Soins

A lire - Deux ouvrages sur le métier de soignant qui ont trouvé leur auteur

Infimiers.com - jeu, 10/29/2020 - 17:40

Le mot pourrait faire sourire... pourtant à l'heure d'une crise sanitaire mondiale aussi inédite qu'angoissante, le mot "survie" sonne juste, d'autant lorsqu'il concerne les professionnels du soin et plus spécifiquement les infirmier(e)s et les aides-soignant(e)s que l'on sait aujourd'hui fortement "en tension". Deux ouvrages récemment publiés aux éditions Vuibert par deux soignants que nous connaissons bien, Myriam Lahitte, alias La petite infirmière dans la prairie, et Alexis Bataille, étudiant en soins infirmiers, ancien aide-soignant, contributeur actif d'Infirmiers.com, reprennent en titre le mot "survie", derrière le mot "Guide". Chacun, à sa manière, exprime ses conseils avec autant d'exhaustivité que d'humour, et ce, sans tabou, pour dérouler toutes les ficelles de leur métier d'infirmière et d'aide-soignant ; des métiers que l'on sait devoir exercer quelquefois en milieu hostile... d'où le "Guide de survie" !

Etre soignant, c'est avant tout travailler au coeur du soin pour et avec les patients. Cela soulève forcément beaucoup de questions dont la réponse est plus ou moins évidente...

Infirmier(e) : un métier "d'expertise" conjugué à un métier "passion"

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Plus de 20 000 agents de santé pourraient avoir succombé au coronavirus dans le monde

Infimiers.com - jeu, 10/29/2020 - 15:31

La dernière analyse du Conseil International des Infirmières (CII) montre que le nombre d’infirmier(e)s mort(e)s de la COVID-19 s’élève à 1 500, contre 1 097 en août. On sait que ce chiffre, qui ne prend en compte que les IDE de 44 pays sur les 195 au monde, est bien en-deçà du nombre réel de décès. De fait, l’analyse menée par le CII suggère que les agents de santé constituent environ 10 % des cas de COVID-19 dans le monde.

Pour Howard Catton, Directeur général du CII, "lorsque tout cela sera terminé, nous ne devrons plus jamais prendre nos systèmes de santé pour acquis et nous devrons investir de façon beaucoup plus massive dans ces systèmes et dans nos professionnels de santé". 

Le communiqué du CII en date du 28 octobre souligne que cette semaine, plus de 43 millions de cas ont été enregistrés dans le monde, dont environ 2,6 % de décès, soit 1,1 million de personnes. Bien que le taux de décès parmi les plus de quatre millions d’agents de santé infectés n’est que de 0,5 %, on estime que plus de 20 000 d’entre eux pourraient avoir succombé au virus ; un chiffre qui fait froid dans le dos.

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Patients (et soignants !) au défi de l’activité physique adaptée

Infimiers.com - jeu, 10/29/2020 - 14:55

Des jeux en ligne et en équipe qui impliquent patients et soignants et les incitent à bouger davantage : plusieurs établissements ont tenté l’expérience Kiplin, dans des services de chirurgie bariatriques, ou en oncologie. Les retours sont très encourageants. Des infirmières et une patiente nous racontent les bienfaits de ces jeux de santé digitaux, accessibles grâce à une application (payante).

Kiplin a développé une solution digitale pour les établissements de santé : un ensemble de jeux permettant aux patients (et aux soignants) de pratiquer l’APA à distance, en dehors des seules séances en présentiel. Crédit photo : Kiplin

20 millions de Français souffrent d’une maladie chronique, de type diabète, asthme, obésité, ou encore cancer… pour lutter contre ces affections, l’activité physique adaptée (APA) a des effets désormais reconnus : elle contribue à améliorer le sommeil, à lutter contre le surpoids et le stress, elle permet aussi de mieux tolérer les traitements et d’améliorer la survie dans le cas de certains cancers. Pour tenter d’encourager l’activité physique de leurs patients, plusieurs établissements de santé ont fait appel à une application, « Kiplin », qui propose depuis 2014 des jeux sous la forme de challenges de plusieurs semaines. Soignants et patients en équipes sont mis à l’épreuve sur un principe identique : pour jouer, les participants doivent bouger (marcher, pédaler, grimper des marches…) munis de leur smartphone.

convivialité et cohésion

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Quid du statut immunitaire des Français face au Covid-19 ? EpiCOV, le retour

Infimiers.com - mer, 10/28/2020 - 16:32

En avril dernier, les autorités sanitaires (Ministère de la santé et des solidarités, Drees), en lien avec l'Inserm, l'INSEE, Santé publique France, le CNRS, l'INED et l'Université Paris-Saclay, avaient commandité une vaste étude épidémiologique sur une cohorte de 135 000 personnes, adossée à une grande enquête statistique : l'enquête EpiCOV, dont l'objectif était de fournir une cartographie globale de l'épidémie de Covid-19 et de sa dynamique, en métropole et dans les territoires ultra-marins (Guedeloupe, Martinique, Réunion) grâce à l'analyse d’échantillons biologiques couplée à des questionnaires au sein de la population. Suite à l'analyse des premiers résultats, une seconde phase de sondage a été lancée le 26 octobre. Destinataires d'un nouveau questionnaire, les participants se verront proposer (sans obligation) un auto-test sérologique qui permettra d’atteindre une connaissance de la prévalence de la maladie à l’automne 2020 au niveau départemental, précise un communiqué de la Drees daté du 28 octobre. De quoi dresser une cartographie actualisée des personnes ayant été en contact avec le virus.


