitaires en saisissant les résultats des tests (positifs et négatifs) dans le système d’information national de dépistage populationnel (SI-DEP). Enfin, ils "protègent", mobilisés dans la prise en charge des patients atteints de la Covid-19 à l’hôpital et intervenant également auprès de ceux suivis à domicile, en présentiel ou à distance, et notamment les populations "à risque." Au-delà de ces missions, les infirmiers poursuivent leur marathon sanitaire et seront impliqués, demain, dans la stratégie vaccinale qui se dessine pour le début de l'année 2021. Ils seront en première ligne pour rassurer leurs patients et répondre à leurs questions à propos du vaccin. Patrick Chamboredon, président de l'Ordre national des infirmiers, souligne à cette occasion que l'ONI est désormais officiellement partie prenante de la stratégie vaccinale anti-covid via sa participation au Conseil d’orientation, créé par le ministre de la Santé, qui se réunira toutes les semaines sous la direction d’Alain Fischer.  

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Mise en ligne du N° 317, volume 41 (novembre 2020) de la revue 'Soins Pédiatrie/Puériculture'

Revue Soins Pédiatrie Puériculture - ven, 12/11/2020 - 12:00
La revue de tous les acteurs du soin à l'enfantVol 41 - N°317 - novembre 2020
P. 1-46© 2020, Elsevier Masson SAS
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Convergence Infirmière s'alerte sur la parution d'un décret qui permet "le ...

Infimiers.com - ven, 12/11/2020 - 11:11

Le syndicat d'infirmiers libéraux Convergence Infirmière s'alerte que le "Décret n° 2020-1465 du 27 novembre 2020 relatif à la procédure de déconventionnement en urgence des professionnels de santé libéraux et modifiant les dispositions relatives aux unions régionales des professionnels de santé", ouvre la voie à toutes les dérives arbitraires. Et d'arguer sur le fait que pris en pleine période de crise sanitaire où tous les professionnels de santé sont totalement mobilisés, ce texte est absolument scandaleux et montre que le Ministère de la Santé décide seul sans qu’il soit possible de s’exprimer ou de dialoguer. Ghislaine Sicre, présidente du syndicat, s'insurge : encore une fois, le Gouvernement décide de renforcer le pouvoir administratif faisant des professionnels de santé des suspects par principe. Cette méfiance permanente est insupportable. En cas de préjudice financier ou de dépôt d’une plainte par la Caisse, cette dernière peut de manière totalement unilatérale procéder au déconventionnement des IDEL et ce dans des délais très brefs. Considérant que ce décret est une provocation,
Convergence Infirmière demande au Ministre de la Santé son retrait immédiat et va sensibiliser l’ensemble des Parlementaires à ce sujet.
 

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Au coeur de la réanimation à Roubaix, une infirmière et une aide-soignante racontent ...

Infimiers.com - ven, 12/11/2020 - 10:12

L'épidémie de Covid-19 prend toujours la France en étau et la deuxième vague, que l'on espérait avoir (presque) dépassée, n'en finit plus de durer sans qu'une sortie de crise réelle ne se profile à l'horizon. Considérablement mobilisés dès le printemps dernier, tous les professionnels du soin - en particulier ceux exerçant dans les services de réanimation - ont payé un lourd tribut professionnel et personnel à leur investissement. Comment aider les patients sévèrement atteints, rester assez fort pour apporter aux malades ce dont ils ont besoin, préserver sa vie privée... ? Autant de défis quotidiens que relèvent Pénélope Criqui, infirmière, et Sophie Rouyer, aide-soignante, que notre consoeur Clémence de Blasi a rencontrées dans le Nord.

