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Vaccination contre la Covid-19 : la HAS consulte les professionnels de santé
La HAS poursuit ses travaux sur la stratégie d’utilisation de futurs vaccins contre la Covid-19. Selon elle, en la matière, transparence, pragmatisme et flexibilité sont les clés d’une campagne efficace. Après avoir posé un cadre de réflexion sur la priorisation des populations à vacciner selon différents scénarios, elle propose aujourd’hui un projet de recommandations intermédiaires sur la mise en œuvre de la campagne de vaccination : modalités organisationnelles et grands principes de l’information des publics – notamment sur la priorisation nécessaire. Afin de recueillir les avis des principaux acteurs du champ de la vaccination, ces travaux sont soumis à consultation publique (associations de patients et professionnels de santé) depuis le 9 novembre et jusqu’au 30 novembre. De ce fait, les infirmiers, on le sait, se positionnent comme les meilleurs ambassadeurs de la vaccination et de la santé publique comme il a été rappelé récemment lors d'une Matinale de l'Ordre national des infirmiers. Répondre à la consultation sur ce lien paraît donc tout à fait indiqué...
Le Pr Raoult n'a « rien à craindre » des poursuites menées par l'Ordre des médecins selon Me Di Vizio
C’est son avocat, Me Fabrice Di Vizio, qui l’annonce ce matin par voie de communiqué. L’éminent infectiologue Didier Raoult fait l’objet de poursuites par l’Ordre départemental des médecins des Bouches-du-Rhône, à la suite notamment d’un signalement de l’Ordre national des médecins. Selon le journal le Parisien, l’institution ordinale lui reprocherait plusieurs entorses au code de déontologie : information erronée du public, exposition des patients à un risque injustifié, charlatanisme et violation de la confraternité.
Fluent or not fluent ? Pour les plus aguerris en Anglais, un outil de formation à la réa au ...
La Société européenne de médecine de soins intensifs (ESICM) propose un programme de formation (en anglais) afin de former les professionnels de santé aux compétences en soins intensifs en cette période d'épidémie COVID19. Appelée C19—Space ou Covid-19 skills preparation course, elle donne la possibilité aux médecins, infirmiers et autres professionnels de santé ne travaillant pas habituellement en unité de soins intensifs d'acquérir les compétences de base pour soutenir les équipes sous la supervision de spécialistes. Pour la Société savante, les acteurs les plus importants dans cette crise sont les professionnels de santé. Les ventilateurs ne sauveront pas de vies s'il n'y a personne de compétent pour les faire fonctionner.
Ce programme est soutenu par l'Union européenne.
Le collectif Stop aux cancers de nos enfants de Sainte-Pazanne (44) auditionné à l'Assemblée nationale
Le collectif Stop aux cancers de nos enfants de Sainte-Pazanne, en Loire Atlantique, sera auditionné à l'Assemblée nationale, par visioconférence, le 19 novembre 2020 à 14h00 (séance publique en direct avec Marie Thibaud, porte parole du collectif)
Grande Guerre - Naissance d’une psychiatrie de guerre
Les traumatismes psychiques sont aujourd’hui largement reconnus et pris en charge. Pourtant cette reconnaissance n’a pas toujours été une évidence. Alors que la célébration du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale bat son plein, il convient de rappeler que la connaissance et la légitimation du traumatisme doivent beaucoup aux avancées considérables qui se sont produites avec la Grande Guerre. Le caractère massif de l’horreur du conflit mondial constitua en effet un tournant dans sa compréhension, mais aussi dans les soins apportés.
Des victimes d’un nouveau genreEn 1914, les armées n’étaient pas préparées à la survenue de ces blessures intérieures. Comme le racontait le médecin Jean Lépine en 1917,
On s’est trouvé en présence de victimes d’un nouveau genre, présentant souvent des symptômes graves, sans blessure apparente. L’heure était peu propice aux observations détaillées et suivies, les centres de spécialités n’existaient pas encore, chacun interprétait ce qu’il voyait suivant ses connaissances médicales et son tempérament personnel, et ce n’est que lentement qu’un peu d’ordre se mit dans ce chaos.