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Sandra, infirmière tabacologue accompagne les fumeurs en demande de sevrage

Infimiers.com - mer, 10/28/2020 - 14:55

Le #MoiSansTabac redémarre prochainement, au mois de novembre, pour sa cinquième édition. L’occasion de découvrir, ou redécouvrir les champs de compétences des infirmières et infirmiers tabacologues au travers d’un portrait : celui de Sandra Brun-Zaragoza.

"Si on considère que la dépendance est une maladie chronique du cerveau, on comprend que d’être formé à l’éducation thérapeutique du patient représente un outil incontournable pour les professionnels de santé en charge des dépendances" nous dit Sandra, infirmière tabacologue.

En 2019, plus de 200 000 personnes se sont inscrites via les différents supports de Tabac Info Service pour relever le défi. Tous les professionnels de santé se mobilisent en tant que partenaires dans la lutte nationale contre le tabagisme. Cette campagne est une nouvelle occasion de mettre en avant le rôle de l’infirmier(e) par ses actions d’éducation à la santé, de prévention des risques, de conseil, mais aussi d’accompagnement et de soutien psychologique lors de la période délicate du sevrage. Depuis 2016, rappelons qu’il est également habilité à prescrire les traitements nicotiniques de substitution.

Sandra Brun-Zaragoza, infirmière libérale depuis 1998 mais aussi tabacologue depuis 2013, titulaire d’une licence en psychologie et certifiée en éducation thérapeutique, nous l’explique : j’ai rapidement constaté les limites de la prévention des risques du tabagisme pour motiver les patients à arrêter de fumer. J’ai donc ressenti la nécessité de me former pour adapter mes actions. Depuis, j’accompagne régulièrement les fumeurs en demande de sevrage.

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Quels dépistage et suivi de patients COVID19 par les IDEL : un nouvel arrêté le précise

Infimiers.com - mer, 10/28/2020 - 14:47
L’arrêté du 26 Octobre 2020 (modifiant l'arrêté du 10 juillet 2020 prescrivant les mesures d'organisation et de fonctionnement du système de santé nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire) permet le remboursement des tests antigéniques, la possibilité de réaliser la totalité du test dans des lieux hors exercice habituel des professionnels et la possibilité de travailler en inter professionnalité.

Le texte précise ceci : le prélèvement et l'analyse réalisés dans le cadre d'un examen de détection des antigènes du SARS-CoV-2 par un dispositif médical de diagnostic in vitro mis à disposition dans les conditions prévues au VII du présent article, sont valorisés forfaitairement comme suit :
"Pour les infirmiers diplômés d'Etat libéraux ou exerçant en centre de santé : AMI 8,3 pour un examen sur le lieu d'exercice, AMI 9,5 pour un examen réalisé à domicile et AMI 6,1 pour un examen réalisé dans le cadre d'un dépistage collectif défini, au sens du présent article, comme la réalisation de trois tests au minimum. Ces cotations sont cumulables à taux plein avec la cotation d'un autre acte dans la limite de deux actes au plus pour un même patient".

De plus, une information, relayée par la Fédération nationale des Infirmiers (FNI), nous indique que le ministre des Solidarités et de la Santé a confirmé la prorogation des 4 mesures dérogatoires destinées aux IDEL qui devaient s’arrêter le 30/10/20 à savoir :

  • le suivi des patients Covid à domicile (AMI 5,8) ;
  • le dépistage par RT PCR à domicile (AMI 4,2) au cabinet ou collectif (AMI 3,1) ;
  • l’autorisation d’effectuer des soins à domicile sans mention spécifique sur l’ordonnance ;
  • la dérogation au professionnel de santé le plus proche.
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Covid-19 : Emmanuel Macron opte pour le reconfinement général

Infimiers.com - mer, 10/28/2020 - 14:36

Deux semaines après avoir annoncé le couvre-feu pour 46 millions de Français, et face à une "hausse exponentielle, dans une majeure partie de l'Europe, de l'épidémie" de Covid-19, selon les termes du porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, le président Emmanuel Macron a dû se résoudre à annoncer le reconfinement de la population, mercredi 28 octobre. Il a toutefois opté pour un reconfinement moins strict que le premier puisque les écoles, notamment, resteront ouvertes. Les décisions, annoncées au cours d'une allocution télévisée qui s'est tenue à 20h, ont été tranchées mercredi matin en conseil de défense, le second en deux jours. Confinement, acte 2 : on fait le point. 

Pour éviter une flambée des décès, j'ai décidé qu'il fallait retrouver, à partir de vendredi, le confinement sur tout le territoire national, a annoncé Emmanuel Macron mercredi.

C'est un scénario que les Français connaissent bien, pour l'avoir déjà vécu. Au printemps, la population avait été confinée pendant 55 jours, du 17 mars au 11 mai, avec à la clé, une sévère restriction des déplacements et la fermeture des établissements scolaires, des commerces non essentiels et des frontières. C'est un reconfinement un peu moins strict que le premier qu'a annoncé Emmanuel Macron mercredi 28 octobre dans une allocution télévisée d'une vingtaine de minutes, qui s'est tenue à 20h. Le reconfinement concernera tout le territoire, avec des adaptations pour les Outre-mer (dont le détail devrait être précisé jeudi). Ce nouveau confinement devrait durer, pour l'instant, 4 semaines, à partir du vendredi 30 octobre (0 heure) et jusqu'au 1er décembre, pour tenter de faire face à l'accélération soudaine de l'épidémie de Covid-19 qui submerge toute l'Europe. Le chef de l'Etat a averti les Français que la deuxième vague sera sans doute plus dure et meurtrière que la première qui avait fait plus de 30 000 morts au printemps.