Pénélope Criqui, 36 ans, infirmière en réanimation au Centre Hospitalier de Roubaix

© Anouk Desury / Light Motiv

Pénélope, infirmière

Derrière la porte de la chambre 0.723, Pénélope Criqui prend quelques instants pour observer son prochain patient. Un homme d’une cinquantaine d’années, sans antécédents particuliers, très affecté par le Covid. Le matin, j’ai besoin de me faire une petite idée de la situation, avant de me lancer, explique-t-elle. Après quatre recours au décubitus ventral pour l’aider à respirer, plusieurs réveils difficiles et un bon mois passé en réa, où Pénélope travaille depuis six ans, le malade vient enfin d’être transféré en service de rééducation.

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Attestation déplacée

Éric Bogaert
Psychiatre

Une fois n'est pas coutume, avec ce deuxième - restons raisonnables, il y en aura d'autres - confinement, comme c'était déjà le cas avec le premier, l'État nous impose des restrictions, et en l'occurrence de nos déplacements. Pour limiter la propagation du virus il faut restreindre les déplacements de ses véhicules, à quoi, pauvres citoyens, nous sommes réduits. Ça, je le comprends. Mais pourquoi faut-il remplir une attestation de déplacement ? Pas pour quels déplacements, mais bel et bien pourquoi faut-il l'écrire ?

Qu'en dit le mode d'emploi officiel, la section « Épidémie Coronavirus (Covid-19), tout ce qu'il faut savoir » du « site officiel de l'administration française » service-public.fr ?

« En raison de l'évolution de l'épidémie, un nouveau confinement a été instauré à partir du jeudi 29 octobre 2020 à minuit pour une durée minimale de 4 semaines. Il concerne l'ensemble du territoire national. Pendant le dispositif de confinement, à chaque sortie hors de son domicile, il faut se munir d'un document justifiant que son déplacement est lié à l'un des motifs autorisés. »

Se munir d'un document justifiant du motif de son déplacement, donc, mais pour quelle raison — n'y en aurait-il qu'une, ça suffirait — le justifier par écrit, on ne sait, sinon qu'il le faut.

Ce document doit indiquer mon nom, mes date et lieu de naissance, mon adresse, le motif du déplacement en cochant une case dans une liste fournie, le lieu où on le remplit, la date et l'heure de la sortie, et enfin ma signature.

Mais tous ces renseignements, je pourrais tout aussi bien les donner oralement à un pandore — oui, je vis à la campagne, et ici il n'y a que des gendarmes — qui voudrait contrôler de mon déplacement le bien-fondé — à son gré, bien entendu, parce que comment prouver que je vais acheter du pain lorsque je suis sur le chemin qui mène de mon domicile au boulanger ou, comme je l'ai entendu ce matin, que même si je ne suis pas en jogging, je fais une promenade de santé à moins d'un kilomètre de mon domicile.

Il en est comme de la question de l'intention de nuire à l'intégrité physique ou psychique d'un représentant des « forces de l'ordre », un acte suffit à être interdit ou verbalisé à tel motif qu'en suppute un de ceux-ci, la preuve de l'intention ne viendrait qu'après, si je décide de m'engager dans des démarches longues — plusieurs mois —, coûteuses en temps, en énergie, en argent et en déplacements, et surtout vaines, car comment prouver une intention, ou pire, une absence d'intention ? L'évidence based police (ou même policy) ! Suffirait-il de remplir une attestation qu'on n'a pas l'intention de nuire à l'intégrité physique ou psychique d'un représentant des « forces de l'ordre » avant de se rendre à une manifestation pour pouvoir filmer ces gens ?

Et pour revenir à l'attestation de déplacement, pourquoi attester par écrit ce que je pourrais tout aussi bien dire oralement au pandore ? En quoi indiquer par écrit mon identité, mes date et lieu de naissance, mon domicile, en justifie plus que de le dire oralement ? Et en quoi cocher une case ou indiquer un jour et une heure par écrit atteste-t-il de quoi que ce soit de plus que ce que je pourrais dire ? Et s'il veut des preuves de ce que j'écris, il faudra montrer une pièce d'identité, un document de domiciliation, tout comme si je le lui disais ! Et comment prouver de l'heure à laquelle j'ai débuté ma sortie ?