Coronavirus : dans la Loire, un Service Infirmier d’Orientation devenu indispensable
Dans la Loire (42), face à la dégradation inquiétante de la situation sanitaire, un Service Infirmier d’Orientation (SIO) vient faciliter les échanges entre professionnels au point de s’imposer comme incontournable. En cours de déploiement dans toute la région Auvergne- Rhône-Alpes, ce projet pilote à l’initiative de l’URPS infirmiers libéraux ARA, salué par tous pourrait ensuite se voir décliné au niveau national.
Depuis sa mise en place, au début de la première vague, le SIO a déjà reçu et traité plus de 1 800 demandes dans le seul département de la Loire.
Créer un Service Infirmier d’Orientation (SIO). C’est une idée qui n’est pas arrivée avec l’épidémie de Covid-19, mais que Louise Ruiz, infirmière libérale dans la Loire, secrétaire générale adjointe de l'URPS Infirmiers Libéraux ARA et référente du projet, avait depuis un certain temps. Je me rendais compte que dans le cadre des échanges ville-hôpital, il y avait des ruptures, confie-t-elle, déroulant de multiples exemples éloquents. Il arrive régulièrement qu’on se retrouve avec des sorties d’hôpital ratées : ou bien les patients ne nous appellent pas, ou bien l’échange entre professionnels se fait mal. J’ai croisé un jour un patient avec des troubles cognitifs que je croyais à l’hôpital... or il n’aurait pas été en mesure de nous appeler. Pour Louise Ruiz, les professionnels ont besoin de systèmes qui permettent une communication fluide et efficace. Entant qu’infirmiers libéraux, nous faisons face à de plus en plus de situations complexes et à des soins non programmées (injections ou pansements à débuter immédiatement) que la crise de la Covid vient encore renforcer, précise la professionnelle de santé, qui invoque également la démographie : Nous avons par exemple un certain nombre de patients très âgés entourés de personnes elles-mêmes âgées, ce qui complique la prise en charge. Pour faire face à cette réalité de terrain délicate, rendue encore plus aiguë par la pandémie, les soignants ont besoin de pôles de référence, assure Louise Ruiz. Le SIO, qui lui trottait dans la tête s’est donc imposé avec la crise sanitaire.
Avec l’assentiment de l’ARS, et le concours d’autres professionnels, le projet émerge dans la Loire au cours de la première vague, le 6 avril 2020. La directrice d’un hôpital propose des locaux d’où les infirmiers peuvent prendre les appels, et l’URPS Auvergne-Rhône-Alpes assure les finances.
Infection par Covid-19 : des soignants plus vulnérables ?
L’épidémie de Covid-19 a bousculé la planète. Et celle des acteurs de santé en particulier. En pleine deuxième vague, qu’un lot d’annonces dissonantes accompagne et au milieu desquelles l'espoir d'un vaccin se dessine - la question mérite d’être (re)posée : pour tous les acteurs de santé, exposés quotidiennement au Covid-19, le risque de contracter l’infection est-il plus important ? Et surtout, quel est celui de transmettre la maladie à l’entourage en cas de contamination par un virus qui fait frémir le monde entier ? Menée pendant la première vague, une étude écossaise publiée récemment apporte quelques éléments de réponse et pourrait aider à mieux organiser les services de soins pour réduire les risques et les contaminations collatérales.
Les personnels qui ne font pas directement face aux patients pour une prise en soins ont un risque équivalent à celui observé en population générale. Mais pour les autres, les choses sont plus complexes.