Jusqu'au 1er décembre a minima, vous pourrez sortir de chez vous uniquement pour travailler, vous rendre à un rendez-vous médical, porter assistance à un proche, faire vos courses essentielles ou prendre l'air à proximité de votre domicile, a-t-il détaillé en annonçant le retour de l'attestation. Trois changements majeurs à retenir pourtant, qui dessinent un confinement moins radical que le premier les écoles, collèges et lycées resteront ouverts (avec des protocoles renforcés), le travail pourra continuer et les Ehpad et les maisons de retraite pourront être visités. A l'école le port du masque pourrait concerner le primaire et les élèves à partir de l'âge de 6 ans. A l'université en revanche, les étudiants suivront leurs cours en ligne. 

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Déprogrammation des chirurgies pour les malades du cancer : RoseUp rappelle les ARS à leurs ...

Infimiers.com - mer, 10/28/2020 - 13:45

L’association de patientes RoseUp a envoyé ce jour une lettre aux ARS de France pour rappeler chaque direction à ses responsabilités, à savoir le choix du maintien des chirurgies et des parcours de soin des malades de cancer. En effet, selon Céline Lis-Raoux, co-fondatrice de l'association, ce courrier a vocation à les alerter sur les risques vitaux encourus par pour les malades de cancer dont les chirurgies seraient déprogrammées. Ces risques sont documentés et mesurés : 3 mois de retard dans les chirurgies, 5000 morts supplémentaires à 5 ans (selon l'équivalent de l'INCa en GB- Collateral damage: the impact on cancer outcomes of the COVID-19 pandemic). Hélas nous avons vu que ce matin l'ARS IdF annule 80% des chirurgies. Les retards annulations ont été la norme durant le dernier confinement alors que notre association avait obtenu du ministre de la santé, au mois de mars dernier, qu’il rappelle officiellement aux ARS que toute opération de chirurgie carcinologique devait être considérée comme urgente. Et d'exprimer avec force que cette fois-ci il est hors de question que les malades de cancer soient les victimes silencieuses et fatalistes des dysfonctionnements des hôpitaux et/ou des ARS. Nous demandons donc officiellement à chaque ARS de ne procéder à aucune annulation de chirurgie et nous avons créé une plateforme de déclaration des dysfonctionnements/retards/annulations pour les patients. Elle leur permettra de documenter les reports, annulations dont ils sont victimes et nous permettra aussi d’interpeller chaque hôpital, chaque structure de soin, dès lors qu’une mise en danger des malades de cancer sera constatée.

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Et au milieu coule une filière…

Patrick Dubreuil
Médecin généraliste

Lettre ouverte à Jérôme Salomon et Katia Julienne de la Direction générale de la santé

  1. Le 26 octobre 2020

Chère Katia, Cher Jérôme

C'est un fou qui dit à un autre fou qui repeint son plafond dans sa maison en bois, en forêt, dans le Montana (États-Unis) : « ohé, accroche-toi au pinceau, j'enlève l'échelle ! ».

C'est l'un de vos nombreux courriels, celui du 20 octobre 2020 [1], « à l'attention des professionnels de ville », qui met le feu aux poudres dans ma tête de noix. Je le décrypte, mot après mot, les poils hérissés. Avec tout le respect que je vous dois, et après l'avoir lu, j'ai eu cette réflexion hautement élaborée : « vous me la cassez menue, la noix ! ». Pardonnez-moi cette familiarité, mais c'est de saison, nous sommes en automne, nous venons même de passer à l'heure d'hiver, mais nous avons surtout péniblement vécu cette année de pandémie mondiale à la Covid 19.

Katia, Jérôme, en en-tête de votre courriel, vous nous qualifiez de « professionnels de ville »... Hors des grandes métropoles, n'y aurait-il donc point de professionnels... disons, de périphérie ou de campagne ? Est-ce une simple habitude de langage, certes pratique, mais uniformisante, que de qualifier ainsi ceux qui ne travaillent pas à l'hôpital ? Est-ce que le métier d'un médecin généraliste des Hautes Pyrénées est le même que celui d'un médecin parisien, tous deux qualifiés de « professionnels de ville » ? J'en doute. Est-ce le premier barreau de votre échelle langagière issue de l'idéologie qui sous-tend votre courriel-discours ? Tentons de l'escalader. Ne soyez pas choqués de ma démarche, j'essaie juste de comprendre votre langage, en fonction aussi de la réalité de ma vie quotidienne au travail.

Nous, « professionnels de ville », avons droit d'abord à un éloge symbolique de votre part, reconnaissant que... si, si, finalement... non seulement nous travaillons, mais en plus nous sommes « mobilisés », c'est une grande découverte : « l'impact de l'épidémie sur l'organisation se caractérise d'abord par une forte mobilisation des acteurs de ville, tant dans le dépistage que pour la prise en charge des patients ».

Selon le dictionnaire, la mobilisation est soit « une opération qui a pour but de mettre une armée, une troupe sur le pied de guerre », soit « un rassemblement et mise en action ». Nous ne sommes pas des militaires, donc je valide la seconde définition du mot et je vous réponds que tout être humain exerçant une profession est déjà en action, à défaut d'être en rassemblement, surtout concernant les « professionnels de ville » qui connaissent bien la division et l'éclatement des forces de travail.