Je ne comprends pas les raisons d'une telle attestation. La loi m'impose là de faire quelque chose dont je ne vois pas le sens. Mais je suis ainsi fait que J'attends que tout acte, toute demande, provenant d'un de mes semblables, et encore plus lorsqu'il a une responsabilité publique ou sociale, au point même de se targuer d'avoir une autorité sur moi, soit justifié par une raison.

Et là, je n'en vois qu'une, il s'agit de m'installer à une place où je dois me justifier, par avance, à un pandore intériorisé, avant même toute rencontre d'un de ses collègues en chair et en os. Il ne s'agit même pas de rendre des comptes sur ce que je fais à quelqu'un qui me le demanderait, il s'agit de certifier, d'attester, par avance, que je m'inscris dans le cadre légal, comme si ça ne devait pas m'être acquis par avance. Je dois attester que je respecte la loi. C'est-à-dire que je suis considéré a priori comme un délinquant. C'est m'inscrire pour chacun des actes sociaux ordinaires de ma vie dans un rapport infantile à une autorité à laquelle je dois systématiquement et préalablement rendre des comptes. La Justice n'a là rien à voir, la loi n'est plus un cadre évaluant les actes commis selon leurs effets, elle est un conditionnement évaluant les pensées au bon plaisir de l'autorité administrative. L'imposition de l'attestation est une exigence d'allégeance au suzerain, un dressage à la servitude volontaire, un acte subliminal de soumission à Big brother.

En fait, c'est du flan. Alors attestons, si ça peut nous éviter des amendes. Mais au fond, ne soyons pas dupes, alors attestons en connaissance de cause, en l'écrivant d'une main policée et d'un doigt d'honneur.

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Laïcité : quels droits pour les patients en établissement de soins ?

Infimiers.com - jeu, 12/10/2020 - 16:04

Le 9 décembre 1905 était votée la loi sur la séparation des Églises et de l’État. Et voilà 115 ans que politiques et concitoyens s’interrogent sur la manière de l’appliquer. Mais qu’en est-il dans un établissement de santé ? Pour qu’un soignant se sente à l’aise face aux pratiques religieuses dans son exercice quotidien, voici quelques éléments concrets sur les droits et devoirs des patients.

La loi française laisse une large place à la liberté de culte det d'expression. Mais elle interdit strictement le prosélytisme en général, et dans tous les établissements de santé en particulier

En France, le cadre juridique et politique qui régit la laïcité repose sur deux principes : tout d’abord la liberté de conscience et de religion. Chacun est libre de croire ou non, de se convertir à une autre religion, de pratiquer ou non son culte. Peu importe son choix, les lois de la République se conforment à la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789, selon laquelle nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi (Art. 10). S’ajoute à cela : l’État respecte toutes les croyances, assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion1 et les institutions publiques doivent afficher une neutralité absolue envers les différentes communautés religieuses ; tout citoyen enfin, croyant ou non, de nationalité française ou autre, résident ou de passage en France, a l’obligation de respecter les règles de laïcité.

Les patients sont garantis par la loi de pouvoir pratiquer librement leur culte et de manifester leurs convictions religieuses dans l’enceinte d’un établissement de santé

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ESI : "bouche-trou" d'un système de santé malmené par la crise

Infimiers.com - jeu, 12/10/2020 - 15:55

Les étudiants en soins infirmiers étaient attendus, jeudi 10 décembre, place Laroque à Paris, devant le ministère de la santé, à l'appel de la Fédération Nationale des Etudiants en Soins Infirmiers (FNESI). Dans un communiqué diffusé par l'intersyndicale (SNPI, CNI, SNIES...) et intitulé "formation sacrifiée, patients en danger", les ESI dénoncent en effet un manque de considération, d’accompagnement et de formation durant la crise sanitaire qui risque de peser lourd sur leur cursus de futurs soignants. Infirmiers.com s'est rendu sur place, recueillir leur parole.