Depuis mars dernier, tous les professionnels du soin se sont retrouvés sur le pont, sans exception, quelles que soient les conditions. On se rappelle de la sidération, des applaudissements quotidiens (qui ont aujourd’hui déserté les balcons malgré la récidive automnale) ; des coups de gueule – en ville comme à l’hôpital – en raison du manque de matériel (masques, gants, surblouses…) ; plus récemment, de ceux, asymptomatiques, renvoyés au front malgré la maladie, les dispositions législatives et les avis experts étant assez flous pour le permettre. Au printemps dernier, c'est vrai que j'allais travailler la peur au ventre : l'afflux de patients et le manque de matériel étaient tels qu'on se demandait à quel moment on tomberait malade nous aussi, se souvient Sylvie, infirmière dans un hôpital francilien, qui projette depuis de s'orienter vers l'exercice libéral.
Une base robusteLa Fédération Hospitalière de France fait le point sur l'épidémie de Covid-19
A la faveur de son deuxième rendez-vous Covid-19 hebdomadaire, la Fédération Hospitalière de France (FHF) est revenue ce matin sur l'évolution de la situation en France (métropolitaine) depuis le reconfinement. Malgré un frémissement positif timidement ressenti depuis 48h comme en Ile-de-France, les disparités des chiffres sont conséquentes d'un territoire à l'autre, et certains se trouvent toujours en plein coeur d'une vague sévère ; une sévérité constatée par exemple en Bourgogne - Franche-Comté et en région Auvergne - Rhône-Alpes, où 90 transferts de patients sont attendus et 500 à 600 hospitalisations enregistrées chaque jour en ce moment. Toute interprétation hâtive et trop optimiste est donc à bannir. Nous sommes appelés à maintenir la plus grande prudence ; nous ne pouvons ni nous détendre ni baisser la garde, prévient Frédéric Valletoux, Président de la FHF.
Compte-tenu de ces variations, la FHF plaide pour une approche territoriale et une stratégie cohérente du "tester, tracer, isoler" ; elle souhaite tirer les leçons de la première vague et anticiper le déconfinement à venir, sans se laisser surprendre par les difficultés connues précédemment. Mieux : l'espoir d'un vaccin anti-Covid ayant été bruyamment annoncé hier, la Fédération prépare en ce moment-même des recommandations de nature à soutenir une éventuelle campagne vaccinale coordonnée et en assurer la faisabilité. Sur la foi d'une enquête qu'elle a elle-même menée auprès de 160 000 personnels non-médicaux et dont les données ont été arrêtées fin septembre, la FHF assure que les départs ne sont pas massifs, bien que les recrutements demeurent difficiles. Et l'équation n'est pas simple : il faut en même temps priver le moins possible les personnels en poste de leurs congés, limiter la dégradation de la formation des étudiants en soins infirmiers - réquisitionnés en nombre - et faire face à des demandes en progression d'acteur du soins qui, sans projet immédiat particulier, refusent tout simplement de poursuivre leur carrière. Nous avons notamment recruté 30 IADE et IBODE encore en formation pour faire face à la situation, déclare Samule Rouget, le DRH du CHU de Tours, même si nous faisons attention à amputer le moins possible les cursus étudiants et les congés de nos collaborateurs.
Après une stabilisation de l'absentéisme globalement observée entre les deux vagues épidémiques, une tendance haussière s'observe de manière généralisée : + 1 point en moyenne, comparativement à la même période l'an passé, de plus fortes valeurs ayant été relevées en Ehpad. C'est aussi ce qui a été constaté à l'hôpital de Villeneuve - Saint-Georges. Il s'agit d'un marathon et non d'un sprint, craint Romain Canalis, DRH de l'établissement. Les demandes de départ en retraite se hâtent, et beaucoup moins d'étudiants en soins infirmiers de l'IFSI local déclarent vouloir s'orienter vers la carrière hospitalière, ajoute-t-il. Un manque d'attractivité qu'il faudra regarder en face.
550 euros par mois pour les étudiants paramédicaux mobilisés face à la COVID19
Forte augmentation de l’indemnisation des étudiants paramédicaux (soins infirmiers dès maintenant) mobilisés par la crise COVID. â–¶ï¸Â 550 € mensuels â–¶ï¸Â une contribution de 20 millions € au plan national â–¶ï¸Â une reconnaissance méritée ! @olivierveran @Bleuenn1_FNESI @Mamadou_FAGE
— Philippe Morlat (@PhilippeMorlat) November 9, 2020Création d'un "métier intermédiaire de santé" : l'ensemble des ...