Mais nous ne devons pas assez travailler, ou être assez mobilisés, ou pas « totalement » à vos yeux : « Le système de santé doit être totalement mobilisé afin de pouvoir prendre en charge les patients COVID+ et assurer la qualité et la sécurité des soins pour les autres patients ».

Que signifie ce « totalement » ? Faire des heures « sup », rentrer à 21 heures chez nous tous les soirs, chose « naturelle » pour nous, « professionnels de ville », sans pouvoir embrasser nos proches (s'ils ne nous ont pas déjà quittés, lassés de nous attendre chaque soir) ? Rogner sur nos congés, sur nos vacances de la Toussaint, sur la fête des morts ou d'Halloween ? Pourrons-nous aller au cimetière nous recueillir sur la tombe de nos grands-parents qui ont succombé il y a 3 mois lors du déconfinement ? Nous pouvons en douter car Jean Castex, premier ministre a déjà promis une prime aux soignants hospitaliers qui ne prendront pas de vacances à la Toussaint, sans pour autant parler d'embaucher d'autres soignants, « embaucher » n'étant pas un mot faisant partie de son vocabulaire.

Katia et Jérôme vous nous dites : « totalement mobilisés »,dois-je comprendre : « quitte à crever au travail ? » Autrement dit : « marche ou crève  » ?

Vous évoquez dans la même phrase « les autres patients », tiens, tiens... les non-Covid, les oubliés de l'histoire du printemps 2020, ceux qui, au moment du confinement forcé généralisé, n'osaient pas venir au cabinet des « professionnels de ville » par peur de mourir de la Covid ou pour ne pas déranger les médecins, les « vieux », notamment, à qui les autorités et les familles ordonnèrent de rester chez eux, cloîtrés, isolés, sommés de ne pas mourir de la Covid, mais d'autre chose peut-être... de solitude, d'angoisse, de tristesse... Qui sait ?

Ces autres patients, depuis mars 2020, c'est la première fois, à ma connaissance, que vous les nommez. J'hallucine ! J'ai pourtant bien nettoyé mes lunettes. Ces autres patients, tous les « chroniques », ont dû clamser aussi cette année pour que vous ayez une pensée charitable envers ceux d'entre eux qui ont survécu. Moi, « professionnel de ville », non confiné, je remercie la DGS de me rappeler que je dois soigner les « autres patients ». Je n'y avais pas pensé tout seul. Putain, Jérôme, Katia, heureusement que vous êtes là !

Poursuivons votre lettre d'appel à la mobilisation : « cette nécessaire évolution doit engager l'ensemble des acteurs tant au niveau régional que national ». Les « professionnels de ville » doivent se sentir «  engagés  », vous nous le répétez : « en tant que professionnels de ville, vous serez engagés à assurer la prise en charge en ville des patients Covid et des sujets contacts, ne nécessitant pas une prise en charge hospitalière ; à assurer l'amont et l'aval des hospitalisations conventionnelles, pour les retours des patients Covid à leur domicile, mais également pour les sorties précoces des patients hospitalisés non Covid  ».

Je remercie encore la DGS, que vous représentez, de me dire ce que je dois faire (je ne le savais pas !) et de m'engager à faire mon travail, car selon vous, je ne dois pas être engagé ou pas suffisamment.

« Vous serez engagés » est-il un ordre militaire, une injonction adressée aux « professionnels de ville » pour nous contraindre, nous culpabiliser, voire nous infantiliser ? C'est sans doute un peu de tout cela. Ce qui est sûr, c'est que cette expression, répétée à longueur de paragraphes, ignore la réalité du soin et le sens de l'engagement initial et continu des soignants dans leur métier. Autrement dit, je vous réponds que nous, « professionnels de ville », en dehors de ceux qui ont fermé leur cabinet pendant le confinement forcé généralisé, sommes toujours déjà engagés [2]. Inutile de le matraquer à longueur de mails.

Je continue de vous lire : ce « message urgent vise à rappeler le contexte épidémiologique actuel et son impact sur les acteurs du système de santé. Il présente également la stratégie d'adaptation de l'offre de soins, à laquelle participent les professionnels de ville ».

Tout est toujours urgent pour vous, les institutionnels ralliés, si je ne m'abuse, au néolibéralisme. C'est votre manière de gérer la crise et la pénurie, que vous ou vos ancêtres avez contribué à faire naître.

Vous pensez que votre idéologie ne doit pas être changée puisqu'elle est naturelle, mais que c'est l'espèce humaine qui doit évoluer et s'adapter à votre nature, avec toujours moins de moyens humains et matériels pour prendre soin du vivant. Vous contribuez vous-mêmes, par votre mode de développement destructeur de l'environnement, à faire émerger les pandémies microbiennes.

Enfin, lisons le « dernier barreau » de votre échelle langagière : « une vigilance forte des agences régionales de santé (ARS) est nécessaire sur la structuration et la fluidité de la filière de médecine ».

C'est beau comme un poème, ça coule comme une source, comme une rivière. Katia et Jérôme, vous nous murmurez, à nos oreilles de « professionnels de ville » : « la fluidité de la filière de médecine »… romantique, non ? Comme dans le film de Robert Redford (Et au milieu coule une rivière), avec le charme en moins, car ce qui suit ne ressemble pas vraiment aux grands espaces du Montana.