Slogans, chansons, panneaux brandis vers le ciel... Les étudiants en soins infirmiers sont venus crier leur indignation sous les fenêtres du ministère, jeudi 10 décembre, à Paris. En effet, ils ont eux aussi souffert pendant la crise sanitaire et se sentent les grands oubliés des pouvoirs publics. C'est en tout cas le message délivré par la FNESI et plusieurs syndicats de soignants à l'origine du rassemblement. Aujourd’hui nous souffrons, alors que 50% d’entre nous se disent fatigués et stressés et que 31,3% des étudiants en sciences infirmières prennent des anxiolytiques, rien n’est fait. Nous sommes délaissés, abandonnés par les pouvoirs publics.

« Aujourd’hui on est traités un peu comme du bétail dans les hôpitaux à cause du Covid » Amandine, étudiante dans un IFSI de Colombes (92) voudrait « de la considération ». #Esi #EtudiantsInfirmiers #Covid_19 pic.twitter.com/HQqowQGlpo

— Infirmiers.com (@infirmierscom) December 10, 2020

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Les IADE demandent une reconnaissance à la hauteur de leurs compétences

Infimiers.com - jeu, 12/10/2020 - 10:51
Exclusion manifeste de la stratégie de traitement des urgences, déclassement de la profession au sein de la FPH, les Infirmier(e)s-Anesthésistes (IADE) terminent l’année 2020 avec un sentiment de colère qui se veut grandissant. Voici ce qu'ils dénoncent par la voix de leur syndicat, le SNIA. Recherchée tout au long de la crise COVID par les établissements au nom de leur adaptabilité et de leurs compétences, citée comme essentielle par le directeur général de la santé lors de ses allocutions télévisées, notre profession n’en est pas moins totalement méprisée par les tutelles et le gouvernement.

Et de souligner que leur profession pourtant historiquement et réglementairement reconnue comme la composante paramédicale à privilégier dans la prise en charge des urgences pré hospitalières se trouve aujourd’hui écartée, le plus simplement du monde, des travaux sur l’émergence de l'exercice infirmier en pratique avancée aux urgences. De fait, les IADE s'interrogent : pour quelle raison le professionnel infirmier spécialisé dans les soins critiques, tel que l’a défini le législateur, n’aurait plus sa place dans le champ de l’urgence en France ?

Autre raison de la colère des IADE, et suite aux accords du Ségur de la Santé, découvrant aujourd'hui les propositions de grilles indiciaires des professions soignantes de la Fonction Publique Hospitalière, ils font l'amer constat et l'inexorable sensation d’assister à la répétition de l’histoire. Selon le SNIA, le projet que propose le gouvernement déprécie les compétences et la formation de niveau Master de la profession. C’est un véritable déclassement pour les IADE et les cadres IADE qui n’ont toujours pas accès aux grilles indiciaires reconnaissant leurs niveaux d’études et de responsabilités ! Le syndicat demande au plus vite l’ouverture de négociations avec le Ministère de la Santé.
 

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Covid-19 : que sait-on des formes longues de la maladie ?

Infimiers.com - jeu, 12/10/2020 - 09:06

Alors que la première vague de l’épidémie de Covid-19 en Europe commençait à décroître, des patients ont commencé à faire état de symptômes de la maladie tardifs ou résurgents. Jusqu’à présent, seules quelques études descriptives ponctuelles ont porté sur ce sujet, et aucune n’a encore émis d’hypothèses quant aux dérèglements physiologiques à l’origine de ces manifestations. Très invalidants, ces symptômes pouvaient survenir après une apparente rémission. Les réseaux sociaux se sont fait l’écho de ces signalements et plusieurs équipes médicales ont mis en place des consultations afin de prendre en charge les patients concernés. En mai 2020, nous avons ouvert à l’Hôtel Dieu de Paris une consultation appelée "post Covid", spécifiquement destinée à ces patients atteints par de telles "formes longues" de Covid-19. Voici ce que nous avons appris jusqu’à présent selon la professeure Dominique Salmon, infectiologue à l'hôpital de l'Hôtel-Dieu à Paris.