Alors que la création d'une "profession intermédiaire" est à l’ordre du jour de l’amélioration du système de santé, les travaux des parlementaires ont invité uniquement les infirmiers et les médecins à discuter pour amorcer la réflexion. Les Conseils professionnels des autres filières paramédicales ainsi que l’Union Inter Professionnelle de Rééducateurs et Médicotechniques (UIPARM) auront un rôle majeur à jouer s’ils souhaitent voir les autres métiers paramédicaux influer sur les prochaines orientations conduisant à ce statut professionnel intermédiaire. D'autres réactions hostiles ne se sont pas fait attendre face à ce projet de loi, loin de faire l'unanimité...
Vers la création d'une "nouvelle profession médicale intermédiaire", en milieu hospitalier ? Un projet de loi loin de faire l'unanimité...
Le Rapport de conclusions relatif au Ségur de la Santé a élaboré plusieurs constats sur lesquels les parlementaires planchent actuellement dans le cadre de l’amélioration du système de santé par la confiance et la simplification. Une Proposition de Loi (n°3470) a ainsi été déposé le 22 octobre dernier par la député Stéphanie Rist (LREM, Loiret) et comportant plusieurs dispositions susceptibles de favoriser cette amélioration.
"Cette proposition de loi constitue donc la traduction législative des mesures issues des conclusions du Ségur de la santé qui ne relèvent pas du domaine budgétaire. En effet, la crise sanitaire a révélé un besoin urgent de simplification de notre système de santé qui doit s’appuyer sur une confiance renforcée dans nos professionnels de santé. Cette simplification aboutira à un système plus réactif et plus performant grâce à des mesures fortes et nécessaires. Il convient de simplifier les dispositifs actuels pour faire gagner du temps aux soignants et leur permettre de mieux s’organiser, en mettant à profit les compétences de chacun".
La grippe peut être asymptomatique, la vaccination devrait être automatique !
La campagne de vaccination anti-grippale a débuté ce 13 octobre. A cette occasion, les professionnels de santé et les populations vulnérables sont visés en priorité, notamment cette année, où le Sars-Cov-2 met déjà notre système de santé à rude épreuve depuis bientôt neuf mois. Dans ce contexte, une étude portant sur des personnels hospitaliers français dévoile que les cas asymptomatiques de grippe sont loin d’être rares et devraient davantage être pris en compte. Un argument de plus pour se faire vacciner !
Une étude réalisée auprès de soignants exerçant dans des CHU français démontre une proportion non négligeable de cas asymptomatiques de grippe.
Apparemment, la Covid-19 n’est pas la seule infection respiratoire à passer inaperçue parfois. Fait méconnu : il est également possible de contracter la grippe sans le savoir. Alors que ce virus saisonnier est une infection nosocomiale courante dans les hôpitaux, les données sur ce sujet demeurent relativement peu nombreuses. C’est pourquoi une équipe de chercheurs français a réalisé une étude multicentrique prospective au cours de la période grippale de l’hiver 2016-2017. Le but : estimer la proportion de cas asymptomatiques dans cette population.
Les scientifiques ont ainsi recruté pas moins de 289 professionnels de santé exerçant dans 5 CHU distincts. Les participants étaient soumis à 3 examens cliniques à 3 moments différents : avant le début de l’épidémie de grippe, avant le pic et après le pic. Les analyses reposaient sur des prélèvements sanguins et nasaux afin d’effectuer des tests sérologiques et PCR. Les symptômes étaient rapportés par les soignants eux-mêmes.
#covid_19 : La réalité du terrain par les anesthésistes réanimateurs
Alors que se multiplient les interventions publiques de personnalités générant beaucoup de confusion parmi nos concitoyens [1–3], les professionnels des « soins critiques », notamment les anesthésistes — réanimateurs, tiennent à éclaircir le contexte dans lequel s’inscrit cette pandémie. Loin de toute idéologie, trois points fondamentaux et factuels sont à retenir.