Accrochons donc à nos oreilles notre paire de verres correcteurs et posons-là sur notre nez, si nous avons le luxe de pouvoir nous en payer de bons. Allons voyager, Katia et Jérôme, je vous emmène, allons faire « une partie de pêche » dans la filière fluide de la médecine en France.

Et que voyons-nous le long de cette filière fluide de médecine ? Des tas de cadavres de la pandémie à la Covid 19 qui jonchent les berges du fleuve et les bancs de sable, çà et là, tels des troncs d'arbres morts sur la Loire après la tempête, des files d'attente dans les couloirs des urgences hospitalières avec des brancards à la queue leu leu, (comme on est heureux !), et, émergeant de dessous des draps jaunes, des plaintes et des gémissements de malheureux inconfortablement installés et agglutinés depuis des heures et des heures... attendant, qui, une main tendue, qui une caresse dans les cheveux, qui, un urinoir ou un bassin, pour soulager cette douleur du bas-ventre qui menace de faire claquer la vessie, muscle non extensible. Et j'en passe.

Que voyons-nous le long de la filière fluide de médecine ? Des longs délais de rendez-vous de consultations chez les spécialistes, des dépassements d'honoraires exorbitants, des renoncements aux soins face aux taxes et forfaits divers qui se sont accumulés depuis 30 ans, dont le forfait-urgence-hôpital prévu dans la loi de financement de la Sécurité sociale de 2021, comme punition pour tous ceux qui se présenteraient aux urgences sans hospitalisation.

Que voyons-nous le long de la filière fluide de médecine avec les lunettes du réel ? Les yeux cernés des aides-soignants, le regard hagard des infirmières, la triste mine des médecins de garde, tous épuisés...

Que voyons-nous le long de la filière fluide de médecine ? Des « professionnels de ville » vieillissants, usés, fatigués, dont certains ont dépassé l'âge de travailler, pris dans un étau qui se resserre au fil des ans, conscients que leur pratique, qu'ils aimeraient de santé publique, est empoisonnée par les questions d'argent d'un côté, par les préoccupations matérielles et humaines de chef d'entreprise de l'autre côté, s'auto-exploitant parfois, s'aveuglant surtout sur leur sort, souvent incapables de penser que leur métier puisse être pratiqué d'une manière différente.

C'est justement pour penser les métiers du soin et organiser la réflexion indispensable à l'élaboration de l'émancipation de tous au travail, que la revue Pratiques a été créée en 1975. Nos colonnes sont ouvertes à toutes celles et ceux qui ne veulent plus subir mais agir loin des courriels-discours hors-sol de la DGS ou d'autres institutions trop éloignées du réel.

Katia et Jérôme, c'est la fin de notre voyage au pays de la filière de médecine, je vous laisse juges d'en apprécier la fluidité ou peut-être vous rendez-vous compte des nombreux obstacles qui l'empêchent de couler, comme une rivière transparente du Montana.

Malgré tout, je vous livre la fin de mon histoire, histoire de ne pas nous séparer fâchés.

C'est un fou qui repeint son plafond dans sa maison en France et qui répond à l'autre fou : « n'enlève pas l'échelle, je n'ai plus de pinceau... ». Alors le fou n'enlève pas l'échelle et tous deux peuvent continuer à coopérer, solidaires. Ils se cotiseront même, hors de la loi du marché, pour s'acheter des pinceaux. Pas fous !
Bien à vous et à vos enfants.

[1] Direction générale de la santé, courriel du 15 octobre 2020, signé de Katia Julienne, Directrice générale de l'offre de soins et du Pr. Jérôme Salomon, Directeur Général de la Santé.

[2] Pour comprendre, lire avec intérêt : L'abécédaire de l'engagement, Miguel Benasayag, Bayard, 2004.

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A la télé - "Good Doctor", saison 3, la série qui valorise la différence

Infimiers.com - mer, 10/28/2020 - 10:55

Cette série médicale "Good Doctor", dont la première saison a été diffusée en septembre 2018 sur TF1, poursuit son chemin à l'automne 2020 avec la diffusion de troisième saison. Il s'agit de l’histoire de Shaun Murphy, un jeune chirurgien extrêmement doué, atteint du syndrome d’Asperger - une forme d’autisme sans déficience intellectuelle ni retard de langage. Alors qu’il intègre un prestigieux hôpital de San José, il éprouve de grandes difficultés à s’intégrer à l’équipe. Si son don incroyable commence à susciter l’admiration de ses collègues, certains n’attendent qu’un seul faux pas de sa part pour l’évincer... Les deux premières saisons vous ont passionné, alors vous serez devant votre écran pour la troisième, sans COVID19 !

L'acteur Freddie Highmore qui incarne le "Good Doctor" le souligne, "au-delà de l’autisme, j’espère que cette série touchera tous ceux qui se sentent différents dans la vie, qui sont victimes de préjudices ou de discriminations au travail, comme Shaun au tout début de l’histoire".

TF1 diffuse donc en cet automne 2020 la saison 3 de cette série médicale portée par Freddie Highmore, remarqué dans Charlie et la chocolaterie, Neverland ou Arthur et le Minimoys quand il était jeune ou plus récemment dans l’inquiétante série Bates Motel. La série, adaptée d’une série sud-coréenne du même nom, est développée par David Shore qui n’est autre que le papa de Dr. House, et par Daniel Dae Kim, acteur d’origine sud-coréenne qui s’est fait connaître pour son rôle de Jin dans Lost ou plus récemment pour celui de Chin dans Hawaii 5-0.