Une maladie initialement peu sévère

Face à la persistance des symptômes, plusieurs hypothèses :
réinfection, réponse immunitaire inadaptée, terrain génétique particulier...

La Covid-19 est le plus souvent une maladie aiguë et bénigne. En effet, la plupart des cas de Covid-19 sont symptomatiques, même si environ 40 à 45 % des infections semblent être asymptomatiques. Les symptômes apparaissent après une période d’incubation d’environ 5 jours. Parmi les plus fréquents, on peut citer une fièvre ou des frissons, des signes ORL tels que douleurs de gorge ou écoulement nasal (rhinorrhée), des maux de tête, une perte de l’odorat (anosmie), parfois une perte de goût (agueusie), une toux sèche, des douleurs thoraciques et une fatigue. Ces symptômes durent en moyenne 7 à 9 jours, puis régressent progressivement en deux à trois semaines.

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Vaccin anti-Covid : la validation scientifique commence enfin

Infimiers.com - mer, 12/09/2020 - 16:10

Au moment où la vaccination anti-Covid débute un peu partout dans le monde et où on relève déjà en Angleterre deux réactions allergiques sévères après injection du vaccin produit par Pfizer-Bio-NTech, on attendait de pied ferme l'estampille scientifique qui manquait aux données de sécurité et d'efficacité communiquées. La voici enfin, puisque les premiers résultats viennent d'être publiés. C'est le vaccin Astra Zeneca qui ouvre le bal en rendant publics ses résultats dans la revue The Lancet, résultats qui confirment les performances bruyamment annoncées dans les medias fin novembre. Testé dans quatre essais répartis sur trois continents chez plus de 20 000 personnes au total, le vaccin se révèle efficace à 70 % en moyenne, les proportions variant en effet de 64,1 % à 70,4 % en fonction des cohortes pour deux doses reçues ; un pourcentage qui grimpe jusqu'à 90 % chez des participants britanniques, qui ont reçu "par erreur" 1/2 dose au lieu d'une dose complète lors de la première injection. Aucune hospitalisation ou forme grave de la maladie n'a été à déplorer, même si trois cas d'événement indésirable (non grave) ont été enregistrés. Des données encourageantes, d'autant plus que le vaccin se conserve entre -2 et -8°C, ce qui facilite grandement sa conservation et sa distribution. Grâce à cette étude, la question du vecteur viral est donc résolue, même si la quantité de produit nécessaire à une protection optimale fera l'objet d'une étude complémentaire, déjà annoncée par le laboratoire.

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Grâce à "Koalou", nous fluidifions le parcours de soins pédiatrique, selon ...

Infimiers.com - mer, 12/09/2020 - 14:34
Marie-Esther Degbelo, infirmière anesthésiste, élue parmi les 13 femmes de l'année 2020 par le Collectif Femmes de Santé, explique à cette occasion l'intérêt d'avoir développé avec d'autres professionnels (médecin urgentiste, psychologue et institutrice) l'application Koalou, un ebook qui fluidifie le parcours de soin pédiatrique et améliore l’expérience des enfants au sein des établissements de santé.

Grâce à l’application et son univers ludique et pédagogique, nous assurons un suivi du début à la fin de la prise en charge c’est-à-dire depuis l’indication de la chirurgie jusqu’à la guérison. Cela va de la mesure de l’anxiété des enfants et des parents avant d’aller au bloc et jusqu'au suivi de la douleur et des complications post-opératoire. Les parents retrouvent en un seul et même endroit, l’ensemble des informations nécessaires à l’opération pour se préparer. Ils peuvent également signaler toutes modifications de l’état de santé de leur enfant. Pour les professionnels, l’objectif est de fluidifier le parcours de soin de l'enfant lors de toutes ses étapes et notamment réduire le facteur anxiété. Pour ce faire, il nous faut le prévenir, le mesurer, et enfin le traiter, souligne Marie-Esther Degbelo. Et de poursuivre, aujourd’hui, les enfants grandissent dans un monde rempli de numérique avec beaucoup d’incertitude. Ils entendent parler de guerre, de catastrophe naturelle, de maladie contagieuse… Il s’agit alors de créer un continuum de prévention, formation et information, distraction pour créer de la résilience. Etre prêt à faire face en outillant psychologiquement une génération. Voilà l’enjeu de la santé.