Journée internationale des Aides-Soignants : et si c'étaient les infirmiers qui en parlaient ...
Tous les ans, le 26 novembre est l'occasion de célébrer un événement particulier que nombre d'entre vous ne connaissent pas d'ailleurs. Créée pourtant en 2010, à l'initiative semble-t-il de la profession elle-même (on est jamais si bien servi que par soi même...), la Journée Internationale des Aides-Soignant(e)s (JIAS) peine à se faire connaître. C'est ainsi que chaque année, nous proposons à la communauté soignante d'apporter sa contribution pour célébrer comme il se doit cette Journée et valoriser une profession qui manque cruellement de visibilité. En cette année 2020, c'est à la profession infirmière que nous demandons ceci : mettez en lumière les aides-soignants, que vos mots soient une exhortation à défendre et à valoriser leurs compétences et surtout à le faire savoir !
Chaque année, rappeler l'essentiel... sur un métier malmenéPour cette Journée internationale des aides-soignant(e)s 2020 nous appelons les infirmier(e)s à être leurs meilleurs ambassadeurs.
L'an passé, nous demandions aux aides-soignants de nous livrer, en quelques mots, quelle était, selon eux, l'essence même de leur métier. Nous avions recueillis de très nombreux témoignages. Celui de Blandine avait particulièrement convaincu, livrant ceci : "L’aide-soignante, c’est celle que l’on ne voit pas mais qui est toujours là... c’est celle qui ne sait rien faire, mais qui fait tout ! Qui n’est ni médecin, ni psychologue, ni diététicienne, ni assistante sociale… mais qui se préoccupe de tout !" De son côté, Florence Braud, aide-soignante, rappelait dans un texte intitulé "Aide-soignante, tout simplement" qu'il était grand temps de regarder enfin les aides-soignantes et les aides-soignants tels qu'ils sont : des professionnels qui exercent un métier, pas un sacerdoce et encore moins une vocation... Il y a quelques années, ils nous ont aussi raconté des histoires, celles qui avaient marqué leur exercice, qui les avaient émus, chamboulés ou rendus tout simplement heureux et ils étaient très fiers de les partager avec le plus grand nombre. Précédemment encore, ils ont même, à notre demande, écrit une "Lettre à un ami(e) qui voudrait devenir aide soignant(e)", avec des mots très encourageants ou de mise en garde, mais des mots toujours très engagés et riches de bienveillance.
Des paroles encourageantes, des vérités assénées avec force et parfois aussi avec courage, des encouragements, des remerciements... les aides-soignants en ont reçu en nombre au fil des années à l'occasion de cette journée qui leur est dédiée... Et pourtant !
Que les infirmier(e)s s'expriment !En cette année 2020, particulière à bien des titres en raison notamment d'une crise sanitaire qui ébranle fortement la communauté soignante, les aide-soignants sont eux aussi au front, au combat, engagés au plus près des patients, des résidents, des familles, de leurs collègues. Au sein de leurs équipes, ils travaillent comme tout autre soignant et chacun peut mesurer le poids et la richesse de leurs contributions, que ce soient dans les services COVID, en Ehpad, ou dans tout autre unité de soins.
De fait, cette année, nous souhaitons solliciter la communauté infirmière afin qu'elle délivre aux aides-soignants des messages mettant en valeur la force irremplaçable de leur présence et de la place qu'ils occupent au sein du système de santé. La force d'un binôme IDE/AS, celui qui, depuis toujours, même si les conditions de travail l'ont peu à peu malmené et dégradé, constitue pourtant le "duo gagnant" d'une prise en soin optimale.
Nous souhaitons donc que vous puissiez leur délivrer vos mots, vos poèmes ou toute autre contribution qui marquerait votre attachement à leur égard. A l'occasion de cette JIAS 2020, sans nul doute ils y seront très sensibles ! Le mail de la rédaction vous est donc ouvert. Soyez généreux en vous positionnant comme leurs meilleurs ambassadeurs. Les aides-soignants le valent bien !