Le pitch général...

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AVC et Covid-19 : liaisons dangeureuses

Infimiers.com - mer, 10/28/2020 - 10:05

A la faveur de la Journée mondiale de lutte contre l'accident vasculaire cérébral (AVC) le 29 octobre et alors que la deuxième vague de Covid-19 sévit déjà sur le territoire, l'Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild fait le point sur l'impact du virus sur la prise en charge des AVC pendant la première vague de l'épidémie : taux de décès inhabituels, inefficacité inquiétante des traitements standards et pistes de recherche en cours pour proposer des perspectives d'amélioration. Les causes de l'inquiétude sont plurielles. Tout d'abord, la saturation des services d'urgences hospitalières par l'afflux massif de patients Covid+ a allongé significativement les délais de prise en charge de ceux victimes d'AVC. Le temps moyen nécessaire à la prise en charge globale (de la confirmation du diagnostic à la désobstruction) a bondi d'1h30 en avril 2020. Or dans cette pathologie, même si les symptômes sont plutôt bien connus de la population générale, chaque minute compte et la rapidité d'intervention est cruciale pour limiter les séquelles ainsi que le nombre de décès, alarme la Fondation, par ailleurs leader depuis 2019 du projet de recherche Booster, qui se donne cinq ans pour  faire émerger une médecine personnalisée des AVC en situation d'urgence.

Au-delà de l'organisation, le coronavirus a bel et bien aggravé le tableau clinique des patients : imagerie inhabituelle (fréquence accrue d'un sous-type grave d'AVC bouchant deux vaisseaux simultanément) ; inefficacité des traitements standard comme la thrombolyse (dissolution du caillot par injection intraveineuse, ndlr), probablement due à l'inflammation et l'hypercoagulation liées à l’infection virale, avance Simon Escalard, neuroradiologue interventionnel à l'Hôpital Foch de Suresnes ; d'où un risque de récidive plus important. Sans compter la forte surmortalité et la sévérité des handicaps postérieurs à l'AVC. Tout semble plus grave et se dégrader beaucoup plus vite avec le Covid-19. Toutes les limites de nos traitements ont été exacerbées dans ce contexte, déplore Jean-Philippe Désilles, médecin-chercheur à la Fondation et spécialiste de l'AVC. Post première vague épidémique, le projet Booster cherche désormais à développer des médicaments ou des dispositifs innovants pour disposer d’une palette plus large de traitements, pouvant être utilisés seuls ou combinés en fonction du profil du patient, explique Mikael Mazighi, neurologue et pilote du projet.

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Tahiti, ses plages, ses vahines et ses milliers de cas Covid+

Infimiers.com - mer, 10/28/2020 - 08:15

Plus rien n’arrête la Covid-19 en Polynésie française. A ce jour, on dénombre plus de 6 000 cas sur l’ensemble du territoire. Le taux d’incidence globale est presque deux fois plus élevé qu’en métropole : 493/100 000 contre 251/100 000 sur l’Hexagone. Quelles répercussions sur la population et les soignants ?

Dès le début de la crise sanitaire liée à la Covid-19, les autorités polynésiennes ont largement communiqué sur la nécessité d’appliquer les gestes barrières. Source : Direction de la santé

La Polynésie française avait réussi, en mars dernier, à limiter la propagation du virus à 60 cas en confinant sa population et en fermant ses frontières. Aujourd’hui, le nombre de cas a été multiplié par cent. Plus de 6 000 cas sont recensés, et l’épidémie n’est plus cantonnée à Tahiti, l’île principale. Le nombre d’îles infectées est en constante augmentation. Plus inquiétant, le taux d’incidence global est presque deux fois plus élevé qu’en métropole : 493/100 000 contre 251/100 000 sur l’Hexagone.  Au 26 octobre 2020, le nombre d’hospitalisations au sein du Centre Hospitalier de la Polynésie française s’élève à 86, dont 19 en réanimation. 26 décès sont à déplorer.

Une épidémie de Covid-19 incontrôlable en Polynésie française

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AbracadaBox - La boîte cache poches de perfusion et de chimiothérapie pour de jeunes super-héros

Infimiers.com - mar, 10/27/2020 - 14:55

Joey Roux, infirmier en santé mentale, a découvert par hasard l’Abracadabox, destinée aux enfants malades. Coup de projecteur sur ce projet malin et utile, tout droit sorti du chapeau d’une association.

"Nous avons tous une âme d’enfant" rappelle l’association Coucou Nous Voilou.

Alors que j’attendais avec impatience le début de mon film, bien installé au fond de mon siège de cinéma, une publicité a capté mon attention, et m’a fait oublier mon pot de pop-corn. Cette dernière mettant en scène des acteurs français tels que Ary Abittant (Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu ?) ou Philippe Lacheau (Babysitting) s'amusant à jouer à des jeux d'enfants. Une petite pub d'une minute quinze, pleine de bonne humeur, qui fait du bien en cette période sombre que nous vivons.

Mais quel est réellement son but ?

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Masques à nouveau gratuits en officine pour les professionnels de santé libéraux

Infimiers.com - mar, 10/27/2020 - 10:49

Un coup c'est oui, un coup c'est non, pour finalement dire oui. Depuis le 23 octobre, les professionnels de santé libéraux peuvent à nouveau avoir accès, en pharmacie, à des masques gratuits et ce "jusqu'à épuisement du stock d'Etat".