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Des infirmières hygiénistes déployées dans tous les Ehpad bretons

Infimiers.com - mer, 12/09/2020 - 13:23
Rappelons que les infirmier(e)s hygiénistes luttent contre les infections associées aux soins et veillent à tout ce qui touche à l'hygiène de l'établissement, l’organisation des prises en charge, la gestion du matériel, les équipements de protection, les mesures barrières et la qualité de l'environnement ; des compétences fort appréciées en cette période d'épidémie covid-19. Cependant, tous les établissements de santé ou médico-sociaux n'en disposent pas. L'ARS Bretagne fait savoir dans un communiqué que dès le début 2021, tous les EHPAD bretons (511) pourront bénéficier des services d’un(e) infirmièr(e) hygiéniste. A l'heure actuelle, en effet, seuls une centaine d’EHPAD bretons en bénéficient déjà. Le déploiement de ce dispositif mobilise 2,9 millions d’euros pour lancer les recrutements. Chacun d'entre eux est mutualisé entre différents établissements de leur territoire en lien avec les autres acteurs mobilisés (équipe mobile gériatrique, équipe de soins palliatifs, Hospitalisation à Domicile…). Ainsi, c’est une trentaine d’équivalents temps plein qui partageront leur emploi du temps entre plusieurs EHPAD, rappelle l'ARS. Le Centre de prévention des infections associées aux soins (CPIAS) en lien avec le GCS CAPPS (structure régionale d’appui à la qualité des soins et à la sécurité des patients) coordonnera et animera ce réseau de professionnels et leur apportera un appui méthodologique. Une initiative qui permettra de renforcer, voire développer la qualité et la sécurité des soins en EHPAD.

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Véran bétonne son soutien à Stéphanie Rist et à son projet de Loi, adopté par l'Assemblée

Infimiers.com - mer, 12/09/2020 - 12:33

Le 8 décembre, l'Assemblée Nationale a adopté en première lecture le projet de Loi concernant l'amélioration du système de santé par la confiance et la simplification, porté par la Députée marcheuse Stéphanie Rist. Une adoption dont se félicite Olivier Véran, ardent défenseur du projet, lequel fait suite au rapport Claris et est réputé concrétiser certains des engagements du Ségur de la santé. Comprendre accorder aux établissements plus de souplesse dans leur organisation, remédicaliser la gouvernance des hôpitaux, redonner au service hospitalier une plus grande place dans la décision et mettre un terme aux mercenariat de l’intérim médical dixit le Ministre. Stéphanie Rist apporte une nouvelle pierre pour rebâtir la confiance au sein de notre système de santé, plaide Olivier Véran, pour lequel le texte apporte un vent de liberté d’organisation, de confiance et de reconnaissance de chacun des métiers du soin. A ce jour pourtant, la proposition ne compte pas moins de 331 amendements, parmi lesquels celui portant sur la création d'une profession intermédiaire de santé, à l'origine d'une fronde massive des médecins et des infirmiers. Il y a quelques jours seulement, la co-rapporteure du plan "Ma santé 2022" a d'ailleurs dû battre temporairement en retraite et commanditer un rapport sur le sujet pour tenter d'apaiser les foules.