Mettez en lumière les aides-soignants, que vos mots soient une exhortation à défendre et à valoriser leurs compétences et surtout à le faire savoir !
Bernadette FABREGASRédactrice en chef Infirmiers.combernadette.fabregas@infirmiers.com @FabregasBern
90 % d'efficacité pour le candidat vaccin de Pfizer et BioNTech sur 94 cas confirmés de covid-19
Le BNT162b2 est un candidat vaccin développé conjointement par Pfizer et BioNtech pour prévenir la Covid-19 suite à une infection du Coronavirus — SARS COV 2. Dans un essai clinique de phase 3 déployé sur plus de 40 000 volontaires, il aurait montré une efficacité de 90 % sur 94 cas d’infections confirmés. Une demande d’homologation auprès de la FDA est prévue fin novembre.
Contre le coronavirus : en quoi consistent les "plans blancs" et ...
La France a entamé jeudi 29 octobre à minuit son deuxième confinement devant l'aggravation de la situation : cette fois encore la population est appelée à rester au maximum chez elle, même si les mesures prises témoignent d'un petit peu plus de souplesse : les écoles restent ouvertes, les Ehpad peuvent recevoir de la visite et une partie du pays continue à travailler (à l'exception des restaurateurs, des commerces non-essentiels et du monde de la culture et du spectacle notamment). Pour les établissements de santé et pour les établissements médico-sociaux, en première ligne, il s'agit aussi de se tenir prêts. Lors de crises majeures, le gouvernement peut ainsi déclencher le "plan blanc" dans les hôpitaux et le "plan bleu" dans les Ehpad sur l’ensemble du territoire. On fait le point sur ces mesures exceptionnelles.
Le plan blanc recense les moyens des établissements de santé susceptibles d’être mobilisés. Dans les Ehpad, le plan bleu vise également la mise en œuvre rapide et cohérente des moyens indispensables pour faire face à la crise afin de protéger les personnes âgées, fragiles et donc plus à risque.
Un plan blanc pour les hôpitaux, bleu pour les Ehpad. Les établissements de santé et médico-sociaux doivent pouvoir faire face à la contamination de nombreux patients atteints par le Covid-19 et ces deux plans doivent leur permettre de gérer cette crise. Car la priorité est toujours la même : ralentir, au maximum, la propagation du virus en France.
On répond à des questions très concrètes lors de ces réunions : si l’on manque de lits, qu’est-ce qu’on fait ? Comment, physiquement, est-ce qu’on parvient à séparer les personnes potentiellement contaminées des autres à l’intérieur de l’établissement...
Covid-19: Pfizer annonce que son candidat vaccin est "efficace à 90%"
Un vaccin développé par Pfizer (Etats-Unis) et BioNTech (Allemagne) serait efficace à 90%, d'après le laboratoire. Celui-ci a, en effet, annoncé que les résultats préliminaires de l'essai à grande échelle de phase 3 en cours, dernière étape avant une demande d'homologation, étaient encourageants.
La protection des patients aurait été obtenue sept jours après la deuxième des deux doses et 28 jours après la première. Le premier ensemble de résultats fournit la preuve initiale de la capacité de notre vaccin à prévenir le Covid-19, a déclaré le Président directeur général de Pfizer, Albert Bourla, dans un communiqué.
Pour rappel, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et certains spécialistes, dix essais cliniques de vaccins sont actuellement en phase 3 dans le monde, dont ceux de la biotech américaine Moderna, de plusieurs laboratoires étatiques chinois et du britannique AstraZeneca, en collaboration avec l'université d'Oxford. Tirer une quelconque conclusion avant la parution des données finales de l'ensemble de ces essais cliniques pourrait, par conséquent, s'avérer hasardeux.