La tutelle autorise à titre provisoire la distribution par les pharmacies d'officine aux professionnels de santé libéraux de masques chirurgicaux et FFP2 issus du stock État, jusqu’à épuisement du stock restant au sein des pharmacies et des grossistes répartiteurs.

Depuis le 5 octobre, les professionnels de santé de ville avaient pour consigne de s'approvisionner à leur frais en masques chirurgicaux, FFP2 et autres équipements de protection individuelle (gants, blouses, charlottes, tabliers, lunettes) alors que le ministère de la Santé se chargeait jusque-là de passer commande et de régler la note pour eux.  Avec l'arrivée imminente de la deuxième vague, cette annonce avait laissé perplexes les médecins libéraux qui, depuis la fin du confinement, en juin, percevaient 24 masques FFP2 par semaine en provenance du stock d'État. Interrogé par "Le Quotidien", le Dr Luc Duquesnel, président des Généralistes-CSMF, avait déploré début octobre ce "mauvais signal" pour la médecine de ville.

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Tests antigéniques déployés dans les établissements médico-sociaux des Hauts-de-France

Infimiers.com - mar, 10/27/2020 - 08:41
Alors que les plus vulnérables sont les plus touchés par la Covid-19, l’ARS Hauts-de-France renforce les mesures exceptionnelles prises depuis mars dernier pour les établissements médico-sociaux, avec pour objectif de protéger leurs résidents de l’épidémie. Expérimentés depuis mardi à Amiens et Laon, les tests antigéniques seront déployés dès la semaine prochaine par l’ARS dans les établissements médico-sociaux de la région, afin que l’ensemble des 60 000 personnels d’Ehpad, Maisons d’accueil spécialisées (MAS), Foyers d’accueil médicalisés (FAM) et Services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) puissent procéder à un test au retour des vacances de la Toussaint. Les tests antigéniques permettent d’obtenir un résultat en moins de 30 minutes afin de mettre en place le plus rapidement possible les mesures d’isolement et limiter ainsi le risque de contamination pour les résidents.

A lire sur le site de l'ARS Hauts-de-France

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Signalements, information préoccupante : les professionnels face au dilemme

Infimiers.com - mar, 10/27/2020 - 07:55

Les violences, la maltraitance, ne sont pas des affaires isolées. Si quelques faits divers nous font l’effet d’un choc, parfois, lorsque nous acceptons d’y prêter une oreille distraite, le tableau noir de la violence intrafamiliale dépasse notre entendement, reste largement sous-estimé et existe dans tous les milieux, en France. S’il va de soi que chacun d’entre nous a une responsabilité de vigilance, les soignants, à l'hôpital, en libéral sont, comme les enseignants ou les policiers, l'un des remparts pour ces femmes, ces enfants victimes de violence. Mais quand lever le secret professionnel ? Que craignent les soignants lorsqu’ils le font ? Sont-ils souvent trop seuls face à leurs responsabilités ? Eléments de réponse avec différents acteurs du secteur.

Le professionnel de santé confronté à une dénonciation de violences « engage sa responsabilité morale, ce qui soulève des craintes dans la réalité ».

Que vous soyez professionnel ou citoyen, quand vous avez connaissance d’une situation de violence, vous avez le devoir de la révéler. Pour Brigitte Prevost-Meslet, infirmière puéricultrice de santé publique, présidente de l’Association Nationale des Puéricuteurs(trices) diplômé(e)s et des Etudiants (ANPDE) où elle est également responsable de la commission Protection de l’Enfance, la levée du secret professionnel pour les soignants doit être une évidence dans certains cas. J’ai le souvenir d’une kinésithérapeute qui se rendait à domicile. Elle m’a un jour demandé : que fait-on lorsqu’on est confronté à une personne âgée séquestrée au domicile ? C’est l’un des problèmes qui se pose. Les professionnels, pourtant en première ligne dans cette question des violences puisqu’ils sont chaque jour au contact des patients, sont souvent démunis face à la marche à suivre. Dans ce cas précis, il faut s’adresser au département, mais les numéros d’alerte ne sont pas assez divulgués, regrette l’infirmière puéricultrice qui constate que les signalements effectués par les professionnels dépendent trop souvent de la bonne volonté d’un individu.

Secret professionnel : que dit la loi ?

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Une nouvelle session du MOOC E-santé dans le contexte de la pandémie COVID 19

Infimiers.com - lun, 10/26/2020 - 16:43

Après le succès de la précédente session du MOOC E-santé organisée de mai à juillet 2020, l’association FORMATICSanté propose à tous les acteurs du secteur sanitaire et médico-social, une nouvelle session de formation actualisée, qui s’inscrit dans le contexte de 

  • la feuille de route du programme MaSanté2022 pour accélérer le virage numérique ;
  • la pandémie Covid19 qui touche à nouveau la France et de nombreux pays.

Ce dispositif de formation est en accès libre et gratuit sur simple inscription sur le site mooc-esante.org Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 15 décembre 2020.