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Mise en ligne du N° 124, volume 29 (décembre 2020) de la revue 'Soins Cadres'

Revue Soins cadres - mer, 12/09/2020 - 12:00
La revue des directeurs des soins et des cadres de santéVol 29 - N°124 - décembre 2020
P. 1-31© 2020, Elsevier Masson SAS
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Surveillance du Covid-19 : Santé publique France peaufine ses indicateurs

Infimiers.com - mer, 12/09/2020 - 08:22

Pour mieux refléter la dynamique de l’épidémie au plus près de la réalité et aux niveaux les plus fins du territoire, Santé publique France a fait savoir, hier 8 décembre, que les indicateurs suivis seraient modifiés pour être au plus près des connaissances scientifiques les plus récentes sur le virus, des évolutions des mesures prises pour enrayer l’épidémie, et des standards épidémiologiques internationaux. Pour cela et en complément des données des tests PCR, l'Agence inclut désormais celles relatives aux tests antigéniques (TAg), dont les modalités de réalisation avaient été diffusées par décret le 17 novembre. Les taux d’incidence, de positivité et de dépistage sont donc désormais produits à partir des deux flux inclus au Système d'Informations de DEPistage (SI-DEP). Par ailleurs et pour corriger les sur- et sous-estimations générées par les anciens calculs, les personnes testées plusieurs fois sont à présent prises en compte différemment dans la nouvelle méthode statistique : sont incluses d’une part les personnes re-testées positives pour la première fois depuis plus de 60 jours, et d’autre part celles ayant été testées au cours des sept jours écoulés et qui n'ont jamais été testées positives dans les 60 jours précédents. Après recalcul des données à compter du 13 mai dernier, la dynamique épidémique reste pourtant identique, de même que les tendances communiquées jusqu'à maintenant concernant les taux de dépistage et de positivité, bien que le taux de positivité hebdomadaire ait en réalité décru dès la semaine du 9 août.

Lire le communiqué de presse Santé publique France

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La revue Pratiques invitée à la radio « Vive la sociale »

L'émission doit être diffusée le 17 décembre de 19 heures à 20 h 30.
Pour les Parisiens, elle sera sur 106.3 radio fréquence Paris Plurielle dans le créneau de Vive la Sociale, pour les autres sur rfpp.net en direct à 19 heures.
Elle sera également diffusée le lundi qui suit à de 7 heures à 8 h 30.

La première édition est écoutable ici.

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Covid-19 : les indicateurs incitent à une "extrême vigilance", martèle la FHF

Infimiers.com - mar, 12/08/2020 - 11:56

Alors que la France est frappée par la deuxième vague de Covid-19, la Fédération Hospitalière de France (FHF) a donné sa dernière conférence de presse hebdomadaire de l'année sur la situation des hôpitaux publics, le 8 décembre. Jérôme Salomon avait déjà évoqué lundi la crainte d'un rebond épidémique à venir, la menace d'une 3e vague se précisant. Lui emboitant le pas, la FHF confirme que les indicateurs poussent à conserver une extrême vigilance, à savoir veiller à ne pas assouplir trop vite et trop fort les mesures mises en place pour protéger la population, insistant sur l'importance d'une campagne de dépistage massive dans les jours qui précèdent les fêtes de Noël ainsi que sur, encore et toujours, le respect des gestes barrières. Elle réclame enfin une stratégie d’isolement ferme, volontariste et efficace. Sur la stratégie vaccinale annoncée, la FHF s'est félicitée que celle-ci soit cohérente en termes d'organisation territoriale et logistique, avec la mobilisation de la médecine de ville et de tous les acteurs de terrain, impérative pour la confiance. Son président, Frédéric Valletoux, a également évoqué l'avenir, affirmant que la crise sanitaire ne doit pas conduire à passer sous silence la nécessité de réformer l’hôpital public. Sans réforme profonde du système de santé, le risque est de laisser celui-ci se déliter petit à petit. Si une pandémie mondiale ne fait pas la différence et n’enclenche pas des réformes de fond maintenant, jusqu’où ira-t-on ? a-t-il interrogé, appelant de nouveau à structurer les soins dans les territoires en coordonnant tous les acteurs dans un vrai projet territorial de santé et à réformer le budget de la sécurité sociale et les modes de financement pour desserrer l’étau sur l'hôpital.