Tests Covid-19 : la grogne des infirmiers scolaires
Vendredi 6 novembre par voie de communiqué de presse conjoint, le Syndicat National des Infirmiers Conseillers de Santé (Snics) et la Fédération Syndicale Unitaire (FSU) ont répondu aux déclarations de Jean-Michel Blanquer, faites le matin-même sur RTL. Elles évoquaient un possible déploiement, courant novembre, de tests antigéniques aux abords et dans les établissements scolaires. Le dispositif préconisé consisterait, selon lui, à mobiliser des personnels de santé externes, mais aussi des infirmiers scolaires, pour tester à grande échelle, y compris les personnels éducatifs. Une proposition jugée inacceptable par les organisations syndicales signataires, qui regrettent que les injonctions gouvernementales les éloignent de leur mission première : être au service des élèves pour préserver leurs chances de réussite scolaire. Le Snics et la FSU le rappellent : le suivi des élèves est déjà assuré par une profession sur laquelle la population peut compter et qui s'est déjà fortement mobilisée ; de même, les infirmiers de l'Education Nationale n'ont pas attendu les propos de leur Ministre pour initier le tracing des cas de Covid-19, alors même que la mission ne leur revient pas et qu'elle pourrait être confiée - entre autres - à des infirmiers ou médecins libéraux, dont beaucoup ont subi une lourde perte de revenus lors de la première vague de l'épidémie. Comme ils l'ont déjà réclamé à de nombreuses reprises et encore récemment, les infirmiers scolaires appellent Jean-Michel Blanquer à les aider, et non l'inverse.
L'Onsil redoute un "nivellement par le bas" des métiers du soin
On nous les avait promis ? lls arrivent... L'Onsil, l'Organisation Nationale des syndicats d'Infirmiers Libéraux, dénonce, dans un communiqué diffusé le 6 novembre, le risque de nivellement par le bas des métiers du soin dans le secteur du grand âge. On le sait, le secteur peine à recruter du personnel soignant depuis de nombreuses années, comme nous le rappelait en 2018, une étude de la Drees, notant qu'un Ehpad sur deux rencontrait des difficultés de recrutement. La crise sanitaire accélère encore les besoins en personnel de ces établissements mais également pour assurer les soins à domicile. L'Etat semble déterminé à mettre sur le marché du travail des soignants au rabais, s'insurge l'Onsil des soignants lowcost, dont on peut douter qu'ils répondent au manque de soignants qualifiés dans ces établissements. L'Onsil affiche les mêmes craintes concernant le domicile : On apprend que l'agence départementale de santé des Bouches du Rhônes incite à envoyer des aides-soignants à domicile mais on ne sait pas sous quel statut. Là encore, clame-t-elle, attention à ne pas se retrouver avec des aides-soignants low-cost imposés en urgence sous prétexte de crise Covid ! Enfin, l'Onsil évoque des prestataires d'aides à domicile qui interrompent les prestations sans préavis chez les patients diagnostiqués Covid positifs, sans toutefois préciser d'où lui viennent ces remontées.
L'Onsil se mobilise et dit avoir l'intention d'interroger le ministre à ce sujet sans délai. Objectif : clarifier les choses et éviter que les besoins (urgents) en personnel ne soient comblés en tirant toute la profession, les métiers du soin, vers le bas.
La Revue de la Pratique avancée... est avancée !
La rédaction d'infirmiers.com souhaite une belle et longue vie à cette revue qui valorise le métier infirmier dans de nouvelles compétences riches de perspectives, toujours au service d'un système de santé à optimiser avec de nouveaux apports professionnels.
Veille juridique du 15 au 31 octobre 2020
L’Institut Droit et Santé (Université Paris Descartes) est notre partenaire pour les affaires réglementaires. Il nous fait profiter, deux fois par mois, d’une veille juridique sur les questions de santé spécialement pour les lectrices et lecteurs d'infirmiers.com et cadredesante.com Ses juristes commentent les points sélectionnés en fonction de leur intérêt pour les professions paramédicales. N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques. Voici les éléments à retenir pour la période du 15 au 31 octobre 2020.
En partenariat avec l’Institut Droit et Santé
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