Le parcours de formation a pour objectifs de permettre à tous les étudiants et professionnels du secteur sanitaire et médico-social de :

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"Citoyennage" : une association pour porter la voix des résidents en Ehpad

Infimiers.com - lun, 10/26/2020 - 15:12

Puisqu'elles ont le sentiment de ne pas être entendues, des personnes âgées résidentes de maisons de retraite viennent de se regrouper en association : "Citoyennage" (pour citoyenneté et grand-âge). Si la "démarche Citoyennage" existe depuis longtemps, ses membres se sont tout récemment regroupés en une association afin d'assurer la représentation des personnes âgées aidées en établissements et/ou par des services à domicile, à défendre leurs intérêts, et à faire remonter aux pouvoirs publics sa vision des mesures qu'elle estimerait nécessaires à l'amélioration de leur quotidien. 

Les membres de Citoyennage ont ainsi prévu de se concerter régulièrement par visioconférence, afin de se prononcer, le moment venu, sur le projet de loi que le gouvernement doit présenter, en principe début 2021, pour réformer le secteur. Longtemps attendue, et repoussée plusieurs fois, la loi Grand âge et autonomie est annoncée pour la fin 2020 ou le début 2021. Pour ces seniors, le confinement du printemps dernier a été parfois douloureux à vivre, tout comme le déconfinement, qui a pu leur donner le sentiment que les personnes âgées étaient traitées différemment du reste de la population.

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Covid-19 : de nouveau engagés, les étudiants en santé doivent être protégés

Infimiers.com - lun, 10/26/2020 - 11:15

Les étudiants en santé le font savoir : à l'heure de la deuxième vague de la COVID-19, ils répondront présents pour soutenir les patients et le système de santé mais cette fois, ils ne le feront ni au détriment de leur formation, ni à celle de leur santé ! De fait, ils rappellent aux pouvoirs publics que leurs formations "ne doivent pas être négligées" car garantes d'un exercice professionnel à venir sécure, d'autant en période de crise sanitaire majeure.

Lors de la première vague, le dérèglement de leur apprentissage et leur mobilisation massive a exacerbé la crainte des étudiants en santé de devenir de moins bons praticiens. A l'heure de la deuxième vague, ils exigent des garanties.

Les étudiants en santé, toutes formations confondues (médecine, dentaire, pharmacie, soins infirmiers, kinésithérapie, sages-femmes) n'ont pas été épargnés au printemps dernier lors de la première vague du Covid-19, largement mobilisés (plus de 65 %) pour renforcer les équipes soignantes dans les services débordés de patients et en mal de personnels. Cela n'a pas été sans conséquences pour eux, tant du point de vue de la continuité de leur formation, interrompue de fait, que sur leur sécurité, physique comme mentale (plus de 50% des étudiants mobilisés ont présenté un score significatif sur l’échelle de détresse psychologique) ; sans parler de la sécurité des patients dont ils avaient la charge avec un encadrement déficient et des compétences encore non acquises. Le dérèglement de leur apprentissage et leur mobilisation massive a exacerbé la crainte des étudiants en santé de devenir de moins bons praticiens. A l'heure de la deuxième vague, sans doute plus massive encore que la première, car uniforme sur l'ensemble du territoire, leur mobilisation à nouveau annoncée dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus réactive les mêmes craintes et notamment que leurs formations, bousculées, ne fasse qu'une seule victime : le patient.

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Donner des "Elles" à la santé : un collectif pour l’égalité à l’hôpital

Infimiers.com - lun, 10/26/2020 - 07:55

On le sait, les métiers du "prendre soin" sont principalement féminins. Pourtant, malgré leur rôle prépondérant pour le collectif, notamment dans le contexte actuel, ces professions continuent, pour beaucoup, d’être sous-valorisées. De même, dans ce grand système qu’est la fonction publique hospitalière, le plafond de verre est toujours bien présent, l’esprit "carabin" aussi. Alors que la majorité de soignants sont des femmes, les postes à responsabilités demeurent occupés par des hommes. Alors que le mouvement "me too" à aider à libérer la parole, le sexisme est, lui aussi, toujours bien implanté dans les établissements. Pour promouvoir l’égalité à l’hôpital, un collectif de professionnelles de santé ont créé l’association "donner des Elles à la santé".

Dans les établissements de santé, l’égalité homme/femme n’est pas encore au goût du jour, comme le révèle un récent sondage. Un collectif créé par plusieurs professionnelles de santé veut rétablir l’équilibre !

Pendant la pandémie, les femmes ont été providentielles et non l’Etat. Elles représentent 90 % de caissiers, 70 % des personnels d’entretien, la majorité des aides et soins à domicile… avec bien sûr des variations selon les pays. Les métiers du care et du cure sont sous-valorisés, sous responsabilisés et invisibles, s’agace Brigitte Grésy, Présidente du Haut Conseil à l’Egalité entre les Hommes et les Femmes lors d’une web émission à l’occasion de la création du collectif Donner des Elles à la santé pour plus d’égalité dans le milieu du soin. En effet, on peut se poser la question : le port de charges est valorisé dans certains métiers ; pourquoi le fait de porter des personnes âgées dépendantes ne l’est pas ? Les IBODE sont majoritairement des femmes, les techniciens informatiques des hommes. Or, pour le même niveau de diplôme, on constate 10 ou 20 points d’indices d’écart, surenchérit Brigitte Grésy.

C’est pour lutter notamment contre ces inéquités dues à un patriarcat toujours vivace que plusieurs professionnelles de santé se sont alliées pour fonder l’association donner des Elles à la santé. Leur but : mettre en place une politique égalitaire au sein du système hospitalier. Ce qui s’avère difficile, selon le Dr Géraldine Pignot, urologue et présidente de l’association. Pour elle, il est prépondérant de sensibiliser les jeunes générations.

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