Que va-t-il se passer après le 15 décembre ? Je ne peux y répondre aujourd'hui, a par ailleurs confié Olivier Véran lors d'une rencontre organisée cette fois avec l'hospitalisation privée, le 8 décembre, s'en remettant aux annonces qui seront faites à l'issue du Conseil de défense prévu mercredi. Là encore,le mot d'ordre est le même : ce qui est sûr, a assuré le ministre de la Santé, c'est que la stagnation de la situation ces derniers jours montre que nous devons rester vigilants. Les vacances de Noël ne ressembleront pas à des vacances ordinaires, a-t-il convenu. 

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Une signature olfactive de la COVID-19 mise en évidence par une équipe de chercheurs français

Caducee.net - mar, 12/08/2020 - 09:02

Il existe dans l’air expiré une signature spécifique des infections à COVID chez les patients intubés et ventilés, dits « patients à COVID grave ». C’est ce que démontre une étude réalisée par les équipes de recherche de l’Hôpital Foch et de l’hôpital Raymond-Poincaré AP-HP, associées aux équipes du CEA, de l’INSERM, de l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et de l’Université Paris-Saclay, publiée le 4 décembre 2020 dans la revue eBioMedicine, du groupe The Lancet. Cette étude ouvre des perspectives à de nouvelles approches pour réaliser le diagnostic de la COVID-19, employant une méthode moins invasive et plus rapide que la réalisation de tests PCR.

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"Pour une formation de qualité et non bradée", l'engagement de la ...

Infimiers.com - mar, 12/08/2020 - 08:43

S’engager. Se promettre d’agir pour soi, pour son avenir mais aussi pour son futur métier et pour tous ceux qui sont amenés à l’exercer. Cette « aventure de l’engagement », Bleuenn Laot, jeune présidente de la Fnesi, souhaite la vivre avec cœur et réussite et ce, au profit de tous les étudiants en soins infirmiers pour lesquels son combat a pris sens. A la veille de leur mobilisation du 10 décembre prochain, à Paris, où le seul mot d’ordre sera de défendre une "formation de qualité et non bradée", elle partage avec nous ses convictions et ses espoirs pour des lendemains meilleurs.

"Lors de cette deuxième vague, voire d’une troisième déjà annoncée pour le mois de février 2021, il s’agit de nous affranchir des erreurs de la première tout en garantissant la qualité de la formation en Ifsi, et ce, en vue de l’acquisition d’une solide compétence à exercer le métier d’infirmier".

Mon père, militant pour de justes causes, m’a montré la voie de l’engagement. Avec lui, j’ai appris le sens du combat, de l’argumentation et de la pugnacité pour défendre ses idées et faire avancer les choses toujours au profit du plus grand nombre. Je n’ai que 22 ans mais ce qui m’anime c’est bien cela : agir pour mes pairs et au-delà, souligne d’emblée Bleuenn Laot. Je suis très fière des études que j’ai menées à l’Ifsi du CHU de Brest. J’ai eu la chance d’avoir un parcours très positif, sans heurts, avec beaucoup de bienveillance autour de moi. Hélas, cela ne se passe pas toujours aussi bien partout. Les parcours de formation peuvent être émaillés de souffrances et d’injustices. Ils sont trop hétérogènes. J’ai donc voulu m’engager pour agir en ce sens. Un beau combat à mener aujourd’hui mais dont les bénéfices seront à tirer demain, lorsque diplômés nous intégrerons les services de soins.  

Diplômée d’Etat, j’ai souhaité poursuivre mon parcours universitaire dès septembre 2020. J’ai postulé pour le master IPA à Marseille et j’ai été retenue. Mais mon élection comme présidente de la Fnesi a changé la donne. Je suis donc en année de césure.

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Catégories: Soins

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